La réunion du Groupe de Visegrad à Budapest défend les valeurs chrétiennes et la natalité

Crédit photos : Ferenc Almássy
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
Réunis à Budapest le vendredi 2 mars, les représentants des parlements du V4, ou Groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, Slovaquie, Tchéquie), ont confirmé leur intention de prendre ensemble la défense d’autres politiques pour l’Union européenne en redonnant un rôle accru aux parlements nationaux, en défendant les valeurs européennes comprises comme étant les valeurs chrétiennes et en promouvant des politiques favorisant la natalité plutôt que l’immigration de masse voulue par Bruxelles, Paris et Berlin en réponse à la crise démographique. Pour compenser le départ du Royaume-Uni, leur allié traditionnel avec lequel ils veulent un accord garantissant les meilleures relations possibles tout en respectant le résultat du référendum sur le Brexit, les quatre pays militent en faveur d’un nouvel élargissement de l’UE vers l’Est (Moldavie) et dans les Balkans occidentaux. Néanmoins, les participants aux rencontres parlementaires de Budapest ont mis en garde contre une reproduction par l’UE du modèle yougoslave dans cette région : les identités et les particularités nationales doivent être respectées.
Lire la suitePromouvoir la famille pour assurer la survie de la nation : la politique nataliste de la Hongrie
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
Avoir plus d’enfants est la seule manière d’assurer notre survie en tant que société, a expliqué Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la famille et à la jeunesse en Hongrie, dans un entretien au journal espagnol ABC. Ce discours inspirera-t-il une inflexion des politiques de l’autre côté des Pyrénées ? Il serait grand temps, car le taux de fécondité en Espagne continue de baisser et n’était plus que de 1,33 en 2016. Certes, le gouvernement hongrois ne peut pas non plus crier victoire avec un taux de 1,5 enfant par femme, mais à l’inverse de l’Espagne et de la plupart des pays européens, la tendance est à la hausse. Les Hongroises n’avaient plus que 1,23 enfant en moyenne avant l’arrivée du Fidesz au pouvoir en 2010 ! Depuis la fin 2015, la Pologne dirigée par le PiS prend exemple sur les politiques natalistes hongroises, ce qui s’est traduit par une inversion modeste de tendance, puisque le taux de fécondité des Polonaises est passé en peu de temps de 1,28 enfant par femme à 1,36 parallèlement à une hausse de la part des dépenses pour les politiques familiales de 1,8 % à 3,1 % du PIB. La Hongrie, elle, y consacre désormais 5 % de son PIB. Soutenir la famille, explique Katalin Novák dans le grand quotidien espagnol de centre-droit, c’est renforcer la nation.
Avoir plus d’enfants, la seule solution pour assurer la survie de la nation
« C’est la seule voie viable pour survivre en tant que société. Il n’y a pas d’alternative. Si nous continuons ainsi, si nous sommes toujours moins nombreux, nous allons voir tout simplement les nations disparaître », a-t-elle prévenu sans ambages ses interlocuteurs espagnols. Une déclaration qui fait écho au discours sur l’état de la nation prononcé dimanche dernier par le Premier ministre Viktor Orbán. Un Viktor Orbán qui prédit la chute prochaine des nations de l’ouest du continent sous l’effet du remplacement de population en cours. « Le christianisme est le dernier espoir », a notamment clamé l’homme d’État en dénonçant le danger que font courir à toute l’Europe les politiques menées à Bruxelles, Berlin et Paris.
Lire la suiteLes Polonais fêtent son anniversaire à l’héroïne pro-vie Mary Wagner, actuellement en prison, en manifestant pacifiquement devant l’ambassade du Canada

Des Polonais protestent contre l'emprisonnement de Mary Wagner, à Varsovie, le 12 février 2018.
Par Dorothy Cummings McLean et Lianne Laurence — traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Przemysław SYCZ/Facebook
Varsovie, le 12 février 2018 (LifeSiteNews) – Que Mary Wagner, héroïne pro-vie, fête son anniversaire, enfermée en prison au Canada, n’empêche pas que l’on pense à elle.
