Déclaration de deux cardinaux et trois évêques sur les erreurs actuelles dans la vie de l’Église

Église Sainte-Croix à Varsovie.
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : ddouk/Pixabay
« Deux cardinaux et trois évêques rappellent le magistère… à la place du pape ? » L'abbé Claude Barthe commente sous ce titre le texte des cardinaux Burke et Pujats et de Mgr Athanasius Schneider et les deux autres évêques du Kazakhstan rappelant de nombreux textes exposant la doctrine sûre de l'Eglise sur des points aujourd'hui contestés jusqu'en son sein. Je vous propose ici la traduction de ce texte. Il s'accompagne d'un commentaire important que j'ai mis en ligne ici avec l'accord du cardinal Burke et de Mgr Schneider.
Erreurs les plus courantes dans la vie de l'Eglise de notre temps
« L’Eglise est la maison de Dieu, la colonne et la base de la vérité. » (1 Tim 3:15)
Déclaration des vérités relatives à certaines des erreurs les plus courantes dans la vie de l'Église de notre temps
Les fondamentaux de la foi
1. Le sens exact des expressions « tradition vivante », « magistère vivant », « herméneutique de la continuité » et « développement de la doctrine » comprend cette vérité : quelles que soient les nouvelles compréhensions qui peuvent être exprimées concernant le dépôt de la foi, elles ne peuvent cependant en aucun cas être contraires à ce que l'Eglise a toujours proposé dans le même dogme, dans le même sens et la même pensée (voir Concile Vatican I, Dei Filius, Sess. 3, c. 4 : « in eodem dogmate, eodem sensu, eademque sententia ».)
2. « Quant au sens des formules dogmatiques, il demeure toujours vrai et identique à lui-même dans l’Église, même lorsqu’il est éclairci davantage et plus entièrement compris. Les fidèles doivent donc bien se garder d’accueillir l’opinion que l’on peut résumer ainsi : tout d’abord les formules dogmatiques ou certaines catégories d’entre elles seraient incapables de signifier d’une manière déterminée la vérité mais n’en signifieraient que des approximations changeantes, lui apportant une déformation, une altération, ensuite ces mêmes formules ne signifieraient la vérité que d’une manière indéterminée, comme un terme à chercher toujours au moyen des approximations susdites. Ceux qui adopteraient cette opinion n’échapperaient pas au relativisme dogmatique et ils corrompraient le concept de l’infaillibilité de l’Église, lequel se réfère à la vérité enseignée et tenue d’une manière déterminée. » (Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Déclaration Mysterium Ecclesiae sur la doctrine catholique concernant l’Eglise en vue de la protéger contre les erreurs d’aujourd’hui, 5).
Lire la suiteTrump annonce des protections pour les médecins refusant de pratiquer l’avortement, l’euthanasie et la stérilisation
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé hier de nouvelles protections pour les travailleurs de la santé qui refusent de pratiquer l'avortement, l'euthanasie et la stérilisation. Une excellente nouvelle. Le seul ennui réside en ce que ces protections ont été faites au nom de la liberté religieuse, liberté qui ne devrait être autre chose qu’une tolérance raisonnable (les mots « tolérance » et « raisonnable » étant pris dans un sens raisonnable et non à la sauce moderne) pour les religions en général, une seule* (car vraie) devant être reconnue par l’État et par conséquent n’ayant pas besoin d’exception. Nous avons pu voir à quoi menait la liberté religieuse sans frein… Extrait de LifeSiteNews :
L'administration Trump a achevé la mise au point d'un autre ensemble de protections administratives pour les droits de conscience religieux des Américains sur plusieurs fronts, a annoncé jeudi matin le président Donald Trump lors de son discours à l'occasion de la Journée nationale de la prière.
[...]
