Le gouvernement polonais présente un projet de loi visant à légaliser l’avortement

Donald Tusk, premier ministre de Pologne.
Par Ashley Sadler — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Kancelaria Premiera/YouTube
31 janvier 2024, Varsovie, Pologne (LifeSiteNews) — La semaine dernière, les législateurs polonais ont introduit une législation visant à légaliser l’avortement dans les 12 premières semaines de grossesse ou plus tard.
Jeudi, les législateurs polonais de la Coalition civique (KO) du premier ministre Donald Tusk ont soumis au Parlement un projet de loi visant à légaliser les avortements électifs au cours du premier trimestre et à élargir les possibilités d’avortements ultérieurs. Dans de nombreux pays, la grande majorité des avortements sont pratiqués au cours des trois premiers mois de la grossesse.
La législation proposée stipule qu’une « personne enceinte [sic] a le droit de bénéficier de soins de santé sous la forme d’une interruption de grossesse jusqu’à la fin de la 12e semaine de celle-ci ». Les avortements au-delà du premier trimestre seraient légaux si la grossesse était considérée comme une menace pour la vie ou la santé de la mère, y compris la santé mentale, selon Notes from Poland. La législation autoriserait également les avortements en cas de viol, d’inceste ou d’anomalies fœtales.
Cette décision intervient après que Tusk, qui contribue à orienter le pays vers une position plus à gauche et plus favorable à l’Union européenne, ait déclaré au début du mois que sa coalition politique présenterait un tel projet de loi.
Lire la suiteLa Cour européenne ordonne à la Pologne de verser des dommages-intérêts à une femme à qui l’on a refusé l’avortement de son bébé atteint de trisomie 21

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Adobe Stock
15 décembre 2023 (LifeSiteNews) — La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a statué en faveur des avortements eugéniques le 14 décembre, déclarant que la loi polonaise de 2020 protégeant les enfants à naître atteints du syndrome de Down violait le droit à la vie privée d’une femme qui avait quitté le pays pour avorter son enfant à la suite de son diagnostic. La CEDH a estimé que la loi ne constituait pas un « traitement inhumain ou dégradant », comme l’espéraient les militants de l’avortement, mais que le droit de la femme à la « vie privée et familiale » avait été violé en vertu de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La CEDH avait précédemment refusé de contester les lois polonaises sur l’avortement.
La plaignante, identifiée uniquement comme « ML », était devenue enceinte en 2020 et le syndrome de Down avait été diagnostiqué chez son enfant à 14 semaines. Elle a pris rendez-vous pour un avortement dans un hôpital de Varsovie le 28 janvier 2021, mais la décision constitutionnelle interdisant les avortements eugéniques est entrée en vigueur le 27 janvier. Son rendez-vous a été annulé et ML s’est rendue aux Pays-Bas, où son bébé a été avorté le 29 janvier. Dans la plupart des pays occidentaux, plus de 90 % des bébés diagnostiqués trisomiques sont tués dans l’utérus. La Pologne est l’un des seuls pays à protéger spécifiquement les enfants atteints trisomie 21.
Lire la suiteChangement de gouvernement en Pologne et batailles en vue pour la vie et la famille

