Mère Miriam dénonce les républicains qui soutiennent le « mariage » homosexuel : « Vous avez trahi votre peuple »
Par Raymond Wolfe (LifeSiteNews) — Traduit par Pierre-Alain Depauw (Médias-Presse-Info)
Aux Etats-Unis, Mère Miriam est une apologiste très populaire parmi le monde catholique en raison d’émissions qu’elle anime. Les républicains aidant les démocrates à codifier le « mariage » homosexuel dans la loi fédérale se sont « tournés contre Dieu », a-t-elle accusé.
Dans l’épisode de mercredi de l’émission Mother Miriam Live !, la fougueuse religieuse bénédictine a mis en garde les auditeurs contre la soi-disant « loi sur le respect du mariage » (RFMA), qui consacrerait le « mariage » homosexuel dans la loi fédérale et rendrait pratiquement impossible d’annuler la redéfinition désastreuse du mariage par la Cour suprême.
Mère Miriam a qualifié le projet de loi de « si mauvais » et de « trompeur » et a noté qu’il ne codifierait pas seulement le « mariage » homosexuel, mais obligerait également le gouvernement fédéral à accorder une reconnaissance légale aux mariages polygames si un État les reconnaissait.
« Qui ne voudrait pas du respect pour le mariage ? Mais ils y ont jeté tout ce qui n’est pas le mariage et qui est absolument un péché », a-t-elle déclaré. « Ce n’est pas le respect des mariages, c’est le meurtre du mariage. C’est la destruction du mariage. »
« Nous devons dire aux sénateurs républicains de s’opposer au projet de loi radical des démocrates sur le “mariage” homosexuel », a souligné Mère Miriam, appelant les auditeurs à signer la pétition de LifeSite exhortant les républicains à vaincre la RFMA lorsqu’elle sera présentée au Sénat.
Le projet de loi sur le respect du mariage a été adopté à la Chambre cet été avec 47 votes républicains inattendus, et les démocrates espèrent maintenant que le projet de loi obtiendra suffisamment de soutien républicain pour passer au Sénat et donner à Joe Biden sa première grande victoire législative sur les questions LGBT. Les démocrates ont besoin de 10 défections du GOP pour surmonter l’obstruction du Sénat.
Jusqu’à présent, quatre sénateurs républicains ont signalé leur soutien probable au projet de loi, et plusieurs autres seraient indécis. Le sénateur républicain du Wisconsin, Ron Johnson, a d’abord déclaré qu’il ne voyait « aucune raison de s’y opposer », mais a depuis fait marche arrière sur son approbation apparente en raison de l’opposition populaire.
Les républicains pro-LGBT commettent « une trahison totale »
Mère Miriam a eu des mots durs pour les républicains aidant les démocrates à adopter la loi sur le respect du mariage : « Ils se sont retournés contre la famille. Ils se sont retournés contre Dieu. Ils se sont retournés contre leur propre Constitution », a-t-elle déclaré, qualifiant leur soutien au projet de loi de « trahison totale ».
« Je vous le dis, vous tous républicains, vous tous qui vous êtes alliés à un parti qui croit en Dieu et en la Constitution, vous avez trahi votre peuple et vous vous êtes détourné de Dieu, et votre éternité est en jeu », a-t-elle poursuivi. « L’enfer sera rempli de gens qui ont voté pour la Loi sur le respect du mariage et qui vivent ses libertés, pour ainsi dire. »
Lire la suiteLe premier ministre hongrois Viktor Orbán est ovationné aux États-Unis pour sa défense des valeurs familiales

Le premier ministre de Hongrie s'exprimant lors de la CPAC, le 4 août 2022 à Dallas au Texas.
Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : The Independent/YouTube
4 août 2022, Dallas (LifeSiteNews) — Lors d’un discours à la Conservative Political Action Conference (CPAC) qui se déroule cette semaine, le premier ministre hongrois Viktor Orbán a été applaudi à tout rompre pour sa défense sans faille du mariage, de la cellule familiale traditionnelle, et son opposition ouverte à l’idéologie radicale du genre.