Selon un communiqué de presse du Department of Health and Human Services (ministère de la Santé et des Services sociaux ― HHS), le règlement définitif « garantit que le HHS applique l'ensemble des outils appropriés pour faire appliquer » les lois qui exemptent les travailleurs de la santé de « devoir fournir, participer à, payer pour, couvrir ou référer des services comme l'avortement, la stérilisation ou le suicide assisté. » Le règlement « clarifie également ce que les entités couvertes doivent faire pour se conformer aux dispositions applicables à la conscience », « exige des demandeurs d'aide financière fédérale du HHS qu'ils fournissent des garanties et des attestations de conformité » et « précise les obligations de conformité pour les entités couvertes. »
*C'est la religion catholique — A. H.
États-Unis : le Satanic Temple reconnu comme « église », avec exonération fiscale !

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : capture d'écran vidéo/Global News
Voilà jusqu’où mène la liberté religieuse sans frein…
Extrait de LifeSiteNews :
L’Internal Revenue Service (IRS) des États-Unis a officiellement reconnu le Satanic Temple (Temple satanique) en tant qu’église, selon une annonce de l’organisation et d’après l’Associated Press.
Jeudi, le Temple satanique a annoncé sur Instagram que « pour la toute première fois dans l’histoire, une organisation satanique a été reconnue par le gouvernement fédéral des États-Unis comme étant une église ». Le site Internet de l’IRS confirme que le Satanic Temple est désormais une organisation exonérée d’impôt « admissible à recevoir des dons de charité déductibles d’impôt », mais ne donne aucun autre détail sur son statut, si ce n’est qu’il est un « organisme de bienfaisance ».
[...]
« Cette reconnaissance permettra au Satanic Temple d’avoir le même accès aux espaces publics que les autres organisations religieuses, d’affirmer notre position devant les tribunaux dans la lutte contre la discrimination religieuse... », a ajouté l’annonce du Temple, ce qui signifie que le nouveau statut est susceptible de renforcer ses revendications juridiques dans des cas tels que le placement de statues sataniques dans les capitales des États d’Arkansas et d’Illinois.
Déclaration épiscopale sur les signes religieux

Par l'historien Jean-Claude Dupuis, Ph.D. — Photo : Adam Patterson/Panos/DFID - UK Department for International Development
J’ai été agréablement surpris de voir que l’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ) s’oppose au projet de loi Legault sur l’interdiction du port de signes religieux visibles par les enseignants des écoles publiques.
La déclaration de l’AECQ du 6 mars 2019 affirme que l’État peut se proclamer neutre sur le plan religieux. Cependant, la laïcité doit être « ouverte ». Il s’agit de protéger la liberté d’expression de toutes les religions dans l’espace public, et non pas de réprimer une religion particulière ou la religiosité en général. Les évêques estiment qu’on peut interdire le port de signes religieux aux agents de l’autorité coercitive de l’État, comme les policiers, les procureurs de la couronne et les juges. Mais étendre cette règle aux enseignants des écoles publiques constituerait une atteinte à la liberté de conscience garantie par la Déclaration universelle des droits de l’homme (ONU 1948). Une pareille mesure ne saurait se justifier sans des « raisons graves et inattaquables ». Les enseignants ont, certes, une autorité sur les élèves, mais ce n’est pas une autorité coercitive. Ce n’est pas parce qu’un enseignant porte un signe religieux qu’il fera nécessairement du prosélytisme en classe. À l’inverse, un enseignant peut très bien faire du prosélytisme camouflé sans porter aucun signe religieux. On doit combattre d’éventuels abus en misant sur l’éthique professionnelle des enseignants plutôt qu’en leur imposant des règles vestimentaires. En pratique, le projet de loi semble surtout viser le hidjab. Or ce n’est pas en stigmatisant les femmes musulmanes qu’on favorisera leur intégration à la société québécoise. L’AECQ conclut que l’école est un espace public où les enfants doivent apprendre à s’enrichir réciproquement des différences de valeurs et de croyances.