Mateusz Morawiecki, premier ministre sortant de Pologne.
Par Pierre-Alain Depauw (Médias-Presse-Info) d’après LifeSiteNews — Photo officielle du gouvernement polonais
Le parti polonais Droit et Justice, pro-vie et pro-famille, a perdu sa majorité gouvernementale. Au cours des huit dernières années, la Pologne a eu le gouvernement le plus conservateur d’Europe, dirigé par le parti Droit et Justice. Dimanche, des élections législatives ont eu lieu dans ce pays et, bien qu’il ait reçu plus de voix que tout autre parti, Droit et Justice ne dispose plus du nombre de sièges requis pour former une majorité parlementaire. Une coalition libérale rassemblant plusieurs partis forme le nouveau gouvernement qui tentera d’imposer une révolution au sein de ce pays catholique. Mais cette révolution pourrait être entravée par de multiples facteurs.
À l’automne 2015, le chômage en Pologne atteignait près de 10 %. Des millions de Polonais ont quitté le pays pour l’Ouest, tandis que le gouvernement sortant de l’époque, dirigé par le parti libéral Plateforme civique, était devenu largement impopulaire après une série de scandales de corruption embarrassants.
Huit ans plus tard, grâce au travail du parti Droit et Justice, le chômage en Pologne ne s’élève plus qu’à 5,5 %, le deuxième taux le plus bas de l’Union européenne, tandis que des centaines de milliers de migrants polonais sont revenus au pays.
Hélas, lorsqu’un parti est au pouvoir pendant huit ans, une grande partie de l’électorat devient inévitablement blasée et succombe aux promesses de changement, oubliant les péchés passés de ceux qui vont reprendre les commandes.
Lors des élections de dimanche, les Polonais ont maintenu Droit et Justice en première position avec le score très honorable de 35,38 %, soit 4,68 % de plus que le deuxième parti, la Coalition civique (Plateforme civique et une poignée de partis dont peu de gens connaissent les noms). Mais avec 194 sièges sur 460 à la chambre basse du Parlement, Droit et Justice n’était plus en mesure de gouverner, ni seule, ni dans le cadre d’une éventuelle coalition avec la Confédération Liberté et Indépendance, une coalition composée de libertaires, de monarchistes, de catholiques traditionalistes et de nationalistes qui ont obtenu 7,16 % des suffrages et 18 députés.
Lire la suiteLes membres d’une famille polonaise tuée par les nazis ont été béatifiés en tant que martyrs, y compris leur enfant à naître
Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie
11 Septembre 2023, Markowa, Pologne (LifeSiteNews) — Les neuf membres d’une famille polonaise, exécutée par les occupants nazis pour avoir caché des juifs, ont été béatifiés en tant que martyrs.
Le 10 septembre, la famille Ulma a été béatifiée dans son village natal de Markowa, où elle avait été assassinée par les soldats nazis en 1944. Le préfet du Dicastère (anciennement Congrégation) pour la cause des saints, le cardinal Marcello Semeraro, a présidé la messe de béatification. Sept autres cardinaux et 1 000 prêtres ont concélébré la sainte messe, en présence de 32 000 fidèles, selon Vatican News.
Le président polonais Andrzej Duda, le premier ministre Mateusz Morawiecki et le chef du parti PiS au pouvoir, Jarosław Kaczyński, étaient également présents à la messe de béatification.
Les membres de la famille béatifiée comprennent les parents Jozef et Wiktoria Ulma, ainsi que leurs sept jeunes enfants : Stanisława, Barbara, Władysław, Franciszek, Antoni, Maria, et un enfant anonyme qui aurait commencé de naître pendant l’exécution de sa mère.
Le cardinal Semeraro a qualifié la famille Ulma de « modèle à imiter dans nos efforts pour faire le bien et servir ceux qui sont dans le besoin ».
Dans son homélie lors de la messe de béatification, le cardinal a déclaré que leur maison familiale était devenue « une auberge où l’on accueillait et soignait les méprisés, les exclus et les personnes en danger de mort ».
Lire la suiteLa Pologne adopte une loi interdisant l’éducation sexuelle à l’école

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Irina Schmidt/Adobe Stock
Le parti Droit et Justice et la Confédération nationaliste ont fait adopter par 243 voix contre 202 à la Chambre des députés de Pologne une loi interdisant l’éducation sexuelle dans les écoles, ainsi que tout forme de corruption ou de sexualisation des mineurs. La loi prévoit jusqu’à cinq ans de prison pour les contrevenants. Le préambule de la Loi « Stop à la pédophilie » déclare : « la nouvelle loi protégera les enfants et les adolescents contre la dépravation et la perversion de la morale qui se répandent de manière alarmante par le biais de la soi-disant éducation sexuelle ».
Échec des groupes pro-avortement contre la Pologne à la CEDH

