Mgr Cordileone à Pelosi: «Personne ne peut prétendre être catholique fervent et approuver le meurtre d’une vie innocente»

Par Steven Ertelt (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Gage Skidmore/Flickr
Mgr Salvatore Cordileone, archevêque de San Francisco, est en train de devenir l’une des principales voix pour la vie parmi les évêques catholiques d’Amérique.
La semaine dernière, il a réprimandé la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, pour avoir évoqué sa foi catholique tout en défendant les projets de son parti visant à forcer les contribuables à payer pour le meurtre de bébés à naître lors d’avortements, selon Catholic News Agency.
« Je le répète : personne ne peut prétendre être un fervent catholique et approuver le meurtre d’une vie humaine innocente, et encore moins demander au gouvernement de payer pour cela », a déclaré l’archevêque à CNA. Mgr Cordileone dirige le diocèse d’origine de Mme Pelosi.
« Créer un écran de fumée en faisant croire que de l’avortement est une question de santé et d’équité pour les femmes pauvres est le summum de l’hypocrisie. Qu’en est-il de la santé du bébé qui est tué ? Qu’en est-il de donner aux femmes pauvres un vrai choix, afin qu’elles soient soutenues dans le choix de la vie ? », a-t-il poursuivi.
Plus tôt jeudi, Mme Pelosi a insisté sur le fait qu’elle est une « fervente catholique » tout en défendant le projet des législateurs démocrates de se débarrasser de l’amendement Hyde. Cet amendement de longue date interdit le financement par les contribuables des avortements volontaires dans le cadre de Medicaid et d’autres programmes fédéraux.
Lorsqu’un journaliste d’EWTN a posé une question à ce sujet, Mme Pelosi a répondu en affirmant que les avortements financés par les contribuables sont « un problème de santé pour de nombreuses femmes en Amérique », rapporte Fox News. Elle a ensuite invoqué sa foi catholique pour défendre ses opinions radicales.
Lire la suiteLes évêques américains approuvent un projet de document sur les dispositions relatives à la réception de la sainte communion
Par Emily Mangiaracina — Traduit par Campagne Québec-Vie
18 juin 2021 (LifeSiteNews) — La conférence des évêques américains a voté par 168 voix contre 55 en faveur de la rédaction d’une déclaration officielle sur l’Eucharistie. Le document traitera de l’enseignement de l’Église sur la capacité à recevoir la Sainte Communion, et concernera donc directement la question de la réception de l’Eucharistie par les politiciens catholiques pro-avortement.
La proposition du document intitulé On the meaning of the Eucharist in the life of the Church (Sur la signification de l’Eucharistie dans la vie de l’Église) a été faite à la demande de l’archevêque José Gómez de Los Angeles, en partie en réponse à ce que l’évêque Liam Cary appelle une « situation sans précédent dans le pays », à savoir le fait d’un président s’autoproclamant catholique « qui est opposé à l’enseignement de l’Église », en particulier sur le grave mal intrinsèque de l’avortement.
L’évêque Kevin C. Rhoades, président du comité de doctrine de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a expliqué dans une allocution préenregistrée à ses collègues évêques que le document « aborde les vérités fondamentales auxquelles nous croyons » au sujet de l’Eucharistie, y compris « la présence réelle » et son caractère sacrificiel. Il se concentre également « sur la nécessité de célébrer le sacrement avec révérence et beauté », et une troisième section exprime « comment la participation à l’Eucharistie nous oblige à la conversion ».
Un sous-ensemble de cette troisième partie du document traite de la « cohérence eucharistique », déclarait Mgr Rhoades, faisant référence à la nécessité que les catholiques ne reçoivent Notre Seigneur dans la Sainte Communion qu’en état de grâce.
Les grandes lignes du document ont suscité la controverse parmi certains membres du clergé et du laïcat catholiques qui craignent que, selon les mots du cardinal Cupich, « on s’attende » « à ce que nous refusions la communion au président, au président de la Chambre des représentants Pelosi et à d’autres personnes nommées ».
