Blasphémer l’amour
Montréal.
Par Paul-André Deschesnes — Photo : abdallahh/Flickr
Chers lecteurs, trouvez-vous mon titre trop provocateur ? Pourtant, c’est la triste réalité !
En janvier 2018, tous les médias du Québec nous ont invités à nous rendre à la grande salle de la place Bonaventure de Montréal, afin d’admirer le « Salon de l’amour et de la séduction », un événement « jouissif et instructif », un incontournable rendez-vous dans notre Métropole hyper décadente qui s’est tenu les 19, 20 et 21 janvier 2018.
Annuellement, tous les commerçants du sexe se ruent en très grand nombre pour annoncer leur « bonne nouvelle », pour exposer leur cochonnerie et pour faire des affaires d’or devant la foule en délire qui en redemande toujours plus.
Cette année, on nous a annoncé que l’on peut satisfaire tous les groupes d’âge (bientôt les enfants, pourquoi pas ?) en quête de jouissances sexuelles tous azimuts. Il paraît que les aînés sont maintenant présents en très grand nombre à ce salon de l’ordure, car ils s’autoproclament très actifs et très performants sur le plan sexuel.
Lire la suiteLe nouveau Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille voit le jour
Katerine Perrault et Ellen Roderick directrices du Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille
Par diocesemontreal
L’archidiocèse de Montréal annonce la création d’un organisme pour renforcer la vie de famille : le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille.
Ce nouveau centre résulte de la fusion de l'Office de la famille et de son équivalent anglophone, le Family Life Office, et perpétuera les valeurs et les efforts mis en place par ses deux directeurs Serge et Sylvie Vallée, nouvellement retraités.
Le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille répond aux besoins exprimés depuis deux ans par les communautés montréalaises. Le Centre est sous la direction de Mesdames Katerine Perrault et Ellen Roderick, toutes deux diplômées de l'Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille, basé à Rome* avec une filiale à Washington D.C.
La mission du Centre consiste à redynamiser les efforts diocésains d'évangélisation dédiés au mariage, à la vie et à la famille, grâce à la formation, l'accompagnement et l'engagement culturel [...] Le Centre diocésain pour le mariage, la vie et la famille concrétise ainsi le désir de l'Église catholique à Montréal de partager avec les personnes de bonne volonté les richesses et les promesses de bonheur que comporte le plan divin sur l'amour humain.
Lire la suiteLa chrétienté est la solution - Retour sur un colloque mémorable
Par Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
| Georges Buscemi. |
Le colloque du 4 novembre fut grandement apprécié des participants de cette journée mémorable. Tenu au centre-ville de Montréal à l’Hôtel Europa, il a rassemblé la famille Campagne Québec-Vie par des conférences sur la famille, la religion, la politique et les moyens de protéger l’enfant à naître. J’ai débuté la session sur le thème « Partir d’Omelas : savons-nous où nous allons ? »
Omelas, c’est une cité utopique décrite dans un récit de science-fiction d’Ursula K. Le Guin intitulé « Ceux qui partent d’Omelas ». Mais cette cité des délices cache un terrible secret : son bon fonctionnement, le bonheur de ses citoyens, dépend directement des atroces peines qu’on inflige à un seul enfant de cette ville, enfant que l’on garde enfermé dans un cachot humide. Les parallèles entre cette ville fictive et notre situation contemporaine sont évidents lorsque nous constatons que la soi-disant « liberté » des Québécoises et des Québécois existe aux dépens des vies broyées de plus de 30 000 enfants à naître par année. Cependant, si nous voulons « partir d’Omelas », c’est-à-dire laisser derrière nous cette situation d’injustice et de meurtre, où devons-nous aller, quelle sorte de cité meilleure cherchons-nous? Et ma réponse, qui est venue au terme d’un argumentaire que je ne peux reproduire ici : au sacrifice sanglant qui fonde notre cité injuste, nous devons substituer le sacrifice suprême du Christ. En d’autres mots, seule une cité chrétienne peut durablement et convenablement remplacer la cité injuste d’aujourd’hui.
