Regardez votre travail
Dans 26 jours, le 5 octobre, le Québec élit son gouvernement. Pendant ces vingt-six jours, un candidat lit ses courriels, prend ses appels et se présente aux portes. Le 6 octobre, cette fenêtre se referme pour quatre ans.
C'est pourquoi nous vous écrivions samedi dernier pour vous mettre entre les mains un outil très simple : notre outil électoral. Vous entrez votre code postal, l'outil trouve les candidats de votre circonscription, et il leur envoie en votre nom six questions précises, sur:
- La Loi 9 et la liberté religieuse.
- Le financement public de l'avortement.
- Le soutien aux femmes après un avortement.
- L'aide de l'État qui suivrait l'enfant plutôt que la place en garderie.
- L'aide médicale à mourir.
- Le droit des parents devant les contenus obligatoires à l'école.
Six questions auxquelles on répond par oui ou par non, et la réponse vous parvient directement.
Regardez votre travail
En quatre jours, 187 personnes se sont servies de l'outil et 625 lettres sont parties vers des candidats de 83 circonscriptions sur 127. Il en part encore aujourd'hui.
Nous avons cartographié le résultat. Chaque circonscription du Québec y figure, colorée selon le nombre de lettres reçues par ses candidats. (Cliquer pour agrandir)
Trois régions sont déjà couvertes au complet : la Capitale-Nationale, onze circonscriptions sur onze, la Chaudière-Appalaches, sept sur sept, et Laval, six sur six. La rive sud de Québec et la Beauce forment un bloc foncé sans un seul trou. L'Estrie et la Montérégie suivent de près. Et les lettres sont parties d'aussi loin qu'Abitibi-Est, Pontiac, Jonquière et Rivière-du-Loup.
Ce n'est pas notre travail, c'est le vôtre. Nous n'avons fait que construire la machine ; ce sont 187 personnes qui l'ont mise en marche, une par une, chacune depuis son salon.
Restent les zones grises. Quarante-quatre circonscriptions n'ont encore reçu aucune lettre. Toute la Gaspésie, presque toute la Mauricie, le Saguenay au nord de Jonquière, la Côte-Nord, et près de la moitié de l'île de Montréal. Si vous n'avez pas encore écrit à vos candidats, c'est peut-être la vôtre !
Et surtout, n'oubliez pas de nous renvoyer les réponses. C'est la partie que nous ne pouvons pas faire à votre place. Quand un candidat vous répond, répondez simplement à ce courriel en y joignant sa réponse. Nous compilons tout, circonscription par circonscription, et nous notons aussi qui garde le silence.
Le guide électoral, comme promis
Nous vous l'avions annoncé samedi : il est en ligne aujourd'hui. Et il porte sur exactement les six mêmes questions que celles que vous envoyez à vos candidats.
Le guide n'est pas figé, et c'est voulu. Il sera revu et augmenté au fil des jours, à mesure que les réponses des candidats nous parviendront et que les partis préciseront leurs positions. Chaque case aujourd'hui vide peut se remplir d'ici le 5 octobre. Ce sont en partie vos lettres, et les réponses que vous nous ferez suivre, qui la rempliront.
La version PDF, imprimable et facile à faire circuler, se trouve ici.
Début de notre campagne de financement Automne 2026
Nous lançons aujourd'hui notre campagne de financement de la rentrée : trois semaines, jusqu'au 30 septembre, objectif 25 000 $.
D'ici la fin de ces trois semaines, nous aurons beaucoup à vous raconter. L'élection est loin d'être notre seul chantier de l'automne, et vous entendrez parler des autres, sur le terrain comme ailleurs. Mais une élection générale au Québec ne se répétera pas avant quatre ans, et elle se joue maintenant.
Merci de votre fidélité,


Georges Buscemi
président de Campagne Québec-Vie
P.-S. Notre campagne de la rentrée se termine le 30 septembre et l'objectif est de 25 000 $. Faites votre don dès aujourd'hui.
P.P.-S. Le Guide électoral 2026 est en ligne : les positions des cinq partis principaux sur les six questions, avec les sources. Lisez le guide ici. Il sera enrichi au fil des jours, revenez-y.