« La Hongrie protégera l’institution du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme ! », a déclaré Orbán à la foule enthousiaste de CPAC Dallas jeudi dans un discours intitulé « Comment nous combattons ».
« Les liens familiaux doivent être fondés sur le mariage ou la relation entre les parents et les enfants. Pour résumer, la mère est une femme. Le père est un homme. Et laissez nos enfants tranquilles. Point final. Fin de la discussion », a ajouté le chef conservateur. La caméra montre alors des membres de la foule en train d’ovationner l’homme politique hongrois.
M. Orbán, qui a remporté quatre élections consécutives en Hongrie, a également expliqué que lorsqu’il s’agit de s’attaquer aux problèmes actuels de la société, « la politique, mon ami, ne suffit pas. Cette guerre est une guerre culturelle. Nous devons revitaliser nos églises, nos familles, nos universités et nos institutions communautaires. »
Décrivant comment il a obtenu le succès politique, Orbán a déclaré que l’un des principaux facteurs est la dévotion de son gouvernement « à la loi et à l’ordre sans compromis », ajoutant avec humour que son gouvernement « a décidé que nous n’avions pas besoin de plus de genres, mais de plus de rangers ».
« Moins de drag queens et plus de Chuck Norris », a souligné le Hongrois, alors que la foule répondait par des rires.
Immédiatement après le discours, les partisans de la gauche politique se sont emparés des médias sociaux pour accuser le premier ministre démocratiquement élu d’être un « autoritaire » et un « dictateur », insistant sur le fait que les Américains qui le soutiennent méritent également d’être étiquetés de la sorte.
Lire la suiteLa Pologne et la Hongrie sanctionnées pour leurs politiques pro-vie — même si elles accueillent des Ukrainiens…

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Sara Kurfess/Usnplash
L’Union européenne ne semble pas faire de ses priorités l’aide aux Ukrainiens réfugiés de la guerre qui se déroule dans leur pays. En effets, la Pologne et la Hongrie, qui accueillent à elles seules deux millions et cinq cents milles réfugiés, continuent à faire l’objet de sanctions de l’UE qui retient la coquette somme de 45 milliards d’euros du fonds de relance économique. Quel est donc le crime effroyable qui devrait ainsi faire passer en seconde place le secours des Ukrainiens ? Rien moins que le « rejet des valeurs fondamentales de l’Union européenne » ; plus précisément, la Pologne a interdit l’avortement eugénique, une centaine de municipalités polonaises ont voté une résolution définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, la Hongrie a interdit la propagande LGBT à l’école, et autres questions moins importantes qui ne relèvent du reste pas de la compétence de l’UE.
FSSPX.News dresse un bref portrait de la mesquinerie européenne :
La Commission européenne a décidé de retenir les fonds d’aide alloués à la Pologne et à la Hongrie l’année dernière : une enveloppe de 2000 milliards — sous forme de dette commune — avait été votée pour relancer les économies.
La raison invoquée pour justifier cette retenue est que la Pologne et la Hongrie ont rejeté les « valeurs fondamentales de l’Union européenne » en matière d’Etat de droit et de non-discrimination. Concrètement, c’est une sanction de leur gestion de l’avortement, des questions LGBT et de certaines réformes juridiques.
L’année dernière, la Hongrie a adopté une loi interdisant la diffusion de la propagande transgenre et homosexuelle aux enfants. Ces dernières années, près de 100 municipalités en Pologne ont adopté des résolutions définissant le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. En outre, la Cour suprême polonaise a interdit l’avortement pour des raisons eugéniques.
Il faut rappeler que la somme dont il s’agit n’est pas une bagatelle : le total se monte à 45 milliards d’euros.
La culture de mort n’admet aucune exception, aucun compromis, aucun « recul » et révèle par l’attitude intransigeante des gouvernements européens, le peu de cas que l’Union fait de l’Ukraine.
Le Guatemala renforce sa loi sur l’avortement

Chambre du Parlement du Guatemala.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Gobierno de Guatemala/Wikimedia Commons
Le parlement unicaméral du Guatemala a adopté un projet loi alourdissant les peines encourues pour le crime d’avortement, il n’y manque plus que la signature du président Alejandro Gianmattei, pro-vie déclaré.
