Fécondation in vitro : erreurs d’implantation de bébés

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Andriy Bezuglov/Adobe Stock
13 juin 2025 (LifeSiteNews) — Le mois dernier, nous avons rapporté l’histoire de parents biologiques qui ont mis au monde un enfant qui n’était pas le leur après une « confusion de FIV » dans le Queensland, en Australie, découvrant alors qu’ils n’avaient aucun droit légal sur l’enfant. La société de fertilité Monash IVF avait accidentellement « transféré » le mauvais embryon ; le couple a découvert, après la naissance du bébé, qu’il avait « donné naissance à l’enfant d’une étrangère ».
« Au nom de Monash IVF, je tiens à dire à quel point je suis désolé de ce qui s’est passé », avait déclaré à l’époque Michael Knaap, directeur général de Monash IVF. « Tous les membres de Monash IVF sont dévastés et nous nous excusons auprès de toutes les personnes concernées. Nous continuerons à soutenir les patients dans cette période extrêmement pénible. Depuis que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons entrepris des vérifications supplémentaires et nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un incident isolé ».
Il s’est avéré que la confiance de M. Knaap était mal placée. Il a été contraint de démissionner lorsque la clinique Clayton de la société, située dans le sud-est de Melbourne, a admis qu’elle avait une fois de plus transféré le mauvais embryon à une patiente. Comme l’a noté Sky News, il s’agit du « deuxième incident pour la société en quelques mois ». Cette fois, la bévue concerne un couple de lesbiennes. La clinique de fertilité « a admis avoir donné à tort à une patiente son propre embryon biologique, au lieu de celui de sa partenaire, comme prévu ».
Lire la suiteLa Cour supérieure du Québec reconnaît les « trouples »

Par Pierre-Alain Depauw (Médias-Presse-Info) d'après LifeSiteNews — Photo : Daniel Jedzura/Adobe Stock
Un juge est même allé jusqu’à déclarer que « limiter l’affiliation légale des enfants à un ou deux parents est inconstitutionnel ».
Effondrement civilisationnel
Il ne se passe pratiquement pas un mois au Canada sans qu’une nouvelle décision de justice ne mette en lumière notre effondrement civilisationnel en cours depuis des décennies.
La semaine dernière, la cour d’appel de l’Ontario rendait une décision qui force le contribuable canadien de payer les frais chirurgicaux pour qu’un homme s’identifiant comme trans possède à la fois des organes génitaux masculins et féminins.
Lire la suiteLa FIV et la maternité de substitution ont créé un effroyable spectacle d’horreur morale

Le Dr Craig Turczynski.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/X
26 mars 2025 (LifeSiteNews) — Le Dr Craig Turczynski est l’ancien directeur des laboratoires de fécondation in vitro, d’andrologie et d’analyse hormonale du Louisiana State University Medical Center-Shreveport — l’accent est mis sur ancien.
Dans une récente vidéo publiée sur X par Katy Faust, défenseur des droits de l’enfant, il explique pourquoi il a décidé de quitter l’industrie :
« La plupart du temps, les “embryons excédentaires” sont cryoconservés », explique Dr Turczynski. « Le couple, bien sûr, ne comprend que très peu les conséquences de cette décision. Il est très, très difficile de comprendre cette décision. Mais c’est un moyen de reporter à plus tard la décision sur ce qu’il convient de faire avec ces embryons. La plupart d’entre eux sont donc congelés, mais dans certains cas, le patient peut simplement décider de se débarrasser de ces embryons. »
« C’est le dernier événement de ma carrière qui m’a fait comprendre que je ne pouvais pas continuer à faire cela », a-t-il déclaré. « Alors que tout ce que je faisais était au moins conçu pour essayer de donner naissance à un enfant, pour donner la vie, il était inconcevable pour moi qu’un couple puisse simplement dire “Je veux ces deux embryons, jetez le reste”, alors qu’il y a tant d’autres personnes qui souffrent, qui ne peuvent pas concevoir, qui n’y parviennent pas ».
Lire la suiteLe dernier cauchemar de l’apprenti sorcier ou la gamétogénèse in vitro

