Le gouvernement québécois veut instaurer les demandes anticipée d'euthanasie pour les personnes atteintes d'Alzheimer

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : aijiro/Adobe Stock
Le gouvernement du Québec va permettre les demandes anticipées d’euthanasie pour les personnes atteintes de maladies graves, comme l’Alzheimer, dès cet automne, et ce, bien qu’Ottawa n’ait pas changé le Code criminel à ce sujet.
Le Québec s’est doté le 7 juin 2023 d’une loi autorisant demandes anticipées. Il a depuis demandé à plusieurs reprises à Ottawa de changer le Code criminel, ce que ce dernier n’a toujours pas fait et ne fait pas mine de le faire. En dépit de quoi, le gouvernement québécois s’apprête à autoriser quand même les médecins à appliquer les demandes anticipées. Léa Fortin, attachée de presse du ministre des Aînés Sonia Bélanger, a déclaré : « On va être prêt, on va aller de l’avant. Nous ce qu’on souhaite, c’est que [le fédéral] change son Code criminel, mais s’il ne le change pas, on travaille en parallèle nos options », rapporte La Presse.
Selon Léa Fortin, les demandes anticipées d’euthanasie feraient l’objet d’un large consensus au Québec : « C’est un consensus au Québec. C’est une démarche transpartisane, les usagers, les parlementaires, les professionnels ; tout le monde est d’accord pour aller de l’avant avec l’AMM ». Pas moi, en tout cas. Le gouvernement québécois fera des annonces cet automne.
Selon Patrick Taillon, constitutionnaliste et professeur de droit à l’Université de Laval, Québec peut aller de l’avant avec la question des demandes anticipées, rapporte La Presse :
« Qui dépose les accusations ? C’est l’État québécois. Et si l’État québécois dit, par le biais d’une directive, […] quand ça respecte nos lois, on ne dépose jamais d’accusation, eh bien il n’y en aura pas de problème », explique-t-il.
Le constitutionnaliste affirme qu’« Ottawa ne pourrait pas poursuivre les médecins » québécois qui administreraient l’AMM dans le cadre d’une demande anticipée.
Ruba Ghazal et Christine Labrie, députés de Québec solidaire, ont même écrit une lettre dans laquelle elles affirment que le Québec pouvait passer outre Ottawa, comme il l’a fait en 2015 avec sa première loi sur l’euthanasie.
Comme en 2015 ? À cette époque la décision Carter dépénalisant l’euthanasie venait d’être rendue et Ottawa ne s’était pas encore doté de loi. La Cour suprême du Canada avait donné un an à Ottawa pour ce faire, suspendant l’application de son jugement. Aussi, le Québec enfreignait-il le Code criminel quand il adopta sa loi sur l’euthanasie. Et Ottawa n’a rien fait, laissant le Québec piquer ses citoyens avant même qu’il ne l’y eût autorisé, déplorable précédent d’inaction de la part du gouvernement fédéral. Car je ne pense pas qu’Ottawa soit totalement dépourvue de moyen face à une province qui ne respecterait pas son Code criminel. Ce sur quoi le gouvernement du Québec compte en fait, c’est sans doute, encore une fois, l’inaction d’Ottawa, sur un sujet sur lequel ce dernier lui-même est plus que désireux d’avancer.
On peut être sûr que d’autres provinces prendront exemple sur le Québec si Ottawa n’intervient pas.
Témoignage d’un ancien contre-manifestant à la Chaîne de la Vie, maintenant pro-vie !

La Chaîne de la Vie sur le boulevard Décarie à Montréal.
Ceci est le témoignage d’un lecteur de Campagne Québec-Vie :
J’ai été un fervent communiste dans ma jeunesse, notamment quand j’étais étudiant universitaire et je l’ai été aussi par la suite. J’ai défendu vigoureusement, entre autres choses. Le droit à l’avortement et la dissolution de la famille traditionnelle (concubinage, divorce, contraception, mariage de même sexe) en dépit de mon éducation catholique. J’ai même participé à des manifestations dans les années 90 contre Campagne Québec-Vie, c’était un dimanche d’octobre devant la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes au centre-ville de Montréal. J’y suis allé trois fois et la troisième fois, en 1998 si je ne me trompe j’ai ressenti un malaise assez grand à cause de l’attitude belliqueuse des contre-manifestants de la gauche radicale. Je remettais de plus en plus en question ce genre d’actions, même si j’étais encore « pro-choix ». J’ai décidé d’entrer en contact avec CQV par la suite et je me suis abonné au bulletin.
