Montréal : résumé de l’homélie de Mgr Christian Lépine sur la dignité de la vie

Mgr Christian Lépine.
Par Isabelle O’Connor ― Photo : Pete Baklinski/LifeSiteNews
Résumé de l’homélie de Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, lors de la Messe pour la dignité de la vie célébrée le jeudi 14 mai 2020 en la cathédrale Marie-Reine-du-Monde et diffusée sur les ondes de Télévision Sel et Lumière
Le message de Mgr Lépine se résume à remercier les travailleurs de la cause de la vie, de prier pour eux, et de les inviter à faire comme les apôtres lors du choix de la personne qui remplacerait Judas : dans le tirage au sort, il y a eu une action humaine, soit le tirage, jumelée à une action divine, soit Dieu exprimant sa volonté en saint Matthias. Mgr Lépine nous rappelle que l’action humaine et l’action divine sont intimement liées, que l’une ne va pas sans l’autre, et de garder en tête que c’est Dieu qui est l’auteur de la vie et qui est le seul vrai défenseur de la cause de la vie.
Chacun peut extrapoler de ce message ce qu’il veut. Pour ma part, j’entends que prière et action sont indissociables. On ne peut demander à Dieu de faire tout le travail. Mais on doit en même temps reconnaître qu’il s’agit bien de sa cause à Lui, et que nous ne sommes que des instruments. Voilà qui nous invite à un sain détachement et à une saine humilité. Le résultat ne nous appartient pas. On devient alors plus en mesure de fonctionner dans les limites de Sa Vigne, soit celle des douze fruits et des sept dons de l’Esprit-Saint, hors de laquelle on ne peut rien. Nous serons alors remplis de compassion, d’empathie, de douceur, de chaleur, de tendresse, de non-jugement, de charité, de patience. On proposera mais on n’imposera pas*. On ne poussera pas et on ne tirera pas sur les gens. On les rejoindra là où ils sont rendus dans leur cheminement. Nous ne nous laisserons pas emporter dans des querelles de mots stériles. Nous serons des artisans de la vie, des gens qui s’opposent au mal en construisant le bien, ce qui est l’essence de l’approche du « tourner l’autre joue » enseignée par Jésus. Nous devons aider les autres à porter leur croix comme si c’était la nôtre, et chercher à changer les circonstances qui mènent à ces « passions ». Tout cela me rappelle l’homélie du cardinal Marc Ouellet lors du 35e anniversaire du Respect de la Vie — Mouvement d’Éducation à Québec, en la cathédrale de Québec : « Combattez le bon combat de saint Paul ».
Isabelle O’Connor
*Ne pas imposer n’est pas forcément la bonne chose à faire dans tous les cas, par exemple, une loi pro-vie s’imposerait à tous. ― A. H.
Montréal : messe à l’intention de la dignité de la vie humaine, jeudi 14 mai 2020
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Le jeudi 14 mai, à 8 h, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, célébrera « une messe spéciale destinée à l’intention de la vie, de la famille, des plus vulnérables d’entre nous ainsi que de leurs proches et de leurs soignants », selon le communiqué de presse de l’Archidiocèse catholique romain de Montréal, à l’occasion de la journée de la Marche nationale pour la Vie, empêchée cette année pour cause de confinement.
« Il s’agit d’une messe célébrée à huis clos dans la cathédrale Marie-Reine-du-Monde et qui peut être suivie en direct ici », annonce le communiqué.
La Marche nationale pour la Vie annuelle d’Ottawa rassemblait ces dernières années environ 20 000 personnes qui marchaient pour soutenir l’enfant à naître et protester auprès du gouvernement du massacre de l’avortement.
Légère baisse de la fécondité en 2019 au Québec : 1,58 enfant par femme

C'est ce qu'on appelle un hiver démographique...