Fécondation in vitro.
Par Doug Mainwaring — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Standard/Adobe Stock
18 mars 2025 (LifeSiteNews) — Au cours d’une récente discussion en ligne d’une émission « All-In », les quatre participants masculins ont fait l’éloge des nouveaux développements en cours de la FIV (fécondation in vitro) dans la perspective qu’un jour prochain, les ovules ne soient plus prélevés sur les ovaires d’une femme, mais soient produits à partir de cellules cutanées féminines ou masculines provenant de personnes de tout âge, y compris de personnes âgées.
« FORMIDABLE ! » s’est exclamé un compte X de journalisme citoyen comptant plus de 800 000 abonnés, en réponse à un clip vidéo de la discussion.
« Pour les enfants, ce n’est pas “formidable”, c’est CRUEL », a répliqué l’auteur et activiste conservatrice Katy Faust, fondatrice de l’organisation de défense des droits de l’enfant Them Before Us.
Faust a décrit un avenir dystopique où la prochaine étape de la FIV, la GIV, abréviation de « gamétogénèse in vitro », pourrait mener à des possibilités infinies et terrifiantes de mal pouvant être infligé aux enfants mis au monde par cette nouvelle technologie.
« Un homme pourrait être à la fois le père et la mère d’un enfant », a expliqué Faust.
Lire la suiteLe fils transgenre d’Elon Musk expose l’horreur de la FIV dans un message déchirant

Elon Musk.
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/YouTube
12 mars 2025 (LifeSiteNews) — Elon Musk, le nataliste le plus riche et le plus puissant du monde, a été clair sur sa vision du monde : plus de bébés, à n’importe quel prix. « Je fais de mon mieux pour aider la crise de la sous-population », publiait-il sur X en 2022. « L’effondrement du taux de natalité est de loin le plus grand danger auquel la civilisation fait face. » Mais le prix qu’il est prêt à payer est élevé — et les récents commentaires de son propre fils, qui s’identifie désormais comme transgenre, sont un rappel brutal de ce que ces coûts impliquent.
Comme je l’ai noté récemment dans First Things, la montée en puissance du mouvement nataliste, petit mais puissant, a mis en évidence un clivage important avec le mouvement pro-vie. Le mouvement pro-vie s’oppose à l’avortement, à la fécondation in vitro et à tout autre processus qui détruit, ou réduit à une marchandise, la vie à naître. Les natalistes comme Musk ne s’intéressent pas particulièrement aux moyens de reproduction, mais seulement au résultat final. Musk lui-même, en avec quatre femmes, est le père de 14 enfants connus, dont au moins cinq ont été conçus par FIV (et probablement plus).
Si certains pro-vie sont natalistes, tous les natalistes ne sont pas pro-vie. Musk ne soutient pas, par exemple, la protection des enfants à naître dans l’utérus. Interrogé sur l’interdiction de l’avortement au Texas en 2022, il a répondu : « Je crois en la maximisation de la liberté individuelle, tant qu’elle ne nuit pas aux autres. Les positions extrêmes de chaque côté de ce débat passent à côté de l’essentiel ». L’avortement, bien sûr, est un acte de violence qui détruit un bébé à naître et qui, par conséquent, « nuit » aux autres. Musk ne semble pas le reconnaître.
Lire la suiteLa maternité de substitution est une forme de traite des êtres humains — ce cas troublant le prouve

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pormezz/Adobe Stock
Samedi 22 février 2025 (LifeSiteNews) — La maternité de substitution est une forme de traite des êtres humains.
Cela est vrai non seulement d’un point de vue éthique — puisque la FIV est utilisée pour créer des enfants en laboratoire et qu’une femme ou des femmes sont ensuite louées pour la gestation de ces enfants — mais aussi d’un point de vue légal dans un nombre croissant de pays. L’Italie a interdit la maternité de substitution pour ces raisons, et la Cour européenne des droits de l’homme, dans un rare moment de clarté morale, a également qualifié la maternité de substitution de traite des êtres humains (tout comme le Parlement européen).
Les problèmes éthiques et juridiques engendrés par la commercialisation de la vie humaine et le trafic d’enfants humains n’ont jamais été aussi évidents. J’ai couvert un grand nombre de ces histoires dans cet espace ; il y en a beaucoup d’autres dont j’aurais pu parler, comme l’augmentation grotesque des « usines à bébés » à but lucratif dans des pays comme l’Ukraine et le Nigeria, sous l’impulsion de riches Occidentaux qui ne peuvent pas concevoir leurs propres enfants naturellement ou qui préfèrent simplement confier la tâche de porter des enfants à des femmes de pays en développement qui sont désespérément à la recherche d’argent.
Lire la suiteUne femme poursuit un centre de FIV après avoir donné naissance au bébé d’une autre personne et avoir été forcée de le donner

