Stanisław Grygiel, philosophe ami de Jean-Paul II, dénonce la destruction de l'Institut Jean-Paul II

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo : PxHere
Le grand vaticaniste Aldo Maria Valli vient d’interviewer le Pr Stanisław Grygiel, grand ami de Jean-Paul II, sur la destruction de l’Institut Jean-Paul II sur la famille et le mariage. Je vous propose ici une traduction de travail intégrale de cet entretien paru sur le blog d’Aldo Maria Valli, Duc in altum. – J.S.
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Entretien avec Stanisław Grygiel :
« On ne rénove pas sa maison en la détruisant. »
Chers amis de Duc in altum, je suis particulièrement heureux de vous offrir aujourd'hui une interview exclusive du Professeur Stanisław Grygiel, philosophe polonais, grand ami de Saint Jean Paul II et jusqu'à récemment, avant son éloignement, professeur à l'Institut Théologique Pontifical fondé par le Pape Wojtyła lui-même. Une vaste interview, dans laquelle le professeur Grygiel évoque les événements dans lesquels il a été impliqué, mais où il explique surtout ce qui constitue, selon lui, la nature de la crise actuelle de l'Eglise. Il prononce des paroles très claires : « L'Eglise d'aujourd'hui a besoin d'un Moïse qui, porté par la colère du Dieu miséricordieux, à qui il parle dans la montagne, va passer par le feu et par l'épée tous ces veaux d'or adorés par le peuple ― avec l'autorisation de tant de pasteurs ― pour y chercher le bonheur. »
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Professeur Grygiel, vous avez parlé de « pragmatisme théologique » par rapport à la théologie dominante actuelle. Qu'entendez-vous par cette expression et quels sont les objectifs d'un tel pragmatisme ?
Le principe marxiste de la pensée est le suivant : la praxis précède et détermine le logos, c'est-à-dire de la vérité. Elle a ainsi bouleversé non seulement la vie intellectuelle du monde occidental, mais aussi la vie de l'Église catholique. Je me souviens des années 1966-67 passées à l'Université Catholique de Louvain en Belgique et de nombreuses leçons de théologie et de philosophie faites selon ce principe. Il en est résulté une théologie pragmatique et une pastorale tout aussi pragmatique, qui ont commencé non pas avec la Personne du Christ, mais avec la description sociologique des différents comportements des hommes. Si la majorité divorce, alors… Beaucoup de théologiens et, malheureusement, beaucoup de pasteurs de l'Église catholique également, oublient de parler avec le Fils du Dieu vivant. Ils manquent de foi, dans le sens où ils manquent de confiance en la Personne du Christ et, par conséquent, de foi en l'homme.
L'Union soviétique, ne parvenant pas à conquérir l'Europe occidentale par des moyens militaires, a essayé de pénétrer la mentalité des intellectuels, afin de pouvoir la soumettre aux ordres des seigneurs de ce monde. Elle a parfaitement réussi, comme on le voit aujourd'hui, alors que nous vivons les conséquences désastreuses de cette action astucieuse des agents communistes et de leurs « idiots utiles » occidentaux.
Nous savons que vous avez été exclu, avec d'autres enseignants, de l'Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille. Au-delà de votre cas particulier, qu'enseigne cette affaire ? Pourquoi cette révolution ?
Je ne peux pas cacher la douleur que m'a provoqué le fait que l'Institut fondé par Saint Jean Paul II ait été démantelé il y a deux ans. Le licenciement des professeurs est un acte conforme à cette décision. Donc cela ne me surprend pas. Je regrette seulement la confusion dans laquelle sont tombés les élèves et dans laquelle ils se sentent perdus. Quelqu'un s'en rendra compte un jour. Saint Jean Paul II a préparé avec ferveur et passion les premiers professeurs pour cette grande mission. Quelques mois avant la fondation de l'Institut, il nous a invités dans son appartement pour méditer avec nous sur la situation dans laquelle se trouvait non seulement l'Église mais aussi le monde. Il voulait créer un Institut dans lequel la théologie naîtrait de l'expérience morale de la personne humaine et du Verbe divin où la vérité de l'homme a été pleinement révélée. Il n'est donc pas étonnant qu'à cette époque, nous ayons médité en priant et prié en méditant. Devant Dieu et devant l'homme qui brûle de lui, comme le buisson sur la montagne dans le pays de Moriah, nous devons nous agenouiller. Sinon, nous ne comprendrons pas « l'univers et l'histoire » (cf. Redemptor hominis, 1).
