Un militant chrétien condamné à une amende de 55 000 $ pour avoir appelé un homme, homme

Bill Whatcott.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : de David Cooke sur YouTube
Apparemment, en Colombie-Britannique, si vous appelez un homme, qui prétend être une femme, homme, vous risquez de recevoir une amende assez salée. Extrait de Mass Resistance :
La semaine dernière, le Tribunal des droits de la personne de Colombie-Britannique a condamné le militant chrétien Bill Whatcott à une amende de 55 000 $ pour le crime d’« attribution du mauvais genre » (mis-gendering). Il lui a été ordonné de « s’abstenir de commettre la même infraction ou une infraction similaire ».
[...]
Lors des élections de Colombie-Britannique au printemps 2017, l’activiste chrétien Bill Whatcott a distribué des centaines de dépliants informant les gens que l’un des candidats locaux, Morgane Oger — qui prétendait être une femme et s’habillait en femme — était en fait un homme nommé Ronan Oger. (En fait, il y a cinq ans, Oger vivait relativement normalement comme père avec sa femme et ses deux enfants.)
Le dépliant de Whatcott comprenait des citations bibliques affirmant la dignité de notre création par Dieu, de tous en tant qu’homme ou femme. Il décrivait ensuite les dangers médicaux associés aux modes de vie « transgenres » et homosexuels.
Oger a perdu l’élection […]
Oger a par la suite déposé une plainte en matière de droits de la personne auprès du Tribunal des droits de la personne de Colombie-Britannique contre Whatcott, alléguant que les dépliants avaient exposé Oger à la discrimination, à la haine et au mépris en vertu de l’article 7 du Human Rights Code de la Colombie-Britannique.
[...]
Au cours de l’audience, M. Whatcott a refusé de céder et a continué de qualifier M. Oger d’homme dans son témoignage, bien que les juges l’aient réprimandé à plusieurs reprises. Whatcott portait aussi un chandail à manches courtes portant un message décrivant Oger comme homme, additionné d’une citation biblique. (Homme et femme, il les créa — Genèse 5:2) Il s’adressait aux blogueurs et à ses alliés pendant les pauses tout au long de la procédure. Il a appelé le Tribunal un « tribunal kangourou ». En fin de compte, le Tribunal lui a imposé des amendes supplémentaires pour ce « comportement inapproprié ». (Ironiquement, l’un des juges s’est trompé [par rapport à ce qu’il voulait dire] et a qualifié Oger d’homme pendant l’audience, mais il n’a pas été condamné à une amende !)
Richard Martineau et la croix des 40 Jours pour la Vie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Weyenbergh Jacky/PublicDomainPictures
Nous vous avions déjà informés chers lecteurs, sur notre page Facebook, celle du site 40 Jours pour la Vie à Montréal et sur ce site, des récents déboires de l’un des bénévoles priants remplaçant Brian Jenkins l’organisateur des 40 Jours de Campagne Québec-Vie. Il tenait en main la croix des 40 Jours et portait deux pancartes à thème pro-vie. Les 40 Jours pour la Vie est une forme d'action auprès des femmes pensant avorter, pour qu'elles décident de renoncer à tuer leur enfant à naître, et ce grâce à la prière et à l'exposition de messages pro-vie à leurs regards. Les 40 Jours ont généralement lieu près d'avortoirs.
En bref, le 27 mars, un peu avant 14 h, un groupe d’une quinzaine de jeunes est venu s’installer non loin de lui sur le même coin de trottoir, devant l’édicule de la station de métro Berri-UQAM, procédant à une espèce de cérémonie de magie grotesque. Peu après, cinq ou six d’entre eux se sont jetés sur la croix que le bénévole tenait en main, ont tiré dessus comme des forcenés, essayant aussi de décramponner en tirant sur ses mains le pro-vie qui se tenait de toutes ses forces après la croix, ont ôté l’image de la croix, en ont arraché la partie transversale, celui l’ayant se mit à taper (faiblement) sur le bras gauche du pro-vie avec. Pour finir, ils ont arraché ce qui restait de la croix des mains du bénévole et se sont enfuis, emportant leur prise.