Krystena Murray.
Par Emily Mangiaracina — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : ABC 7 Chicago/YouTube
21 février 2025 (LifeSiteNews) — Une femme de Géorgie poursuit un centre de fécondation in vitro (FIV) après avoir donné naissance à un bébé qui n’était manifestement pas le sien biologiquement et qu’elle a ensuite été forcée de donner à ses parents d’origine.
Krystena Murray, une photographe de mariage âgée de 38 ans, a intenté une action en justice mardi, expliquant comment, après avoir accouché, elle a réalisé que le bébé nétait pas le sien, étant donné qu’elle et son donneur de sperme étaient blancs, et que le bébé auquel elle a donné naissance était d’origine africaine.
« J’espérais qu’il s’agissait simplement d’une erreur de sperme et non d’une erreur d’embryon », a déclaré Mme Murray à NBC News. Un test ADN a toutefois confirmé que le bébé n’était pas biologiquement le sien.
Lire la suite7 raisons pour lesquelles la FIV est moralement mauvaise et doit être combattue

Par Michael Cook (LifeSiteNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Andriy Bezuglov/Adobe Stock
27 août 2024 (Mercator) — En mars dernier, Mercator avait prédit que la fécondation in vitro (FIV) deviendrait un enjeu majeur des élections américaines de 2024. Devinez quoi ? Nous avions raison. Cinq mois plus tard, un titre de Politico se lit comme suit : Les démocrates testent une théorie de champ de bataille : les craintes liées à la FIV peuvent l’emporter contre un républicain « pro-choix ».
Tim Walz, le colistier de Kamala Harris, a déjà placé la FIV au cœur de son discours de campagne. Sa femme Gwen et lui ont eu recours à la FIV pendant sept ans avant la naissance de leur fille.
« Cela devient une question personnelle pour moi et ma famille », a déclaré Walz lors d’un rassemblement à Philadelphie. « Lorsque ma femme et moi avons décidé d’avoir des enfants, nous avons passé des années à suivre des traitements contre l’infertilité ».
(Flash tardif : « Dieu merci pour la fécondation in vitro », a déclaré Walz lors d’une autre entrevue. « Ma femme et moi avons deux beaux enfants ». Sauf qu’il ne s’agissait pas du tout d’une FIV avec destruction d’embryons, mais d’un autre type de procédure de fertilité. « Le gouverneur Walz parle comme les gens normaux », a expliqué son attaché de presse).
En fait, les démocrates se servent de la FIV pour détourner les républicains anti-avortement du ticket Trump-Vance. La FIV, dit-on, est « pro-vie » parce qu’elle permet de créer des enfants pour les couples stériles. S’opposer à la FIV est cruel et anti-vie. C’est un argument puissant qui a du succès auprès des électeurs.
Lire la suiteLes pro-vie avertissent que la FIV tue plus de bébés que l’avortement et reprochent à Ted Cruz de la soutenir