Ceci m’a aidé à revenir au catholicisme de mon enfance. J’ai regretté et je regrette d’avoir participé au mouvement soi-disant « pro-choix » qui est en fait un promoteur radical de l’avortement et de la destruction de la famille traditionnelle. Je déplore la fermeture d’esprit radicale de ces gens qui ne cherchent même pas à connaître ce qu’est le point de vue réel des défenseurs de la vie. Ils font preuve de haine et de violence et certains peuvent être dangereux, Dieu nous en préserve ! Encore aujourd’hui, les « pro-choix » sont souvent, même s’il ne faut pas généraliser, animés d’une haine tenace et féroce envers ceux et celles qui ne partagent pas leurs points de vue. Les militants et militantes pro-vie que j’ai eu l’occasion de rencontrer et de fréquenter sont en général des gens remplis d’amour et aussi profondément spirituels et pieux. Rien à voir avec les hystériques si nombreux dans l’extrême-gauche.
Je regrette aussi d’avoir défendu aussi fortement le communisme qui a causé des dizaines et des dizaines millions de morts dans le monde. Les communistes ont persécuté brutalement l’Église catholique dans un grand nombre de pays et ont engendré bien des martyrs. En Russie, l’Église orthodoxe a beaucoup souffert du joug bolchéviste et sa direction a dû collaborer avec le régime pour survivre. Dans les pays de l’Europe de l’Est et en Chine, l’Église catholique a été une des premières cibles de la tyrannie communiste. Une bonne partie de ceux et celles qui militent pour l’avortement sont des communistes endurcis et c’est une raison majeure de leur haine à l’égard des défenseurs de la vie.
Aujourd’hui, il y a des militants et des militantes qui ont créé le Parti communiste révolutionnaire et qui cherchent à dévoyer la jeunesse du Québec et du Canada. Ils veulent prendre le pouvoir au nom de la lutte contre le capitalisme et leur succès serait un véritable désastre. Ces gens veulent nous faire croire que le communisme nous mènera au paradis terrestre et que nous nagerons dans le bonheur. En réalité notre pays sera plongé dans la terreur et le sang comme le furent l’ex-URSS et ses satellites. Nous devons nous unir et prier fort pour que Dieu leur barre la route. Je connais très bien les communistes et derrière leurs beaux discours ce sont des fanatiques et bien souvent sans aucune morale. Ce sont des ennemis acharnés du règne du Christ.
H.P
Union de prières en Jésus et Marie
La Chaîne de la Vie est un événement de prière et de manifestation silencieuses d'une heure pour l'enfant à naître. Elle a lieu chaque année dans plusieurs pays à travers le monde et à plusieurs endroits à travers le Québec et le Canada. Pour plus de renseignements : cqv.qc.ca/chaine2024
Le Pèlerinage Marie Reine du Canada

Les pèlerins au bord de la route avec la statue de la Vierge pèlerine en tête.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : Bénédicte Soulard
Depuis que le Québec et le Canada ont rejeté leur foi, ils n’ont cessé de tomber de fléau en fléau : contraception, avortement, « mariage gay », euthanasie, transgenrisme, etc. Pour que notre nation connaisse un renouveau moral, il lui faut également un renouveau spirituel. La société peut bien se munir de béquilles pour clopiner et vivoter encore quelque temps, si elle ne reconnaît pas à Dieu la place qui Lui est due, elle court à sa perte.
C’est pourquoi il est important d’encourager les événements et les mouvements promouvant la foi chrétienne, ainsi que d’y participer. Je veux vous parler ici de l’un de ces événements qui promeuvent la foi chrétienne, tout en fortifiant la foi de ses participants : le pèlerinage.
Connaissez-vous le Pèlerinage Marie Reine du Canada ? C’est un pèlerinage qui a lieu chaque année entre Saint-Joseph-de-Lanoraie et le Cap-de-la-Madeleine, lors de la fin de semaine de la fête du Travail. D’une durée de trois jours et s’étendant sur 100 km (environ), le pèlerinage vous emmène à pied à travers la campagne, à travers Sainte-Geneviève-de-Berthierville, Saint-Joseph-de-Maskinongé, Louiseville, Sainte-Anne-de-Yamachiche, Pointe-du-Lac, Trois-Rivières et le Cap-de-la-Madeleine, où finalement, les pèlerins se rendent au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.
