Combattre l'islamisme intégriste ne peut se faire en brimant la liberté religieuse, M. Brassard
Dans le Journal de Montréal du 13 mars 2014, le chroniqueur Jacques Brassard, ancien député du Parti Québécois, écrit :
Mais, à l’occasion du présent scrutin, je voterai quand même PQ pour que la charte de la laïcité soit adoptée. Je le répète, j’ai plein de réserves sur les politiques menées par le PQ. Mais je trouve essentiel que le projet de charte devienne une loi.
Juifs et catholiques ne devraient pas se sentir visés. À les voir s’agiter et gesticuler, on sait très bien que ce sont les islamistes qui sont concernés.
Pierre K. Malouf a raison de dire que «pour le moment le seul geste concret pour contrer l’expansion du territoire islamique en territoire québécois, c’est la charte de la laïcité, qu’on le veuille ou non.»
Et comment juifs et catholiques pourraient-ils ne pas se sentir visés, alors que le Parti Québécois veut reléguer le crucifix historique du salon parlementaire, au musée, et que la kippa des fonctionnaires soient abandonnée à la porte d'entrée de leur travail?
Vouloir s'attaquer à toutes les religions autres que le matérialisme athée pour faire disparaître la visibilité de signe religieux dans la fonction publique n'est que de l'antithéisme. C'est ce qui ressort de l'interdiction du port de signe religieux, comme si en lui-même, ce signe pouvait représenter un problème ou une agression.
Le problème se trouve chez celui qui se sent agressé par une kippa...
Que des Louise Mailloux ou Jeannette Bertrand soient des partisans de la charte en dit beaucoup sur sa soi-disant neutralité.
Une « neutralité » qui s'attaque à des droits fondamentaux reconnus internationalement doit poser questions. La charte est à rejeter.
Excellent article de Jacques Brassard sur l'euthanasie dans le Journal de Montréal
Sur le site du Journal de Montréal du 6 février 2014 :
(Photo : kevincrumbs sur flickr.com, licence creative commons)
Je persiste à dire que la mort provoquée, l’euthanasie, n’est pas plus digne que le suicide d’un jeune ou que n’importe quel homicide.
(...)
Je persiste à dire qu’on ne peut pas vraiment parler d’un «consentement libre et éclairé» quand il s’agit de personnes malades, souffrantes, vieillissantes, souvent désespérées et abandonnées. Elles n’ont pas besoin d’une injection létale, mais de soins attentifs puisqu’elles sont toutes égales en dignité.
Il est rare que l'on entende un politicien parler aussi clairement. À lire.