Ce petit État d’Amérique centrale, peuplé de 16 millions d’habitants, punissait déjà l’avortement de trois ans de prison — maintenant ce sera de dix. Selon FSSPX.News :
En ce mardi 8 mars 2022 que le Congrès du Guatemala — qui n’est constitué que d’une seule chambre — a voté l’approbation de la « Loi pour la protection de la vie et de la famille ». Ce texte renforce la défense de la vie de l’enfant à naître en augmentant les peines liées à l’avortement.
Cette loi, qui doit encore être signée par le président Alejandro Giammattei, punit désormais jusqu’à dix ans de prison, contre trois actuellement, toute femme qui « a réalisé son propre avortement ou consenti à ce qu’une autre personne l’effectue ».
Le texte punit également quiconque effectue « un avortement ou des manœuvres abortives sans le consentement de la femme » et qui provoque son décès, d’une peine pouvant aller jusqu’à 50 ans de prison.
En plus de renforcer la lutte contre l’avortement, cette nouvelle loi interdit également le « mariage » entre personnes de même sexe, ainsi que l’idéologie transgenre à l’école, selon Gènéthique :
La « loi pour la protection de la vie et de la famille » introduit également une réforme du Code civil. Il y est désormais stipulé que « le mariage entre personnes du même sexe est expressément prohibé ». Par ailleurs, le texte interdit « aux entités éducatives publiques et privées de promouvoir auprès des enfants et adolescents des politiques ou des programmes qui tendent à dévier de leur identité sexuelle de naissance ».
De Nazareth à Cana

Les Noces de Cana par Julius Schnorr von Carolsfeld.
Par l’Abbé J.-Réal Bleau — Photo : Wikimedia Commons
Jésus, qui demeure avec nous dans la très sainte Eucharistie, veut poursuivre aujourd’hui le mystère de sa vie à Nazareth, à travers les foyers chrétiens.
Après un bref séjour en Égypte, Jésus a passé à Nazareth presque trente ans de sa vie terrestre, et n’en a consacré qu’à peine trois à sa vie publique. Trente ans de vie cachée. Trente ans d’obéissance. Trente ans de silence. Trente ans de prière continuelle. Trente ans de vie familiale, qui se sont écoulés dans une charité sans borne et la plus grande simplicité. De longues années de travail obscur comme charpentier, au service des citoyens de la plus pauvre des villes de Galilée. Temps extrêmement précieux, où le Verbe de Dieu incarné enseignait, par son très humble esprit de service et l’exemple de toutes les vertus, à toutes les familles de tous les temps, quelles sont les valeurs indispensables sur lesquelles doit s’appuyer toute civilisation ayant pour but d’assurer le bonheur et la paix des nations. Accorder à Dieu la première place. Dieu premier servi. Les lois divines mises dans une éclatante lumière.
Il n’y a pas de doute que Jésus a commencé sa mission de rédemption du monde à Nazareth par la restauration de la famille. La Sainte Famille de Nazareth est en effet le modèle de la structure divine et des vertus de l’institution familiale telle que conçue par Dieu.
L’institution familiale, telle que voulue de Dieu dès l’origine, comme en témoigne le premier chapitre de la Genèse (1 27-28), ne pouvait reposer que sur l’union stable d’un homme et d’une femme, unis pour la vie par les liens sacrés d’un mariage indissoluble. La Vierge Marie et le très chaste Joseph sont dans cette condition matrimoniale les meilleurs des époux que la terre ait pu porter. Qu’ils soient des époux vierges et demeurant vierges, cela est exceptionnel en raison de leur mission unique mais n’empêche nullement la réalité de leur mariage. Leur mariage a été voulu de Dieu pour constituer avec Jésus, Fils de Dieu et véritable Enfant de la Vierge Marie selon la chair, la plus sainte des familles de la terre.