P.P.P.-S. Quarante-quatre circonscriptions n'ont encore reçu aucune lettre. Deux minutes et un code postal suffisent pour que la vôtre n'en fasse plus partie. Écrivez à vos candidats ici. Et quand ils répondent, faites-nous suivre leur réponse.
Lire la suiteOffrir la possibilité aux femmes de garder elles-mêmes leurs enfants ?
Nous sommes à la veille de la période des élections québécoises, et déjà d'importantes questions ont été abordées : famille et natalité. Ces sujets, qui nous tiennent à cœur, sont plus d'actualité que jamais, aussi avons-nous jugé opportun de vous rapporter l'étrange différent qui partage Éric Duhaime du PCQ et Christine Fréchette de la CAQ sur la question de la garde des enfants.
Nous vous donnerons une analyse des politiques proposées par les partis dans les semaines à venir.
Dans sa critique du plan nataliste d'Éric Duhaime, Christine Fréchette insinue que le programme du chef conservateur nuirait à l'autonomie des femmes. Comment ? En leur offrant la possibilité de rester à la maison et d'élever elles-mêmes leurs enfants, en attribuant des subventions directement aux familles pour la garde des enfants plutôt qu'aux garderies — en parallèle, Duhaime maintiendrait également le système de garderies subventionnées par l'État.

Éric Duhaime, chef du PCQ.
Plus de choix, donc, mais la première ministre du Québec suggère que cette latitude offerte aux femmes ouvrira la porte dans les foyers à la discussion suivante : « Si tu vas dans le marché du travail chérie, on ne va peut-être pas arriver, contrairement à si tu restes à la maison. »
Dans sa réaction, Mme Fréchette laisse entendre que s'occuper de ses propres enfants plutôt que d'être sur le marché du travail est rétrograde et sous-entend deux choses : la première, que les femmes sont trop vulnérables ou faibles pour prendre une bonne décision ; la seconde, que Mme Fréchette sait mieux ce qui est bon pour elles.

Christine Fréchette, chef de la CAQ.
Vous croyiez que le féminisme était pour le « choix » ? Détrompez-vous, Mme Fréchette qui se fait ici la porte-parole d'un certain féminisme condescendant croit qu'il est mauvais d'offrir ce choix aux femmes, parce que ces dernières pourraient choisir autrement que ce que les politiciennes prévoyaient pour elles.
Ces propos nous rappellent les débats féministes des années 1990 lorsque les allocations familiales ont été instituées au Québec. Certaines féministes à l'époque avaient vivement critiqué ce projet. Claire Bonenfant, alors présidente du Conseil du statut de la femme, remettait en question l'intention de la politique familiale dans les termes suivants : « Cette politique sera-t-elle une politique nataliste déguisée cherchant à nous retourner aux berceaux et aux fourneaux ou bien se présente-t-elle comme une politique de justice sociale ? »
Pensons également à ce que disait Simone de Beauvoir, influente penseuse féministe française, à propos de la liberté des femmes de choisir de rester au foyer :
« Aucune femme ne devrait être autorisée à rester à la maison et à élever ses enfants. La société devrait être totalement différente, les femmes ne devraient pas pouvoir faire un tel choix précisément parce que beaucoup d’entre elles choisiraient leur foyer. »

Simone de Beauvoir.
Au Québec, il existe dans les cercles du pouvoir une mentalité anti-familiale, une mentalité que transmettent les médias à la population, une idéologie, enfin, qui imprègne la culture. Cela prendrait bien plus que les subventions qu'Éric Duhaime propose pour redresser la natalité du Québec, il faudrait pour cela promouvoir une culture favorable à la famille et à la vie.
***
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Peut-on débattre de l'avortement ?
La sortie de Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur, il y a deux semaines, où elle jetait le blâme sur un candidat du Parti conservateur du Québec parce qu'il pensait qu'il devait y avoir un débat sur l'avortement au Québec, a laissé derrière elle une traînée de réactions qui méritent qu'on les examine.
L'une d'elles en particulier, publiée dans Libre Média et signée par Simon Demers, pose la question du débat sur l'avortement, le débat a-t-il eu lieu, peut-on encore en parler ?