Ce pèlerinage, qui s’inspire du grand Pèlerinage Notre-Dame-de-Chrétienté à Chartres, est organisé depuis 2003 par des paroissiens de Saint-Clément d’Ottawa.
Mais qu’est-ce qu’un pèlerinage ?
Le pèlerinage est une ancienne pratique dans l’Église catholique. Le but d’un pèlerinage est toujours un lieu de dévotion, un lieu qui a été marqué par la vie d’un saint (en Terre Sainte, il ne s’agit pas moins que des lieux où a vécu le Christ Lui-même), un lieu de miracles ou d’apparitions. Un pèlerinage peut être réalisé pour implorer une grâce du ciel, ou en remerciement des prières exaucées ou pour remplir un vœu (Jacques Cartier en 1535 fit vœu de se rendre à Notre-Dame de Rocamadour si lui et son équipage étaient guéris du scorbut). Un pèlerinage est également une pénitence pour expier ses péchés, pour obtenir sa propre conversion ou celle d’un autre. Il s’agit, enfin, d’une dévotion au saint dont le sanctuaire est le but du pèlerinage.
Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, qui a vu de grandes foules de pèlerins, a été le lieu du miracle du pont de glace ou « pont des chapelets », d’une apparition de la Vierge (le « prodige des yeux ») et de plusieurs guérisons. Il s’agit également du lieu où a si souvent prêché le bon Père Frédéric Jansoone.
Le pèlerinage de 2024, 31 août au 2 septembre, a pour thème Notre-Dame des Sept Douleurs. Chaque journée du pèlerinage porte également sur un saint. Le 31 août : saint Gabriel de l’Addolorata. Le 1er septembre : sainte Brigitte de Suède. Le 2 septembre : bienheureuse Émilie Tavernier.
Lire la suiteUne étude québécoise révèle que plus de 10 % des bébés avortés au cours du deuxième trimestre naissent vivants

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : SciePro/Adobe Stock
6 août 2024 (LifeSiteNews) — Une étude québécoise a révélé que plus d’un bébé sur dix avortés au cours du deuxième trimestre naît vivant, mais que seulement 10 % d’entre eux vivent plus de trois heures.
En juin, l’American Journal of Obstetrics and Gynecology a publié « Second-Trimester Abortion and Risk of Live Birth », une étude québécoise qui a révélé que 11,2 % des avortements pratiqués au cours du deuxième trimestre ont donné lieu à des naissances vivantes.
« Il est plus fréquent que l’on ne croit que des enfants naissent vivants à la suite d’un avortement », a écrit Melissa Ohden, militante pro-vie, dans sa lettre d’information hebdomadaire. « Malheureusement, la plupart des gens ne savent même pas que des bébés survivent à des avortements, ou bien ils sont amenés à croire que nous ne sommes qu’un petit nombre ».
« Les termes “survivant d’un avortement” et “enfant né vivant” sont souvents des termes polarisants, assimilés à des histoires fictives fabriquées pour restreindre les “droits reproductifs”, » poursuit-elle, « Pourtant, ces circonstances sont simplement une réalité relativement bien comprise, peu rapportée et peu étudiée ».
En effet, l’étude québécoise a révélé qu’un nombre stupéfiant de bébés naissent vivants après que l’on ait tenté de les avorter. L’étude a analysé 13 777 avortements pratiqués sur des bébés au cours du deuxième trimestre, entre 15 et 29 semaines de gestation, dans les hôpitaux du Québec entre le 1er avril 1989 et le 31 mars 2021.
« L’avortement du deuxième trimestre comporte un risque de naissance vivante, en particulier entre la 20e et la 24e semaine de gestation, bien que l’injection de produits fœticides puisse empêcher ce résultat », conclut l’étude.
Lire la suiteDes prestations de maternité pour les fausses couches avant 20 semaines ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Prostock/studio/Adobe Stock
Au Québec, les mères reçoivent une prestation de maternité pour les grossesses qu’elles ne peuvent pas mener à terme, si elles perdent leur bébé à partir de la 20e semaine de grossesse. Avant 19 semaines complétées, la perte de leur bébé ne leur sera pas comptée. C’est ce qui est arrivé à Justine Couture et à Gabriel Trudeau qui ont perdu leur enfant à un peu plus de 18 semaines, pas bien loin du compte, mais la loi est la loi et Justine Couture n’aura pas reçu la prestation de la RQAP.