Hier matin, à partir des 13 minutes 7 secondes à la fin d'une émission radio du programme Politiquement incorrect de Richard Martineau, dans une émission portant le titre Dorion, Trump, le même combat, M. Martineau raconta l’incident qui s’était déroulé juste sous les fenêtres des bureaux de Qub Radio.
Lire la suiteLettre d’un missionnaire au New York Times : la pédophilie et l’Église

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Nicolas Esposito/Flickr
Un prêtre missionnaire en Angola, le Père Martin Lasarte, a écrit une lettre au New York Times, qui ne l’a d’ailleurs pas publiée, mais qui fut mise en article par le site argentin Enfoques Positivos. Aleteia l’a publiée en français de son côté. La lettre commence par traiter de la question des prêtres pédophiles dont il est tant question dans les divers grands médias. Entre parenthèses, les cas d’agressions sexuelles, commis par des ecclésiastiques sur des mineurs, sont perpétrés sur des mineurs pubères ou post-pubères et principalement à l’encontre de garçons, aussi nous sommes plutôt en face d'hébéphilie, d'éphébophilie et d’un problème d’homosexualité. Le Père Lasarte, tout en condamnant les actes abominables commis par certains prêtres, déplore que la presse ne s’occupe que de ceux qui font scandale et que les médias biaisent souvent l'information…
Par contre, fait remarquer le Père Lasarte, les journaux ne se soucient pas des prêtres qui se sacrifient au service des pauvres, des malades, des illettrés, souvent au péril de leur vie et parfois au prix de celle-ci. Extrait d’Aleteia :
Cher frère journaliste,
Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation et cela fait vingt ans que je vis en Angola comme missionnaire.
Faisant remarquer la large couverture que les médias donnent aux scandales concernant l’Église, le père Lasarte écrit :
Certaines présentations journalistiques sont pondérées et équilibrées. D’autres exagèrent, causent un préjudice, sèment la haine. Je ressens moi-même une grande douleur pour le mal immense que provoquent ces personnages qui devraient être des signes vivants de l’Amour de Dieu. Ils infligent un coup de poignard à la vie de trop d’êtres innocents. Il n’y a pas de mots pour justifier de tels actes. Il n’y a pas de doute non plus sur le soutien que l’Église prodigue aux faibles et aux plus démunis […]
Je m’étonne de lire si peu de nouvelles au sujet de ces milliers de prêtres qui sacrifient leur vie et s’épuisent pour des millions d’enfants et d’adolescents, riches ou pauvres, choyés ou défavorisés, aux quatre coins du monde.
Je pense que le New York Times ne sera donc pas intéressé d’apprendre :
Que j’ai dû transporter des dizaines d’enfants faméliques par des chemins minés à cause de la guerre de 2002, entre Cangumbe et Lwena (Angola), car le gouvernement ne pouvait le faire et les ONG n’y étaient pas autorisées ;
[…]
Que nous ayons sauvé la vie de milliers de personnes dans le Moxico grâce au seul centre de santé existant dans une zone de 90 000 km2, en distribuant de la nourriture et des semences ;
Que nous ayons pu fournir éducation et écoles à plus de 110 000 enfants au cours de ces dix dernières années ;
Il demeure sans intérêt qu’avec d’autres prêtres, nous ayons eu à secourir près de 15 000 personnes dans les campements de la guérilla, après qu’ils aient rendu les armes, parce que les aliments du gouvernement et de l’ONU n’arrivaient pas ;
[…]
Ce n’est pas une information non plus que près de 60 000 prêtres — sur les 400 000 prêtres et religieux du monde — aient quitté leurs pays et leurs familles pour servir leurs frères dans une léproserie, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des orphelinats.
La chasse aux catholiques (pro-vie)

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Wikimedia Commons
C’est ce que l’on peut dégager d'un courriel envoyé par le Dr François Volff, protestant, actif dans le domaine pro-vie. Il résume plusieurs attaques de même nature dirigées contre l’Église catholique : les médias sortent des « scandales », d’ailleurs grossis, déformés et sans mise en comparaison avec d’autres scandales, pour couler l’Église dans l’esprit des gens.