Dans son texte d'opinion, M. Demers pose le constat d'une volonté d'empêcher toute opposition à l'avortement, notamment avec l'affaire impliquant l'annulation d'un événement de prière au Centre des congrès de Québec où l'avortement aurait fait partie des sujets abordés. Il remarque justement que les médias se sont uniquement attardés à la question de la liberté d'expression, mais que « personne n'a demandé ce que ces chrétiens venaient dire ».
Selon lui, l'avortement fait partie de ces sujets qui n'ont pas été « tranchés » après un débat démocratique, mais que l'on croit définitivement classés parce qu'on a cessé d'en discuter.
Dans les faits, remarque-t-il, au Québec notamment, l'avortement a cessé d'être poursuivi quand le ministre de la Justice Marc-André Bédard, assermenté que depuis deux semaines, a décidé en 10 décembre 1976 de cesser d'appliquer la loi fédérale d'alors. Puis, 11 ans plus tard (11 ans !), vint la décision Morgentaler de la Cour suprême du Canada qui a décriminalisé totalement l'avortement. S'en est suivie une vague tentative de légiférer sur la question au Parlement d'Ottawa qui a été abandonnée au Sénat.
Pour ainsi dire, des ministres et des juges se sont prononcés sur l'avortement, mais aucun débat démocratique n'a eu vraiment lieu.
M. Demers remarque que l'opposition morale de l'Église catholique à l'avortement a été rejetée avec elle au moment où cette pratique est entrée dans les mœurs : « L'argument sur le statut de ce petit être à venir est ainsi devenu inaudible en même temps que celui qui le formulait, sans n’avoir jamais été véritablement réfuté. » Quiconque tente un tant soit peu reprendre l'« argument » est aussitôt soupçonné de ramener le Québec à la « Grande Noirceur ».
Ce qui est intéressant, c'est qu'il reprend certains argumentaires pro-vie pour justifier le fait que l'on débatte de l'avortement, notamment celui sur l'incohérence avec laquelle on traite l'enfant à naître : désiré, il est considéré comme un enfant, on lui choisit un prénom, on en montre fièrement l'échographie ; non désiré, c'est un « amas de cellules »...
Sans être un texte d'apologétique pro-vie, l'article de Simon Demers a le mérite de soulever la question du débat sur l'avortement, certes, ce n'est pas un grand média et je ne m'attends pas à ce que sa sortie entraîne de grands débats médiatisés, mais c'est une voix de plus à s'être prononcée autrement qu'en jetant l'interdit sur la remise en question de l'avortement.
***
Samedi dernier, nous avons tenu notre annuelle épluchette de blé d'Inde. Lors de cet événement chaleureux, notre invité Me Samuel Bachand nous a entretenus des paramètres de la Loi 9, dite « Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec », laquelle interdit la prière en public, sauf exception accordée par les municipalités.
Qualifiant le régime laïciste du Québec en fait de religieux, notamment avec son culte inavoué à la nature, Me Bachand, a expliqué que la loi ne visait probablement pas les événements religieux à caractère patrimonial comme les processions, mais que des fonctionnaires zélés pourraient s'en servir pour annuler des événements qui leur déplaisent — pensons, par exemple, aux 40 Jours pour la Vie. Il a souligné l'importance de faire prévaloir nos droits en demandant aux municipalités de pouvoir tenir des événements à caractère religieux afin que, s'ils sont acceptés, il se crée des précédents desquels nous puissions nous réclamer. Ne pas agir ferait en sorte que nous perdions le terrain peu à peu face à la laïcisation du Québec.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Un ex-ministre condamné pour avoir annulé un événement tenu par des pro-vie
Enfin une bonne nouvelle ! La Cour supérieure du Québec a déclaré que l'interdiction d'un événement au Centre des congrès de Québec en 2023 jugé, « anti-avortement » par Caroline Proulx, n'était fondée sur aucune règle ou loi et a donc condamnée l'ex-ministre du Tourisme du Québec à verser personnellement la somme de 60 000$ auprès d'Harvest Ministries International, l'organisateur de l'événement.
Ce dénouement est une bonne nouvelle pour le mouvement pro-vie au Québec et fera peut-être réfléchir les politiciens avant de discriminer ouvertement les pro-vie.
