Un pro-vie arrêté pour avoir offert de l’information aux femmes près d’un avortoir

Alexander Kissiakov, portant sur lui le psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : CQV
Un pro-vie montréalais s’est fait arrêter pour avoir proposé des pamphlets contenant de l’information sur le traumatisme post-avortement aux femmes se rendant aux locaux d’une clinique d’avortement située dans un immeuble.
Sur sa page LifeFunder, où il récolte des dons pour couvrir ses frais d’avocat, Alexander Kissiakov explique comment le sermon du pasteur Chuck Baldwin a renouvelé son désir de « vivre par la foi ». Suivant sa propre initiative, le 13 septembre 2022, il s’est rendu dans l’immeuble où est situé l’avortoir, se tenant près de son entrée. Il portait sur son chandail une citation du psaume 22,10 : « Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. »
Là, pendant environ une heure et demie, il a offert poliment aux femmes se dirigeant vers la clinique des dépliants portant de l’information sur le traumatisme psychologique post-avortement, estimant qu’elles avaient le droit d’être au courant. « La plupart », écrit-il, « refusaient d’en prendre et je respectais leur choix comme elles respectaient mon droit d’être ici. »
Quand la police est arrivée, le gardien de sécurité a demandé à Alexander de quitter le bâtiment, précisant qu’autrement la police aurait à le retirer des lieux. Alexander a demandé aux deux agents si on lui reprochait un crime quelconque, s’il était détenu ou s’il n’était pas libre de partir ou de rester, ce à quoi les agents ont répondu par la négative. Répétant sa demande et recevant la même réponse, il en a conclu qu’il était libre de rester ou de partir.
Lire la suiteQuébec veut renforcer le laïcisme

Jean-François Roberge.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/La Presse
Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale le projet de loi 9, intitulé : Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec. Ce projet de loi comprend la clause dérogatoire le protégeant de toute poursuite faisant appel à la Charte canadienne des droits et libertés, rapporte La Presse.
Le projet de loi étend l’interdiction du port de signe religieux au personnel des établissements éducatifs privés et subventionnés comme les garderies ou les écoles. Les institutions publiques ou subventionnées ne pourront plus avoir de lieux de prière, à part les lieux de vie comme les CHSLD. Les établissements publics ou subventionnés ne pourront plus offrir de repas conformément à un précepte religieux.
En ce qui concerne les écoles privées, l’agrément (les subventions) ne sera plus accordé « à un établissement d’enseignement dont la prestation de services éducatifs prévus au régime pédagogique durant les heures d’activités qui y sont consacrées est fondée sur des normes ou des préceptes religieux, sur la transmission de convictions ou de croyances religieuses ou sur la pratique religieuse, ni à un établissement qui sélectionne ses élèves ou les membres de personnel en raison de critères religieux ».
Il étend également l’interdiction de la pratique religieuse à plusieurs institutions sous autorité gouvernementale, dont le Centre des congrès de Québec, à quelques exceptions près, notamment si « la pratique religieuse ne constitue pas l’usage prédominant de l’immeuble ». On comprendra que la poursuite de Harvest Ministries International contre le Centre des congrès et contre le gouvernement pour l’annulation de leur événement religieux risque de tomber à l’eau.
Lire la suiteDéclaration de Campagne Québec-Vie concernant le projet de constitution québécoise de 2025

Déclaration de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/LCN
Le 9 octobre 2025, le gouvernement Legault a déposé un projet de loi visant à doter le Québec d’une constitution. Parmi les principes dits « fondateurs » de cette constitution figure la « liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse ». Campagne Québec-Vie dénonce avec la plus grande vigueur l’inscription d’un tel principe, qui consacre l’élimination délibérée d’un être humain à naître comme élément constitutif de l’identité québécoise.
Nous sommes indignés — mais non surpris. Depuis trop longtemps, le Québec officialise l’oubli de ses racines spirituelles, de sa tradition de défense de la vie, et du sens même de la solidarité humaine.
Liberté ou droit ?
Notons que le projet de constitution parle prudemment de « liberté » d’avorter, et non de « droit » à l’avortement. Cette nuance sémantique trahit une gêne. Car proclamer un droit à l’avortement reviendrait à affirmer que l’avortement est un acte moralement bon en soi — une position que même les partisans du « choix » hésitent généralement à défendre ouvertement.
Une liberté, dans le sens classique, signifie l’absence d’obstacle. Elle ne confère pas nécessairement une légitimité morale. On peut être « libre » de mal agir — mais on n’en a pas pour autant le droit, au sens fort, qui suppose la reconnaissance d’un bien à protéger, d’une justice à rendre. Or, tuer un enfant à naître ne saurait jamais être un acte juste, encore moins un bien à protéger par la constitution d’un peuple.
Lire la suiteLe gouvernement Legault inclut la « liberté » d’avorter dans son projet de constitution du Québec