Par Pour une école libre au Québec ― Photo : PxHere
Alors que l’indice synthétique de fécondité au Québec s’établissait en 2018 à 1,59 enfant par femme (nettement insuffisant pour remplacer les générations), cet indice a encore légèrement diminué en 2019 pour atteindre 1,58 enfant par femme.
L’indice synthétique de fécondité au Québec est inférieur à 1,6 enfant par femme pour une deuxième année consécutive. Il s’était maintenu au-dessus de ce niveau de 2006 à 2017, atteignant un maximum de 1,73 enfant par femme en 2008 et en 2009. Depuis 11 ans, il est en légère baisse continue. La fécondité au Québec est sous le seuil de remplacement des générations (2,1 enfants par femme) depuis 1970.

La fécondité demeure la plus élevée dans le Nord-du-Québec (2,6 enfants par femme) et les territoires amérindiens et esquimaux, alors qu’elle est la plus faible dans les grandes villes de Montréal (1,38 enfant/femme) et de Québec (1,48 enfant/femme).
L’indice synthétique de fécondité correspond au nombre moyen d’enfants qu’auraient un groupe de femmes si elles connaissaient, tout au long de leur vie féconde, les niveaux de fécondité par âge d’une année donnée.
En 2019, on estime à 84 200 le nombre de naissances au Québec, un nombre légèrement supérieur à celui enregistré en 2018 (83 840). Cette faible augmentation (environ 0,4 %) est la première observée depuis 2012. La hausse du nombre de naissances observée entre 2018 et 2019 s’explique par une augmentation du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants, due principalement à l’immigration, et non par une hausse de la fécondité.
Églises fermées et avortoirs ouverts au Québec et en Ontario

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo par David Iliff, license : CC BY-SA 3.0 — Wikimedia Commons
Quand les gouvernements d’Ontario et du Québec ont ordonné simultanément (le 24 mars) l’arrêt des services non essentiels, les avortoirs, ou une bonne partie d’entre eux, sont restés ouverts, comme quoi ils considèrent que l’avortement est un service essentiel, quelle qu’en soit la raison, et qu’il ne saurait souffrir aucun empêchement, dût-il être effectué sans vergogne durant un temps de pandémie coronaviresque (encore faut-il voir si c’est aussi sérieux qu’on le dit, si les moyens employés pour arrêter cette « pandémie » sont adéquats et non excessifs, et surtout si ce sont les bons, d’autres pays se passant merveilleusement bien du confinement général, par exemple), alors que ce n’est surtout pas un « soin essentiel ». Ainsi, du matériel médical est gaspillé, les avortoirs et leurs clientes brisent la règle du confinement, risquant ainsi un peu plus de propager le sinistre virus (si tel est le risque). Mais il semble que l’avortement fasse partie de l’antireligion de certains, ils le placent au-dessus de tout.
D’un autre côté, les églises catholiques, bien qu’au Québec elles eussent été fermées avant que le gouvernement n’eût décrété l’arrêt des services non essentiels, doivent forcément rester fermées, ne faisant pas partie de la liste des services « essentiels ». Voici la marque d’un gouvernement matérialiste et athée, laïciste jusqu’au bout des ongles. La messe et les sacrements, ces secours essentiels, ne sont pas considérés comme étant primordiaux. À Ottawa, la fermeture des églises a été spécifiquement ordonnée par les autorités.
L’accès à l’avortement maintenu, selon LifeSiteNews :
Lire la suite« L’accès à l’avortement est maintenu pour toute femme qui en fait la demande. Il n’a pas été prévu d’interrompre ces services », a déclaré Robert Maranda, porte-parole de Santé Québec, dans un courriel à LifeSiteNews.
De même, l’Ontario inclut les « institutions de santé indépendantes » dans sa liste des 74 services essentiels, ce qui inclut les centres d’avortement, le ministère de la Santé n’a cependant pas répondu aux questions de LifeSiteNews pour le confirmer.
La coalition pour le droit à l’avortement au Canada affirme également que les centres d’avortement restent ouverts pendant la pandémie, et ce fait se vérifie sur plusieurs sites internet d’établissements en avortement de l’Ontario.