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a récemment déclaré qu'il ne laisserait pas de place au débat sur l'avortement dans son parti, « On a toujours été un parti qui est pro-choix et cette politique ne changera absolument pas » assurait-il récemment, ajoutant, « Je peux vous dire qu'il n'y aura pas de débat à l'intérieur de nos rangs sur cet enjeu. »
La raison de cette déclaration est que le candidat conservateur dans Chutes-de-la-Chaudière, Dominique Dumas, un ex-animateur de CHOI Radio X, aurait publié sur les réseaux sociaux par le passé des propos dans lesquels il se disait ouvert à limiter l'avortement et se disait également mal à l'aise avec l'avortement tardif.
Le candidat a tenté de se disculper en affirmant qu'il n'aborderait pas ce sujet au sein du parti conservateur et qu'il n'était pas entré en politique provinciale pour ce sujet.
En vain ! Martine Biron, ministre de la Condition féminine, n'a pas manqué de critiquer M. Dumas : « Tenir ce type de discours, c’est s’attaquer à un droit durement acquis par les Québécoises. Le consensus est clair au Québec : le droit à l’avortement est un droit fondamental. »
Mais le consensus est-il aussi clair que Mme Biron le prétend au Québec, notamment sur l'avortement tardif ? C'est ce qu'elle voudrait nous faire croire...
***
Épluchette de blé d'Inde
Le 15 août prochain, Campagne Québec-Vie tiendra sa traditionnelle épluchette de blé d'Inde à nos bureaux au 3330, rue Rivier, à Montréal. Le conférencier de cette année est Me Samuel Bachand qui nous entretiendra des conséquences de la Loi 9 interdisant les prières publiques.
N'oubliez pas de vous inscrire en répondant à ce courriel ou en contactant Brian Jenkins au (438) 930-8643, précisez aussi combien de personnes viennent avec vous, cela nous aidera dans l'organisation de l'événement.
Coût : 15 $ par personne de 12 ans et plus. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Partageons le témoignage des détransitionneurs
Dans son documentaire « Génération Trans », le producteur indépendant Jean-Pierre Roy interroge plusieurs jeunes qui sont passés à travers le processus de transition et des parents dont l'enfant a transitionné. Il aurait bien aussi posé des questions à divers représentants du système de la « santé » du Québec, mais ces derniers ont décliné ses demandes d'entrevues...
L'un de ces témoignages bouleversants, celui de Gabriel Cudia, rapporte comment cette jeune femme a été happée par le processus de transition. Victime d'intimidation à l'école, elle a été poussée à transitionner par une copine abusive, les médecins de la clinique où elle s'est rendue pour une consultation lui ont rapidement prescrit des bloqueurs de puberté, négligeant les problèmes dont elle souffrait. Le reste de la transition, dont elle n'a heureusement pas franchi la dernière étape, a été approuvée par les médecins de la clinique avec la même négligence.
Maintenant que Gabriel Cudia regrette de s'être fait mutiler pour changer de « genre », les opérations, comme la reconstruction mammaire, pour lui rendre une partie de ce qu'elle a perdu sont considérées comme « esthétiques » et ne seront pas remboursées par la RAMQ.
Le pire est que maintenant qu'elle a été mutilée, elle a déjà envisagé l'euthanasie (qui n'est heureusement pas accessible dans son cas).
Ce qui est aberrant dans tout cela est le fait que personne parmi les responsables du système de la « santé » n'ait semblé songer que les gens puissent regretter leur transition et n'ait rien prévu pour en réparer les effets. Mais que réparer précisément alors qu'un nombre important d'effets sont irréversibles ? Reconnaître que la transition puisse nécessiter une réparation en bonne partie impossible à réaliser reviendrait à jeter le discrédit sur tout le processus.
Pour faire tomber la machine infernale de la transition, il nous faut partager le plus possible ce type de témoignage, dans certains pays comme la Grande-Bretagne le gouvernement a reculé sur la transition. Ce ne sera pas sans combattre ! Le documentaire « Génération Trans » a fait l'objet de censure dans plusieurs cinémas du Québec qui ont reculé face aux pressions des militants de l'idéologie du genre.
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Épluchette de blé d'Inde
Le 15 août prochain, Campagne Québec-Vie tiendra sa traditionnelle épluchette de blé d'Inde à nos bureaux au 3330, rue Rivier, à Montréal. Le conférencier de cette année est Me Samuel Bachand qui nous entretiendra des conséquences de la Loi 9 interdisant les prières publiques.