Le second conférencier, l’historien Jean-Claude Dupuis, a abordé la question très controversée d’une supposée politique nataliste chez le clergé d’avant la Révolution tranquille. Intitulée « La légende noire du clérico-natalisme », sa présentation a effectivement réfuté, avec maintes preuves, le mythe selon lequel le clergé québécois refusait aux femmes l’absolution comme conséquence de ne pas avoir fait assez d’enfants.
Cette présentation est maintenant en ligne:
| Anne-Marie Genest. |
Pour sa part, notre dernière conférencière, Anne-Marie Genest, a souligné l’importance de la chasteté et de la pudeur, arguant que l’avortement n’est qu’un symptôme tragique d’un dérèglement au niveau des mœurs sexuelles qui a frappé l’Occident au courant des années 60, et même bien avant.
Finalement, certains d’entre nous sommes restés pour discuter, lors d’une réunion en soirée, des moyens de tirer profit des élections provinciales de 2018 et fédérales de 2019 pour faire avancer notre projet d’un Québec de nouveau chrétien et pro-vie.
Toutes les conférences seront publiées prochainement sur YouTube, à l’adresse : www.youtube.com/campagnequebecvie — Merci de votre soutien !
L’école des jeunes mères

Par Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Elvis Kennedy/Flickr
L’école Rosalie-Jetté n’est pas une école ordinaire. Un article du Devoir rapporte qu'elle permet aux jeunes mères enceintes ou ayant un enfant de poursuivre leurs études secondaires. Leur âge va de 15 à 21 ans et elles sont de tous niveaux d’études, elles peuvent laisser leur enfant à la pouponnière de l’école avant de prendre leurs cours. L’école donne en plus du cursus ordinaire des cours de cuisine, des cours prénataux, postnataux et autres. Cette école est très flexible dans ses horaires pour accommoder les jeunes mères, par exemple, quand elles doivent s’absenter pour la naissance de leur enfant.
Lire la suiteUn drag queen à la Grande Bibliothèque pour lire pendant une heure des « contes » à des enfants de 3 à 5 ans!!
Source : Dominique Scali (JDM)
Montréal — Un drag queen à la Grande Bibliothèque pour lire pendant une heure des « contes » à des enfants de 3 à 5 ans!! On croit se tromper! Selon le Journal de Montréal ce personnage doit mettre un de ses déguisements et raconter des « contes » qui, dans certains, pourront aborder des questions de genre.
« “Un exemple que je prends souvent, c’est celui de Mickey Mouse. Est-ce un garçon ou une fille ? On ne le sait pas. Mais ce qui est important, c’est qu’on le trouve amusant et coloré”, illustre M. Potvin [le drag queen]. » rapporte le JDM. Voici une façon non rationnelle de penser ; trouver cela amusant ! ce n'est pas parce qu'on trouve une chose amusante qu'elle sera moins dangereuse. Quant à la souris (fort discutable) de Disney, ce n'est pas un excellent exemple de la théorie du genre étant donné que c'est un personnage imaginaire.
Pauvres enfants!
Le raz-de-marée LGBT
Par Paul-André Deschesnes
L’été 2017 nous a abondamment chloroformés et intoxiqués avec ses 250 festivals au Québec. L’heure est aux divertissements de tout acabit. Le bon peuple ne pense qu’à s’amuser et se distraire en oubliant complètement ses fins dernières et son éternité qui arriveront bien un jour.
Dans cette ambiance jouissive, permissive et athée, il y a eu un événement historique qui s’est passé au cours de ce tsunami de festivités. Je veux parler de l’incontournable défilé de la fierté LGBTQ qui s’est déroulé à Montréal le dimanche (Jour du Seigneur ???) 20 août 2017. Il y avait 300,000 spectateurs (un record historique) agglutinés le long du parcours (familles, adultes, enfants, bébés en grand nombre, etc.) pour admirer cette croustillante parade où la nudité règne toujours en maître. Du jamais vu !
En tête du cortège, on a longuement applaudi Justin Trudeau, premier ministre du Canada, Philippe Couillard, premier ministre du Québec, Denis Coderre, maire de Montréal, et cette année, une première, Léo Varadkar, le premier ministre de la très catholique Irlande, invité spécial de Monsieur Trudeau, car il est sorti du placard il y a quelques mois.