Une centaine de personnes manifestent devant le siège social de PornHub à Montréal

Manifestation contre MindGeek, au 7777 boulevard Décarie à Montréal, 8 mars 2020.
Billet de blogue d’augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photos : CQV
PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans
Une centaine de manifestants se sont rassemblés dimanche dernier devant le siège social de MindGeek, compagnie détentrice du site pornographique PornHub, situé au 7777 boulevard Décarie à Montréal. Cette manifestation, en partie organisée par Laila Mickelwait, dénonciatrice de l’incurie (si ce n’est pire) de PornHub en matière de vérification de l’âge et du consentement des personnes représentées dans les images pornographiques. C’est aussi Laila Mickelwait qui a lancé une pétition approchant des 400 000 signatures et demandant la fermeture de cette industrie de la pornographie.
Le groupe de manifestants était composé de féministes, de chrétiens et d’une sénatrice québécoise (drôle de mélange s’il en est !), Julie Miville-Dechêne, qui, elle, dénonçait l’incurie de PornHub et exigeait de MindGeek que celui-ci trouve des solutions pour éliminer efficacement la pornographie infantile et autres. Selon Le Journal de Montréal :
« Des vérifications sont faites, mais seulement pour la personne qui publie la vidéo, qui n’y apparaît pas nécessairement. Dès qu’il y a une plainte, Mindgeek dit agir vite pour retirer la vidéo, mais on peut en douter. Il faut savoir que des milliers de personnes vont avoir eu le temps de voir la vidéo », a dénoncé la sénatrice Julie Miville-Dechêne, qui participait à la manifestation, organisée à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

De la partie était aussi présente Megan Walker, directrice générale du London Abused Women’s Shelter, selon Le Devoir :
Lire la suitePour Megan Walker, directrice générale du London Abused Women’s Shelter en Ontario et organisatrice du rassemblement à Montréal, Pornhub encourage la pornographie infantile et vient même banaliser les violences faites aux femmes, dans le but de générer des profits.
« [Cette situation] mène à de nombreux cas d’exploitation sexuelle, de trafic, de torture et de décès chaque année. Doit-on rappeler que l’exploitation et le trafic sexuels sont illégaux ? » a-t-elle dénoncé devant des manifestants gonflés à bloc.
Manifestation contre un site de pornographie qui favorise, selon des affirmations, l'exploitation de mineurs

Par Exodus Cry (Cision) ― Communiqué de presse ― Photo (modifiée) : freepik
PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans
Dimanche prochain aura lieu une manifestation au 7777 boulevard Décarie à Montréal, devant le siège social de MindGeek, l’entreprise qui détient PornHub, le plus gros site en matière de pornographie dans le monde entier. Je précise au passage, car ce communiqué de presse ne le fait pas, que la pornographie est mauvaise en soi et que la pornographie favorise sûrement aussi l’abus des jeunes garçons, créant ainsi un danger pour eux. ― A. H.
Montréal, Québec, 6 mars 2020 /CNW/ — Manifestation au siège social de Pornhub à l'occasion de la Journée internationale des femmes après des allégations selon lesquelles le site facilite le trafic sexuel et le viol de femmes et de filles mineures pour en tirer des profits
Le 8 mars de 13 h à 15 h, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, se tiendra à Montréal devant le siège social mondial de MindGeek, l'entreprise qui détient Pornhub, une manifestation en faveur de la fermeture du site en raison d'allégations selon lesquelles l'entreprise encourage l'exploitation et le trafic sexuels des femmes et des enfants dans le but de générer des profits.