Communiqué de presse de l’European Centre for Law & Justice — Photo : Depositphotos
Ce 8 juin 2023, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rejeté une série de requêtes contestant la suppression de l’avortement eugénique en Pologne dans l’affaire A.M. et autres c. Pologne (n° 4188/21).
Sans se prononcer sur le fond, la Cour a écarté ces requêtes au motif que les requérantes ne peuvent pas personnellement se dire « victimes » de cette suppression, car elles ne sont pas enceintes ou n’attendent pas d’enfant porteur de handicap. En cause : la décision du Tribunal constitutionnel polonais du 22 octobre 2020 jugeant l’avortement eugénique contraire aux principes constitutionnels du respect de la vie et de la dignité humaines dont est revêtu l’être humain dès avant sa naissance.
L’ECLJ se réjouit de cette décision, et note avec satisfaction que la Cour partage l’argumentation que nous lui avions soumise dans nos observations écrites.
Cette décision est d’autant plus remarquable que la pression exercée sur la Cour — et jusqu’en son sein — par le lobby de l’avortement était considérable. En effet, cette affaire a été montée de toute pièce par la Fédération polonaise pour les femmes et le planning familial (FEDERA) et a obtenu le soutien massif du lobby mondial de l’avortement. Presque tous les principaux promoteurs de l’avortement sont intervenus dans l’affaire : Amnesty International, Human Rights Watch, Center for Reproductive Rights, International Commission of Jurists, International Federation for Human Rights, International Planned Parenthood Federation European Network, Women Enabled International, Women’s Link Worldwide, et World Organisation against Torture. Le Groupe de travail des Nations unies sur la discrimination à l’égard des femmes et des filles, dont la présidente (Melissa Upreti) fut une salariée du Center for Reproductive Rights, est aussi intervenu, de même que la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe.
Lire la suite
Des parents catholiques demandent pourquoi les Journées mondiales de la jeunesse promeuvent l’Agenda 2030 pro-avortement de l’ONU
Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie
6 février 2023 (LifeSiteNews) — Un groupe de parents catholiques de Pologne a écrit une lettre aux membres de la hiérarchie de l’Église pour demander que les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) de cette année à Lisbonne cessent de promouvoir le pluralisme religieux et l’Agenda 2030 pro-avortement des Nations Unies.
La lettre du 3 janvier, envoyée à Mgr Américo Manuel Alves Aguiar — évêque portugais qui dirige le comité d’organisation des JMJ 2023 de Lisbonne — et au cardinal pro-LGBT Kevin Farrell — qui dirige le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie — commence par une demande des « parents de jeunes qui prévoient de participer aux JMJ 2023 » : ils souhaitent que l’« engagement durable » de l’événement en faveur de l’« Agenda 2030 » des Nations unies et de ses « objectifs de développement durable » correspondants soit retiré comme « élément directeur ».
Le groupe de parents mentionne également le soutien apporté par les JMJ à la « Global Tree Initiative » (GTI), qui promeut d’« autres religions » telles que le « bouddhisme » sur son site internet.
« La raison de notre demande est qu’il existe un risque sérieux que l’Agenda 2030 et les objectifs, promus par les organisateurs des JMJ, aient un impact négatif sur les jeunes participant aux JMJ », ont écrit les parents dans une lettre traduite fournie à LifeSiteNews.
« Cela peut se produire en raison d’un manque ou d’une mauvaise compréhension du mal moral que constituent certains de ces objectifs. Il convient de noter que l’Agenda et les Objectifs ont été controversés dès le départ, de sorte que certains pays, y compris le Saint-Siège, ont soulevé de sérieuses objections à leur égard (par exemple, les notes du Vatican de 2015 et 2016) », ont-ils ajouté.
Les parents ont expliqué comment beaucoup de ces objectifs mondialistes sont « inconciliables avec l’Évangile et l’enseignement de l’Église », peuvent « induire en erreur » ou « apporter une confusion morale aux jeunes », et peuvent amener à considérer que l’Église « tolère l’utilisation de méthodes moralement indignes pour atteindre des objectifs ».
Lire la suiteLe gouvernement polonais emporte un procès intenté par une femme qui n’a pas réussi à se faire avorter

Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Depositphotos
28 novembre 2022 (LifeSiteNews) — Les groupes de pression pro-avortement ont subi une défaite lors d’un récent procès devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
L’affaire d’une femme polonaise, appelée « Mme B.B. », qui a poursuivi la Pologne parce qu’elle n'avait pas pu obtenir d’avortement, a été déclarée irrecevable et rejetée par la CEDH.
Ce procès était important, car la femme qui poursuivait la Pologne était soutenue par de grands acteurs du monde de l’avortement, notamment le Centre pour les droits reproductifs, le Commissaire polonais aux droits de l’homme, la Fédération pour les femmes et la planification familiale et la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme.
L’affaire s’inscrivait « dans le cadre d’un programme de litiges stratégiques mené par des organisations non gouvernementales polonaises » pour attaquer les lois restrictives de la Pologne en matière d’avortement, selon le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), une ONG pro-vie qui a soumis une déclaration en tant que tierce partie à l’affaire devant la CEDH.
La femme qui a poursuivi la Pologne « est devenue enceinte à la fin de 2013 » et, plus tard dans la grossesse, les médecins ont diagnostiqué chez son enfant à naître de graves anomalies. Elle a réclamé un avortement, mais le médecin a refusé de procéder « pour des raisons d’objection de conscience ».
« La requérante a tenté d’obtenir un avortement dans un autre centre médical, mais a été informée que la grossesse était dans sa vingt-quatrième semaine et que, par conséquent, l’avortement n’était plus légal dans son cas », indique le résumé de l’affaire par la CEDH. L’enfant est finalement né par césarienne, avec de multiples malformations, et est décédé quelques jours après l’accouchement.
Lire la suiteLa Cour suprême de Pologne reconnaît une « union homosexuelle » contractée à l’étranger

Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : olegkruglyak3/Adobe Stock
Varsovie (LifeSiteNews) — La semaine dernière, le Tribunal constitutionnel de Pologne a statué que la constitution du pays, qui définit le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, permet la reconnaissance légale des unions homosexuelles reconnues par les lois d’autres pays.
Le 3 novembre, la cour administrative suprême de Pologne a rendu un jugement selon lequel « l’article 18 de la constitution ne peut en soi constituer un obstacle à la transcription d’un certificat de mariage étranger si l’institution du mariage en tant qu’union de personnes du même sexe était prévue dans l’ordre interne ».
L’Article 18 de la constitution polonaise est ainsi rédigé : « Le mariage, étant l’union d’un homme et d’une femme, ainsi que la famille, la maternité et la parentalité sont placés sous la protection et le soin de la République de Pologne. »
La constitution a longtemps été comprise comme interdisant la reconnaissance légale des unions entre personnes de même sexe, et pour sa défense du mariage, la Pologne a subi des sanctions de la part de l’UE pendant plusieurs années sous la forme de retenue de milliers de milliards de dollars d’aide.
C’est l’interprétation de l’article 18 qui a été contestée en justice par deux hommes engagés dans une relation homosexuelle, Jakub Kwieciński et Dawid Mycek, qui avaient contracté une « union civile » il y a cinq ans au Portugal et avaient cherché à faire reconnaître leur sodomie en Pologne. Le gouverneur de la province de Mazovie a refusé de reconnaître leur « union civile », et c’est pour contester sa décision que les hommes ont porté l’affaire devant les tribunaux, ce qui a donné lieu au jugement de la semaine dernière en leur faveur.
Lire la suiteL’ONU adopte une résolution déclarant l’avortement « droit de l’homme »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bluraz/Adobe Stock
Mise à jour (3 octobre 2022) : La Hongrie a malheureusement fait partie des pays qui ont cosponsorisé la résolution déclarant que les pays doivent fournir « l'accès à un avortement sûr ». — A.H.
Les Nations unies ont adopté le 2 septembre une résolution faisant de l’avortement un « droit de l’homme », et promouvant l’idéologie du genre. Ce genre de résolution n’étant pas contraignante, les groupes et les gouvernements pro-avortement s’en servent néanmoins — surtout par leur répétition — comme d’un argument pour promouvoir l’avortement auprès des pays pauvres. La FSSPX.News rapporte :
Une résolution des Nations unies définissant l’avortement comme un droit de l’homme et promouvant l’idéologie du genre a été adoptée ce mois-ci avec le soutien massif des pays occidentaux, mais a été combattue par un groupe de nations principalement africaines.
La résolution, intitulée « Coopération internationale pour l’accès à la justice, aux voies de recours et à l’assistance aux survivants de violences sexuelles », stipule notamment que les pays doivent fournir « l’accès à un avortement sûr » en tant que « droit de l’homme ». Plus de 80 nations, dont les Etats-Unis et les membres de l’Union européenne, ont coparrainé ce texte.
Opposés à ce texte, 33 pays principalement situés en Afrique ont tenté d’amender ou de rejeter la résolution. La Pologne et la Hongrie n’ont étrangement pas fait partie des défenseurs de la vie cette fois-ci — peut-être les formidables pressions auxquelles sont soumises ces deux nations, notamment pour leur loi respective allant dans le sens de la défense de l’enfant à naître, auront-elles été pour quelque chose dans cette absence.