Lire la suiteAvortement de 3e trimestre à l'hôpital Ste-Justine, le lien internet sur de bouleversantes révélations...
Nous avions publié un article il y a un an sur les avortements effectués au 3e trimestre à l’hôpital Ste-Justine, avec certaines informations bouleversantes tirées du livre : Interruption de grossesse du troisième trimestre pour anomalie fœtale, Avis du Comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine, éditions du CHU Ste-Justine, Montréal, 2007, 52 pages.Au CHU Sainte-Justine, le Comité de mortalité foetale et néonatale assure la révision des dossiers concernant les interruptions de grossesse du troisième trimestre. Les données montrent qu’à ce stade, les interruptions ont été pratiquées presque exclusivement pour des raisons médicales. On rapporte également certains motifs différents, par exemple lors d’interruptions qui font référence à des situations « précises » associées à des conditions « sociales » particulières.
Les interruptions de grossesse du troisième trimestre ont lieu à la salle d'accouchement. Elles sont pratiquées sous échographie par un gynéco-obstétricien. On tient compte de la douleur physique de la femme enceinte, même si elle n’est pas propre au troisième trimestre. On pratique une analgésie péridurale. Quant à la souffrance du foetus, la question est très controversée. Avant de réaliser l’IG, on administre au foetus des produits anesthésiques (Fentanyl), afin de soulager sa douleur. Cette pratique contribue à la sérénité du couple, mais aussi à celle de l’équipe soignante. Cependant, notons que tous n’administrent pas de produits anesthésiques.La procédure d’expulsion du foetus consiste en une injection de chlorure de potassium (KCl) intra-cardiaque ou intra-ombilical provoquant le décès du foetus avant son expulsion. L’opération se déroule comme un accouchement normal, c’est-à-dire avec des contractions et une délivrance par les voies vaginales. Il y a toutefois naissance d’un enfant mort-né. La femme est ensuite conduite dans une unité où on lui offre des soins post-partum, axés sur le deuil.
La pratique eugénique au Québec
Dans la pensée de la plupart des Québécois, l’avortement est une pratique confinée aux premières semaines de la grossesse. Après la 20e semaine, les avortements se dérouleraient en territoires américains.
Que cela soit acceptable pour une majorité de Québécois est déjà la marque d’une désensibilisation envers la vie humaine. S’il y a quelques décennies, l’avortement était impensable, aujourd’hui dans notre province, il est accepté jusqu’à la naissance. Et les médecins pratiquant ces crimes se justifient en affirmant que le moindre droit donné au fœtus, est un droit enlevé à la femme. Le vide juridique permettant ces actes, ce qui est permis est devenu moralement acceptable pour notre population québécoise. Et même si nous nous apercevions de notre perte de sensibilité envers toute vie humaine, cela ne nous dérangerait pas car nous avons « évolué ».
Pourtant, lorsque nous avons l’occasion de discuter avec des Français ou d’autres peuples à travers le monde sur la situation québécoise, la réaction est souvent virulente : « Mais vous êtes des barbares! » ai-je entendu parfois.
En France, l’avortement est interdit après la 12e semaine de grossesse et c’est le cas dans de nombreux pays européens. Ils ne peuvent comprendre que dans certains hôpitaux du Québec et dans certains CLSC, nous pratiquons des avortements de dernier trimestre, jusqu’au neuvième mois, jusqu’à la fin de la grossesse.
La naïveté volontaire et la complaisance des Québécois qui est l’envers de leur qualité remarquable, la gentillesse, ne peut admettre que des médecins québécois puissent torturer et tuer légalement des enfants pouvant survivre hors du sein de la mère.
Pourtant, c’est le cas.
En 2002, le comité de diagnostic prénatal de l’hôpital Ste-Justine demandait au comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine de répondre aux deux questions suivantes :
« -Est-il éthiquement acceptable d’interrompre une grossesse pour anomalie fœtale au-delà du seuil de viabilité?
-Si oui, quelles sont les balises qui devraient régir la pratique de l’interruption de grossesse à ce stade? »
Ce qui est inimaginable et qu’avoue candidement le comité de bioéthique c’est que ces avortements tardifs se pratiquent déjà à l’hôpital et qu’en raison des divisions internes (!) de l’institution sur le sujet, le comité de diagnostic prénatal demande qu’un protocole, une politique institutionnelle claire à ce sujet soit établie.
