« Nous sommes sur une trajectoire menant au communisme » : une famille renonce à voyager plutôt que porter le masque et se faire vacciner au covid

La famille Ebert
Par Dorothy Cummings McLean — Traduit par Campagne Québec-Vie
11 juin 2021 (LifeSiteNews) — Plutôt que de porter un masque en avion ou, pire encore, de se faire vacciner contre le coronavirus, André Ebert est prêt à ne jamais rentrer chez lui en Allemagne.
Ce chef cuisinier et sa femme Andrea, également cuisinière professionnelle, sont les parents de six enfants ─ et ils en attendent un autre. Ils ont déclaré à LifeSiteNews lors d’une récente entrevue qu’ils n’accepteront pas le vaccin COVID-19, ne permettront pas que leurs enfants le reçoivent, et ne porteront pas de masque, quel qu’en soit le coût. Et les coûts sont potentiellement très élevés : les restaurants exigent que le personnel porte des masques et l’Europe ─ la Mecque de nombreux professionnels de l’alimentation ─ est actuellement inaccessible, en raison de l’obligation de porter un masque imposée par les compagnies aériennes.
Mais en tant que catholiques traditionnels, ils refusent de plier le genou devant les récits, qu’ils estiment faux, imposés par le gouvernement.
« Je pense que ce n’est pas seulement le COVID », a déclaré André, qui a grandi en Allemagne de l’Est socialiste.
« Il y a aussi ce qui se passe politiquement en ce moment. Il me semble que nous sommes sur une trajectoire vers le communisme. »
Andrea se souvient avoir exprimé de la commisération à sa belle-mère, lui disant à quel point cela devait être « horrible » de vivre dans les privations et les restrictions de la vie derrière le rideau de fer, et avoir été choquée lorsque cette femme plus âgée lui avait révélé qu’ils « étaient très à l’aise dans leur prison ».
Son mari a été troublé de constater la même volonté d’accepter tout ce que l’État choisit de distribuer aux Américains d’aujourd’hui.
« Le gouvernement fait ce que les “scientifiques”, les autorités, disent de faire, et les gens suivent », a déclaré André.
« Personne ne veut se démarquer. Quand vous allez à l’épicerie, tout le monde porte des masques », a-t-il poursuivi.
« C’est comme une bande de zombies qui font ce que dit le gouvernement. Vous ne vous sentez pas à votre place, pour ainsi dire, si vous ne portez pas de masque. Les gens vous regardent. »
Andrea a déclaré qu’il était difficile de toucher les personnes qui ne suivent pas la philosophie de santé de sa famille ─ qui met l’accent sur une excellente nutrition ─ parce qu’« elles sont tellement aspirées dans ce monde de peur et de mensonges ».
La connaissance de la vérité, a-t-elle dit, nous rend presque « immunisés » contre la propagande et libres de toute crainte.
Lire la suiteDes dizaines de milliers de Lituaniens défilent dans les rues pour défendre le mariage et la famille traditionnels
Par Clare Marie Merkowsky ― Traduit par Campagne Québec-Vie
Vilnius, Lituanie, 19 mai 2021 (LifeSiteNews) — Afin de décrier une loi antifamille, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de la Lituanie pour défendre les valeurs familiales traditionnelles le 15 mai.
Bien que la Lituanie soit un pays traditionnellement catholique, le parlement actuel fait avancer le programme LGBT. Récemment, le parlement a rédigé un projet de loi autorisant les unions civiles pour les couples de même sexe.
Selon un sondage Eurobaromètre de 2019, 70 % des Lituaniens s’opposent à la reconnaissance légale des unions entre personnes de même sexe. En réponse à ce projet de loi, les citoyens lituaniens ont organisé « La grande marche pour la défense de la famille », première manifestation de grande ampleur depuis de nombreuses années.
Le matin du 15 mai, des milliers de citoyens se sont rendus dans la capitale, Vilnius. La file d’attente des voitures des habitants de la campagne se dirigeant vers la ville s’étendait sur plusieurs kilomètres. Ils se sont rassemblés dans le parc Vingis, beaucoup portant le drapeau frappé des armoiries de la Lituanie.
Une source lituanienne a déclaré à LifeSite que la marche avait pour but d’arrêter le processus législatif de la Convention d’Istanbul, « qui est présentée comme un moyen de protéger les femmes de la violence alors qu’en réalité elle valide le concept d’idéologie du genre ». Ils espéraient également empêcher le parlement de légaliser le « mariage » entre personnes de même sexe.
« Nous espérons que cette marche ne sera pas oubliée et que ses objectifs continueront à motiver les gens à agir », poursuit la source. « Cela pourrait être une grande opportunité pour les petits partis conservateurs existants d’accroître leur influence et de lutter pour la vérité. »
Le président lituanien Gitanas Nausėda s’est adressé aux manifestants via un enregistrement vidéo.