La manifestation, à laquelle participeront des ONG de défense des femmes et des enfants, des militants et des citoyens inquiets, vise à faire entendre l'indignation publique mondiale face au scandale important qui a été dévoilé au cours des dernières semaines à propos de Pornhub. Dans un article d'opinion explosif publié dans le Washington Examiner le 10 février, Laila Mickelwait, auteure, activiste et directrice de l'abolition pour Exodus Cry, a dénoncé le plus grand et le plus célèbre des sites pornographiques du monde et ses dirigeants. L'article dévoile notamment que Pornhub n'exige vraisemblablement pas de preuve d'âge ou de consentement concernant les millions de personnes qui figurent sur son site dans des vidéos présentant des relations sexuelles explicites. Mme Mickelwait affirme que le site est donc « infesté » de vidéos présentant des femmes et des filles d'âge mineur victimes de viol ou de trafic.
Le tollé populaire créé par l'horrible éventualité que des femmes et des enfants soient victimes d'exploitation et de trafic sexuels au profit de Pornhub a inspiré la mise en ligne d'une pétition qui avait, le 4 mars, amassé plus de 360 000 signatures, et qui continue d'en amasser chaque minute.
Lire la suiteUn candidat à la chefferie du PQ demande des règlementations à la pornographie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : freepik
PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans
Paul St-Pierre Plamondon, candidat à la direction du Parti québécois, préoccupé par la place de plus en plus importante que la pornographie occupe dans la vie des Québécois, propose de taxer cette industrie (dite du X) afin de financer un Éduc’alcool de la pornographie, ou un organisme qui serait chargé d’éduquer la population, et spécialement les jeunes sur la question.
M. St-Pierre Plamondon affirme, selon La Presse :
« [La pornographie] crée une conception des relations hommes-femmes qui se transforme dans la vie de plusieurs femmes en harcèlement ou en situations dangereuses pour leur santé et leur sécurité », déplore l’avocat.
Avec des géants numériques comme MindGeek, établi à Montréal et décrit comme « le YouTube de la porno », le X est « une industrie d’un milliard » au Québec, explique-t-il. Cela est comparable au secteur des jeux vidéo, ajoute M. St-Pierre Plamondon. Il propose donc de taxer leurs revenus à hauteur de 0,5 % (ce qui générerait 5 millions par année) pour lancer l’Éduc’alcool du porno.
Première erreur de M. St-Pierre Plamondon, qui a par ailleurs une intention louable, il demande la taxation de l’industrie de la pornographie. Or, si l’État commençait à recevoir des bénéfices de la pornographie, essentiellement mauvaise, fût-ce pour financer une bonne œuvre, ce serait profiter du fruit d’une mauvaise action, cela pourrait même le pousser à fermer un peu plus les yeux sur la question, ayant un intérêt que cela continue.
On ne peut comparer la taxation (d’ailleurs discutable) de l’alcool qui n’est pas mauvais en soi, mais qui peut facilement devenir d’un mauvais usage, taxation qui vise à décourager la consommation, à une taxation de la pornographie, qui est absolument mauvaise. Ce n’est pas de taxation que nous avons besoin, mais d’abolition.
M. St-Pierre Plamondon mentionne l’avertissement lancé en 2018 par un collectif de professionnels de la santé en France disant que 9 % des jeunes de moins de 18 disaient visionner de la pornographie. M. St-Pierre Plamondon cite un sondage qui a révélé que 40 % des jeunes du secondaire regardaient cette chose abominable.
M. St-Pierre Plamondon propose entre autre d’interdire la production de films pornographiques violents, d’imposer aux fournisseurs sévissant au Québec de bloquer la pornographie à moins que le client n’en fasse la demande. Selon lui, son Éduc’porno devrait travailler avec le système d’éducation (qui est plutôt un système de formatage et d’endoctrinement) pour avertir les enfants sur les effets néfastes de la pornographie « malsaine ». Euh ! Vu ce qui est déjà fait en matière d’« éducation sexuelle » au Québec, je m’abstiendrais de rajouter cet aspect-là ; deuxième erreur. Si j’ai mis « malsaine » entre guillemets, c’est que M. St-Pierre Plamondon considère qu’il y a de la bonne pornographie et de la mauvaise. La mauvaise selon lui est celle qui comporte de la violence et des gestes dégradants, rapporte La Presse : « Parce que ce qui est hautement problématique, c’est la porno qui dégrade les femmes et qui met dans la tête des hommes une conception dégradante des femmes […] C’est comme ça qu’on crée des hommes prédateurs dangereux ».