Lire la suiteListe non exhaustive des demandes faites auprès du pape François de clarifier son enseignement
Extrait d'un article de Maike Hickson (LifeSiteNews)
1. En octobre 2014, une grande paroisse catholique américaine — Saint Jean-Baptiste (Front Royal, Virginie) a publié une déclaration de foi concernant le mariage et la famille, qui a recueilli plus de 1 000 signatures de paroissiens et a été envoyée au pape François.
2. Le 16 avril 2015, le journal catholique The Wanderer a publié une lettre ouverte au pape François dans laquelle les signataires demandaient au pape François de « célébrer la conclusion du Synode de la famille avec une réaffirmation claire et forte des enseignements intemporels de l’Église l’indissolubilité du mariage, la nature nuptiale et la définition du mariage et de l’amour conjugal, ainsi que la vertu de chasteté, telles que présentées dans le Catéchisme de l’Église catholique. »
3. Après le premier synode troublant, en décembre 2014, l’auteure Maike Hickson du site LifeSiteNews a tenté de défendre les enseignements de l’Église sur le mariage en écrivant une lettre ouverte au pape François (publiée le 10 décembre 2014), en argumentant de sa propre expérience en tant qu’enfant de divorce. Cette lettre a été envoyée au pape François, mais on n’y a jamais répondu. Elle a également été envoyée au Secrétariat du Synode des Évêques, mais n’a pas non plus reçu de réponse.
4. En octobre 2015, au début du deuxième synode sur la famille, 13 cardinaux ont écrit une lettre au pape François, demandant au pape une procédure équitable pendant le synode et soulignant le danger d’adapter l’enseignement de l’Église sur le mariage au courant mondain et à la culture ambiante.
5. En novembre 2015, le professeur Paolo Pasqualucci a publié une lettre ouverte au pape François, lui demandant de ne pas autoriser la communion pour les divorcés « remariés » et de ne pas annuler la procédure canonique de déclaration de mariage de l’Église.
6. Le 24 avril 2016, peu de temps après la publication du document Amoris Laetitia, Mgr Athanasius Schneider a publié une critique claire et charitable de ce document, parlant de la confusion et des « interprétations contradictoires, même parmi l’épiscopat » découlant de ce texte papal, et appelant à la hiérarchie de l’Église et aux laïcs de demander au pape des éclaircissements et une interprétation officielle d’Amoris Laetitia, conformément à l’enseignement constant de l’Église.
7. Le 13 juillet 2016, dans un esprit d’amour, d’humilité et de fidélité, 16 personnalités pro-vie et pro-famille ont demandé au pape François, dans un puissant « appel au pape », de dire sans ambiguïté la vérité de la foi catholique, de mettre fin à la confusion doctrinale, pour rétablir la clarté et pour être le Saint-Père dont les catholiques ont besoin.
Lire la suiteLe livre : Cinq défenseurs de la foi et de la raison

Gilbert Keith Chesterton.
Écrit par Alex La Salle (Le Verbe) — Photo : Wikimedia Commons
C’est un très stimulant ouvrage de vulgarisation philosophique que nous offre ici Richard Bastien avec Cinq défenseurs de la foi et de la raison, paru l’été dernier chez Salvator.
Dès le premier chapitre, l’auteur rappelle le bien-fondé de l’entreprise philosophique, telle qu’elle a été menée par les penseurs de l’Antiquité et du Moyen Âge. Ceux-ci, contrairement aux postmodernes qui dominent aujourd’hui le champ idéologique, croyaient en la capacité de l’intelligence à accéder au réel tel qu’il est et à formuler par voie d’abstraction des vérités objectives permettant de connaître la nature des choses, en particulier celle de l’homme.
De plus, ils ne considéraient guère l’idée de Dieu comme un obstacle au savoir, mais comme le sommet du savoir et la clé de voûte de tout l’édifice de la connaissance.