La bonne volonté aide beaucoup à discerner le vrai du faux, et il est louable de la part du Dr François Volff d’affirmer ainsi la vérité sur l’Église :
Chers amis,
Barbarin avait signé, avec les représentants des autres religions à Lyon, un manifeste contre le mariage homo (2007). Et, horreur, faisait partie du comité de soutien à La Marche Pour la Vie. Le Système (par ailleurs indulgent pour les pédophiles) veut sa peau.
C’est au niveau mondial que l’église catholique est attaquée. Le scandale de pédophilie en Irlande avait, lui, un but précis : discréditer l’église romaine en vue de la légalisation de l’avortement. Un prélat australien est mis au trou sur de simples accusations. Des torrents de boue déferlent sur un Vatican qui serait truffé d’homosexuels (tiens, pour une fois, ce serait mal). Tout ceci pour briser toute résistance contre l’agenda « sociétal ».
Dr François Volff (Acpervie-sos-maternité)
Publié sur fb Protestants pro vie.
Le cardinal Barbarin aurait, selon les accusations, couvert un ecclésiastique coupable d’agression sexuelle, et ce depuis plusieurs années.
Mgr Pell, le prélat australien, a été accusé d’agressions sexuelles et été condamné à six ans de prison alors qu’il a 77 ans, malgré l’invraisemblance des accusations.
L’affirmation selon laquelle le Vatican serait bourré d’homosexuels provient du journaliste Frédéric Martel, qui semble plutôt douteux dans ses insinuations.
Une école publique suspend une élève chrétienne pour avoir affiché des versets bibliques
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Ainsi, une jeune fille à reçu une forte punition de la part de son école, pour avoir simplement affiché des versets de la bible dans son école à l'adresse d'écoliers qu'elle considérait ne recevoir aucune aide utile d'un groupe LGBT ayant affiché ses messages autour de l'école. Extrait de LifeSiteNews :
Une adolescente de l'Ohio a fait l'objet d'une « suspension scolaire » pour avoir publié des versets de la bible dans son école vers le début du mois.
Gabby Helsinger, de l'école secondaire Lebanon High School, s'est inspirée des affiches de drapeaux de la fierté LGBT affichées autour de son école pour écrire quelques versets de la Bible et faire ses propres messages. Elle les a collées sur des casiers et des murs, pour finalement découvrir que les professeurs les enlevaient.
Dans une vidéo publiée par sa mère Tina sur Facebook, Gabby a expliqué ce qui s'est passé ensuit :
Le lendemain, on m'a appelé au bureau et il y avait une lettre qui disait que j'avait un ISS, qui est une suspension scolaire, et la raison pour laquelle je la recevais était pour « abus des autres, manque de respect, la impolitesse » parce que j'avait mis des versets de la Bible « ciblant l'organisation GSA ».
Gabby a affirmé aux facebookers qu'elle ne savait pas ce qu'était ou voulait dire la « GSA (Gay ― Straight Alliance) ».
Elle avait cependant remarqué que des personnes de son école qui, selon elle, avaient besoin d'une certaine aide, ne pouvaient la recevoir d'une telle organisation qui ne pouvait la fournir.
« Ils n'ont pas besoin de vivre dans la confusion de se demander s'ils devraient être gais, bisexuels, lesbiennes, transgenres ― quelque chose comme ça », disait-elle. « Et je sais que Dieu est le seul moyen de les guérir de ça. »
Les « dix mois en enfer » d’Agnès Thill, députée LREM, catholique et anti-PMA

Assemblée nationale française.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Christophe Eyquem/Wikimedia Commons
C’est vous dire s’il est difficile d’être catholique dans le parti d’Emmanuel Macron. Extrait de Valeurs actuelles :
Opposée à la « PMA pour toutes », la députée LREM Agnès Thill subit depuis dix mois la pression, le harcèlement et les moqueries des élus de la majorité, en raison notamment de sa foi catholique. Toujours membre du parti présidentiel, elle s’accroche à son rôle de « caillou dans la chaussure ».