Cherchant de tout temps à détruire la famille et tout l’ordre social qui en dépend, le Père du mensonge a toujours eu comme tactique de s’attaquer à son fondement : le mariage. Il a déployé et déploie toujours les ressources de son intelligence diabolique pour souiller la beauté du mariage tel que conçu par Dieu, et en renier l’unité et l’indissolubilité. Il le fait aujourd’hui en propageant toutes les formes possibles d’unions libres et le mariage civil, particulièrement ouvert aux divorcés de tous genres et aux absurdes unions homosexuelles.
La restauration du caractère sacré du mariage et de la famille est en réalité la première grande œuvre accomplie par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Cette œuvre, Il l’a accomplie principalement à Nazareth par l’exemple, et Il l’a scellée ensuite de son autorité à Cana. Par sa présence physique et celle de sa très sainte Mère aux noces qui s’y sont déroulées au début de son ministère public — noces qu’il a consacrées par le premier de ses miracles —, Il a béni surabondamment l’union d’un jeune époux et d’une jeune épouse, représentant sa propre union indissoluble avec l’Église qu’Il venait fonder. À l’occasion de la bénédiction de ces noces, Jésus a élevé le mariage à la dignité d’un sacrement, source de la charité conjugale et d’innombrables grâces actuelles spéciales pour les époux. En faisant ainsi du mariage un sacrement, Jésus a voulu rehausser le caractère sacré qu’il avait à l’origine, et marquer d’une façon solennelle son indissolubilité. « Que l’homme, dira-t-il, ne sépare pas ce que Dieu a uni » (Mt. 19.6). Par ce sacrement, que saint Paul appelle « grand », parce qu’il figure l’union du Christ avec son Église (Eph.5. 32), Jésus entendait lier intimement le mariage chrétien, le seul voulu de Dieu, au mystère de la croissance de la vie divine dans le monde ; ce qui est la fin même que poursuit son Église.
En tout ce qu’il a fait, le divin Rédempteur a donné au monde l’exemple de ce qu’il faut faire non seulement pour obtenir le bonheur du ciel, mais aussi celui de la terre. La grande charte du bonheur terrestre des nations, Jésus l’a écrite à Nazareth et à Cana.
Cette charte, Il la confie, spécialement aujourd’hui, où le mariage et la famille sont complètement désacralisés et défigurés, aux époux chrétiens, qui ont la mission de la faire revivre et triompher, pour que le règne de Dieu sur la terre prépare sa plénitude de gloire dans les cieux.
J.-R.B.
Décès de la philosophe catholique Alice von Hildebrand
Par Dorothy Cummings McLean — Traduit par Campagne Québec-Vi
14 janvier 2022, New Rochelle, New York (LifeSiteNews) — Alice von Hildebrand, philosophe catholique, théologienne et championne de la messe traditionnelle en latin, est décédée ce matin à son domicile après une brève maladie.
Elle avait 98 ans.
Von Hildebrand, née Alice Jourdain le 11 mars 1923 à Bruxelles, en Belgique, était la veuve de l’influent philosophe catholique Dietrich von Hildebrand.
Alice von Hildebrand, connue sous le nom de « Lily » par ses amis, s’est installée aux États-Unis en tant que réfugiée en 1940. En 1947, elle entame une longue carrière d’enseignante au Hunter College de New York. Elle y a été nommée professeur de philosophie et a pris sa retraite en 1984.
Dans les années 1940, Alice Jourdain poursuit des études supérieures à l’université Fordham de New York et suit 18 cours avec Dietrich von Hildebrand, un autre réfugié. Alice était à la fois la secrétaire et la collaboratrice de Dietrich, et ils se sont mariés en 1959, deux ans après la mort de sa première femme, Margarete. Dietrich lui-même est décédé en 1977 et a fait l’objet d’une remarquable biographie rédigée par Alice, The Soul of a Lion : Dietrich von Hildebrand, publiée en 2000 par Ignatius Press.
Alice von Hildebrand a écrit plusieurs autres livres, dont The Privilege of Being a Woman, Man & Woman : A Divine Intervention, By Love Refined : Letters to a Young Bride ; Memoirs of a Happy Failure [son autobiographie] ; et une traduction anglaise de conférences radiophoniques données par son mari dans l’Allemagne des années 30, The Art of Living. Ses travaux ont également été publiés dans des revues telles que la New Oxford Review, Homiletic and Pastoral Review, Crisis et The Wanderer. Alice von Hildebrand a également écrit pour Catholic News Agency et a fait au moins 80 apparitions sur EWTN.