Lire la suiteDes évêques américains interpellent la pro-avortement Pelosi : « Vous facilitez... le meurtre de millions de personnes »

Nancy Pelosi.
Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Gage Skidmore/Flickr
Alors que les évêques catholiques américains envisagent d’interdire aux politiciens activement favorables à l’avortement de recevoir la communion, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est exprimée en disant qu’elle pouvait « utiliser son propre jugement » pour déterminer si elle devait ou non se présenter à la communion. Mais les évêques ripostent.
« Je pense que je peux utiliser mon propre jugement à ce sujet », a déclaré Mme Pelosi à un journaliste au début du mois, concernant les évêques qui demandent aux politiciens pro-avortement de reconsidérer leur position sur l’avortement ou de cesser de recevoir l’Eucharistie. Selon Catholic Vote, elle a également déclaré qu’elle était « satisfaite » d’une déclaration du Vatican qui semblait se ranger de son côté, alors qu’en réalité, ce n’était pas le cas.
Mgr Donald Hying, évêque du diocèse de Madison, dans le Wisconsin, lui a répondu sur Twitter : « Donc, en d’autres termes, Nancy, nous, les évêques, devrions simplement nous taire sur votre position radicale en faveur de l’avortement, alors que vous facilitez la continuation du meurtre de millions de vies à naître. »
Mgr Samuel Aquila, archevêque de Denver, a répondu au tweet de Hying par « Amen ! Nous ne cesserons jamais de défendre la vie humaine dans notre fidélité à l’Évangile ! »
Mais c’est l’archevêque de San Francisco, diocèse de Pelosi, qui lui a envoyé le plus long message de sagesse. Dans une déclaration publiée lundi, Mgr Salvatore J. Cordileone a écrit :
Lire la suiteNous ne devons jamais perdre de vue ce fait : au cours des 50 dernières années, rien qu’aux États-Unis, 66 000 000 de bébés ont été assassinés dans le ventre de leur mère. Ce n’est pas une question sur laquelle on peut porter un jugement. C’est un fait. 66 000 000 de bébés assassinés dans le ventre de leur mère.
Si nous regardons autour de nous et que nous voyons ce qui se passe dans notre société aujourd’hui, nous verrons que ce fait démontre une fois de plus que la violence engendre la violence. 66 000 000 de bébés assassinés dans le ventre de leur mère. La réponse [appropriée] à une femme enceinte en difficulté, ce n’est pas la violence, mais l’amour.
Nancy Pelosi et son projet de loi sur le coronavirus, au profit de Planned Parenthood

Nancy Pelosi.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Gage Skidmore/Flickr
Un projet de loi sur l’aide aux citoyens et aux entreprises durant ce qu’on appelle la pandémie de coronavirus devait être voté au Sénat, après avoir passé avec succès la Chambres, seulement, celui-ci ne contenait pas toutes sortes d’ajouts (comme le financement de l'avortement), qui n’avaient rien avoir avec le virus en question, que les démocrates auraient voulu y voir rajoutés et qui ont dû être retirés pour que les républicains voulussent le voter. Mais, Nancy Pelosi, présidente de la Chambres des représentants des États-Unis, qui veut de toute évidence profiter de la situation, n’y voyant peut-être pas d’urgence ou la considérant peut-être inférieure à celle de son agenda, a déclaré qu’elle voulait écrire son propre projet de loi. Le premier projet de loi échoua au Sénat par 47 vote contre 47, trois républicains s’étant volontairement mis en quarantaine (geste que je trouve plutôt stupide, s’assurer que de bonne loi soient votées étant de loin plus important).
Une étude de l’ébauche du projet de loi de Mme Pelosi, publiée lundi, a révélé d’extraordinaires aspects, qui n’on rien à voir avec le coronavirus, de prêt ou de loin, comme je l’ai pu voir sur BreitBart.
Mme Pelosi veut réduire l’émission de dioxyde de carbone des avions de passagers. Le réchauffisme n’a rien à voir avec le coronavirus.