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Montreal Gazette
Dans une atmosphère de fin de règne, le gouvernement Legault a déposé aujourd’hui un projet de loi intitulé « Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec », parrainé par le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette, visant à édicter une constitution pour le Québec. Les partis d’oppositions se sont élevés contre ce qu’ils perçoivent comme une manœuvre électorale.
Je ne discuterai pas ici des mérites ou des incongruités que présentent les aspects généraux de ce projet de constitution, je tiens à soulever quelques points importants concernant l’avenir de la foi, de la vie au Québec.
Un projet de loi d’une telle ampleur tient du « bill omnibus » et comporte de nombreux aspects, parmi ceux-ci le gouvernement Legault a tenu à inclure la « liberté » de recourir à l’avortement dans les « principes fondateurs » :
« 29. L’État protège la liberté des femmes d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. »
Il faut entendre cette « liberté » comme un droit de ne pas être empêché. Mais pourquoi pas tout simplement un droit ? Peut-être pour éviter de dire, implicitement, qu’il y a un droit direct à l’avortement tardif, ce qui pourrait soulever des objections dans le public, même parmi les partisans de l’avortement. Mais, quelles qu’en soient les raisons, l’inscription de la « liberté d’avorter » dans une éventuelle constitution québécoise représenterait un grave recul pour les droits des enfants à naître.
Lire la suiteUn nouveau centre de soins palliatifs du Québec comprend un programme d'euthanasie pour ses patients

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shutterstock
4 septembre 2025, Saint-Charles-Borromée, Québec (LifeSiteNews) — Le plus récent centre de soins palliatifs du Québec met en lumière la crise de l’euthanasie et le vieillissement de la population dans la province.
Le 28 août dernier, un nouveau centre de soins palliatifs a ouvert ses portes à Saint-Charles-Borromée, au Québec. Il se targue d’offrir le suicide assisté ou ladite « aide médicale à mourir » (AMM), à ses patients les plus vulnérables.
« Le Pavillon offrira 10 nouveaux lits de soins palliatifs, en plus d’un volet d’aide médicale à mourir (AMM), qui viendront s’ajouter à l’offre existante dans la région », indique un communiqué de presse.
Cet établissement est l’un des premiers au Québec à combiner soins palliatifs et suicide assisté. Le projet est financé par les réseaux de santé publics et privés, y compris le gouvernement du Québec.
« Le Pavillon accueillera des personnes en fin de vie, dont le pronostic est d’environ 3 mois, lorsque le maintien à domicile n’est plus possible », indique le communiqué de presse.
Lire la suiteUne nouvelle étude portant sur le Québec montre que les femmes ayant avorté ont plus de problèmes mentaux que celles ayant accouché