Quant à la foi, elle était le foyer lumineux d’où la vérité révélée émane, pour sauver jusqu’à la raison elle-même. L’idée d’en faire une ennemie jurée de celle-ci leur aurait paru absurde. Cette idée est pourtant devenue un lieu commun de notre époque. Avec pour résultat prévisible l’éclipse de la raison. Et dire que c’était au nom d’une plus pure rationalité que les tenants des Lumières avaient entrepris d’affranchir l’homme de la piété qui a façonné l’Occident !
Afin de renouer avec la tradition classique, seule capable de répondre au besoin de vérité et de moralité de l’homme, l’ouvrage nous initie à l’œuvre de cinq penseurs chrétiens de langue anglaise (presque tous catholiques), qui mènent ou ont mené, à leur façon, une entreprise de sauvetage de la raison par la foi et vice-versa.
Lire la suiteLe jugement Tremblay c. Daigle qui a ôté tous droits légaux au père et à l’enfant à naître

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Monam/Pixabay — Mise à jour 30 juillet 2019
Voici maintenant trente ans que le jugement Tremblay contre Daigle, rendu par la Cour suprême du Canada le 8 août 1989, a déclaré que l’enfant à naître et le père de celui-ci n’avaient pas de droit par rapport à sa vie.
L’affaire se déroule sous les funestes auspices du jugement R. c. Morgentaler, rendu le 28 janvier 1988 par la Cour suprême qui dépénalisa alors l’avortement faisant du coup un vide juridique, bien qu’en 1988 le statut de cette pratique fût très laxiste suite à l’adoption de la loi omnibus C-195 du Parti libéral, le 14 mai 1969, qui avait permis l’avortement notamment pour des raisons médicales, ce qui pouvait très bien comprendre celles de « santé » mentale ou économique, laissant se perpétrer impunément 11 152 avortements en 1970.
Les deux protagonistes principaux du jugement de 1989 sont Jean-Guy Tremblay, homme dépeint comme violent et qui « tentait d’empêcher son ex-conjointe » d’avorter, et Chantal Daigle, celle qui voulait se faire avorter. Il y a bien sûr un troisième personnage à qui devrait en fait revenir la place principale, bien que celle-ci revint plutôt à Chantal Daigle dans les médias, l’enfant à naître qui représentait tous ses semblables dont la vie pouvait dépendre de cette cour inique.
L’histoire qui a mené à cette décision insensée du 8 août 1989 a été bruyamment commentée par les médias à l’époque, car d’après Le Devoir :
« L’histoire du couple qui retient l’attention des Québécois pendant l’été 1989 est à l’image des événements qui suivront : rapide et intense. La Presse, Le Devoir et Le Journal de Montréal accordent au total 52 premières pages aux événements rattachés à l’affaire Daigle contre Tremblay entre le 7 juillet et le 17 août », écrit l’historienne Marilyne Caouette dans son mémoire de maîtrise intitulé L’affaire Daigle contre Tremblay : l’avortement comme débat de société à la fin des années 1980.
Deux cours du Québec avaient tranché en faveur du père et de l’enfant à naître, avant que l’affaire ne se rendît jusqu’à la Cour suprême du Canada, d’après un second article du journal Le Devoir :
Après qu’une injonction interdisant à la femme de 21 ans de mettre fin à sa grossesse fut confirmée le 17 juillet 1989 par la Cour supérieure du Québec puis maintenue par la Cour d’appel du Québec, la cause grimpa en un temps record à la Cour suprême du Canada.
Je ferais remarquer au passage l’importance de l’emploi des expressions et des mots ici ; par exemple, un avortement est plutôt l’acte de tuer un enfant à naître que celui de « mettre fin à sa grossesse ».
Lire la suiteLa christianisation de l’Empire romain

Constantin 1er le Grand, empereur romain.
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph. D. — Photo : York Minster/Flickr
L’une des illusions du Concile Vatican II a été de croire que la séparation de l’Église et de l’État pouvait améliorer la qualité du christianisme. Trop de fidèles, disait-on, ne pratiquaient la religion que par conformisme social. Dans une société laïque, les chrétiens seraient peut-être moins nombreux, mais plus sérieux.
Entre 1960 et 1970, le taux d’assistance régulière à la messe est passé, au Québec, de 60 % à 15 %. Il est maintenant tombé à 3 %, avec une moyenne d’âge de plus de 70 ans. Pour ce qui est du déclin quantitatif, les prévisions des modernistes se sont réalisées. Le progrès qualitatif a-t-il été au rendez-vous ? Douteux.
