Le Sénat adopte un amendement budgétaire non contraignant visant à rétablir l’Amendement Hyde

Par Laura Nicole (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Peter Griffin/PublicDomainPictures
Un amendement budgétaire du Sénat visant à préserver l’amendement Hyde et à protéger également les droits de conscience des prestataires de soins de santé a été adopté de justesse par le Sénat par une marge de 50 contre 49 mercredi soir.
L’amendement à la résolution budgétaire du Sénat pour l’exercice 2022 proposé par le sénateur James Lankford (républicain-Oklahoma.) comprend l’interdiction de financer l’avortement sur demande avec des fonds fédéraux (amendement Hyde). L’amendement du sénateur Lankford inclut également des protections de conscience pour les prestataires de soins de santé et les compagnies d’assurance qui refusent de commettre ou de financer des avortements, protégés depuis 2004 par l’amendement Weldon. Le sénateur Joe Manchin (démocrate-Virginie-Occidentale) a rompu avec son parti pour constituer la voix décisive en faveur de l’amendement de Lankford.
« Nous remercions les champions pro-vie du Sénat pour leur travail inlassable en vue de protéger les enfants à naître et leurs mères », a déclaré Carol Tobias, présidente de National Right to Life, selon un communiqué de presse.
Bien que l’amendement Lankford au budget du Sénat ne soit pas contraignant, il signale néanmoins le soutien majoritaire de la chambre à l’interdiction du financement fédéral de l’avortement et à la protection de la conscience des médecins.
Lire la suiteL’Ohio garantit aux médecins la liberté de ne pas pratiquer l’avortement, la « transition », etc.

Par Adèle Cottereau (Droit de Naître) — Photo : jcomp/Freepik
Cet Etat situé à l’est des Etats-Unis a promulgué début juillet une loi autorisant les médecins à refuser d’exercer des activités en fonction de leurs « croyances ou principes moraux, éthiques ou religieux ». C’est-à-dire les avortements, chirurgies transgenres ou d’autres pratiques qui violent notre foi.
Désormais, un médecin, un établissement ou un fournisseur de soins de santé a la liberté de refuser d’exécuter, de participer ou de payer tout service de soins de santé qui viole sa conscience, selon ses principes moraux, éthiques ou religieux.
Les groupes pro-vie ont célébré cette nouvelle loi, le Center for Christian Virtue (CCV) le qualifiant d’« étape importante pour protéger la liberté religieuse ».
« Les professionnels de la santé subissent aujourd’hui une pression incroyable pour abandonner leur foi et leurs convictions éthiques et pour effectuer des procédures qu’ils jugent nuisibles et dangereuses », a déclaré l’association dans un communiqué de presse peu après la signature de la loi. Cependant, a-t-elle mis en garde dans le message, « ne vous méprenez pas, la culture du politiquement correct qui intimide et réduit au silence des millions d’Américains aujourd’hui est profondément ancrée dans le système médical de l’Ohio. »
Avec la promulgation de cette nouvelle clause de conscience, « les hommes et les femmes de foi qui sauvent des vies à travers tout l’État peuvent savoir qu’ils ne peuvent pas être licenciés ou punis pour avoir traité leurs patients de manière éthique », se réjouit encore le CCV.
Un tribunal annule la politique de l’administration Biden obligeant les médecins à pratiquer l’avortement et la «transition»

Par Raymond Wolfe — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Sebastian Duda/AdobeStock
Wichita Falls, Texas (LifeSiteNews) — Un tribunal fédéral a bloqué une politique de l’administration Biden exigeant que les médecins pratiquent des avortements et des procédures de changement de sexe, sans tenir compte de leurs objections religieuses ou de conscience.
Le juge Reed O’Connor de la Cour de district des États-Unis pour le district Nord du Texas, division de Wichita Falls, a interdit de façon permanente au gouvernement fédéral de mettre en œuvre le soi-disant mandat transgenre dans une décision rendue lundi.
L’administration Obama a d’abord publié le mandat transgenre en 2016, obligeant les prestataires de soins de santé à offrir des procédures de « changement de sexe » à tout patient, quel que soit son âge, sur recommandation d’un professionnel de la santé mentale. La règle, qui ne prévoyait pas d’exemption de conscience, s’appuyait sur l’interprétation d’une clause de non-discrimination de la loi sur les soins abordables (ACA).