Par reinformation.tv — Photo : fizkes/Adobe Stock
Une étude publiée dans le Journal of Psychiatric Research et portant sur 1 228 807 femmes ayant accouché dans des hôpitaux du Québec entre 2006 et 2022 et 28 721 femmes ayant avorté à la même période établit que les avortées présentent un risque nettement plus élevé de troubles mentaux que les accouchées. « Les taux d’hospitalisation étaient élevés pour tous les types de troubles mentaux après un avortement. Comparativement aux autres grossesses, les patientes ayant subi un avortement présentaient des taux d’hospitalisation plus élevés pour tout trouble mental (104,0 contre 42,0 pour 10 000 personnes-années), les troubles psychiatriques (85,1 contre 37,1 pour 10 000 personnes-années), les troubles liés à la consommation de substances (56,7 contre 15,0 pour 10 000 personnes-années) et les tentatives de suicide (14,7 contre 4,4 pour 10 000 personnes-années). (…) L’avortement était plus fortement associé aux troubles du comportement alimentaire, aux troubles liés à la consommation d’hallucinogènes et aux troubles liés à la consommation de cocaïne. »
Cela ne signifie pas forcément que l’avortement produit l’instabilité mentale, le contraire est possible, et l’étude précise : « Bien que ces résultats ne prouvent pas l’existence d’un lien de causalité entre l’avortement et les séquelles à long terme en matière de santé mentale, ils étayent l’hypothèse selon laquelle l’avortement pourrait être un marqueur d’un risque accru de troubles mentaux au cours de la vie. Le dépistage des troubles mentaux au moment de l’avortement pourrait permettre d’identifier les femmes susceptibles de bénéficier d’un soutien psychologique et social, en particulier celles présentant des troubles mentaux préexistants, âgées de moins de 25 ans et ayant déjà accouché ou subi un avortement. »
Il faut noter que cette étude portant sur un échantillon très important est rédigée par des auteurs non identifiés au mouvement pro-vie et publiée par une revue médicale grand public évaluée par des pairs.
Appel à la mobilisation et au bénévolat pour le 20 septembre prochain
Par Jean-Léon Laffitte (APCQ, EPPNE)
Bonjour,
Nous tenons tout d’abord à remercier tous ceux d’entre vous qui ont participé à la distribution des lettres aux enseignants. L’équipe en a distribué dans plus de 80 écoles de Montréal, de Laval, de Longueuil et de Québec.
À la suite de cette distribution, Patric Lagacé nous a invités à son émission du matin. C’est la première fois qu’on est invité dans une émission grand public. En général les médias ne veulent tout simplement pas ouvrir le débat publiquement.
Nous avançons dans notre plan d’action. Vous avez sûrement reçu une lettre à donner aux enseignants de vos enfants. S’il vous plaît, faites-la circuler.
Nous avons eu une très bonne conférence vendredi : l’idéologie du genre dans nos écoles, le loup dans la bergerie. Nos conférences se retrouvent sur notre site à https://eppne.ca/blog/
Pour notre prochaine étape, nous avons besoin de bénévoles à partir de 14 h tous les jours pendant les 2 prochaines semaines, pour la préparation et des actions sur le terrain en préparation de la mobilisation du 20 septembre. Y a-t-il une journée (ou plusieurs) où vous pourriez vous libérer de 14 h à 18 h 30 ?
Aussi, vous êtes nombreux à avoir fait des démarches auprès de votre école pour contester l’enseignement donné à votre enfant. S’il vous plaît, que ce soit audio, vidéo ou écrit, anonyme ou pas, partagez-les à travers le site web : https://eppnetemoignages/
Le 20 septembre, assurez-vous d’être disponible ; nous préparons une mobilisation. Suivez-nous sur notre site web pour en savoir davantage (eppne.ca).
Aussi, tous nos projets coûtent de l’argent. Vous comprendrez qu’on ne peut pas compter sur le gouvernement pour nous financer. C’est grâce à des contributions volontaires que nous assurons la réalisation de nos actions. S’il vous plaît, même avec des petits dons, soutenez-nous financièrement. https://eppne.ca/donation/
Ensemble mettons du temps, nos expertises, nos ressources au service de la protection de nos enfants, contre l’idéologie du genre enseignée obligatoirement dans nos écoles et d’un appel au respect de l’autorité parentale.
Hanan Masuod
Présidente EPPNE
Jean-Léon Laffitte
Président de l’APCQ
Vice-Président EPPNE
Devenez membre : https://eppne.ca/formulaire-dadhesion/
La Basilique Notre-Dame, théâtre de manifestations laïcistes et islamiques