L’esprit conciliaire faisait fi des leçons de l’histoire. C’est l’alliance du Trône et de l’Autel qui a permis la conversion de l’Europe à la fin de l’Antiquité et au début du Moyen-Âge. Le grand spécialiste de l’histoire romaine, Paul Veynes, le démontre dans un remarquable essai publié en 2007, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394).
Au moment de la conversion de l’empereur Constantin (312), les chrétiens ne formaient que 10 % de la population. Constantin ne s’est donc pas converti par calcul politique. Il n’avait aucun intérêt à s’appuyer sur une « secte » minoritaire. Il aurait pu simplement arrêter les persécutions par esprit de justice. Il décida plutôt de mettre son autorité au service de l’Église, par conviction personnelle. Constantin était un « révolutionnaire religieux ». Il n’a pas réprimé le paganisme. L’État continuait même à financer les temples païens. Mais la politique impériale visait à marginaliser progressivement les « anciennes superstitions ».
Le paganisme est revenu brièvement au pouvoir sous Julien l’Apostat (361-362), mais les empereurs suivants ont repris la politique religieuse de Constantin le Grand. Les cultes païens ont été légalement interdits, en 380. Mais ils étaient tolérés en pratique. Les empereurs chrétiens n’ont jamais employé la force, physique ou morale, pour convertir les païens. L’École de Philosophie d’Athènes a continué d’enseigner librement le paganisme jusqu’en 527.
Même s’il se dit incroyant, Paul Veynes affirme que le christianisme était « supérieur » au paganisme. « Certains historiens agnostiques, écrit-il, trouveront peu scientifique d’établir une échelle de mérite entre les religions. Mais, à mon sens, ce n’est pas là violer le principe de neutralité axiologique, pas plus que lorsqu’on reconnaît la supériorité de certaines créations artistiques ou littéraires. »
À ses yeux, le christianisme était un chef-d’œuvre doctrinal parce qu’il établissait une relation d’amour entre Dieu et les hommes. Les dieux païens ne vivaient que pour eux-mêmes, et les hommes ne les honoraient que pour obtenir leurs faveurs ou s’épargner leur colère. Le Dieu des chrétiens avait, au contraire, sacrifié sa vie pour les hommes. En outre, chaque être humain avait un rôle à jouer dans le plan de Dieu. Le christianisme donnait à la vie un sens plus profond et plus grandiose que le mythe païen de l’Éternel Retour. Il touchait les cœurs. Une mère de famille peut raconter ses malheurs à la Madone. Quelle consolation pourrait-elle attendre de l’impétueuse Junon ?
L’Église catholique était également un chef-d’œuvre organisationnel avec son clergé hiérarchisé. Le paganisme se composait d’une multitude de sectes disparates, tandis que l’Église formait une société à l’intérieur de la société, voire au-dessus de la société. Le message chrétien s’adressait à tous les hommes, alors que la « sagesse philosophique » n’était réservée qu’à une élite.
Mais le christianisme, conclut Paul Veynes, ne serait jamais devenu la religion du peuple sans le « choix despotique » de Constantin. La christianisation du monde est venue d’en haut. La déchristianisation aussi.
L'Institut Jean-Paul II rayé de la carte, le nouvel institut n'enseignera plus la théologie morale fondamentale

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits)
Je vous propose ici la traduction d'un article de Diane Montagna de LifeSiteNews sur le nouveau tremblement de terre qui s'est produit à l'Institut Jean-Paul II pour la famille, déjà rebaptisé en octobre 2017 Institut théologique des sciences du mariage et de la famille et dont l'objectif affiché est la mise en œuvre d' Amoris laetitia. Disparition du cours de théologie morale fondamentale, renvoi de deux figures historiques – Mgr Livio Melina et le P. José Noriega, tous deux réputés pour leur orthodoxie doctrinale – suspension de tous les autres professeurs et surtout putsch en faveur du Grand Chancelier Mgr Vincenzo Paglia, désormais doté de pouvoirs exorbitants.
Tous cela a été formalisé par la publication en catimini de nouveaux statuts qui avaient provoqué une levée de boucliers en juin dernier lorsque le corps enseignant en place avaient été invités à donner leur avis sur ce texte dont les effets révolutionneront définitivement le reliquat de l'Institut Jean-Paul II, bel et bien enterré […] – J.S.
