Portugal : les législateurs passent outre le veto du président et légalisent l'euthanasie

Par Jean Mondoro — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : stokkete/Adobe Stock
12 mai 2023, Lisbonne (LifeSiteNews) — Les législateurs portugais ont voté la légalisation de l’euthanasie dans certains cas, passant outre le veto du président du pays.
Vendredi, cette loi, qui a été débattue au cours des dernières années et a fait l’objet de vetos et de diverses mises à jour, a finalement été promulguée, rendant l’euthanasie légale dans certaines circonstances particulières. La nouvelle loi permet aux personnes âgées de plus de 18 ans d’obtenir l’euthanasie si elles souffrent d’une douleur « durable » et « insupportable » ou si elles sont atteintes d’une maladie en phase terminale.
Seuls les résidents légaux peuvent demander l’euthanasie, ce qui empêche les non-citoyens de se rendre au Portugal pour obtenir une mort médicalement provoquée. Les personnes qui demandent l’euthanasie ne doivent pas non plus souffrir d’une maladie mentale, ce qui laisse l’autorisation d’administrer l’euthanasie sous réserve de l’état de santé mentale de l’individu.
La loi a été adoptée sous l’influence du parti socialiste — qui détient la majorité absolue au parlement portugais — et pourrait entrer en vigueur à l’automne de cette année.
Jusqu’à présent, les propositions de législation anti-vie avaient toujours échoué dans ce pays majoritairement catholique grâce au président Marcelo Rebelo de Sousa. Son veto le plus récent date du 20 avril 2023, le chef de l’État ayant rejeté la quatrième version du projet de loi sur l’euthanasie.
Lire la suiteLe Parlement portugais adopte une nouvelle loi sur l’euthanasie
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : roungroat/Rawpixel
Le Parlement de Lisbonne a adopté le vendredi 5 novembre une nouvelle version de la loi légalisant l’euthanasie, par 227 voix contre 138. Ce vote a été tenu sur la base des recommandations de la Cour constitutionnelle qui avait examiné la mouture du projet de loi précédent, envoyé devant elle par le président du Portugal, Marcelo Rebelo. Ce dernier aura à nouveau le choix de mettre son veto, de renvoyer le projet de loi devant la cour ou de l’approuver. En outre, le président a décidé de dissoudre le parlement, des élections anticipées devraient avoir lieu d’ici le 30 janvier 2022. Selon Gènéthique :
Une loi sur l’aide médicale à mourir avait été adoptée par le Parlement en janvier 2021. Mais, le Président Marcelo Rebelo de Sousa avait saisi la Cour constitutionnelle, afin qu’elle vérifie sa conformité à la Constitution portugaise. Jugées trop vagues dans la première version de la loi, les notions de « lésion définitive de gravité extrême » et de « maladie grave ou incurable » ont été redéfinies.
Le texte est renvoyé devant le chef de l’Etat. Il a désormais trois possibilités : il « pourra désormais promulguer la loi, y opposer son veto ou la soumettre une nouvelle fois à l’analyse de la Cour constitutionnelle ».