Pour Mme Couture, perdre son enfant à 18 ou 20 semaines ne fait aucune différence, selon La Presse :
« Accoucher à 18 semaines, pour moi, il n’y a pas de différence : je l’ai sentie bouger jusqu’à la dernière minute, il a fallu que je la pousse, j’ai perdu beaucoup de sang », raconte la Montréalaise d’une voix entrecoupée de sanglots.
Ayant eu besoin de se mettre en arrêt de travail, Mme Couture n’a eu accès qu’aux prestations de maladie de l’assurance-emploi qui sont moindre que celles de maternité, mettant à mal les finances du couple qui une petite fille de 2 ans :
Mise en arrêt de travail après l’accouchement, à la fin avril, Mme Couture a dû demander des prestations de maladie de l’assurance-emploi. Elle est retournée travailler avant la fin de son congé : « Comparé à mon salaire, ce n’est vraiment pas beaucoup. On a une petite fille de 2 ans, un loyer à payer, ça nous [mettait] dans une situation un peu précaire. »
Gabriel Trudeau, quant à lui, a dû continuer de travailler sans pouvoir prendre le temps de faire le deuil de son bébé décédé, car les pères n’ont de toute façon aucune prestation en cas de fausse couche.
Francine de Montigny, professeur à l’Université du Québec en Outaouais, qui travaille sur le deuil périnatal depuis plus de 30 ans, recommande un minimum de prestations parentales pour les deux parents en cas de fausse couche. Selon Mme de Montigny, plusieurs études démontreraient que les deux parents ont besoin d’un temps pour faire leur deuil, rapporte également La Presse :
« En les retournant au travail de façon précoce, on les empêche de vivre toutes les émotions du deuil, ce qui amplifie les sentiments de détresse. »
Et :
Lire la suite« Nos études l’ont montré, les femmes et les hommes sont à risque de troubles de santé mentale, [dont] de l’anxiété et de la dépression ».
De plus en plus de Canadiens handicapés dénoncent les pressions exercées sur eux pour qu’ils optent pour l’euthanasie

Tracy Polewczuk (à droite).
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : YouTube
10 juillet 2024 (LifeSiteNews) — Le 19 juin, j’ai parlé avec Roger Foley — un Canadien handicapé — dans mon podcast LifeSiteNews, sur son horrible expérience avec le régime d’euthanasie du Canada. Il m’a raconté qu’à maintes reprises, on lui a proposé l’euthanasie de manière proactive, même après qu’il ait avoué avoir des idées suicidaires. Au moment où il était le plus vulnérable, on ne lui a pas proposé l’aide qu’il demandait — et pour laquelle il se bat devant les tribunaux — mais plutôt une injection létale.
Il n’est pas le seul.
Le 4 juillet, la chaîne montréalaise CTV a rapporté que Tracy Polewczuk, une femme souffrant de spina-bifida, s’était également vu proposer à deux reprises une « aide médicale à mourir » (AMM). Son histoire est presque identique à celle de Foley dans tous ses détails. En 2022, Mme Polewczuk s’est cassé la jambe lors d’un accident. Sa jambe cassée n’a jamais complètement guéri, ce qui a entraîné une douleur constante et des visites quotidiennes du CLSC de Pointe-Claire pour des soins à domicile. Comme M. Foley, elle affirme que les soins qu’elle reçoit sont souvent superficiels et que ses besoins clairement exprimés ne sont souvent pas pris en compte.
« Ils ne se donnent pas la peine de vous demander ; par exemple, ils connaissent votre nom, mais ils ne s’adressent pas à vous », a-t-elle déclaré à CTV. « C’est tellement impersonnel et ils s’en fichent. Vous vous levez quand ils vous le disent. Vous vous couchez quand ils vous le disent. Vous faites ce qu’ils vous disent de faire. C’est tout. Vous n’avez aucun contrôle sur votre vie. On m’a fait mal à plusieurs reprises parce que les gens ne voulaient pas m’écouter. La douleur, c’est nul. Nous sommes tous d’accord. C’est terrible. Je souffre 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cela n’arrête jamais. Je peux survivre à cela. Je ne peux pas survivre au fait d’être traité comme un sac de viande ».