Pour résumer, certains médecins ont pratiqué d’abord des avortements au dernier trimestre de la grossesse, avec le consentement de l’institution puis, comme il y avait controverse sur le sujet, on a réalisé qu’il fallait aussi se poser des questions éthiques sur l’acceptation des pratiques de tortures et de mise à mort utilisées.
J’utilise sciemment le mot torture. Il est capital de prendre conscience de la réalité de la douleur de l’enfant à naître et je vous invite à lire attentivement ce bref résumé des connaissances scientifiques sur le sujet. Ce résumé a été fait par le néonatologue Carlo Valerio Bellieni, enseignant de la thérapie néonatale à l’école de spécialisation en pédiatrie de l’Université de Sienne, membre de la European Society of Pediatric Research et de la direction nationale du Groupe d’étude sur la douleur de la Société italienne de néonatologie :
Anand (ANAND et HICKEY, 1987) et beaucoup d’autres auteurs après lui ont démontré avec évidence que le fœtus ressent la douleur du fait du développement efficace des voies anatomiques de la douleur même dès le stade fœtal. Dès la fin de la septième semaine de gestation, la région péribuccale présente des récepteurs tactiles, et l’on a pu parler d’une avoiding reaction ou réaction de fuite du fœtus quand on le touche (FERRARI et al., 1983).
La perception de la douleur suppose des récepteurs, des voies neuronales fonctionnelles et un cortex capable de recevoir et d’intégrer l’information. Or, dès la moitié de la gestation, tout cela est déjà présent. Les récepteurs cutanés couvrent toute la surface du corps à partir de vingt semaines de gestation (ANAND et HICKEY, 1987).
Les voies neurologiques efférentes sont en place à la sixième semaine et de nombreux neurotransmetteurs spécifiques apparaissent à partir de treize semaines. Ces voies arrivent au thalamus, à la base du cerveau, à partir de vingt semaines. Elles rejoignent le cortex entre la dix-septième et la vingt-sixième semaine (LAGERKANTZ et FORSBERG, 1991; FITZGERALD, 1993).
Que les fibres ne soient pas encore complètement myélinisées (c’est-à-dire n’aient pas la gaine isolante appelée myéline) n’invalide pas le fait qu’elles peuvent transmettre des stimuli. Il faut noter que, chez le nouveau-né, la densité des récepteurs et de substance P (substance médiatrice de la douleur) est plus grande que chez l’adulte (MANOLIDIS et al., 1989; CHOONARA, 1998). Ce constat a conduit certains à affirmer que la sensation de douleur est plus grande chez le nouveau-né que chez l’adulte. 1
On le voit, ces nombreuses études citées datent des années 1980 jusqu’à la fin des années 1990. Aucun médecin responsable n’a le droit de les ignorer.
Le comité de bioéthique du CHU de Sainte-Justine dont le rapport est paru en 2006, prend la peine de recommander « que l’on s’assure d’éviter toute souffrance au fœtus, advenant la décision de procéder à une interruption de grossesse. » (recommandation #5, 2). « Cependant, notons que tous n’administrent pas de produits anesthésiques. » admet le comité (p.23). Il s’agit ici d’une recommandation. La liberté de l’appliquer ou non demeure. Il est révoltant de constater l’admission par ces institutions médicales de la présence d’un être humain souffrant mais le refus arbitraire de lui conférer le statut de personne… Cela, parce qu’il n’aurait pas le droit alors de torturer et mettre à mort cette « personne ».