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Tous les professeurs ont été suspendus et le président congédié
dans le cadre de la « destruction » de l'Institut Jean-Paul II
Dans le cadre d’une attaque contre l'enseignement moral de l'Église catholique, aux dires de ceux qui la dénoncent, le successeur du cardinal Carlo Caffarra à l'Institut du mariage et de la famille fondé par Jean-Paul II a été mis à l’écart, tandis que le cours de théologie morale fondamentale et spécialisée de l'Institut a été supprimé.
Mgr Livio Melina, titulaire de la Chaire de Théologie morale fondamentale, et le P. José Noriega, titulaire de la Chaire de Théologie morale spécialisée, n'enseigneront plus à l'Institut à partir de cet automne. Le sort d'autres professeurs également fidèles à l'enseignement de l'Église sur le mariage et la famille demeure inconnu.
Le média catholique italien, La Nuova Bussola Quotidiana, a annoncé mardi que la veille, à la suite de l'approbation des nouveaux statuts de l'Institut théologique pontifical Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille, tous les professeurs ont reçu une lettre annonçant leur suspension officielle, en attendant les décisions qui vont être prises au sujet des cours pour la prochaine année universitaire et de leurs professeurs.
Lire la suiteUne nouvelle étude établit le lien entre l'avortement et le suicide

Par The Elliot Institute ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : StockSnap/Pixabay
Une analyse de 2019 des décès par suicide en Italie a révélé que dans l'année suivant une grossesse, les femmes ayant subi un avortement étaient 2,3 fois plus susceptibles de se suicider que les femmes ayant donné naissance.
Il ne s'agit là que de la dernière d'une série d'études reliant l'avortement à des taux plus élevés de suicide et à un risque élevé de décès en général.
Des études à grande échelle sur les taux de mortalité maternelle aux États-Unis, en Finlande et au Danemark ont révélé des taux de mortalité plus élevés chez les femmes qui ont avorté que chez celles qui ont accouché, y compris des taux de suicide plus élevés.
L'étude américaine a examiné les dossiers du ministère des Soin de santé américain portant sur plus de 173 000 californiennes à faible revenu qui sont passées par un avortement ou un accouchement. En établissant un lien entre ces dossiers et les certificats de décès, les chercheurs ont constaté que les femmes qui avaient subi des avortements, financés par l'État, étaient 2,6 fois plus susceptibles de se suicider que les femmes qui avaient donné naissance à leur bébé. Par contre, il a été démontré que l'accouchement réduit le risque de suicide chez les femmes comparativement à la population en général.
L'avortement n'est pas bénéfique pour la santé mentale des femmes
Les défenseurs de l'avortement ont souvent soutenu que l'avortement était nécessaire pour protéger la santé mentale des femmes, voire bénéfique.
Mais une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry a révélé que 10 % des problèmes de santé mentale chez les femmes, dont 35 % des comportements suicidaires, peuvent être attribuables à l'avortement. Ces conclusions sont fondées sur les résultats combinés de toutes les études publiées entre 1995 et 2009 qui répondaient à des critères d'inclusion stricts. L'analyse qui en a résulté a porté sur 877 181 femmes de six pays.
Les femmes qui ont avorté étaient à 81 % plus susceptibles d'avoir des problèmes de santé mentale que tous les autres groupes témoins, et 55 % plus susceptibles d'avoir des problèmes que les femmes qui ont accouché suite à une grossesse non planifiée ou non désirée.
Lire la suiteLes origines du catastrophisme écologique : le Club de Rome

Par Eric Pilon (Le Peuple) — Voici la ou les sources de cet article : Wikipedia n° 1 et n° 2, Resilience/Voici la source de la photo : Pixabay
Rappelons que de nombreux adeptes de l'écologisme anti-changement-climatique prône entre autres, comme moyen de réduction de la production dioxyde de carbone, la réduction de la population mondiale, par le biais de l'avortement, de la contraception, etc. — A. H.
En 1972, le rapport appelé « Les Limites à la croissance », parrainé par le Club, avait secoué les colonnes du temple.