En tant qu’enseignante et conférencière, Von Hildebrand est restée très demandée jusqu’à la fin de sa vie. Elle a enseigné à la Franciscan University of Steubenville dans l’Ohio, à l’Ave Maria College dans le Michigan et à Notre Dame Graduate School du Christendom College en Virginie.
Lire la suite6 décembre — Saint Nicolas

Saint Nicolas de Myre, faisant charité à un père et ses trois filles.
Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Wikimedia Commons
Une petite histoire pour le mouvement pro-vie...
C’est à la fin du troisième siècle. La tragédie vient frapper à la porte d’une famille dans ce qui est maintenant la Turquie. Accablé par la pauvreté qui menace sa famille et au bord du désespoir, un père de famille décide de livrer ses trois jeunes filles à une vie immorale.
Mais voici qu’un sauveur inattendu donne discrètement aux trois filles le moyen de s’établir honnêtement et les délivre d’une future vie déshonorable. Ce sauveur n’est autre que le futur archevêque de Myre, saint Nicolas.
Une autre fois, ce grand homme fut emprisonné pour sa profession de la foi catholique sous le règne de Dioclétien.
Invoquons ce saint pour avoir la force de défendre la vie, l’honneur de la famille et la foi catholique, coûte que coûte, pour la plus grande gloire de Dieu.
Imitons aussi sa soumission à la volonté de Dieu qui rayonne à travers ces derniers mots, « En vos mains, je remets mon âme (psaume 30). »
Renaissance catholique, en défense du vrai mariage, acquitté

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : schepniy/Adobe Stock
La XVIIIème chambre du Tribunal correctionnel de Paris a relaxé Renaissance catholique en la personne de Jean-Pierre Maugendre, président de l’organisme, poursuivi par trois organisations LGBT au motif de « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle », rapporte Renaissance catholique.
La « provocation » dont se serait rendu coupable M. Maugendre est d’avoir publié l’extrait d’un texte — L’Église du Dieu vivant : la colonne et l’appui de la vérité, signé par les cardinaux Burke et Pujats, et les évêques Peta, Lenga et Schneider — portant sur l’enseignement de l’Église au sujet des devoirs de l’État en regard des « unions civiles » entre personnes de même sexe : « Les autorités civiles ne doivent pas établir d’unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l’union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d’un grave scandale pour d’autres ».
Le tribunal a conclu pour sa part qu’il s’agit d’un texte doctrinal qui n’appelle pas les personnalités en fonction à discriminer les citoyens de façon contraire à la loi :
Le tribunal a retenu qu’il s’agissait d’un texte doctrinal et non « d’une exhortation claire faite aux fidèles catholiques susceptibles de constituer des autorités civiles de ne pas célébrer de mariages entre personnes homosexuelles ».
Le tribunal souligne plus loin qu’il s’agit d’un enseignement sur l’ordre civil et non d’une exhortation spécifique pour les individus agissant sous l’ordre présent :
« Ce propos de 2019, rappelant les principes établis en 2003, vient, dans ce qui est explicitement présenté comme un guide pour les fidèles, rappeler la position de l’Église sur les unions entre personnes de même sexe et les considérations religieuses qui la motivent. La simple affirmation de ce que les autorités civiles ne devraient pas créer, voire souscrire à la présence, dans leur ordre juridique, d’unions civiles entre personnes de même sexe est, en l’absence de toute exhortation à commettre des actes positifs de discrimination, protégée par la liberté d’expression et d’opinion. »
Certes, ce passage d’enseignement ne fait que proclamer que l’État ne doit pas reconnaître d’« unions civiles » entre des personnes de même sexe, mais il est aussi vrai que l’Église enseigne que les représentants de l’État ne doivent pas présider à telles « unions », même si celui-ci les a établies comme légales.
