Les pro-vie veulent offrir de l’aide aux femmes près des avortoirs

Brian Jenkins dans le parc Lahaie, en face de la clinique Morgentaler qui était de l'autre côté du boulevard Saint-Joseph.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Campagne Québec-Vie
Campagne Québec-Vie (CQV) est actuellement en procès contre les zones-bulles de 50 m entourant les lieux où les avortements sont opérés, qui interdisent de « tenter de dissuader une femme » d’obtenir un avortement, afin de pouvoir offrir de l’aide à ces femmes enceintes qui, parfois, pensent qu’elles n’ont pas d’autres choix que de recourir à l’avortement.
Georges Buscemi et Brian Jenkins de CQV ainsi que la Dre Roseline Lebel Caron ont contesté la semaine dernière devant la juge Lysane Cree de la Cour supérieure du Québec la loi québécoise établissant les zones-bulles.
Comme je le disais plus haut, ce que nous demandons, c’est de pouvoir proposer aux femmes se rendant à la clinique d’avortement de l’aide. Pourquoi donc, diront certains ? Parce que l’avortement est un geste terrible où l’on met fin à la vie d’un enfant à naître, un geste qui va à l’encontre de la nature même de la femme et qui peut entraîner de vifs regrets, ainsi que des séquelles physiques et psychologiques. Certaines femmes d’ailleurs désireraient pouvoir garder leur enfant : c’est pour cela que nous voudrions être là pour les y aider.
Or, à 50 m du lieu où sont opérés les avortements, beaucoup moins de femmes auront la chance de voir notre message. D’ailleurs, c’était l’intention du législateur Gaétan Barrette, alors ministre de la Santé, de nous éloigner afin que nous ayons moins d’impact, négatif selon lui, mais positif selon nous.
Lire la suitePro-vie ou anti-choix ? Lettre à François Cardinal, de la Presse

Par Georges Buscemi, président (Campagne Québec-Vie) - Photo : ipuwadol/AdobeStock
+JMJ+
Monsieur,
J’ai lu avec intérêt votre article publié le 17 octobre intitulé « doit-on dire pro-vie... parce qu’ils disent pro-vie »?
https://www.lapresse.ca/actualites/2021-10-17/doit-on-dire-pro-vie-parce-qu-ils-disent-pro-vie.php
Cependant, je crois que vous avez fait fausse route dans votre conclusion d’accorder le terme « pro-choix » aux individus qui prônent l’avortement légal, tout en choisissant le terme antiavortement, ou même anti-choix, pour les personnes qui militent contre la dépénalisation de l’avortement.
Si vous avez refusé d’accorder le nom « pro-vie » à ceux qui militent en faveur de la vie des enfants à naître, pour la raison qu’il y aurait parmi ces « pro-vie » des personnes en faveur de la peine de mort, ou bien, que des personnes en faveur de la défense de la vie sous d’autres aspects, ne se reconnaîtraient pas dans le combat pour la vie des enfants à naître, vous devriez refuser le terme pro-choix aux personnes en faveur de l’avortement légal, pour des raisons analogues : 1) Tout comme plusieurs pro-vie de l’enfant à naître ne sont pas pour la vie de tous les humains (p. ex. les meurtriers), plusieurs « pro-choix » (de l’avortement légalisé) sont surement contre certains « choix » que d’autres considèrent légitimes; 2) Et tout comme des « pro-vie » en matière de justice sociale ou dignité des femmes ne voudraient pas s’associer aux pro-vie de l’enfant à naître, plusieurs personnes « pro-choix » dans d’autres domaines (par exemple, ceux qui prônent le libre-choix en matière de vaccin contre la Covid) n’apprécieraient pas être associées automatiquement aux personnes en faveur du choix de tuer des êtres humains avant la naissance.
Lire la suiteUn comité du Collège des médecins du Québec s’indigne et veut que l’avortement tardif soit plus accessible

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Unsplash
Le journal La Presse a publié récemment un article dans lequel il est question de médecins qui refusent de pratiquer des avortements de 3e trimestre, voire de 2e, ou d’autres, plus rares, qui acceptent de pratiquer ce geste horrible.
Bien sûr, l’article est franchement pro-avortement parce qu’il ne cite que des gens en faveur de l’avortement, y compris ceux de 3e trimestre.
La Presse mentionne donc un rapport du Groupe de travail en éthique clinique du Collège des médecins du Québec, dans lequel l’état des services de santé est fortement critiqué parce que n’offrant pas uniformément l’avortement tardif, car : « Au Canada, l’interruption de grossesse est légale, sans condition, et quel que soit le moment de la grossesse », ce qui est faux.
Lorsque les articles du Code criminel qui condamnaient l’avortement ont été abrogés par la Cour suprême en 1988 dans le jugement R. c. Morgentaler, la cour a demandé au gouvernement de légiférer sur la question de l’avortement, spécialement pour les 2e et 3e trimestres, ce qui n’a pas été fait depuis. Or, si les juges ont fait une telle demande, c’est qu’ils voyaient, au moins dans certains avortements, une potentielle illégalité. On ne peut donc pas dire que l’avortement est légal, surtout pour les deux derniers trimestres de la grossesse : il est tout au plus « pas illégal ». Mais combien même l’avortement serait la plus légale des choses qu’il n’en serait pas moins immoral.
L’« interruption volontaire de grossesse tardive » (c’est mal formulé, sans compter l’emploi du mot « interruption » qui indique la possibilité de reprendre ce qui a été interrompu ce qui est impossible, on pourrait à juste titre penser qu’il s’agit d’une grossesse tardive, c’est-à-dire celle d’une femme d’un certain âge) désigne les avortements réalisés après la 23e semaine de grossesse.
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