Coût : 15 $ par personne de 12 ans et plus. Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans.
Pour plus de renseignements, contactez Brian Jenkins au (438) 930-8643
Pétition pour la protection des enfants à naître
Nous vous invitons à signer notre pétition pour la protection des enfants à naître au Canada, adressée au Parlement du Canada.
Chaîne de la Vie
Le dimanche 4 octobre aura lieu la Chaîne de la Vie, ou plutôt les chaînes de la vie puisque c'est un événement multiple. Il s'agit d'une manifestation pacifique et paisible, où les participants tiennent des pancartes pro-vie pendant une heure pour sensibiliser le public au sort des enfants à naître. Vous pouvez joindre l'une des chaînes qui aura lieu à travers le Québec ou même, si le cœur vous en dit, en organiser une vous-même. Voyez le site de la Chaîne de la Vie au Québec pour plus de renseignements.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Sujets de droit : les arbres ou les enfants à naître ?
Pouvez-vous croire que des municipalités québécoises ont reconnu des droits aux arbres ou aux rivières ? C'est pourtant ce qu'ont fait la municipalité de Minganie avec la rivière Magpie en 2021 et celle de Terrasse-Vaudreuil avec les arbres cette année.
Protéger les arbres parce qu'ils sont beaux et parce qu'ils sont utiles à l'homme, soit. En souligner l'importance, soit. Mais en quoi est-il pertinent de leur reconnaître des « droits » ? Surtout quand des êtres humains, infiniment plus précieux que des plantes, n'ont aucun droit reconnu, j'ai nommé : l'enfant à naître.
Ce désordre de priorités nous rappelle à quel point l'enfant à naître est oublié au Canada et à quel point ses droits sont piétinés. Même les arbres et les rivières auraient des droits, mais pas lui...
Mais précisément, nous devons souligner cette incohérence morale pour réclamer les droits qui lui reviennent — quoi ! les arbres auraient des droits et pas l'enfant à naître ?
Je vous invite donc à signer notre pétition où nous demandons au Parlement du Canada d'adopter une loi protégeant la vie des enfants à naître.
Si vous n’habitez pas au Canada, nous vous invitons à partager cette pétition autour de vous. Plus de gens en auront connaissance, plus grand sera son impact.
La culture de mort nous environne et étend toujours plus loin son ombre. La France a récemment adopté une loi légalisant l’euthanasie. Certains, au Québec, émettent l’idée d’offrir le suicide assisté afin de contrer le suicide... Tandis qu’aux États-Unis, dans certains hôpitaux, l’on ne se contente plus de prélever les organes vitaux des personnes dites en état de « mort cérébrale », mais l’on va jusqu’à expérimenter sur certaines.
Heureusement, en Pologne, le président Karol Nawrocki a mis son veto à un projet de loi qui autoriserait une sorte d’union civile accessible aux paires d’homosexuels. Le président a déclaré : « Je ne suis pas d'accord avec l'introduction, par la porte arrière, de partenariats civils destinés à remplacer l'institution du mariage ou à s'y substituer. »
Aux États-Unis, la Commission judiciaire de la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un projet de loi établissant le droit pour les mineurs ayant suivi une transition, ainsi que leurs parents, de poursuivre les cliniques, les hôpitaux, les médecins et autres impliqués dans la transition pour obtenir des réparations.
Sur ce, n’oubliez pas de signer la pétition pour les droits des enfants à naître.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
Les garderies subventionnées : un système inégal
À trois mois des élections provinciales au Québec, les partis politiques nous parleront d'accès aux garderies, affirme Alexandre-Étienne Beauregard, chercheur à l'Institut Cardus.
En effet, la natalité est un enjeu que la classe politique daigne enfin aborder (ou du moins, fait semblant). La CAQ, par exemple, dans ce cadre a déjà promis de rajouter 37 000 places en garderie.
Cependant, l'essayiste Beauregard, couramment décrit comme étant un disciple de Mathieu Bock-Côté, explique que le système québécois de garderies subventionnées n'est « ni universel ni équitable ».