Du moins, ce jugement représente une victoire pour la liberté d’enseignement de l’Église, notamment sur les devoirs de l’État et le mariage. Renaissance catholique souligne :
Nous avions analysé que ce procès serait celui de la liberté de l’Église à proclamer son enseignement moral bimillénaire dans une société sécularisée.
Le nouveau directeur de l’institut JPII sur le mariage suggère que l’Église doit changer sa définition de la famille

Mgr Philippe Bordeyne.
Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : seletlumieretv/YouTube
23 septembre 2021 (LifeSiteNews) — Quelques semaines après avoir pris ses fonctions de nouveau président de l’ancien Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille, Monseigneur Philippe Bordeyne a fait une déclaration surprenante dans une entrevue révélatrice à La Croix International, le quotidien anglophone édité par La Croix, quotidien non officiel de l’épiscopat français, en disant : « Nous, théologiens, ne pouvons pas continuer à affirmer des certitudes sur la famille quand nous voyons les transformations qu’elle subit aujourd’hui. »
Quelles sont les « certitudes » sur la famille du point de vue catholique ? Ce sont des définitions, des règles de vie. Ce sont des réflexions fondées sur les réalités et les finalités naturelles du mariage, et sur les lois naturelles qui le régissent. Elles sont le résultat de l’examen de la révélation qui raconte le plan de Dieu pour l’humanité, de l’objectif surnaturel de la procréation, qui est de peupler le ciel de Dieu avec des saints, et de la nature et la valeur du mariage sacramentel, qui est un reflet de l’amour de Jésus pour l’Église.
Lorsque saint Jean-Paul II a fondé l’Institut pontifical d’études sur le mariage et la famille, il était clairement et profondément attaché à la doctrine catholique traditionnelle sur le mariage, reconnaissant l’existence de normes morales absolues qui sont toujours contraignantes et interdisent les actes intrinsèquement mauvais. Telles étaient les « certitudes » mentionnées ci-dessus ─ et le fait qu’il s’agissait de certitudes ne les rendait pas inintéressantes ou rigides au sens où elles ne pourraient pas rendre compte des nouvelles réalités du jour.
Au contraire, elles constituaient les principes, les murs porteurs sur lesquels l’Église pouvait s’appuyer pour évaluer la modernité et, si nécessaire, la défier à l’aide de la foi et de la raison — comme elle l’a fait, par exemple, avec l’idéologie du genre, qui est une négation radicale des règles de la création de Dieu.
Lorsque Mgr Bordeyne déclare que « Nous, théologiens, ne pouvons pas continuer à affirmer des certitudes sur la famille quand nous voyons les transformations qu’elle subit aujourd’hui », il dit en substance qu’il n’y a pas de base sûre à partir de laquelle évaluer ces transformations, et le cas échéant, les condamner et montrer qu’elles ne sont pas conformes aux véritables besoins et à la vocation de l’homme.
Sa déclaration montre qu’en tant que nouveau président, trié sur le volet, de ce qui est maintenant l’Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, Mgr Bordeyne adhère pleinement à la révolution qui s’y déroule. Tout a commencé par le limogeage brutal du responsable de l’Institut, Monseigneur Livio Melina, fidèle successeur de son fondateur, le cardinal Carlo Caffarra, en 2019. Dans le même temps, tous les professeurs de l’Institut ont été suspendus ─ tous ne sont pas revenus ─ et sous la houlette de son nouveau chancelier, Mgr Vincenzo Paglia, célèbre pour ses fresques homoérotiques, la porte a été ouverte à la critique d’Humanæ Vitæ, qui condamne la contraception, et à la glorification d’Amoris lætitia, dans lequel le pape François accueille discrètement certains couples divorcés et remariés civilement pour qu’ils reçoivent les sacrements, y compris la sainte communion, sans avoir l’intention de changer leur mode de vie.
