Pauline Marois endosse les propos de Louise Mailloux, qui ne s'excuse pas vraiment...
Sur le site du Journal de Montréal du 15 mars 2014 :
(Photo : BMeunier sur flickr.com, licence creative commons)
La candidate péquiste Louise Mailloux s’excuse pour ses écrits comparant le baptême et la circoncision au viol, même si Pauline Marois les «respectait» vendredi.
«Concernant mes déclarations sur certaines pratiques religieuses, je tiens à dire que je n’ai jamais voulu offenser ou blesser qui que ce soit. Si tel a été le cas, je m’en excuse très sincèrement», a affirmé Louise Mailloux dans un communiqué de presse envoyé aux médias samedi après-midi.
Ce qui fait dire au chroniqueur Vincent Marissal, dans un gazouillis du 14 mars 2014 :
Si je comprends bien Pauline Marois, une candidate peut dire n'importe quoi, tant qu'elle appuie la #charte
Pauline Marois passe sans nostalgie de son système de garderie à l'école pré-maternelle
Sur le site du journal La Presse du 27 mars 2013:
(Pauline Marois)
(QUÉBEC) Les centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées ne sont pas au bout de leurs peines. Leur budget sera amputé d'environ 15 millions supplémentaires l'an prochain.
Le 16 mars, La Presse a révélé que le gouvernement Marois leur impose des compressions de 56,2 millions en 2013-2014. Or, le réseau devra encore se serrer la ceinture en 2014-2015.
L'un des «réaménagements budgétaires» que met de l'avant la ministre de la Famille, Nicole Léger, vise à créer un nouveau barème de financement, réduit, pour les enfants de 4 ans. À l'heure actuelle, il n'existe qu'un seul barème pour l'ensemble des enfants de plus de 18 mois (39$ par jour en incluant la contribution de 7$ des parents).
Cette mesure représente des compressions de 31,3millions dans les CPE et de 14,9 millions dans les garderies privées en 2013-2014, pour un total de 46,2 millions. Elle sera mise en oeuvre à compter du 1er juillet, ce qui représente 196 jours de garde pour 2013-2014.
Mais Québec ne se contente pas de rendre récurrente la coupe de 46,2 millions l'année suivante. Le nouveau barème de financement pour les enfants de 4 ans s'appliquera en effet pour toute l'année 2014-2015, donc sur un total de 261 jours de garde. Résultat: les CPE verront leur budget fondre de 10 millions et les garderies privées subventionnées, de 5 millions supplémentaires en 2014-2015.
Pour Pauline Marois, le système de garderie a fait son temps. C'est maintenant le moment de couper les fonds pour que les parents n'aient pas le choix de transférer leurs enfants vers l'école maternelle... une année à la fois. Pour l'instant, les enfants de 4 ans, mais la détermination de la première ministre nous fait présager que la maternelle pour les enfants de 3 ans suivra aussitôt... La pensée retorse de la ministre Pauline Marois
À maintes reprises, Mme Marois a démontré son arrogance et son déni du droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions. L’interdiction de parler de religion dans les garderies « familiales » en est un exemple flagrant. Pour Mme Marois, l’État doit protéger les enfants du milieu parental, source de nombreuses croyances incompatibles avec l’idéologie laïciste fermée et bornée qu’elle tente d’instaurer.On trouve un résumé de la situation de la politique de garderie dans le journal Le Devoir du 18 mars 2013:
Les centres de la petite enfance (CPE) situés en région risquent d’avoir plus de mal à encaisser les compressions annoncées par le ministère de la Famille, d’autant que leur fréquentation pourrait baisser avec la création prochaine de classes de maternelles destinées aux enfants de quatre ans issus des milieux défavorisés, selon des responsables de CPE.
Dès le 1er juillet, les CPE subiront des compressions de 37,9 millions, une baisse de 3,5 % de l’enveloppe budgétaire. Le gouvernement Marois réduit aussi de 18,3 millions les subventions accordées aux garderies privées.
La situation sera plus difficile en région, selon Simon Dufresne, le directeur du Réseau de services à la petite enfance de l’Est du Québec, car les garderies y sont de taille moindre. Une des solutions serait de « fusionner des CPE », selon M. Dufresne, afin de réduire le personnel administratif. Les heures des conseillères pédagogiques, qui soutiennent et conseillent les éducatrices, pourraient aussi être réduites, ce qui diminuerait toutefois la qualité des services. De plus, M. Dufresne estime que la création de 70 classes de maternelles pour les enfants âgés de quatre ans issus des milieux défavorisés aura un impact sur les garderies en région. Québec prévoit en effet d’offrir la maternelle à quatre ans à 1200 enfants. M. Dufresne craint que cette mesure ne fasse baisser la fréquentation des garderies situées en Gaspésie et aux îles de la Madeleine. D’autant plus que les tailles de ces garderies sont moindres que celles des grandes villes.
L’Association québécoise des CPE se dit « trahie » par Pauline Marois, l’instigatrice du réseau. Son directeur général, Louis Senécal, estime que c’est la « pire attaque » de l’histoire des CPE.
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