Les amis et sympathisants de Mme Wagner en Pologne ont profité de son 44e anniversaire pour manifester devant l’ambassade du Canada à Varsovie de midi à 14 h aujourd’hui. Prières et discours ont rythmé l’événement lors duquel les participants lui ont aussi écrit des cartes d’anniversaire.
Przemysław Sycz, membre de la Fondation polonaise du Droit à la vie, a déclaré à LifeSiteNews qu’« environ 50 » personnes ont pris part à la manifestation pacifique. Elles portaient des pancartes en anglais et en polonais.
Une grande affiche arborait la photo de Mme Wagner priant, avec la légende « Mary Wagner, prisonnière de conscience, persécutée parce qu’elle sauve des enfants ; n’as-tu pas honte, Canada ? »
Lire la suiteLa loi contre le travail dominical en Pologne signée par le président Duda
Par Reinformation.tv
Elle entrera en vigueur en mars.
Fruit d’une coopération entre le gouvernement conservateur et le syndicat Solidarnosc, la loi vise à favoriser la vie de famille. Dès le 1er mars, magasins et marchés devront fermer deux dimanches par mois ; en 2019, l’ouverture sera limitée à un seul dimanche par mois et à partir de 2020, l’interdiction sera généralisée sauf rares exceptions de saison ou pour les petites enseignes indépendantes.
De fait, les premiers affectés par la mesure seront les chaînes de magasins d’Europe occidentale qui doivent une bonne part de leurs profits au fait qu’ils ouvrent sept jours sur sept, avec des pics de chiffre d’affaires les week-ends.
Outre le repos dominical — élément de civilisation s’il en est — le gouvernement polonais entend modifier la planification urbaine et les règles architecturales pour faire une place à la beauté.
Le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré à ce propos : « Nous devons transmettre à nos enfants et petits-enfants une Pologne bien entretenue et disposée de manière esthétique… Nous ne devons pas négliger la science de la beauté… Rien n’est plus important à mes yeux que de reconstruire ce que nous avons perdu du fait des partitions, des guerres et du communisme. Nous avons une occasion unique entre nos mains et nous ne devons pas la gâcher. »
Bonne nouvelle : Échec des manifestations pro-avortement du 17 janvier
Par Reinformation.tv
Après le vote en première lecture par la Diète polonaise d’un projet de loi citoyen visant à interdire les avortements eugéniques, les organisations féministes appelaient le 17 janvier les opposants à cette loi à se vêtir de noir et à manifester dans toute la Pologne.
Elles n’ont toutefois pas réussi à mobiliser comme à l’automne 2016, les plus grosses manifestations ayant rassemblé quelques centaines de personnes seulement. Au-dessus des groupes de manifestants, l’on voyait flotter des drapeaux arc-en-ciel (LGBT) et rouges.
Les couleurs anarcho-communistes et LGBT pour demander le maintien des avortements eugéniques et même le droit à l’IVG en toutes circonstances, tout un symbole…
Rencontre avec Silje Garmo, la Norvégienne qui a demandé l’asile en Pologne avec sa fille pour fuir le Barnevernet
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
Fuyant les persécutions du très mal nommé Office de protection des droits des enfants (Barnevernet) de sinistre réputation, la Norvégienne Silje Garmo a demandé l’asile en Pologne. Réinformation TV est allée à sa rencontre dans la maison des environs de Varsovie où elle a trouvé refuge avec sa fille Eira, qui aura un an le 24 janvier. Le contact avec Mme Garmo a été rendu possible par l’organisation d’avocats et juristes polonais d'Ordo Iuris qui assiste la Norvégienne dans sa demande. Pour maître Jerzy Kwaśniewski, le président d’Ordo Iuris, les atteintes aux droits fondamentaux de cette mère norvégienne sont très bien documentés, de même que les abus commis par le Barnevernet et les autorités norvégiennes dans de nombreuses autres affaires d’enfants enlevés à leurs parents sur la base de décisions arbitraires (8 affaires de ce type concernant la Norvège sont en ce moment devant la CEDH). C’est ainsi que pour la première fois depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, la Norvège si prompte à donner des leçons de droits de l’homme aux autres pourrait bientôt voir un de ses citoyens obtenir l’asile dans un autre pays européen.
Pourquoi avoir demandé l’asile en Pologne et pas ailleurs ?