Lire la suiteRéflexions sur la première Marche pour la vie de Québec

Participants à la Marche pour la vie de Québec portant une bannière de la Vierge. — Photo : Augustin Hamilton
Par le Père Francis Michael de Rosa — Traduit par Campagne Québec-Vie
Le 1er juin 2024, la ville de Québec a vécu un moment historique en accueillant sa toute première « Marche pour la vie ».
L’organisation à l’origine de l’événement était Campagne Québec-Vie qui, à mon avis, est exceptionnelle en raison de sa perspective distinctement catholique sur les « questions de vie » qui préoccupent tant la société moderne.
Non seulement Campagne Québec-Vie cherche à mettre fin à l’avortement, mais elle s’oppose explicitement aux autres maux qui menacent la vie humaine et l’amour humain : de la contraception à l’euthanasie, en passant par tous les maux intermédiaires. Ces maux sont les symptômes frères d’une fausse anthropologie désorientée par le néo-dualisme, et ils doivent être reconnus comme tels par le mouvement pro-vie afin de réinitialiser définitivement l’ordre moral selon la nature humaine et la raison droite adéquatement comprise. Pouvons-nous honnêtement envisager une société sans avortement, mais avec contraception ?
Peut-il vraiment y avoir une nation éprise de liberté qui s’en prend à son propre peuple ? L’hydre des péchés contre la vie et l’amour doit être coupée au niveau du cou pour réamorcer l’ordre moral.
Notamment, Campagne Québec-Vie est consacrée au Sacré-Cœur de Jésus par le Cœur Immaculé de Marie en union avec le Cœur Très Chaste de Joseph. L’union des « trois cœurs » de la Sainte Famille représente la communauté mystique d’amour qui a formé la Sainte Famille à Nazareth, qui est à son tour l’archétype mystique de la Sainte Église catholique. Nazareth est donc la maison ouverte pour accueillir toute l’humanité.
Lire la suiteLe cours de Culture et citoyenneté québécoise imposera l’idéologie du genre à la rentrée

Jean-Léon Laffitte, président de l'Association des parents catholiques du Québec.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton — (Campagne Québec-Vie) — Photo : Jordaniste/YouTube
Le nouveau cours Culture et citoyenneté québécoise, qui remplacera l’ancien cours d’ÉCR à la prochaine rentrée, comprendra dans son volet d’éducation sexuelle (déjà néfaste) l’idéologie du genre.
Dans une entrevue avec Michel Lizotte, journaliste indépendant, Jean-Léon Laffitte, président de l’Association des parents catholiques du Québec (APCQ), explique les fondements de l’idéologie du genre, qui prétend que le sexe est « assigné » à la naissance et est une construction sociale.
La théorie du genre est-elle fondée scientifiquement ? M. Laffitte nous parle du tout récent rapport Cass produit en Grande-Bretagne, où des milliers de personnes ayant subi une « transition de genre » regrettent maintenant d’avoir suivi cette procédure irréversible, qui affirme qu’aucune étude probante ne soutient les prétentions de la théorie du genre, à savoir que les « traitements » comme les bloqueurs de puberté, les hormones transsexuelles ou les opérations sont bénéfiques aux enfants atteints de dysphorie du genre.
Le suicide des jeunes à qui on ne procurerait pas de transition est souvent brandi comme argument pour forcer les parents à approuver la transition de leur enfant atteint de dysphorie. Pour répondre à cet argument, M. Laffitte mentionne une autre étude qui démontre que le taux de suicide chez les jeunes n’est pas plus élevé si on s’occupe de leur santé mentale plutôt que de les transitionner.
Le gouvernement britannique, sur le fondement du rapport Cass est en train de revenir sur l’expérience de l’idéologie du genre. Pourtant, au Québec, souligne M. Laffitte, nous ne profitons pas de l’expérience britannique et persévérons dans la même erreur (Errare humanum est, perseverare diabolicum...).
Lire la suiteLe Bloc en faveur des demandes anticipées d'euthanasie en cas d'Alzheimer
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Rawpixel.com/Freepik
Le Bloc québécois a déposé le 22 mai un projet de loi visant à permettre aux personnes atteintes de problèmes neurodégénératifs, comme l’Alzheimer, de demander de façon anticipée d’euthanasie et de se faire piquer une fois leur état se sera dégradé.
Le Bloc veut voir la loi canadienne changer parce que le Québec a passé une loi allant en ce sens et qu’elle ne peut être mise en application en raison du Code criminel du Canada.