Si l’on passait cette déclaration au crible de la doctrine catholique traditionnelle, il y aurait beaucoup à redire. Le Syllabus du pape Pie IX (1864) condamnait le principe de la neutralité religieuse de l’État. Le Concile Vatican II (1965) a soutenu, au contraire, le principe de la séparation entre l’Église et l’État. Nos évêques se rattachent évidemment à la « tradition » de Vatican II, vieille d’un demi-siècle, plutôt qu’à la tradition bimillénaire de l’Église. Mais laissons ce problème de côté pour l’instant. On ne mentionne jamais que le Concile affirmait aussi : « En raison des circonstances particulières dans lesquelles se trouvent certains peuples, une reconnaissance civile spéciale [peut être] accordée, dans l’ordre juridique de la cité, à une communauté religieuse donnée. » (Dignitatis humanæ, no 6) Nos évêques pourraient parfois rappeler, ou se rappeler, ce passage, qui s’applique parfaitement au cas de l’Église catholique au Québec, pour des raisons historiques et culturelles.
Mais il ne faut sans doute pas trop leur en demander. Réjouissons-nous qu’ils aient au moins eu le courage de défendre les quelques enseignants québécois qui osent encore porter visiblement une croix ou une médaille miraculeuse. Et si l’on exige le respect de nos signes religieux chrétiens, il faut bien respecter ceux des musulmans, ce qui ne nous empêche pas de prier pour leur conversion.
Dans le cadre de la société démocratique actuelle, l’AECQ ne pouvait probablement pas en dire plus. Les évêques ont employé la seule argumentation que nos dirigeants politiques puissent entendre. Bravo.
Toutefois, j’aurais aimé que la déclaration se termine par quelque chose de plus apostolique que l’insipide appel du pape François au « grand rêve capable d’abriter tout le monde ». Une finale du genre : « In hoc signo vinces! » (Par ce signe tu vaincras.)
La conception catholique de l’État

Par Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : Wikimedia Commons
La doctrine catholique des rapports entre l’Église et l’État s’appelle « l’augustinisme politique », parce qu’elle remonte à l’ouvrage de saint Augustin, La Cité de Dieu (426). Le pape Boniface VIII l’avait illustrée par l’allégorie des « deux glaives », dans la bulle Unam Sanctam (1303), à l’occasion d’un litige avec le roi de France, Philippe IV le Bel.
Il y a deux autorités, ou deux glaives, dans la société : l’un spirituel et l’autre temporel. Le glaive spirituel doit être tiré par la main du prêtre, et le glaive temporel par celle du prince, mais avec le consentement du prêtre. Cependant, il faut que le temporel soit subordonné au spirituel, car le corps doit obéir à l’âme.
La Chrétienté médiévale n’était pas à proprement parler une théocratie, car elle faisait une distinction entre l’Église et l’État : « Il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César ». Dans une théocratie, c’est le clergé qui exerce les fonctions politiques. Sous l’Ancien Régime, le pouvoir politique était détenu par des laïcs, et non par des clercs. Lorsqu’un ecclésiastique était ministre, comme le cardinal de Richelieu, c’était de par l’autorité du roi, et non pas de l’Église.
Dans un régime de chrétienté, l’Église et l’État sont unis, mais distincts, comme l’homme et la femme dans le mariage. Dans l’islam, la religion et la politique sont fusionnées. En démocratie libérale, ils sont séparés. La théocratie et le laïcisme sont deux erreurs contraires, qui s’opposent à l’augustinisme politique.