Il a promis de faire de son mieux pour défendre le mariage traditionnel entre un homme et une femme. « Le mariage est constitué du libre consentement d’un homme et d’une femme », a-t-il déclaré. « En tant que président, j’utiliserai mes pouvoirs pour que cela se réalise ».
Le père Robertas Grigas, qui a fait partie d’un groupe de résistance contre les soviétiques avant la chute du rideau de fer, déclara aux gens assemblés : « Nous attendons et exigeons de notre gouvernement élu qu’il s’occupe non pas des intérêts de petits groupes exotiques, mais des problèmes qui sont importants pour toute la nation ».
[…]
Deux prérequis fondamentaux à la réussite du projet « Un Québec : Pour la dignité des enfants ! »

Par Solange Lefebvre-Pageau (CIREF) — Photo : senivpetro/Freepik
Tous, nous reconnaîtrons qu’ont vaillamment œuvré les commissaires mandatés à la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, sous la direction de Madame Régine Laurent. À toute l’équipe, je dis : Bravo et grand merci !
En tant qu’infirmière éducatrice à la retraite et présentement directrice du Centre international de recherche et d’éducation familiale (CIREF) fondé par moi en 1997, à la suite de la présentation du rapport Laurent, il me vient au cœur un désir fort d’exprimer publiquement ma joie de ce que vous ayez retenu le concept phare prévention.
Je me permets de signaler et souligner plus loin deux prérequis fondamentaux à la réussite d’un projet de société au Québec axé sur la dignité des enfants. Je me réjouis que des personnes-clefs de notre société québécoise en soient arrivées à exprimer haut et fort qu’il y avait urgence de respecter et d’aimer nos enfants et de venir enfin en aide aux familles biologiques en difficulté, afin que leurs foyers deviennent davantage pour leurs enfants un milieu de tendresse, de stabilité et de sécurité, ce dont tous les enfants — que je sais être tous vulnérables — ont besoin pour se développer harmonieusement. J’applaudis votre proposition d’une nouvelle culture :
Un Québec : Pour la dignité des enfants !
Ce dynamique projet de société au sein de notre Québec 2021 me ravit, car j’y retrouve l’un des éléments-clefs de notre CIREF, qui propose à l’ensemble de nos citoyens un important virage sociétal que nous formulons ainsi : Pour une culture de l’amour et de la sexualité intégrés !
Celui ou celle a pris ou qui prendra connaissance de notre site web : www.ciref.ca et qui s’est inscrit ou s’inscrira à notre enseignement à distance, percevra rapidement l’importance accordée par notre CIREF à l’urgence, pour le bien de l’enfant de sa naissance à la maturité, de reconquérir la fonction de parents, parents un jour, parents toujours. Nous voulons les aider à prendre soin personnellement de leurs enfants comme de la prunelle de leurs yeux, pour bien les éduquer afin de les préparer à un projet couple-mariage et à devenir eux-mêmes parents. Comment la personne qui ne voit pas ses parents agir saurait-elle devenir un parent ?
C’est bien ce qu’il me fut donné de lire, le 16 décembre 2015, dans un article du Journal La Presse intitulé « C’est terrible, ce qu’on a vécu », où l’on rapportait cette phrase de Madame Élisabeth Ashini, Innue du Québec qui a exercé la profession d’infirmière pendant de très longues années.
On n’a pas appris à être des parents parce qu’on ne voyait pas nos parents. Moi, j’ai eu beaucoup d’amour de ma famille avant d’être enlevée (à 9 ans). Ce n’est pas tout le monde qui a eu ça.
De plus, les parents qui ont découvert les outils pédagogiques du CIREF ont vite perçu le vif appel lancé à la société en son entier à devenir davantage porteuse de valeurs d’humanité qui stimuleront tout être humain à être de plus en plus respectueux de l’enfant dès les premiers instants de son existence.
Pour relever ce défi de taille en notre société en voie de déshumanisation, voici ce que notre CIREF propose à toute personne de bonne volonté :
- Prenez le temps à bonne école de faire la vérité sur la personne humaine, l’amour conjugal, le couple et le mariage.
- Approfondissez le concept de l’intégration de l’amour et de la sexualité de la naissance à la maturité. C’est ce que tout être humain a la tâche humaine et spirituelle d’assumer, afin de devenir affectivement et sexuellement harmonieux. Cela s’apprend avec l’aide de ses parents, soutenus par leurs loyaux collaborateurs.
Voilà donc deux prérequis fondamentaux pour la réussite de la nouvelle culture : Un Québec : Pour la dignité des enfants !