Dans son étude, menée pour l'Institut Cardus, M. Beauregard constate que le système n'est jamais parvenu à remplir ses promesses de fournir une place en garderie pour tous les enfants. Aujourd'hui encore, plus de 30 000 enfants sont en attente d'une place (enfin... ces enfants préféreraient sans doute plutôt rester avec leurs parents).
Le système n'arrive pas à combler la demande en raison du manque de personnes formées qui représentaient, en 2023, seulement 46 % des éducatrices, rapporte Beauregard.
En outre, souligne Beauregard, le financement du gouvernement est inégal selon le service de garde choisi par les parents. En CPE, le gouvernement subventionne la place de l'enfant à hauteur de 70 $ par jour. Dans une garderie non subventionnée, la place est subventionnée à 33 $ du jour, tandis qu'il n'y a rien pour les parents qui font garder leur enfant autrement ou qui s'en occupent eux-mêmes.
Beauregard remarque très justement que le gouvernement subventionne le travail en réduisant le coût des places en garderie, mais ne favorise pas le temps passé en famille. Pourtant, écrit-il, les sondages montrent que les parents au Québec préféreraient travailler moins pour pouvoir passer plus de temps en famille. Il souligne également que 50 % des Québécois préféreraient un système où le financement irait directement aux parents.
Alexandre-Étienne Beauregard, enfin, propose de suivre un programme semblable à celui de la Finlande, où le gouvernement, en plus de subventionner des garderies, accorde une aide aux parents qui veulent garder leurs enfants eux-mêmes, ou encore offre une subvention aux parents qui voudraient travailler 3 ou 4 jours dans la semaine pour pouvoir s'occuper de leurs enfants de moins de trois ans.
Espérons que son message soit entendu dans les sphères du pouvoir et appliqué. En fait, il est étonnant que l'on se soit obstiné à faire marcher un système qui présente autant de failles, dont la plus évidente est qu'il laisse pour compte les parents qui éduquent eux-mêmes leurs enfants, comme s'ils n'existaient pas ou ne devaient pas exister.
La famille est au cœur de nos préoccupations, car sans la famille, aucune société ne peut subsister.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
En ce 1er juillet, pensons à Joey : un pays qui offre la mort à ceux qu'il devrait soigner
Aujourd'hui, c'est la Fête du Canada, cette date est une bonne occasion de nous demander quel genre de pays il est devenu.
Laissez-nous vous présenter Joey.
Joey St-Jean a 24 ans. Il a toute sa tête, des projets, des rêves. Atteint d'amyotrophie spinale, il a besoin d'aide pour les gestes du quotidien et vit depuis quatre ans en hébergement, aujourd'hui dans un centre de soins de longue durée à Montréal. Il s'y sent, selon ses propres mots, « comme un numéro ». Pendant un an, il a cherché un appartement supervisé où vivre dignement. Il a même amassé 22 000 $ par sociofinancement. En vain : ces logements n'existent presque pas.
Découragé, il vient de déposer une demande d'euthanasie, parce que le système l'a laissé seul.
Et Joey n'est pas un cas isolé. Voilà qui devrait être un objet de préoccupation pour nous aujourd'hui.
Depuis que l'euthanasie a été légalisée dans le pays en 2016, puis élargie en 2021 aux personnes qui ne sont pas en fin de vie, on a vu se multiplier des histoires qui font honte. Des gens pauvres qui demandent la mort faute de logement. Des malades qui la demandent faute de soins accessibles, dont ils ont pourtant besoin. Et même, on s'en souvient, des anciens combattants à qui un fonctionnaire d'Anciens Combattants Canada (ACC) a proposé l'euthanasie alors qu'ils réclamaient de l'aide. La paralympienne Christine Gauthier, qui attendait depuis cinq ans une simple rampe pour son fauteuil roulant, l'a dit devant les députés : on lui offrait la mort, mais pas les outils dont elle avait besoin pour vivre.
Voilà la vérité que cette journée devrait nous rappeler. Quand un pays offre la mort à ceux qu'il devrait soigner, loger et accompagner, ce n'est pas un progrès. C'est un échec. Une tache sur son honneur. Et une tache, cela peut et cela doit être effacé.
Alors voici ce que nous vous demandons aujourd'hui.
D'abord, ne détournons pas le regard. Partagez l'histoire de Joey autour de vous. Qu'elle ne tombe pas dans l'oubli.