Le département de la santé et des services sociaux (HHS) a finalisé l’abrogation du mandat l’année dernière sous le président Trump, mais l’administration Biden l’a rétabli depuis. Et le secrétaire à la santé de Biden, Xavier Becerra, a intenté un procès pour défendre cette politique après un autre jugement défavorable cette année.
Le juge O’Connor a interdit au HHS « d’interpréter ou d’appliquer » l’ACA « d’une manière qui obligerait [les plaignants] à pratiquer ou à fournir une couverture d’assurance pour les procédures de transition de genre ou les avortements, y compris en refusant l’aide financière fédérale en raison de leur incapacité à pratiquer ou à fournir une couverture d’assurance pour de telles procédures ou en poursuivant, facturant ou évaluant de toute autre manière des pénalités, des amendes, des évaluations, des enquêtes ou d’autres mesures d’exécution ».
Lire la suiteUn étudiant en médecine pro-vie est expulsé de l’Université de Louisville parce qu’il s’oppose à l’avortement
Par Kristi Stone Hamrick (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Austin Clark était étudiant en quatrième année de médecine à l’Université de Louisville et il devait obtenir son diplôme en mai 2021. Marié, avec un bébé en route et un fils handicapé, Austin se préparait à commencer sa carrière de médecin pour aider sa famille et ses futurs patients. Mais l’école de médecine a coupé court à ces rêves en le renvoyant officiellement le 15 juillet 2020, selon une poursuite récemment déposée et amendée ce mois-ci.
La plainte de l’étudiant en médecine vise le président Neeli Bendapudi de la faculté de médecine de l’université de Louisville ainsi que 13 autres personnes liées à l’école. Pourquoi dit-il qu’il a été expulsé si soudainement ?
Dans son procès, Austin allègue que les problèmes avec l’école ont commencé lorsque son groupe pro-vie a accueilli le conférencier Alex McFarland à l’automne 2018. Austin faisait partie du conseil d’administration du groupe Medical Students for Life de l’école de médecine de l’Université de Louisville. L’administration a fait tout ce qu’elle pouvait pour empêcher l’événement, en grande partie en imposant des frais de sécurité incroyablement coûteux ─ une tactique courante des écoles qui tentent de faire taire les opinions des étudiants qu’elles n’aiment pas, comme l’a observé la présidente de Students For Life Action/Students For Life of America, Kristan Hawkins, dans son article d’opinion du Wall Street Journal. Le groupe d’étudiants a même dû faire appel à Alliance Defending Freedom, une fondation juridique qui défend la liberté d’expression des étudiants conservateurs ─ pour que l’événement ait lieu.
Comme l’indique le communiqué de presse de la SFLA sur l’action en justice, M. Austin affirme qu’à partir de ce moment et jusqu’à son renvoi de la faculté de médecine en 2020, les professeurs ont exercé des représailles contre lui en raison de ses opinions, le traitant de « stupide » et se demandant si son « cerveau fonctionnait », entre autres commentaires désobligeants. Il a été victime d’abus, de modifications de ses notes et a été contraint de signer un « contrat de professionnalisme » que les autres étudiants n’ont pas eu à signer. Dans son procès, Clark prétend qu’il a également été « harcelé physiquement et intimidé ».
Lire la suiteL’Administration Biden laisse un hôpital impunément forcer une infirmière à participer à un avortement

Par Roger Severino (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : WaveBreakMediaMicro/AdobeStock
« Ne me détestez pas ». Selon un procès intenté par le ministère de la Justice l’année dernière, c’est ce qu’a dit l’avorteur du Centre médical de l’Université du Vermont (UVMMC) à une infirmière, juste avant de forcer celle-ci à assister à l’interruption de la vie d’un enfant sous peine de perdre son emploi et potentiellement sa licence si elle refusait. L’infirmière en question avait informé ses supérieurs bien avant qu’elle ne pouvait participer à un avortement en raison de ses convictions religieuses et morales. Son droit à une telle objection est protégé par la loi fédérale connue sous le nom de « Church Amendments », que le Congrès a adoptée à l’unanimité en réponse directe à l’arrêt Roe v. Wade.
Les faits étaient d’une clarté stupéfiante, la victime était extrêmement crédible et sympathique, et l’auteur de la violation est resté totalement impitoyable et impénitent. L’affaire de l’UVMMC a été le cas de conscience le plus simple depuis plus d’une décennie.