Mme Pelosi veut également autoriser la pratique de l’enregistrement de l’électeur sur place, au bureau de vote et le jour même de l’élection, pour lui permettre de voter ; et l’enregistrement de l’électeur par internet. Elle veut également autoriser la pratique du vote anticipé, par la poste, et même la désignation par un nombre illimité de personnes d’un commissionnaire (non rémunéré) qui irait déposer leur vote au bureau de vote, à un lieu de dépôt de votes ou au bureau de poste. Tous cela n’est pas sécuritaire.
Mme Pelosi veut également protéger le pouvoir des syndicats, même contre les décrets du président. Manœuvre socialiste ? Quel est le rapport avec le sujet principal ?
Mme Pelosi demande aussi l’élargissement des crédits de taxe pour l’énergie solaire et éolienne. Encore du réchauffisme.
Mme Pelosi désire imposer un peu plus le féminisme, le multiculturalisme et l’idéologie LGBT : « Le projet de loi exige que les entreprises bénéficiaires d'une aide financière soient tenues de communiquer des données sur la race et le genre en rapport avec le salaire, le nombre d'employés, la diversité des fournisseurs et la composition des conseils d'administration des entreprises. Il exige également que les agences fédérales utilisent des entreprises et des institutions financières appartenant à des minorités ou à des femmes. »
Mme Pelosi demande en sus l’extension automatique des visas de non immigrants (comme les travailleurs étrangers). Où est le rapport ?
Mme Pelosi exige de restreindre la divulgation faite par les institutions d’enseignement supérieur auprès du bureau de recensement sur le statut de citoyenneté ou d’immigration de toute personne (les étudiants par exemple). Mais quel est le rapport avec le coronavirus ?
Et enfin, la cerise sur le gâteau, Mme Pelosi exige le financement de Planned Parenthood, grand tueur d’enfants à naître. Elle précise d’ailleurs que c’est l’une des raisons pour lesquelles l’autre projet de loi n’a pas passé au Sénat… Les démocrates se soucient-ils seulement de la situation ?
Nancy Pelosi voulait inclure le financement de l’avortement dans une loi sur le coronavirus !

Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : US Department of Labor/Wikimedia Commons
Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, voulait inclure le financement de l’avortement dans un projet de loi qui visait le coronavirus ! La version finale n’en parle pas, et a été votée par la Chambre. Selon LifeNews :
Autre victoire de l’administration Trump et des Américains pro-vie, la présidente pro-avortement de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a cédé, acceptant un accord avec l’administration Trump pour promulguer une version propre du projet de loi sur la relance économique et le coronavirus […]
Comme l’a rapporté LifeNews, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, est tellement obnubilée par la promotion de l’avortement et par son financement aux frais des Américains, qu’elle a été prise en train d’essayer d’ajouter le financement fédéral de l’avortement au projet de loi visant à combattre le coronavirus et à stimuler l’économie du pays dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de COVD-19.
Pelosi a été fortement critiquée par les défenseurs de la vie, par des législateurs pro-vie comme le sénateur Ben Sasse et par le président Trump lui-même.
« Pelosi voulait faire passer en douce un milliard de dollars de financement pour les programmes d’avortement par le biais du plan de soutien face au coronavirus. Ne me dites pas que les démocrates ne politisent pas cette situation », déclara Ian Cheong, rédacteur en chef de la rubrique Human Rights.
Pas plus tard que jeudi, le président Trump déclara qu’il ne pouvait pas soutenir le projet de loi sans la clause de l’amendement Hyde.
Un journaliste demanda à M. Trump à la Maison-Blanche s’il soutenait le projet de loi.
« Non, parce qu’il y a des choses là-dedans qui n’ont rien à voir avec les choses dont nous parlons », a déclaré M. Trump aux journalistes [...]
« Ce n’est pas une bonne voie pour eux pour obtenir certains des avantages qu’ils n’ont pas pu obtenir au cours des 25 dernières années », déclara le président aux démocrates de la Chambre.
Mais après une journée de négociations, la Maison-Blanche et Pelosi se sont mis d’accord sur une version finale du projet de loi qui n’inclura pas l’avortement.