L’heure est à la prosternation devant le Dieu vert. Tous les jours, on nous bombarde de messages dont le but est de nous inciter à considérer le phénomène environnementaliste sous le seul prisme de l’urgence. Selon les plus pessimistes, l’homme n’a plus qu’une douzaine, voire une dizaine d’années pour faire marche arrière avant que la planète ne soit poussée dans ses derniers retranchements.
Or, ce n’est pas d’hier que les fantassins de la verdure fourbissent les armes pour combattre « les changements climatiques ». On oublie trop souvent que ceux-là descendent d’une lignée qui remonte à un peu plus de 50 ans. Étonnamment, cette lignée d’alors n’était pas composée de « granoles » adeptes du macramé et des Volkswagen Beetles. Au contraire : l’origine du catastrophisme écologique a plus à voir avec une certaine élite libérale.
Les limites de la croissance
En 1970, le Club de Rome, créé deux ans plus tôt, commande une étude « sur la simulation informatique de la croissance économique et démographique exponentielle avec une offre finie de ressources ». Une formule creuse que seuls des chercheurs du très libéral Massachusetts Institute of Technology (MIT) comprennent. C’est à ces chercheurs que les « clubistes » commandent la fameuse étude, à partir de laquelle, deux ans plus tard, ils accoucheront d’un monstre.
Ce monstre, c’est un rapport appelé Les limites de la croissance, dont le constat est plutôt fataliste : l’humanité, selon les chercheurs, doit mettre fin à la croissance afin de préserver le système mondial d’un effondrement envisageable. Et comme il se doit, cette proclamation était accompagnée d’un sentiment d’urgence : plus la prise de décision sera tardive, plus elle deviendra difficile à mettre en place, était-il claironné.
Lire la suiteTémoignage d’un ex-gay

Par Chris Watkins ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Eli Burdette/Pexels
16 juillet 2019 (LifeSiteNews) ― En tant qu'homme catholique et réformé de l'attirance au même sexe, j'aimerais commenter l'influence persuasive du livre du Père James Martin, Building a Bridge (Construire un pont), et l'empressement excessif actuel de la hiérarchie ecclésiastique à attirer dans son giron tous ceux qui participent activement à la vie LGBT sans leur demander de laisser ce style de vie derrière.
J'ai passé la majeure partie de ma vie adulte à me débattre avec ma condition et mon identité. Depuis que je suis devenu catholique, il y a 35 ans, la lutte s'est intensifiée alors que j'essayais de réconcilier ces inclinations avec les enseignements du Christ. Pendant tout ce temps, je n'ai jamais été confronté à un jugement ou à une sévérité oppressante, et je n'ai jamais subi de marginalisation cruelle de la part de prêtres catholiques ― j’ai seulement reçu de la compassion et des conseils judicieux et utiles. L'Église n'a pas à s'excuser, pas en ce qui me concerne en tout cas.
Bien avant que l'Église [plutôt des personnages de l’Église] ne s'aventure près du point actuel du débat, j'ai déjà parcouru ces corridors familiers de pensée que les prêtres et les évêques explorent actuellement : Je voulais que l'enseignement de l'Église change, qu'elle s'adapte à moi et s'adapte à la mentalité de la psychologie moderne. Je voulais que l'Église comprenne et croit que les hommes (et les femmes) comme moi ont été « faits » de cette façon par Dieu et donc que nos désirs, nos besoins, notre droit de prendre des partenaires et d'être aimés avec intimité, étaient tout aussi significatifs, aussi naturels, aussi essentiels et valables que le mariage entre homme et femme.
J'ai protesté. J'ai rusé. J'ai même quitté brièvement l'Église à un moment donné, incommodé par la « redneck résistance » à l'aspect antidiscriminatoire de la réforme la Loi sur l’homosexualité.
Comme Jacob, j'ai lutté avec Dieu. Pendant des années, j'ai lutté avec Lui, avec les Écritures, avec l’enseignement magistériel. Et puis un jour, Il m'a convaincu de mes péchés. Je me suis repenti. Je suis allé à la confession et des larmes ont coulées sur mon visage pendant que je me confessais. J'ai été traité avec la plus grande sensibilité, et quand je suis sorti du confessionnal, je me suis senti purifié par mes larmes et l’absolution. Pendant les 24 heures qui ont suivi, je me suis senti renouvelé, comme si je m’étais déchargé de vingt années. Mon âme avait « retrouvé son innocence originelle par le sacrement de la pénitence » (pour citer Jésus parlant à sœur Josefa Menendez). C'est difficile à expliquer précisément avec des mots, mais j'ai senti qu'une ombre m’avait quitté et que j'étais libéré du fardeau du péché.