Je dis était, car vendredi, le Ministère de la Justice a discrètement et volontairement rejeté l’affaire. Pas de reconnaissance de culpabilité, pas d’injonction, pas d’action corrective, pas de règlement, rien. Pire encore, étant donné que la victime n’a que peu ou pas d’options pour intenter un procès de son propre chef (en raison des nuances autour des droits d’action privés), l’administration Biden accorde effectivement un pardon complet à l’UVMMC et continuera à lui accorder des fonds fédéraux, bien qu’il ait été établi par le HHS (Health and Human Services) qu’elle avait violé la loi.
Ne me détestez pas, en effet.
Après Roe v. Wade, la profession médicale s’est divisée d’une manière à laquelle Harry Blackmun, l’auteur de Roe, ne s’attendait pas. Il imaginait que les femmes obtiendraient des avortements « avec les conseils de leur médecin » dans des hôpitaux et des cabinets médicaux respectés dans toute l’Amérique, à l’exception de ceux dirigés par des institutions religieuses. Au lieu de cela, le corps médical, craignant à juste titre pour sa réputation, s’est déchargé du travail d’avortement sur les légions de « cliniques d’avortement » qui ont commencé à apparaître comme des McDonald’s, mais sans le sourire, dans tout le pays. Pour l’Américain moyen d’aujourd’hui, il y a des médecins et il y a des avorteurs, et dans leur grande majorité, les professionnels de la santé ne veulent pas être identifiés à ces derniers. Chaque année, des milliers de professionnels de la santé refusent discrètement de se former, d’assister, de pratiquer ou de recommander des avortements pour une raison simple : ils ont choisi de pratiquer la médecine pour sauver des vies, et non pour y mettre fin. Plus les gens reconnaissent que l’avortement n’est pas un soin de santé, plus il est difficile pour les conglomérats d’avorteurs de recruter et de retenir des travailleurs de l’avortement. Après tout, qui veut inscrire sur son CV qu’il avorte des « produits de la conception » toute la journée pour gagner sa vie ? Cela explique en partie pourquoi les grands groupes de l’avortement cherchent désespérément à éliminer les protections de la conscience pour les professionnels de la santé qui sont en place depuis des décennies, car cela les aide à avoir plus de gens complices de leur entreprise sordide. Et maintenant que le président Biden et le secrétaire au HHS Xavier Becerra sont au pouvoir, l’industrie de l’avortement est en train de réaliser son souhait.
Lire la suiteLe Parlement européen adopte une résolution faisant de l’avortement un « droit »

Par Olivier Bault (Présent) — Photo : Sara Kurfeß/Unsplash
« Les violations flagrantes de l’état de droit par les Etats membres doivent être pénalisées », a déclaré mercredi le président du Parlement européen David Sassoli à l’ouverture de la session plénière de juin à Bruxelles. Le lendemain, le même Parlement européen piétinait allègrement l’état de droit en adoptant une résolution appelant les Etats membres à légaliser l’avortement et enjoignant la Commission européenne d’exercer des pressions dans ce sens, alors que la régulation de l’avortement relève des compétences exclusives des nations.
« Je suis à la fois très triste et très inquiet de voir qu’une majorité de parlementaires est prête à soutenir des mesures si dangereuses », a déclaré l’eurodéputé François-Xavier Bellamy à Famille chrétienne. Une fois n’est pas coutume, les amis LR de François-Xavier Bellamy n’ont pas voté pour cette résolution voulue par le camp gaucho-libertaire. Outre Bellamy, Brice Hortefeux et Arnaud Danjean ont voté contre et les autres se sont abstenus. Les députés RN ont bien entendu voté contre. Au total, il y a eu 378 voix pour, 255 contre et 42 abstentions.
Par cette résolution, le Parlement européen déplore les obstacles aux « droits sexuels et génésiques des femmes » (comprendre : droit à la contraception et à l’avortement) et « invite instamment les Etats membres à dépénaliser l’avortement ainsi qu’à supprimer et à combattre les obstacles à l’avortement légal ». Il invente en outre une notion de droit de l’homme international à l’avortement puisqu’il « invite les Etats membres à revoir leurs dispositions juridiques nationales relatives à l’avortement et à les mettre en conformité avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et les meilleures pratiques régionales en veillant à ce que l’avortement sur demande soit légal au début de la grossesse » et « rappelle (sic) qu’une interdiction totale des soins d’avortement (resic) ou qu’un refus de soins d’avortement constitue une forme de violence sexiste ».