La Basilique Notre-Dame, que l'on ne voit pas ici, est face aux manifestants anti-prières-islamiques.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Rebel News/YouTube
Selon un reportage de Rebel News, la manifestation pour la défense du lieu patrimonial que représente de la Basilique Notre-Dame face aux prières de rue islamiques a encore eu lieu. Cette fois, la manifestation pro-Palestine (qui est l’occasion de ces prières de rues) est venue « affronter » ses contempteurs, de l’autre côté de la Place d’Armes qui était délimitée par la police de Montréal.
Divers points de vue sont exprimés par différents groupes, mais si les organisateurs de la « défense » de Notre-Dame tiennent toujours le même discours illogique que lors des fois précédentes (ce que la vidéo n’a pas clairement montré cette fois-ci) : ou de demander l’interdiction des prières publiques, bien que ce qu’ils prétendent défendre soit un bâtiment religieux ! Certes, le fait de tenir des prières islamiques devant un édifice catholique est incongru, si ce n’est dérangeant, mais on ne peut pas défendre la « signification profonde et commune » du même lieu en en appelant au bannissement de la religiosité qui est commune tant au bâtiment qu’aux prières qui sont dites devant. Pour des yeux laïcistes, quel mal y a-t-il à dire des prières devant un bâtiment religieux ? Ou alors, c’est qu’ils perçoivent la réelle différence de religions mais sont incapables de la nommer (ou ne le veulent pas), et que, pour les crimes imputés à l’une, ils veulent condamner les deux.
Le même reportage de Rebel News compare la différence de traitement entre les manifestations islamiques récurrentes et le chanteur chrétien américain pro-Trump qui s’était produit à Montréal, les unes sont autorisées depuis des mois tandis que le bref passage de l’un a été l’objet de l’annulation de son concert public, suivi d’une amende à l’église qui l’avait accueilli pour un service religieux. La différence de traitement entre les deux est certes frappante et montre un penchant défavorable au christianisme à la Ville de Montréal, mais aussi dans le reste du Québec et du Canada puisque le chanteur Sean Feucht s’est vu refuser la permission de tenir des concerts publics à travers tout le Canada, excepté l’Alberta.
Arthabaska : un signal… mais pour quel vrai changement ?

Par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/LCN
À l’issue de l’élection partielle dans Arthabaska, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, déclarait :
« Nous sommes approximativement à un an des prochaines élections générales au Québec et [les électeurs d’Arthabaska] ont envoyé un message clair qui fait écho dans tout le Québec : le Québec réclame un changement profond. »
Il est vrai que le Québec est en quête de renouveau. Le désenchantement envers la classe politique est palpable et la confiance dans les institutions est en chute libre. Mais il faut être lucide : un simple changement de parti ne suffira pas. Le vrai changement ne se décrète pas par un slogan électoral. Il doit toucher aux fondations mêmes de notre vie collective.
La Révolution tranquille : un bilan à rééquilibrer
On présente souvent la Révolution tranquille (années 1960) comme l’acte de naissance du Québec moderne. Ses avancées techniques et administratives sont réelles :
Accès élargi à l’instruction et aux soins de santé.
Lire la suiteUn jugement du Québec punit les pro-vie qui offrent de l’aide aux femmes allant se faire avorter

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : CQV
1er août 2025 (LifeSiteNews) — Le 28 juillet, la Cour supérieure du Québec a statué que bien que le groupe pro-vie Campagne Québec-Vie ait suffisamment démontré que la loi sur les « zones tampons » de 2016 éliminant la liberté d’expression et le droit de se rassembler à moins de cinquante mètres des cliniques d’avortement empiétait sur leurs libertés civiles, que la loi était néanmoins « nécessaire ».
« La preuve démontre qu’une zone tampon est nécessaire autour des cliniques pour assurer le respect de la vie privée dans un contexte médical et la sécurité de tous ceux qui y travaillent ou y obtiennent des soins. », a déclaré le juge Lysane Cree dans son jugement. « Les risques associés à ne pas avoir de zone tampon à l’extérieur des cliniques ont été amplement démontrés. »
L’« ample » preuve citée dans le jugement, cependant, ne documente pas le harcèlement ou même les manifestations en soi. Cree a cité des « conseillers de trottoir » portant des panneaux avec des messages tels qu’« Enceinte et inquiète ? Nous pouvons vous aider » ou « Priez pour la fin de l’avortement » (une pancarte standard utilisée par les participants des 40 jours pour la vie), ou des images d’un enfant dans le ventre de sa mère.
« Je ne vois pas en quoi le harcèlement s’inscrit dans ce contexte », avait déclaré à la CBC Brian Jenkins, vice-président de Campagne Québec-Vie et conseiller régulier de trottoir. « Nous voulons soutenir. Nous voulons aider. » En effet, dans un article de 2018 intitulé « Pourquoi les femmes ont des avortements », Joyce Arthur de la Coalition pour le droit à l’avortement du Canada a admis que : « Beaucoup de femmes affirment qu’elles n’ont pas vraiment le choix, car elles n’ont pas les ressources financières pour subvenir à leurs besoins et à ceux d’un enfant. »
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