Lors d’un point de presse, le député Luc Thériault, porte-parole du Bloc québécois en matière d’aide médicale à mourir, a expliqué les raisons de son parti. L’une d’elles est assez frappante. Selon Radio-Canada :
M. Thériault a critiqué le Parti libéral pour son inaction. « Je pensais que les libéraux étaient les champions du libre choix [...]. Si c’est valide pour le droit à l’avortement ou le droit de décider de notre propre corps, je ne vois pas pourquoi, en matière d’aide médicale à mourir et de demandes anticipées, ça ne serait pas plus vrai encore », a-t-il déclaré.
Certes, si le « droit » à disposer de notre corps comportait celui d’avorter (qui consiste à se débarrasser d’un être innocent), il devrait à plus forte raison permettre celui de se faire euthanasier. A contrario, s’il n’est pas licite de « choisir » de se faire euthanasier, il ne l’est pas non plus de se faire avorter.
Il est frappant de voir qu’au fond, si on gratte un tant soit peu le verni de compassion qui recouvre l’« aide médicale à mourir » ou l’avortement, on finit toujours par retrouver le « mon-corps-mon-choix », devant lequel recule toute autre considération.
Discours de Georges Buscemi pour la Marche pour la Vie à Québec

Georges Buscemi à la Marche pour la Vie de Québec, 1er juin 2024.
Par Georges Buscemi (Campagne Québec-Vie) — Photo : Théovox Actualités/YouTube
Note : Ceci est, à peu de détails près, le discours que M. Buscemi devait donner lors de la marche pour la Vie de Québec. À cause du comportement des contre-manifestants pro-avortement, il a choisi à la place de prononcer un discours de circonstance. — A.H.
Cher Monsieur l’Abbé,
Chers frères et sœurs dans la foi,
Chers citoyens de Québec,
Chers pro-vie,
Salut à tous !
Soyez les bienvenus à cette première Marche pour la Vie de l’histoire de la province de Québec. Ce moment est véritablement historique.
Certains peuvent se demander pourquoi nous n’avons pas organisé une Marche plus tôt, étant donné que Campagne Québec-Vie existe depuis 35 ans. C’est que, pendant des années, nous étions satisfaits de promouvoir la Marche nationale pour la Vie à Ottawa, qui rassemble des milliers de pro-vie chaque année en mai. Nous avons toujours été heureux d’y envoyer un contingent de Québécois pour témoigner de notre engagement envers la vie, de la conception à la mort naturelle, et nous continuerons à le faire. Aujourd’hui, nous avons parmi nous Debbie Duval, l’organisatrice principale de la Marche pour la Vie à Ottawa, que nous accueillerons sur cette scène sous peu.
Cependant, trois éléments ont déclenché l’organisation de notre propre marche ici à Québec :
Premier élément déclencheur : Notre partenariat récent avec la Coalition nationale pour la vie (Campaign Life Coalition), les organisateurs de la Marche à Ottawa, qui nous a non seulement fourni une assistance financière, pour laquelle nous les remercions en leur attribuant le titre de « Defensor Vitae » (défenseurs de la vie), mais aussi une aide logistique et spirituelle. Cet organisme pro-vie pancanadien, fondé sur une foi sincère, continuera à porter beaucoup de fruits grâce à cette foi.
Deuxième élément déclencheur : L’initiative d’Art Lucier, présent aujourd’hui et qui prendra la parole sous peu. L’année dernière, il a tenté d’organiser un grand événement de prière au Centre des congrès de Québec. Le gouvernement provincial a bloqué cette initiative, affirmant qu’un groupe pro-vie ne pouvait utiliser un bâtiment géré par un gouvernement pro-avortement. Face à cette provocation, nous avons répondu par l’adage biblique : « où le mal abonde, la grâce surabonde ». La tenue de cette Marche en est une preuve éclatante.
Troisième élément déclencheur : Le soutien de ThéoVox, et en particulier de Jean-François Denis et de son épouse Nancy. ThéoVox, cette chaîne chrétienne d’actualité, est bien plus qu’un excellent studio de nouvelles. C’est un grand mouvement d’amitié. Grâce à l’amitié de ThéoVox, le mouvement pro-vie au Québec a su voir plus loin et espérer beaucoup plus que toutes les années dont je me souvienne durant mon temps à Campagne Québec-Vie. Merci à ThéoVox!
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