Lire la suiteLa survivance du pays réel

Les réfugiés d'Évariste Carpentier.
Par l’historien Jean-Claude Dupuis, Ph D. — Photo : terminators.com/Wikimedia Commmons
Récemment, je suis entré dans un édifice du gouvernement fédéral. J’ai demandé où se trouvaient les toilettes. On m’a répondu qu’il y avait des toilettes « mixtes » tout près, mais également des toilettes « traditionnelles », pour hommes et pour femmes, un peu plus loin. L’idéologie transgenre s’impose désormais sur le terrain, bien qu’elle nous laisse encore une certaine liberté de choix. Je me suis dirigé rapidement vers les toilettes mixtes. Que voulez-vous, les exigences de ma vessie l’ont emporté sur les critères de mon idéologie.
Mais voici à quoi ressemblaient les fameuses « toilettes mixtes ». Il y avait deux portes recouvertes, l’une comme l’autre, des deux symboles habituels : le monsieur en pantalon et la madame en robe. L’égalitarisme vestimentaire n’est pas encore passé par là, ce qui prouve que ce genre de distinction garde une certaine utilité. Mais sur l’une des deux portes, on pouvait lire : « urinoirs ». J’ai pris cette porte, car c’est précisément ce que je cherchais.
En fait, les deux salles de toilettes n’avaient pas été fusionnées. On avait simplement modifié les affiches. Les gestionnaires de l’édifice respectaient ainsi la lettre des directives transgenres du gouvernement, mais ils avaient trouvé un moyen habile d’en contourner l’esprit. Je suis sûr que tous les hommes prenaient la porte « urinoirs », et les femmes l’autre porte. Quant aux transgenres, ils avaient le choix. Mais ils sont tellement peu nombreux dans la réalité, qu’il faudra probablement attendre une décennie avant que l’un d’entre eux ne profite de cette « liberté démocratique ».
C’est encourageant : le pays réel résiste encore au pays légal.
Le philosophe politique français Charles Maurras (1868-1952) faisait une distinction entre le pays légal et le pays réel. Le pays légal, c’était la France officielle avec son idéologie républicaine, laïque et cosmopolite. Le pays réel, c’était la France profonde avec ses traditions monarchiques, catholiques et nationales.
Le pays réel résistait à la dictature du pays légal, surtout dans les campagnes. C’est le pays réel qui a sauvé la France durant la Première Guerre mondiale (1914-1918). La République maçonnique dut faire appel aux officiers catholiques et royalistes qu’elle avait pourtant exclus des hauts rangs de l’armée après l’Affaire Dreyfus (1898-1906). La France a remporté la victoire grâce aux soldats chrétiens, du simple poilu d’origine paysanne jusqu’au maréchal Ferdinand Foch. À titre de commandant en chef des forces alliées, Foch a ordonné, en 1918, d’apposer le Sacré-Cœur sur tous les étendards militaires. Les troupes britanniques et américaines, majoritairement protestantes, l’ont fait elles-mêmes avec enthousiasme. Et le vent a tourné en faveur des Alliés. Mais cela n’a pas empêché la République de reprendre sa politique anticléricale après la guerre.
Aujourd’hui, nous pouvons appliquer le concept de « pays réel » dans un autre contexte. Le pays réel, ce sont les gens qui pensent et vivent normalement, malgré la pression totalitaire d’une société contre-naturelle. Ce sont les couples qui ont des enfants et qui les élèvent correctement, donc de manière traditionnelle. Ce sont les enseignants qui croient encore à l’importance de la grammaire et du silence en classe. Ce sont les jeunes qui font du sport au lieu de végéter dans le monde virtuel. Ce sont les travailleurs qui accomplissent leur devoir avant de réclamer leurs droits. Ce sont les bénévoles en tout genre qui rendent gratuitement service à leurs concitoyens. Ce sont les prêtres qui parlent de Jésus-Christ plutôt que de l’Écologie et des Migrants. Ce sont les esprits libres qui savent encore rire du système.
Soyons réalistes : le pays réel survit et l’avenir lui appartient.