Lire la suiteL’Association Médicale Mondiale veut abroger l’objection de conscience des médecins par rapport à l’avortement et l’euthanasie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : stokking/Freepik
En effet, l’Association Médicale Mondiale (AMM) est en train de modifier son Code international, où elle inscrit l’obligation de rediriger un patient désirant l’avortement ou l’euthanasie vers un autre confrère quand on ne veut pas en tant que médecin pratiquer ces actes. Or, rediriger quelqu’un pour qu’il obtienne une chose immorale comme l’avortement ou l’euthanasie est une forme de participation — d’où l’abrogation de l’objection de conscience sur ces questions. Selon Gènéthique :
L’Association Médicale Mondiale (AMM) est en train d’actualiser le Code International d’Éthique Médicale (ICoME) […] Le principal changement porte sur l’objection de conscience : le renvoi vers un confrère deviendrait obligatoire pour un médecin exerçant sa clause de conscience.
Le code actuel précise que : « les médecins ont l’obligation éthique de minimiser la perturbation des soins aux patients. L’objection de conscience ne doit être envisagée que (…) si la continuité des soins est assurée sans délai ». La nouvelle version proposée par l’AMM ajouterait : « [(…) si la continuité des soins est assurée] par un transfert efficace et rapide vers un autre médecin qualifié ».
Faut-il le souligner ? L’AMM reconnaît comme étant des soins des pratiques qui n’en sont pas ; l’avortement n’est pas un soin puisqu’on y tue un enfant à naître ; l’euthanasie n’est pas un soin puisqu’on tue le patient.
Voilà un geste qui risque de faire régresser les droits des médecins pro-vie dans le monde.
Le gouverneur d’Arkansas promulgue une loi protégeant l’objection de conscience des médecins

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jcomp/Freepik
Le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a ratifié une loi permettant aux médecins de refuser à effectuer des procédures médicales (qui n’en sont pas toujours) non urgentes qui vont à l’encontre de leur conscience, selon Catholic News Agency :
Le gouverneur d’Arkansas, Asa Hutchinson, a promulgué vendredi une loi autorisant les médecins à refuser d’effectuer des procédures médicales non urgentes qui violent leurs convictions morales ou religieuses. La loi entrera en vigueur en août 2021.
Parmi ces procédures non urgentes, on peut d’ores et déjà nommer l’avortement, puisque quand il s’agit de sauver la vie de la mère ce n’est pas à cela que les médecins ont recours, l’euthanasie, qui ne peut-être urgente puisqu’il s’agit de tuer et non de sauver, la stérilisation, l’implantation de contraceptif permanent, les « transitions », etc.
Pas de « transgenres » dans les compétitions féminines ni de « transitions » en Arkansas :
La semaine dernière, Hutchinson a également signé une loi qui interdira aux hommes biologiques* de participer aux compétitions féminines.
En début de semaine, les législateurs de l’Arkansas ont adopté une mesure qui interdirait aux professionnels de la santé d’offrir des bloqueurs de puberté, des hormones du sexe opposé ou des opérations de « confirmation de genre » aux mineurs et les exposerait à des poursuites judiciaires de la part de patients qui regretteraient plus tard leur intervention.
Si ce projet de loi est inscrit dans le marbre de la loi, elle fera de l’Arkansas le premier État américain à interdire la pratique des « transitions ».
*Remarquez que puisqu’un homme l’est du fait de sa biologie, de sa génétique même, il ne peut donc pas devenir femme, d’où il est absurde de parler d’« homme biologique » quand on veut mentionner un vrai homme, car en fait d’homme, il n’y a que des hommes biologiques. La même chose est vraie pour les « femmes biologiques ». — A. H.