Ensuite, si vous pouvez l'aider concrètement : si vous, ou quelqu'un que vous connaissez, avez une piste réelle (un logement adapté, un contact, une ressource), écrivez-nous à [courriel]. Nous essaierons de vous mettre en contact.
Enfin, restons mobilisés, et faisons entendre notre voix auprès des élus : on doit aider Joey à vivre, pas à mourir. Le combat pour une société qui choisit de soigner plutôt que d'éliminer, c'est le nôtre, chaque jour. Votre soutien à CQV le rend possible.
Joey, s'il nous lit, doit savoir une chose : il n'est pas un numéro, il n'est pas seul, et il y a des gens prêts à se battre pour qu'il vive.
Avec vous pour la vie,
L'équipe de Campagne Québec-Vie
Bonne Saint‑Jean : 60 voix pour ceux qui n'en ont pas
À l'occasion de la Fête nationale du Québec, la Saint‑Jean‑Baptiste, nous tenons d'abord à vous souhaiter, à vous et à vos proches, une belle et heureuse journée.
Cette fête porte le nom d'un homme de courage. Jean le Baptiste n'a pas eu peur de dire la vérité aux puissants de son temps. Il a reproché ouvertement au roi Hérode son adultère, et il l'a payé de sa vie. Son exemple nous rappelle une vérité que le monde préfère souvent oublier : aucun dirigeant n'est au‑dessus de la loi de Dieu, et le véritable courage consiste à la rappeler, même lorsque cela coûte cher.
C'est précisément dans cet esprit que s'est tenu, samedi dernier, le 20 juin, notre événement « 60 pour le Québec », au cœur de la ville de Québec.
Voir la présentation-souvenir de notre événement 60 pour le Québec du 20 juin, 2026 >>

Photo : le cortège sur les plaines, derrière la bannière « 60 avortements par jour au Québec »
De midi à 14 h, soixante personnes vêtues de noir ont marché en silence, depuis le jardin Jeanne‑d'Arc jusqu'à l'Assemblée nationale. Soixante personnes pour les 60 avortements commis chaque jour au Québec. Chacune portait le portrait d'un enfant qui aurait pu naître, ces visages dessinés par Michelle Diann, une femme qui a elle‑même connu l'avortement et qui a appris à pleurer son enfant en le dessinant.
La procession s'est déroulée dans le calme et la dignité. Il n'y a eu aucun contre‑manifestant. Et nous tenons à saluer le travail des policiers de Québec, qui ont fermé les rues et escorté le cortège à moto, avec un professionnalisme dont nous leur sommes très reconnaissants. Au terme de la marche, les participants ont partagé un repas fraternel dans une salle d'hôtel de Québec, de 14 h à 16 h.

Photo : le rassemblement devant l'Hôtel du Parlement
Au pied de la statue de Jeanne d'Arc, nous avons rappelé une idée toute simple. Cette jeune femme avait pour mission de faire couronner le roi de France, mais surtout de lui rappeler que le véritable roi, c'était le Christ. Le vrai chef est celui qui sait reconnaître qui il doit suivre.
Voilà ce qui unit la Saint‑Jean‑Baptiste, Jeanne d'Arc et notre marche du 20 juin. Comme Jean le Baptiste, nous interpellons publiquement les puissants. Comme Jeanne d'Arc, nous rappelons à ceux qui nous gouvernent que la véritable autorité s'exerce à genoux devant plus grand que soi. Un gouvernement qui prend l'Évangile pour guide gouverne mieux.
On nous demandera peut‑être : pourquoi s'exposer ainsi ? Parce que ceux qui acceptent de se tenir debout, publiquement, pour la vérité, font du bien, à eux‑mêmes comme à toute la société. Jean le Baptiste a donné sa vie, et son témoignage éclaire encore le monde. Jeanne d'Arc a tout sacrifié, et la France en est sortie libre, pour un temps. À notre mesure, bien plus modeste, c'est ce que nous faisons à Campagne Québec‑Vie, avec vous et avec tous ceux qui marchent à nos côtés : nous nous avançons, nous nous exposons, pour la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle. Et nous croyons que c'est, au bout du compte, ce qu'il y a de meilleur pour tous.