Pourquoi avoir choisi la Pologne ? – « C’est la question que me posent la plupart des journalistes », répond Silje (« Cécile » en français) en souriant. « La première raison, c’est que j’avais de très bons amis polonais, en Norvège, mais aussi ici, en Pologne. » Rien d’étonnant à cela, la diaspora polonaise compte environ cent mille membres en Norvège et c’est pour cela que l’ONG polonaise Ordo Iuris a déjà eu maille à partir avec le Barnevernet. Mais une autre raison, explique encore Silje, c’est son expérience espagnole. En 2015, le Barnevernet avait réussi à obtenir, sur la base d’un ordre administratif, la coopération de la police espagnole pour rapatrier de force sa fille Frøya dont Silje avait pourtant légalement la garde mais à laquelle le Barnevernet s’intéressait déjà.
Lire la suiteBonne nouvelle : les avortements eugéniques bientôt interdits dans ce pays? Premier vote favorable
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
Deux initiatives citoyennes concurrentes étaient présentées mercredi par leur comité organisateur aux députés de la Diète polonaise. L’une est intitulé « Sauvons les femmes » (Ratujmy kobiety) et voudrait libéraliser l’avortement qui n’est autorisé en Pologne que dans trois cas de figure : en cas de danger pour la vie ou la santé physique de la femme enceinte, en cas de grossesse issue d’un acte interdit par la loi (viol, inceste…) et en cas de soupçon raisonnable de malformation ou maladie grave et incurable de l’enfant conçu. Le deuxième projet de loi citoyen, intitulé « Arrêtez l’avortement » (Zatrzymaj aborcję), vise au contraire à supprimer de la loi la loi polonaise de 1993 « sur la planification familiale, la protection du fœtus humain et les conditions autorisant l’interruption de la grossesse » ce dernier cas de figure qui concerne la majorité des quelque 2.000 avortements réalisés chaque année dans les hôpitaux polonais.
Quelques précisions sur l’avortement en Pologne
Une petite précision s’impose ici pour répondre aux nombreuses désinformations sur le sujet de l’avortement en Pologne. Pour ce qui est des avortements réalisés en toute légalité dans les hôpitaux chaque année, on parle généralement d’un peu plus de 1.000 cas. Ce sont les statistiques du ministère de la Santé à partir des données envoyées par les hôpitaux. Mais si l’on en croit le chiffre des demandes de remboursement adressées par les hôpitaux polonais au Fonds national pour la santé (NFZ), qui est plus fiable, c’est bien un peu plus de 2.000 avortements qui sont réalisés chaque année.
Lire la suiteEntretien avec le président d'Ordo Iuris : « Nous défendons tous les enfants, avant comme après la naissance »
Entretien avec maître Jerzy Kwasniewski, avocat, président de l’ONG polonaise pro-famille et pro-vie Ordo Iuris, co-auteur de l’initiative citoyenne contre l’avortement qui a été rejetée par la Diète en 2016 après les « manifestations noires ».
Par Olivier Bault (Présent) — Photo : Ordo Iuris
— Maître, pouvez-vous nous dire en quelques mots ce qu’est l’Institut pour la culture légale Ordo Iuris ?
— L’Institut Ordo Iuris est une fondation avec deux grandes missions. Tout d’abord, il s’agit d’un groupe de réflexion juridique qui prépare des analyses et participe au processus législatif en tant que groupe de pression et en informant l’opinion publique. Ensuite, Ordo Iuris est un défenseur des droits de l’homme qui se concentre sur les droits fondamentaux découlant de la dignité humaine garantie par l’article 30 de la Constitution polonaise. Ces droits sont le droit à la vie et le droit aux soins de santé. Nous défendons aussi le mariage défini par notre Constitution comme étant une union entre un homme et une femme. Nous sommes un groupe de juristes qui consacrent leur temps professionnel pour la défense des valeurs fondamentales, des droits naturels. Nous intervenons dans les procès et créons des précédents. Dans 80 % des cas, nous soutenons devant la justice des familles en conflit avec l’administration, quand on leur a pris leurs enfants ou quand il est porté atteinte à l’autonomie de ces familles.