M. St-Pierre Plamondon a raison de dire que cette sorte pornographie là est mauvaise, je dirais pour ma part qu’elle est encore plus mauvaise, tandis qu’il semble croire à l’existence de la « bonne » pornographie (qui est mauvaise). Apparemment, pour lui la « bonne » pornographie met en scène des relations sexuelles consensuelles et respectueuses, ce qui est une erreur, les chose intimes ne devant pas être étalées devant autrui ; troisième erreur.
Entre autres choses, l’industrie de la pornographie (dont Mindgeek est le plus gros représentant) laisse mettre sur ses sites par les usagers de la pornographie infantile, mettant en scène des viols et autres sortes d’abus. Mentionnons aussi que la pornographie ne met pas en scène que des hommes et des femmes, mais aussi des personnes de même sexe, et qu’il n’y aura donc pas que des hommes à devenir des prédateurs envers les femmes, mais envers des proies masculines à leur portée (et il doit aussi y avoir des femmes à devenir dangereuses pour les enfants à cause de cette consommation maléfique).
Dimanche prochain aura lieu une manifestation, de 13h à 15h, au 7777 Boulevard Décarie, dirigée contre Mindgeek, dont je donnerai de plus amples détails demain.
Le monde de la pornographie encourage l’abus et l’exploitation des jeunes filles

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : jcomp/freepik
PÉTITION: Les autorités doivent fermer Pornhub après qu'il ait montré des vidéos d'une victime de traite de 15 ans
L’un des premiers sites en termes d’affluence (42 milliards de visites par an) n’est autre que PornHub de la compagnie MindGeek, compagnie basée au Canada et plus précisément à Montréal… Le PornHub en question est très présent sur les « réseaux sociaux » (que je ne trouve pas sociaux) par ses publicités qui se présentent sous des traits humanitaires, de « conscience environnementale », bref de ce qui plaît à cette jeunesse réchauffiste. Cependant, ce qu’ils trouvent sur ce site est bien loin d’être innocent (il faudrait vraiment être innocent pour ne pas se douter de ce qu’annonce un nom pareil). C’est de la pornographie que présente PornHub (le plus gros site en la matière) à ses visiteurs, et en plus de l'aspect très immoral de la chose, une partie du contenu est constitué de pornographie infantile. De plus, ce site qui fait des centaines de millions grâce à la publicité qui y est présente n’a pas de système pour contrôler le contenu que les gens y téléversent (6 millions de vidéos par an), laissant passer des vidéos d’abus de mineurs, et ne contrôle pas l’âge des visiteurs. En fait PornHub ne vérifie que par après que le contenu ait été placé sur son site (si seulement il y arrive), et encore ne semble-t-il pas toujours pressé de retirer la pornographie infantile, et ne semble pas non plus préoccupé de la signaler aux autorités.
Le combat de Laila Mickelwait contre la pornographie, selon The Post Millenial :
L’activiste Laila Mickelwait, directrice d’Abolition à Exodus Cry, a documenté le contenu illégal, violent et déshumanisant de PornHub, et est convaincue que PornHub est complice du « trafic sexuel ». Elle en est tellement convaincue qu’elle a lancé une pétition demandant au ministère de la Justice de tenir les dirigeants de PornHub pour responsables.
À la date de publication de cet article, plus de 110 000 personnes ont signé leur accord [300 000 actuellement].
« Le contenu des vidéos qu’il diffuse en continu est principalement constitué d’actes sexuels agressifs, violents, dégradants et abusifs. En fait, une recherche contrôlée a révélé que 88 % des vidéos pornographiques sur internet présentent des agressions », déclare Mickelwait au Post Millenium.