Lire la suiteL’évêque d’Almeria refuse de réembaucher une enseignante d’instruction religieuse divorcée et remariée, malgré une injonction judiciaire
Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)
Mgr Gonzalez Montes, évêque d’Almeria en Andalousie a fait savoir lundi qu’il refusera d’approuver la réembauche d’une enseignante d’instruction religieuse divorcée et remariée, Resurrección Galera, qui a obtenu la reconnaissance de l’illégalité de son licenciement pour ce motif devant les tribunaux. « Il y a des sentences qu’il est impossible de respecter », a expliqué le prélat lundi, invoquant la liberté religieuse garantie par la constitution de l’Espagne en tant que droit fondamental. « Personne ne peut m’obliger à accorder une permission religieuse d’enseigner la religion », a-t-il déclaré à propos de cette femme « remercier » en l’année scolaire 2001-2002 alors qu’elle venait d’épouser civilement un homme divorcé. Face à une résistance exemplaire du diocèse d’Almeria, la première chambre sociale du tribunal de la ville vient de publier une nouvelle injonction judiciaire obligeant lesdits diocèses, ainsi que le ministère de l’éducation et la junte d’Andalousie de réinstaller l’enseignante à son poste dans les cinq jours suivant la sentence.
Lire la suiteL'Église catholique s'inquiète du projet de loi punissant la liberté d'expression sur le genre
(PourUneÉcoleLibre) Extrait d’un communiqué de Mgr Douglas Crosby, Évêque de Hamilton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada :
Lire la suite« Le projet de loi C-16, Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel, a récemment été adopté par le Parlement du Canada et a reçu la sanction royale le 19 juin 2017. Cette loi ajoute l’identité de genre et l’expression de genre à la liste des distinctions illicites en vertu de la Loi canadienne sur les droits de la personne, et elle modifie le Code criminel afin d’étendre la protection contre la propagande haineuse aux membres des groupes qui se distinguent par l’identité de genre ou l’expression de genre.
L’Église catholique regarde toutes les personnes, quelle que soit la manière dont elles s’identifient ou dont elles choisissent de vivre leur vie, comme investies d’une dignité inhérente que leur confère Dieu notre Créateur. Pour cette raison, toute discrimination injuste ou toute forme de violence contre une personne, ou une communauté, ou une classe de personnes, est toujours moralement mauvaise. Dès le moment de sa conception, l’être humain reçoit la dignité innée de porter l’image de Dieu. Toutes les personnes, y compris celles qui se disent « transgenres », doivent toujours être traitées avec compassion, respect et amour.
Cour suprême des États-Unis : l'État ne peut discriminer contre les écoles religieuses
(pouruneécolelibre) - Aujourd’hui, la Cour suprême des États-Unis a statué par 7 juges à 2 qu’il est inconstitutionnel pour le gouvernement d’exclure les organisations religieuses des programmes gouvernementaux qui offrent des avantages « laïques ».
Dans l’affaire considérée, l’État du Missouri rembourse en partie les frais encourus par des organismes comme les écoles qui installent pour des raisons de sécurité publique des surfaces en caoutchouc sur leurs aires de jeux. L’État du Missouri avait décidé que l’école maternelle de l’église luthérienne Trinité (Trinity Lutheran Church) ne pouvait prétendre à ce remboursement en raison du caractère confessionnel de cette école.
Ce refus a soulevé des questions profondes sur la manière d’interpréter la Constitution américaine qui interdit à l’État de soutenir un quelconque culte tout en ne discriminant pas contre des personnes ou des organisations religieuses.
Lire la suiteObama: Les Églises devraient cesser de se concentrer autant sur la protection de la vie et du mariage
Par Fr. Mark Hodges de LifeSiteNews - traduit par Dominic Larkin pour Campagne Québec-Vie
WASHINGTON, DC, le 18 mai 2015 - En basant ses commentaires sur «ma propre foi chrétienne», le président Obama a déclaré au Sommet du leadership catholique-évangélique que les Églises devraient passer moins de temps à se concentrer sur l'avortement et le «mariage» des personnes de même sexe.
Lors d'une table ronde sur la pauvreté à l'Université de Georgetown, mardi dernier, Obama a critiqué des Églises pour la façon dont elles s'engagent politiquement, en se concentrant sur les «questions controversées» telles la protection de la vie et la préservation du mariage.