— Vous soutenez aussi les demandes d’asile en Pologne de familles norvégiennes auxquelles l’assistance sociale norvégienne, le tristement célèbre Barnevernet, veut prendre les enfants...
— Notre intérêt pour la Norvège a commencé avec les Polonais : il y en a environ 100 000 dans ce pays de 5 millions d’habitants. Le Barnevernet est particulièrement invasif, il porte très facilement atteinte à l’autonomie de la famille et au respect de la vie familiale garanti par la Convention européenne des droits de l’homme. En Norvège, les enfants sont fréquemment retirés à leur famille sans jugement. Quand nous avons commencé à soutenir les familles polonaises, nous nous sommes aperçus que le problème concernait aussi les familles norvégiennes. Certaines familles norvégiennes choisissent de fuir leur pays pour pouvoir garder leurs enfants. Plusieurs d’entre elles se sont réfugiées en Pologne. Nous avons décidé cette année de les aider et il y a en ce moment deux familles qui ont officiellement demandé l’asile dans notre pays. La procédure dure déjà depuis quelques mois et nous sommes plutôt optimistes quant à son issue.
Lire la suiteNouvelles demandes d’asile en Pologne de parents qui fuient avec leurs enfants les services sociaux de la Norvège
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
L’ONG juridique Ordo Iuris prépare de nouvelles demandes d’asile en Pologne de Norvégiens qui fuient leur pays pour empêcher les services sociaux de leur enlever leurs enfants. Une deuxième demande d’asile vient d’être déposée par l’ONG polonaise après celle de Silje Garmo, la maman d’une fillette de neuf mois qui a trouvé refuge sur les bords de la Vistule. Silje Garmo a déjà eu trois entretiens à l’Office des étrangers polonais, mais la procédure d’asile pour cette ressortissante de Norvège pourrait durer plusieurs mois.
Les fonctionnaires polonais n’ont en effet pas encore commencé les auditions des témoins cités par la Norvégienne. Ordo Iuris, qui a déjà assisté par le passé de nombreux émigrés polonais victimes des pratiques de l’Office de protection des droits des enfants (Barnevernet) en Norvège, prépare un dossier avec des centaines de cas d’abus commis par ces services sociaux. Pour obtenir l’asile en Pologne – un statut distinct de celui de réfugié – il faut en effet prouver que l’on est menacé dans son pays. L’autre condition, c’est que l’octroi de l’asile soit dans l’intérêt de la Pologne et c’est pourquoi le ministre des Affaires étrangères polonais doit approuver toute décision d’asile. Afin de faire pression sur le gouvernement polonais, une pétition de soutien est en cours en Pologne ; elle a déjà recueilli plus de 12.000 signatures.
Lire la suiteHuman Rights Watch (HRW) et Amnesty International (AI), deux ONG financées par Soros, attaquent la Pologne à coups de rapports
Geoge Soros.
Par Olivier Bault (Reinformation.tv) — Photo : stephan-roehl/Flickr
Faut-il y voir une coïncidence ? La Pologne est justement en train de débattre de sa loi sur l’avortement puisqu’une nouvelle initiative citoyenne visant à protéger les enfants malades ou handicapés est en cours de collecte de signatures et qu’elle a cette fois de bonnes chances d’être approuvée par le Parlement. Les « manifestations noires » convoquées le 3 octobre par des associations féministes et LGBT en grande partie financées plus ou moins directement par l’Open Society Foundation de George Soros, l’homme des Rothschild, n’ont pas mobilisé cette année. C’est donc au tour des organisations de défense des droits de l’homme financées par le milliardaire américain d’origine hongroise de passer à l’attaque, en produisant des rapports dénonçant les supposées violations de l’état de droit, de la démocratie et des libertés civiques auxquelles se prêterait le gouvernement de Beata Szydło en s’appuyant sur la majorité absolue dont jouit le PiS au parlement polonais depuis l’automne 2015. On assiste donc à la publication, à quelques jours d’intervalle, d’un rapport d’Amnesty International (AI) accusant la Pologne de restreindre le droit de manifester et de réprimer les opposants, et d’un rapport de Human Rights Watch (HRW) accusant le PiS de remettre en cause la séparation des pouvoirs en Pologne et d’enfreindre l’état de droit et les droits de l’homme en général.
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