Et pourtant, après avoir injecté la solution de chlorure de potassium au cœur de l’enfant, ce qui n’est pas sans rappelé la façon dont on euthanasie les chiens, un accouchement normal se produit, d’un enfant mort. « La femme est ensuite conduite dans une unité ou on lui offre des soins post-partum, axés sur le deuil. » dit laconiquement le rapport du comité de bioéthique (p.23) Elle recevra ses prestations de maternité. (Pour lire le rapport publié également sur internet, voir le nouvel article de CQV en cliquant ici) Ne vous parlais-je pas d’insensibilité? Endurcissement pathologique cardiaque, pour demeurer dans des termes médicaux, serait peut-être plus juste…
L’avortement au 3e trimestre est habituellement effectué pour des raisons d’anomalie fœtale, mais pas toujours… Le comité de bioéthique du CHU Sainte-Justine mentionne qu’ «On rapporte également certains motifs différents, par exemple lors d’interruptions qui font référence à des situations « précises » associées à des conditions « sociales » particulières. » (p.21) On n’ose pas expliciter…
Par anomalie fœtale, on peut entendre des affections graves, mais aussi la trisomie 21 ou la spina bifida selon certains médecins. Il existe différentes techniques de dépistage (amniocentèse, biopsie). Par l’entremise de la journaliste Marie-France Bélanger de Radio-Canada, à l’émission du 21 août, une auditrice posait la question suivante à la docteure Emmanuelle Lemyre, médecin généticienne et directrice de laboratoire en cytogénétique de l’hôpital Sainte-Justine : Peut-on par ces techniques de dépistage garantir à 100% la naissance d’un enfant en parfaite santé. La réponse est non bien entendu et très peu de traitements prénataux existent en ce moment. D’où l’insistance régulière du personnel hospitalier pour l’avortement en cas de problème… L’enfant doit être parfait. Une auditrice, Mme Josée Savard, commentait ces émissions :
Envoyé par Josée Savard de Laval
22 août 2011 à 11 h 35 HAE
En ce qui me concerne, la question serait plutôt : A quel point la science "doit-elle" dépister la présence de maladies.....
Depuis quelques années, on soupçonne un problème génétique pour l'autisme. Ai-je tenté le sort? A mon médecin qui me proposait un test mis en marché par Procréa et qui permettait, avec une prise de sang combiné à des statistiques sur mon âge et autres, de déterminer la possibilité de défauts chez mon bébé, j'ai dit non en lui affirmant que "même si on trouvait quelque chose, je pleurerais probablement pendant toute ma grossesse mais que je garderais le bébé." On m'a pris au mot, mon fils est autiste. Le plus adorable de tous les petits garçons du monde.
Certains autistes de haut niveau ont mis en place un site internet, Autistics.org. Vous y retrouverez une très intéressante caricature. Elle représente une poubelle d'où sortent des bras et des jambes, à la sortie d'une clinique d'avortement, et en dessous, la légende: "voici ce qu'on entend par prévention de l'autisme". Très lucide... Et c'est ce qui risque d'arriver pour toutes les maladies génétiques.
Ce n’est pas ce qui risque d’arriver, malheureusement, Mme Savard. C’est ce qui arrive si les parents ne s’opposent pas au parti pris médical favorable à l’avortement lors d’anomalie fœtale. Les tests pour la trisomie 21 par exemple servent uniquement à dépister en vue d’avorter les cas « problèmes ». Ils sont fortement suggérés pour tous les couples. La réponse automatique à l’anomalie pour la grande majorité du personnel hospitalier, c’est l’avortement.
En 1922 paraissait un livre intitulé « La libéralisation de la destruction d’une vie qui ne vaut pas la peine d’être vécue ». Les auteurs, un juriste, Binding, et un médecin allemand, Hoche, verraient leurs thèses mises en pratique par le régime nazi. Le médecin Hoche se suicidera en 1943. Le titre de leur thèse est des plus révulsant. On y voit tout de suite l’établissement d’une échelle de dignité humaine : ceux qui ont le pouvoir de décider qui doit vivre, qui doit mourir car n’ayant aucune utilité publique et ceux qui, par un handicap intellectuel ou physique doivent être éliminés par « compassion ». En quoi cette position est-elle différente de celles de nos institutions médicales voulant éliminer les trisomiques, les autistes, les personnes atteintes de fibrose kystique, avant leur naissance?
L’eugénisme est présent dans notre société. Il faut le dénoncer.
1 BELLIENI, Carlo Valerio. L’aube du moi, éditions de l’Emmanuel, Paris, 2009, p. 46-47. (retour)
2 COMITÉ DE BIOÉTHIQUE DU CHU SAINTE-JUSTINE, Interruption de grossesse du troisième trimestre pour anomalie fœtale, éditions du CHU Sainte-Justine, Montréal, 2007, P.44.(retour)