L’«Equality Act», un projet de loi pour faire de l’avortement un «droit» et imposer l’idéologie LGBT aux États-Unis

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : SSG Christofer Klutts/Public domain photograph from defenseimagery.mil/Wikimedia Commons
La Chambre des représentants des États-Unis a adopté récemment, le 25 février 2021, l’Equality Act, ou loi sur l’égalité, par 224 voix contre 206. Le projet de loi en question ferait de l’avortement un « soin de santé » et donc un « droit », ferait du refus d’embaucher un homosexuel impénitent comme professeur ou même de l’ordonner prêtre un crime de « discrimination », érigerait en « droit » ― autrement plus durable que ceux garantis par les décrets de Joe Biden ― la participation d’hommes se prétendant femmes (« transgenre ») aux compétitions féminines, et interdirait les thérapies réparatives. L’Equality Act doit être approuvé ou rejeté par le Sénat des États-Unis, les républicains, susceptibles de s’y opposer, ayant assez de sénateurs pour empêcher son approbation par les deux tiers de l’assemblée, mais les démocrates, majoritaires aussi bien qu’à la Chambre des représentants, ayant apparemment la possibilité de faire adopter le projet de loi à la simple majorité (les démocrates n’hésitent aucunement à employer des moyens inusités quand il s’agit de leurs intérêts, mais ne se gênent absolument pas d’accuser de danger pour la démocratie quiconque aurait voulu se servir des prérogatives de sa charge pour mener à bien ses projets ― comme lorsque Donald Trump a nommé Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis juste avant les élections présidentielles). Le président Bidon apposera volontiers sa signature à l’Equality Act, celui-ci devait-il se rendre que jusqu’à son bureau.
Il s’agirait rien moins que l’inscription dans le marbre de la loi du funeste jugement Roe c. Wade selon nombre d’organismes pro-vie aux États-Unis, rapporte LifeSiteNews :
Lire la suiteSelon de nombreux groupes pro-vie, l’Equality Act, en codifiant effectivement l’arrêt Roe c. Wade, constituerait également une victoire majeure pour les fournisseurs d’avortements.
Le Portugal dépénalise l’euthanasie
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : roungroat/Rawpixel
Le Parlement portugais vient tout récemment de voter la dépénalisation de l’euthanasie sous certaines conditions (qui finissent toujours par être levées…). Selon Gènéthique :
Vendredi 29 janvier, le Parlement portugais a adopté une loi autorisant « la mort médicalement assistée », à « 136 voix pour, 78 voix contre et 4 abstentions ».
Le texte prévoit d’autoriser l’euthanasie pour « les Portugais majeurs, résidant dans le pays et se trouvant “dans une situation de souffrance extrême, présentant des lésions irréversibles” ou atteints “d’une maladie incurable” ». « Plusieurs » médecins devront valider la demande du patient. Une demande qui devra être confirmée « le moment venu » en « présence de témoins ». Par ailleurs, un psychiatre devra également être consulté dans le cas où la « capacité de la personne à faire un choix “libre et éclairé” » n’est pas certaine.
Le président du Portugal, Marcelo Rebelo a le choix entre promulguer la loi ou la soumettre à l’analyse de la Cour constitutionnelle, ou y opposer son veto, pouvant être contourné par un second vote.
Le concept illogique (par rapport à la logique interne de l’euthanasie) de fin de vie n’est même pas présent dans cette loi. De plus, l’objection de conscience des institutions comme les hôpitaux n’y est pas reconnue, rapporte la FSSPX.News :
Mais ce n’est pas tout : l’existence d’une maladie en phase terminale n’est pas requise pour que la loi s’applique, l’euthanasie étant admise pour les personnes ayant des « lésions permanentes d’une gravité extrême ». Ainsi, une personne lourdement handicapée, de manière physique ou mentale, est éligible à l’euthanasie.
La loi prévoit encore de possibles sanctions pour les centres de soins qui n’appliqueraient pas les nouvelles dispositions en matière d’euthanasie, même si l’objection de conscience est encore reconnue pour les personnels de santé. Ce qui pourrait poser de redoutables problèmes aux cliniques et hôpitaux catholiques.
Les évêques catholiques du Portugal on fait savoir au gouvernement leur désapprobation par rapport à la nouvelle loi.
Au fait, cette nouvelle loi ne semble-t-elle pas une aubaine pour vider des lits d’hôpital ou les maisons de soins, en plein milieu d’une « pandémie » où on est censé tout mettre en œuvre pour « sauver vie » ?
Question à quatre sous : si une personne présentant des comorbidités, et étant considérée comme ayant le covid-19, se fait euthanasier, quelle cause de décès indiquera-t-on dans les registres ?