Le président a déclaré: «Quand il s’agit de ce pour quoi vous êtes prêt à lutter au corps à corps, de ce qui est la question déterminante, quand vous parlez dans vos congrégations, quelle est la chose qui va vraiment mettre en évidence l’essence de ce qui nous sommes en tant que chrétiens, ou en tant que catholiques, ou de ce que vous avez, [la pauvreté] est souvent vue comme une «valeur qui passe bien» par rapport à une question comme l'avortement ».
Lire la suiteAffaire Poëti: Entre être ou ne pas être Charlie, les Québécois ont choisi l'incohérence.

La bourde de Robert Poëti cause plus d’émois qu’une caricature obscène impliquant le Pape.
Pour bien comprendre l’enjeu, remettons-nous dans le contexte. Lors de son apparition devant la Chambre de commerce de la Baie-des-Chaleurs, le ministre des Transports, Robert Poëti a proféré une blague réductrice à l’égard des femmes. Quelques jours plus tard, il a dû s’excuser par voie de communiqué, d’avoir associé le magasinage à l’univers féminin. Effectivement, il a invité les hommes présents, à être accompagnés de leur conjointe, lors d’un déjeuner qui aura lieu à Montréal. Pour les motiver à être présentes, il a rappelé aux hommes qu’il y a beaucoup de centres d'achats dans la région métropolitaine. Ces propos lui ont valu une lancée de tomates médiatique.
Ce qui m’agace, ce n’est pas qu’on affirme que ses propos soient réducteurs et sexistes. Non, c’est plutôt l’incohérence du discours québécois qui m’irrite. Au Québec, on est prêt à mettre de la pression sur un ministre pour qu’il s’excuse d’avoir proféré des propos que Patrick Lagacé qualifie de «joke de mononcle». Par contre, les citoyens de la Nouvelle-France plaident la liberté d’expression lorsque Charlie Hebdo diffuse des caricatures obscènes impliquant le Pape. Les Québécois sont donc Charlie à la carte.
Je me pose sérieusement des questions sur la cohérence des citoyens de notre nation. Est-ce que la ministre de la Culture et des Communications serait étiquetée de sexiste si elle avait mentionné, dans une de ses allocutions publiques, que le groupe Rush compose de la musique de «gars»? Mieux encore, si le ministre de l’éducation, du sport et des loisirs avait invité des hommes à accompagner leur conjointe pour assister au Grand-prix de la formule 1, après un déjeuner pour dames, aurait-on exigé de lui des excuses? Je ne crois pas. Il me semble qu’il y a deux poids, deux mesures.
S’il vous plaît, comprenez-moi bien. Dénoncer des propos réducteurs aura toujours sa place. Et tant mieux, si le ministre Poëti a eu l’humilité de s’excuser mais, de grâce, soyons cohérents. Si le Québec se dit véritablement Charlie, qu’il soit tolérant à tout propos de mauvais goût, cohérence oblige. Si on doit dénoncer tout ce qui est inacceptable, faisons-le à tous les niveaux, même lorsque Charlie va trop loin. Mais non, il préfère être Charlie à la carte parce que ça fait bonne figure dans nos bistros.
Ainsi donc, les Québécois s’offusquent lorsque les figures publiques profèrent des blagues de «mononcle», mais ils ne s’indignent pas du tout de voir le Pape être caricaturé de façon dégradante. À défaut d’être cohérents, ne soyons pas surpris que les politiciens usent de la langue de bois et ce, en répétant de plus en plus des phrases préenregistrées. Le tout offusque le bon peuple et finit par le rendre cynique à l’égard de ses élus. De leur côté les politiciens se limitent à répéter des paroles creuses pour éviter des réprimandes. Quel cercle vicieux!
Ce qui est déplorable dans tout ça, c’est qu’au final, c’est la démocratie qui souffre de cette incohérence à la carte…