Par Matt Lamb — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Standard/Adobe Stock
1er août 2024 (LifeSiteNews) — L’industrie même qui prétend aider à créer la vie humaine tue en fait plus de bébés que les avorteurs, souligne un nouveau reportage.
Une vidéo publiée par l’American Life League (ALL) critique les « républicains pro-vie autoproclamés » qui prônent un accès généralisé à la fécondation in vitro (FIV), pointant du doigt le sénateur du Texas Ted Cruz et la sénatrice de l’Alabama Katie Britt.
Tous deux veulent créer un « droit » fédéral à cette procédure destructrice d’embryons, le sénateur Cruz la qualifiant de « technologie miraculeuse ». Cependant, comme LifeSiteNews l’a déjà noté, « la fécondation in vitro est pleine de dangers éthiques, notamment parce qu’elle implique la création consciente de dizaines d’embryons humains “en surnombre” qui seront tués par la suite et que les vies humaines sont traitées comme des commodités que l’on peut marchander ».
Cruz et Britt ont proposé une législation en faveur de la FIV en réponse à un arrêt de la Cour suprême de l’Alabama rendu en février, qui affirmait que les embryons humains, même conservés au froid, étaient des êtres humains. Cet arrêt a été rendu après que des embryons aient été détruits lorsqu’un client d’un centre de fécondation in vitro a accidentellement fait tomber des embryons et les a tués. Le projet de loi Cruz-Britt supprimerait le financement fédéral de Medicaid pour les États qui interdisent la FIV.
« Cette technologie est incroyablement mortelle pour les enfants embryonnaires dans leur état le plus vulnérable de développement humain », déclare Dwain Currier, de l’ALL, dans la vidéo.
« L’industrie de la FIV est tout aussi mortelle que l’autre industrie connue pour tuer chirurgicalement et chimiquement les enfants à naître », note l’American Life League.
Lire la suiteLe nouveau livre de l'Académie pontificale pour la vie contredit l'enseignement de l'Église sur la morale sexuelle

Vincenzo Paglia.
Par Tommaso Scandroglio (LifeSiteNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Michael Haynes
(Daily Compass) – La gioia della vita (La joie de la vie) est un texte, publié le mois dernier, « fruit de la réflexion commune d’un groupe qualifié de théologiens qui se sont réunis à l’initiative de l’Académie pontificale pour la vie », indique la page de couverture. Un texte né comme base de travail du séminaire de l’Académie pontificale pour la vie (APV) en 2021 et publié aujourd’hui pour célébrer le prochain 30e anniversaire de l’Evangelium vitæ de Jean-Paul II (et non le 25e comme l’écrit Mgr Vincenzo Paglia, président de l’APV). Les erreurs dans ce texte sont si nombreuses et si graves que le livre La joie de vivre ne peut certainement pas être considéré comme une célébration de l’œuvre de Jean-Paul II.
Pour des raisons d’espace, nous devons nous concentrer sur quelques questions seulement, et encore, seulement partiellement. La première : l’euthanasie. Interdire ou ne pas interdire ? Le texte affirme qu’il est bon de ne pas interdire car « il pourrait en résulter un préjudice plus grand pour le bien public et la coexistence civile, en amplifiant les conflits ou en favorisant des formes clandestines de pratiques officiellement illégales » (p. 150). Mais Thomas d’Aquin, souvent mal cité dans ce volume, mais pas dans ce cas, dit : « [les vices] surtout ceux qui nuisent à autrui. Sans l’interdiction de ces vices-là, en effet, la société humaine ne pourrait durer ; aussi la loi humaine interdit-elle les assassinats, les vols et autres choses de ce genre » (Summa Theologiae, I-II, q. 96, a. 2 c.).
L’euthanasie est un meurtre et, en tant que tel, doit toujours être interdite même si, par hypothèse, une telle interdiction augmenterait les conflits civils et favoriserait l’euthanasie clandestine (pour mémoire, tous les meurtres sont clandestins) car, sans cette interdiction, le bien commun serait détruit. Que se passe-t-il si l’euthanasie est légitimée ? « Cela présente l’inconvénient de la “cautionner” et, dans une certaine mesure, de justifier une pratique moralement controversée ou rejetée. ... La question se pose toutefois de savoir si la responsabilité pénale et civile — par exemple dans le cas de l’assistance au suicide — ne pourrait pas être nuancée, dans des limites clairement établies et à l’issue d’un débat culturel et politico-institutionnel » (p. 151). Il n’est pas permis de se questionner sur la légitimité du suicide assisté : la seule option moralement valable est son interdiction.
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