Le 10 février, Mickelwait a dénoncé PornHub pour avoir « vérifié » une jeune fille de 15 ans qui avait été victime d’un kidnapping. Plus de 50 vidéos d’agressions sexuelles ont été téléversées. La jeune fille a été identifiée après que les vidéos aient été trouvées par sa propre mère.
PornHub est apparemment pressé d’effacer les preuves qui suggèrent qu’ils auraient eu connaissance de l’existence de la jeune fille sur leur plateforme.
Le 16 février, Mickelwait a attiré l’attention sur l’histoire poignante d’une autre femme dont l’agression sexuelle s’est également retrouvée sur la plateforme de PornHub. Rose Kalemba affirme qu’elle avait 14 ans lorsque des vidéos de son agression sexuelle ont été postées sur PornHub, et que les courriels envoyés au site pour demander leur retrait sont restés sans réponse.
Association de PornHub avec un producteur de pornographie infantile :
Ces révélations choquantes surviennent quelques mois seulement après que PornHub ait été fustigé pour son partenariat avec Girls Do Porn, une société de production qui s’est avérée manipuler, exploiter et abuser des dizaines de femmes. Même après que des femmes se soient exprimées et aient raconté les épreuves horribles qu’ont subies plus de 100 actrices, PornHub n’a retiré que certaines vidéos appartenant à la société de production, continuant à tirer profit du contenu des autres.
Ce n’est que lorsque le gouvernement américain inculpa les producteurs de Girls Do Porn pour trafic sexuel que PornHub supprima finalement l’intégralité du contenu [provenant de cette compagnie]. L’un des propriétaires a également été inculpé pour pornographie infantile en relation avec les actrices utilisées pour Girls Do Porn.
Mais le phénomène de la pornographie infantile, des abus qui en sont las base et leur dissimulation n’est pas limité au plus gros site de pornographie, c’est, pour ainsi dire, intrinsèquement lié à ce domaine. Au fait, au passage, le monde de la pornographie ne vise pas que les petites filles mais aussi les petits garçons…
Le message de Mgr Christian Lépine et la lettre des évêques du Canada sur l’euthanasie

Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Peter Potrowl/Wikimedia Commons
À cette heure, où les gouvernements fédéraux et provinciaux élaborent l’extension de l’euthanasie à d’autres personnes vulnérables au Canada, Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, a publié un message ce 5 février où il invite à reconnaître le Christ souffrant dans les personnes touchées par la douleur, et à voir également Son action dans ceux qui procurent réconfort et soulagement aux malades, aux affligés. C’est à l’occasion de la 28e Journée mondiale du malade que Mgr Lépine écrit, selon le site Église catholique à Montréal :
Quand je rencontre des personnes malades, je les encourage à faire de cette épreuve une occasion de croissance humaine et chrétienne et de rencontre avec le Seigneur. Lorsqu’on offre sa souffrance à Jésus crucifié, on participe à sa Croix et à sa Résurrection, à son Amour qui aime jusqu’à l’extrême de l’amour et à la Puissance de sa douceur qui console et fortifie l’âme. C’est un chemin qui conduit à s’ouvrir au don de sa Paix et qui permet de traverser la maladie en gardant notre cœur attentif, plein de générosité et vigilant aux autres.
Dans la maladie, Dieu continue d’être présent et à l’œuvre en nous et à travers nous, mais Il se manifeste également à travers la famille, le personnel médical et les personnes qui nous accompagnent avec générosité. Quand on sait se faire présent, écouter et accompagner les personnes en fin de vie; quand on chemine avec elles jusqu’à la mort naturelle; quand on les aide à soulager leurs souffrances, à apprivoiser leurs peurs, on leur rend leur dignité. On leur permet ainsi d’aller jusqu’au bout de leur parcours et de poser leur dernier acte de liberté, celui de quitter la vie en ce monde en aimant jusqu’au bout, en s’en remettant entre les mains de Dieu et en pardonnant, en offrant sa vie à Dieu pour leurs familles et pour les autres. Nous devenons alors le visage de Dieu, le visage aimant qui permet à la personne malade de se familiariser à Sa présence.