Agnès Thill était soulagée, mardi, peu de temps après avoir été entendue par la commission des conflits de son parti, la République en Marche. Depuis qu’elle a manifesté publiquement son opposition à la « PMA pour toutes », la députée de l’Oise subit la pression permanente des membres de son groupe parlementaire. « Depuis dix mois, je vis un enfer », confie-t-elle. « Je suis harcelée par mes collègues, ma situation est réellement invivable, insupportable ». En sortant de son audition, elle estimait avoir enfin pu « expliquer [son] point de vue et remettre dans leur contexte les maladresses qui [lui] sont reprochées ». Si l’élue ne sera pas exclue — le parti l’a annoncé ce jeudi —, elle affirme être décidée à mettre fin à cette « violence inouïe » dont elle est systématiquement la cible.
De quoi parle-t-elle ? Dans une lettre envoyée à Gilles Le Gendre, Thill demande un « débat apaisé et serein », et prévient qu’elle déposera désormais plainte en cas de « nouvelle attaque » de la part de ses collègues, notamment sur sa vie privée et sa religion catholique.
Asia Bibi viendra au Canada, la Cour suprême du Pakistan a maintenu l’acquittement de l’accusation de blasphème
Par Eric Pilon (Le Peuple)
La Cour suprême du Pakistan a confirmé l’acquittement de la chrétienne persécutée.
Asia Bibi, cette Pakistanaise […] chrétienne acquittée en novembre dernier des accusations d’avoir blasphémé l’islam après huit ans de purgatoire dans les geôles du Pakistan, serait sur le point de demander l’asile au Canada. C’est ce qu’a rapporté mardi le média HuffPost UK.
Mme Bibi avait été placée sur une « liste de contrôle de sortie » après son acquittement, ce qui lui interdisait de quitter le Pakistan. Mais la Cour suprême du pays a confirmé mardi sa décision d’annuler la condamnation à mort de la chrétienne, ce qui la libère définitivement de tout chef d’accusation.
Le Huffpost UK a cité un porte-parole de la British Pakistani Association, Wilson Chowdhry : « Je peux confirmer qu’Asia Bibi sera envoyée par avion au Canada très prochainement et que sa famille la rejoindra au moment opportun », a-t-il déclaré. Selon M. Chowdhry, deux filles de Mme Bibi auraient déjà été transportées secrètement au Canada.
Secrètement n’étant pas exagéré : au sein de la classe politique, le mot d’ordre est d’assurer la sécurité de Mme Bibi et de sa famille, et même en territoire canadien. Des islamistes avaient manifesté violemment au Pakistan en opposition à l’acquittement de la chrétienne. Un parti extrémiste, Tehreek-e-Labbaik (TLP), avait invité les Pakistanais à bloquer les principales routes des plus grandes villes du pays et en avait appelé à l’assassinat des juges de la Cour suprême qui avaient acquitté Mme Bibi.
C’est précisément pour des motifs de sécurité que le Royaume-Uni, le premier choix de Mme Bibi, a repoussé l’idée de l’accueillir. On craignait là-bas que les ambassades et le personnel diplomatique britanniques soient la cible d’extrémistes islamistes.
Un député polonais invite les étudiants de Covington, «injustement accusés» par les médias, au Parlement

Dominik Tarczyński, député polonais.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Adrian Grycuk/Wikimedia
Voici quelques nouvelles de ces jeunes gens qui se sont fait vilipender sur la place publique par les grands médias, au sujet d’une affaire où ils s’étaient fait importuner. Les grands médias répandent de ces fausses nouvelles que c’en est aberrant. Extrait de LifeSiteNews :
Lire la suiteUn député polonais a invité des étudiants catholiques américains de la Covington Catholic High School du Kentucky à prendre la parole au Parlement polonais après que ceux-ci aient été faussement accusés par les grands médias, au cours de la fin de semaine dernière, de se moquer d’Amérindiens devant le Lincoln Memorial, à Washington.