Photo : la procession dans les rues de Québec
Notre marche avait un but très concret. Devant l'Assemblée nationale, nous avons présenté symboliquement une pétition qui demande au gouvernement du Québec de reconnaître enfin le traumatisme post‑avortement. Des milliers de femmes souffrent en silence après un avortement : dépression, angoisse, culpabilité, deuil. Beaucoup n'ont jamais vraiment choisi, et presque aucune ne trouve aujourd'hui de véritable accompagnement. Notre pétition réclame deux gestes simples et justes : une campagne de sensibilisation, et un véritable programme de soins pour ces femmes, partout au Québec.
Si vous ne l'avez pas encore fait, ajoutez votre nom. C'est rapide, et chaque signature compte :
https://www.cqv.qc.ca/petition_citoyenne_traumatisme_post_avortement
Vous trouverez d'autres photos de la journée, ainsi que la courte vidéo de l'événement, sur notre page Facebook. N'hésitez pas à la partager autour de vous :
https://www.facebook.com/share/v/19RjpLUtM2/
En cette Saint‑Jean‑Baptiste, prenons exemple sur le saint qui lui donne son nom : disons la vérité avec courage et avec charité, et rappelons à notre époque que Dieu demeure le véritable chef d'État.
Bonne Saint-Jean-Baptiste à vous tous.

Pour la Vie,

Georges Buscemi
Président, Campagne Québec‑Vie
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Lire la suiteLe projet de loi C-9 sur la « haine » est adopté
L'amendement du Sénat au projet de loi C-9 vient d'être adopté aujourd'hui par la Chambre des communes par 189 voix contre 128, il ne lui manque plus désormais que la sanction royale pour devenir loi du pays.
Nous avons déjà parlé abondamment de C-9, je ne ferai que réitérer ici que cette loi sur la « haine » sera probablement utilisée par des activistes afin de persécuter leurs opposants politiques, notamment les chrétiens. La définition de la « haine » dans C-9 est assez floue, elle y est comprise en tant qu'« émotion ». Pourquoi donc condamner une émotion si la « haine », entendue comme volonté de nuire est déjà en pratique condamnée par les lois, puisque, quand une personne a causé un tort à une autre, la justice cherchera si le tort a été causé volontairement.
Ce courriel termine notre campagne de financement du début de l'été, dont l'objectif est de 20 000 $. Grâce à la générosité de nos donateurs nous avons recueilli 19 006 $. Un grand merci ! Il ne nous manque plus que 994 $ pour atteindre notre objectif. Donnez aujourd'hui. >>
Réduire la « haine » à une simple émotion ouvre la porte à bien des interprétations douteuses, il n'y qu'à voir comment les libéraux voient de la « haine » partout. Rappelons que Marc Miller, ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, considère que certains passage de la Bible sont « haineux ».
Rappelons également que le député libéral, John-Paul Danko, a cité lors de débats parlementaires la « haine anti-avortement » comme exemple du type de discours que C-9 devrait viser... C'est ce même Danko qui, dernièrement, accusait le député conservateur Vincent Ho d'« attiser délibérément la haine » parce qu'il avait demandé lors d'un comité ce qu'était « la définition d'une femme ». À regarder les propos de M. Danko, on en vient à se demander s'il n'éprouve pas lui-même une certaine émotion avec une certaine intensité et une certaine extrémité dont C-9 la caractérise.
Avec des lois semblables, nous devons être plus que jamais vigilants. merci de nous aider dans notre travail.>>
Le projet de constitution québécoise de Simon Jolin-Barrette a fini à la corbeille, en cette fin de cession parlementaire, le gouvernement de Christine Fréchette n'ayant pas voulu imposer le bâillon afin de passer outre le blocage du PLQ et de QS et de procéder à un vote.
Au moins, la laïcité de l'État ne sera pas gravée dans le marbre d'une constitution et le « droit » à l'euthanasie ne se retrouvera pas dans la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. C'est dans ce même brouillon de constitution abandonné que la « liberté » d'avorter se trouvait initialement, avant d'être elle-même rejetée suite à un débat lunaire entre partisans de l'avortement.
Ne baissons pas les bras, nous devons mettre tous en œuvre pour établir une culture de vie au Québec.
Pour la Vie,
Augustin Hamilton
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