Mgr Lépine nous invite à voir dans la demande de mort de ceux qui souffrent un appel à l’aide, qui doit nous inciter à être présent auprès des malades, spécialement leur proches, afin de les accompagner et d’améliorer leur condition. Aussi, Mgr Lépine en appelle-t-il à une promotion des soins palliatifs :
Lire la suiteIl faut encourager les soins palliatifs puisqu’ils valorisent la personne et la famille en offrant un environnement humain et spirituel qui facilite le pardon et la réconciliation, qui accueille la peine en ouvrant à la paix et à l’espérance. Jésus est mort en priant et en aimant. Les soins palliatifs, même lorsque la conscience de la personne malade est difficile à rejoindre, offrent un espace de sens à la mort qui devient un acte de don et d’abandon, un temps de passage à la vie éternelle.
Aider à mourir, c’est accompagner jusqu’à la mort naturelle. Devancer la mort, ce n’est pas aider à mourir, c’est faire mourir. Faire mourir quelqu’un qui le demanderait, ce n’est pas respecter sa liberté, c’est supprimer sa liberté en le supprimant.
Michel Cadotte en libération conditionnelle

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : freepik
L’homme qui avait tué son épouse « par compassion » a obtenu sa libération conditionnelle lundi dernier, rapporte Le Journal de Montréal :
« Vous êtes en mesure de purger votre peine dans un cadre moins restrictif que l’incarcération, tout en ne représentant pas un risque indu pour la société », peut-on lire dans le rapport de la Commission québécoise des libérations conditionnelles de Michel Cadotte, rendu ce lundi.
Cet homme avait été condamné à deux ans de prison moins un jour pour le meurtre de sa femme, fortement atteinte d’Alzheimer, commis en février 2017. M. Cadotte en avait pris soin pendant neuf ans, avant de « craquer » et de l’étouffer avec un oreiller…
Quoi de plus idiot que de parler de tuer « par compassion », puisque le mot compassion signifie « souffrir avec » ou tout simplement partager la souffrance d’autrui ; si l’on tue la personne qui souffre, c’est qu’on ne veut plus partager cette souffrance.
Toujours est-il que le jury avait préféré le prononcer coupable d’« homicide involontaire » et non d’homicide volontaire, réduisant en cela de beaucoup sa peine. Je doute fort de la pertinence de cette « mansuétude ».
Ayant encore devant lui deux cent quarante heures de travaux communautaires, M. Cadotte se serait trouvé une « nouvelle conjointe » en prison, une femme « impliquée dans la cause de la détresse vécue par les aidants naturels », rapporte Le Journal de Montréal
La commission chargée d’accorder les libérations avait, en automne 2018, désapprouvé le désir de M. Cadotte d’aller vivre chez cette femme une fois libéré, une des raisons pour laquelle on ne l’avait pas encore remis en liberté. Ensuite, M. Cadotte a apparemment changé de plan pour l’immédiat, et la commission, lors de la seconde comparution, a approuvé sa sortie de prison.
Au fait, pourquoi M. Cadotte ne représenterait-il pas toujours un danger, spécialement pour une « conjointe » ? Certes « en raison du comportement exemplaire de Cadotte en détention, les commissaires ne se sont pas opposés à une libération conditionnelle », rapporte Le Journal de Montréal, mais n’avait-il pas un comportement que la commission aurait pu considérer comme exemplaire avant le meurtre ? La peine qu’il a reçue est bien légère pour le crime odieux qu’il avait commis, aura-t-il compris la leçon ? Les médias n'ont-ils pas tiré leur mouchoir pour pleurer sur le pauvre petit Cadotte ? Et notre société qui penche vers l'euthanasie des handicapés mentaux...