« Chers étudiants catholiques de Covington, j’aimerais vous inviter au Parlement polonais. Après avoir regardé cette vidéo, je me lève maintenant pour défendre ces jeunes gens accusés à tort et vous tous ! » a écrit Dominik Tarczyński, député conservateur au Parlement polonais et nouveau vice-président des Conservateurs européens au Conseil de l’Europe, dans un message Twitter du 20 janvier.
« Vous êtes les bienvenus pour venir nous parler de ce en quoi vous croyez, » a-t-il ajouté.
Dans une entrevue exclusive avec LifeSiteNews, Tarczyński a déclaré qu’il est « très important en ce moment » pour les garçons catholiques d’être « courageux » face aux reportages calomnieux qui les ont vilipendés.
L’affaire de la peinture de Notre-Dame de Guadalupe continue
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Il y en a décidément qui n’aiment pas la peinture ou la religion catholique, ou les deux. Toujours est-il qu’une dame de 85 ans habitant dans un parc de maisons mobiles à Bradenton en Floride s’était fait ordonner de retirer une image de Notre-Dame de Guadalupe qu'elle avait peinte sur sa devanture, elle s'est aussi vue menacer de poursuite par la direction du parc parce qu’elle désirait garder cette image sur le devant de sa maison.
Maintenant, les avocats de la direction du parc de maison mobile en sont rendus à demander une arbitration entre la direction et Mme Millie Francis.
Ce qui est à remarquer est que c’est très probablement parce que l’image en question dérange d’une façon ou d’une autre la direction du Bradenton Tropical Palms que celle-ci elle importune ainsi une femme âgée. Extraits du Bradenton Herald :
Lire la suiteL’affaire de Mme Francis fut rendue publique au début du mois de novembre lorsque la direction de la propriété lui a demandé d’enlever la peinture, représentant Notre-Dame de Guadalupe [...]
Une semaine plus tard, des avocats représentant le parc de maisons mobiles l’ont menacée d’intenter un procès si elle n’enlevait pas la fresque dans les 30 jours. Mme Francis ne l’a pas fait et maintenant les avocats tentent de forcer l’enlèvement du tableau.
Ils ont aussi blâmé Mme Francis pour la publicité négative dont la direction du parc a fait l’objet.
Persécuter l’Église au nom de la « liberté »

Expulsion de Chartreux de leur monastère lors de la séparation de l'Église et de l'État en France, avril 1902.
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Internet Archive Book Images/Wikimedia Commons
Suite de la Chronique intitulée : « Un droit d’exemption pour l’éducation sexuelle ? » — CQV
Cet extrait de ma thèse de doctorat en histoire tente d’expliquer la logique interne des États soi-disant libéraux, qui en viennent à persécuter l’Église catholique en vertu du principe : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
* * *
La philosophie libérale prétend émanciper la société de l’absolutisme politique et religieux. Mais en pratique, elle tend à renforcer le pouvoir étatique, parfois jusqu’au totalitarisme. L’Ancien Régime ne connaissait pas la conscription, la lourde taxation et la règlementation envahissante, qui sont les fruits des États libéraux des XIXe et XXe siècles. La Révolution française a proclamé la liberté de cultes, tout en guillotinant le quart du clergé.
Ce paradoxe découle de la logique interne du libéralisme. Pour éviter l’anarchie, la liberté doit être encadrée par l’autorité. Si cette autorité n’émane pas de Dieu, elle doit émaner des hommes, ou plus précisément de la volonté générale du peuple souverain qui s’exprime démocratiquement. La puissance temporelle (État) n’est plus soumise à la puissance spirituelle (Église). La distinction entre Dieu et César disparaît au profit de César, c’est-à-dire de l’État qui détient désormais les deux pouvoirs, temporel et spirituel.
L’État devient l’autorité suprême qui entend régir le corps et l’âme de la société, et même des individus. Il interdit, par exemple, l’enseignement de la foi catholique dans les écoles publiques ; mais il le remplace par une éducation civique d’idéologie libérale (cours d’ECR et d’éducation sexuelle). L’État est séparé de l’Église catholique, mais il n’est pas séparé de toute religion. C’est l’idéologie libérale qui tient lieu de religion officielle.
Lire la suite