Lire la suiteIl est monstrueux que l’«éducation sexuelle» obligatoire soit soutenue par les évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles

Par John Smeaton (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Gorodenkoff/AdobeStock
Dans un billet pour le Digest de la semaine dernière, je citais le discours d’un ministre du gouvernement britannique au Parlement, en avril 2019, dans lequel il soulignait l’importance politique du soutien apporté par les évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles à la législation gouvernementale qui met en place l’enseignement obligatoire portant sur relations et la sexualité. Parmi de nombreuses autres choses, cette législation prévoit l’obligation pour les écoles d’enseigner des contenus LGBT et de présenter l’avortement comme l’une des options disponibles pendant la grossesse, vers laquelle les élèves doivent être orientées sans avertir les parents.
La terrifiante gravité morale de ce que la Conférence des évêques catholiques (CBCEW) d’Angleterre et du Pays de Galles a fait et continue de faire peut être mieux comprise en réfléchissant au discours inoubliable prononcé par feu le cardinal Carlo Caffarra, président de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille (de 1981 à 1995) et l’un des quatre cardinaux qui ont présenté au pape François les dubia concernant Amoris Lætitia. Le 19 mai 2017, lors du quatrième Forum de Rome sur la vie organisé par Voice of the Family, Son Éminence a déclaré :
Lire la suite« … Dans notre culture occidentale, y a-t-il eu des développements qui mettent en évidence avec une clarté particulière le conflit entre le pouvoir d’attraction du Seigneur crucifié et ressuscité et la culture du mensonge construite par Satan ? Je réponds par l’affirmative, et je souhaite souligner deux développements en particulier … Le premier développement est la transformation du crime de l’avortement (nefandum crimen, “crime indicible”, selon les termes du Concile Vatican II) en un droit. Notez bien que je ne parle pas ici de l’avortement en tant qu’acte. Je parle de la plus grande légitimation que l’ordre juridique puisse accorder à un comportement : celle de le faire entrer dans la catégorie du droit personnel, qui est une catégorie éthique. Cela signifie appeler le mal bien, l’obscurité lumière. “Quand il ment, il parle selon sa propre nature, car il est menteur et père du mensonge”. Il s’agit d’une tentative de produire une “anti-révélation”. Quelle est la logique qui préside à cet anoblissement de l’avortement ? C’est d’abord la négation la plus totale de la vérité de l’homme … »
« … Le second développement est l’anoblissement de l’homosexualité. Nous trouvons ici le rejet complet de la vérité du mariage, de la pensée du Dieu Créateur en ce qui concerne le mariage. La Révélation divine nous a communiqué le dessein de Dieu sur le mariage : l’union légitime de l’homme et de la femme, source de vie nouvelle. Dans la pensée de Dieu, le mariage a une structure permanente enracinée dans la dualité du mode humain d’être : féminin et masculin. Non pas deux pôles opposés, mais l’un avec et pour l’autre. Ce n’est que de cette manière que l’homme sort de sa solitude originelle. L’une des lois fondamentales de Dieu dans la gestion de l’univers est qu’il n’agit pas seul, mais qu’il fait appel à notre coopération. L’union de l’homme et de la femme qui deviennent une seule chair constitue la coopération de l’homme à l’acte créateur de Dieu ... »
« … Résumons donc. Les piliers de la création sont au nombre de deux : la personne humaine dans son irréductibilité à l’univers matériel, et l’union conjugale entre l’homme et la femme, lieu où Dieu crée de nouvelles personnes humaines “à son image et à sa ressemblance”. L’élévation axiologique de l’avortement au rang de droit personnel est la démolition du premier pilier. L’ennoblissement des relations homosexuelles comme équivalentes au mariage est la destruction du deuxième pilier. À la base de tout cela, il y a l’œuvre de Satan, qui veut construire une véritable anti-création. Il lance à Dieu un dernier et terrible défi. “Je vais te montrer que je peux créer une alternative à ta création. Et l’homme dira qu’il est mieux dans ma création alternative que dans la tienne”. En utilisant une horrible stratégie du mensonge, construite sur un profond mépris de l’homme, Satan déclare que la personne humaine est incapable de s’élever jusqu’à la splendeur de la Vérité ; qu’elle est incapable de supporter le paradoxe d’un désir infini de bonheur ; qu’il ne lui est pas possible de se trouver dans le don sincère de lui-même. »