Notre CIREF aura-t-il bientôt la liberté et la joie — bien que son orientation soit de foi chrétienne catholique — de pouvoir partager ses précieuses valeurs humaines pour qu’advienne ce nouveau Québec ? De tout cœur, je le souhaite.
Solange Lefebvre-Pageau, M. Sc., infirmière à la retraite
Fondatrice et directrice
Centre international de recherche et d’éducation familiale
209-3500, av. Benny, Montréal, QC H4B 2R8
514.342.0695 [email protected] ciref.ca
Le 13 mai 2021
Le groupe de Visegrád (Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie) promeut des politiques familiales

Par le Visegrád Post ― Photo : senivpetro/Freepik
Visegrád — Faisant suite à une vidéoconférence avec ses homologues polonaise (Marlena Maląg), slovaque (Milan Krajniak) et tchèque (Jana Maláčová), Katalin Novák, ministre de la Famille au sein du gouvernement de Viktor Orbán, a déclaré, ce jeudi 13 mai, que les pays du Groupe de Visegrád venaient de former une « coalition profamilles ».
« Une collaboration qui place les familles au centre »
« Au cœur de l’Europe se trouve une collaboration qui place les familles au centre. Nous ne cherchons pas de réponses aux défis démographiques auxquels nous sommes tous confrontés en soutenant l’immigration, mais en soutenant les familles », a-t-elle expliqué.
« J’ai parlé de la pratique hongroise lors de la conférence. En Hongrie, nous soutenons le fait que si quelqu’un pense en termes de famille, cela signifie qu’il respecte ses prédécesseurs et se sent responsable de ses descendants, c’est-à-dire qu’il pense à long terme ».
Exonération d’impôt sur le revenu pour les moins de 25 ans en Hongrie
« Nous avons mis en place le service de garde des bébés [mauvaise idée*], le plus grand programme de construction de logements en Hongrie, et nous augmenterons les frais de garde des bébés à partir du 1er juillet. À partir de 2022, les personnes de moins de 25 ans seront exonérées de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, tandis que les mères élevant quatre enfants bénéficient toujours de l’exonération d’impôt sur le revenu, mais je peux également mentionner la construction de crèches », a-t-elle poursuivi.
« Au sein du V4, nous surveillons les bonnes pratiques de chacun ; en Pologne, par exemple, les jeunes bénéficient déjà de l’exonération d’impôt sur le revenu des personnes physiques, bien que cela signifie un peu moins de déductions que ce qui sera en vigueur en Hongrie à partir de janvier prochain ».
Lire la suite« Oui pour la Famille, non pour le Genre » — un projet de loi citoyen pour que la Pologne dénonce la Convention d’Istanbul

Par Olivier Bault (Présent) ― Photo : WavebreakMediaMicro/AdobeStock
Entretien avec Marek Jurek, ancien maréchal (président) de la Diète polonaise en 2005-07, ancien député au Parlement européen en 2014-19, membre fondateur du parti Droite de la République (Prawica Rzeczypospolitej), leader du Congrès social chrétien (Chrześcijański Kongres Społeczny).
Le Congrès social chrétien est, aux côtés de l’Institut Ordo Iuris, à l’origine du projet de loi citoyen « Oui pour la Famille, non pour le Genre » visant à faire sortir la Pologne de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul ». Après avoir recueilli 150 000 signatures de citoyens, ce projet de loi a fait l’objet d’un premier débat mercredi à la Diète.
Cet entretien s’est déroulé le jeudi 18 mars.
Olivier Bault : Hier, la Diète débattait du projet de loi citoyen « Oui pour la famille, non pour le genre » qui, s’il est adopté, conduira la Pologne à dénoncer la Convention d’Istanbul. Vous ne voulez donc pas lutter contre la violence, comme le suggère la gauche polonaise ?
Marek Jurek : Chaque État civilisé lutte contre la violence domestique et la violence sexuelle, et la seule valeur ajoutée de cette convention, c’est l’idéologie du genre qu’elle porte. À son article 12, la Convention d’Istanbul prétend éradiquer les « rôles stéréotypés » de l’homme et de la femme. Il n’y a pas de rôle plus « stéréotypé » des sexes que dans le mariage et que dans le rôle de père et de mère. La constitution polonaise protège le mariage et la maternité en tant que valeurs sociales tandis que cette Convention s’appuie sur des valeurs totalement différentes. La moitié des pays d’Europe centrale, y compris tous les autres pays du Groupe de Visegrád, n’ont pas ratifié cette convention. En Tchéquie, il y a un gouvernement libéral, en Slovaquie jusqu’à récemment c’était un gouvernement de gauche et en Hongrie il y a un gouvernement conservateur.
Malgré ces différences, ces trois pays, mais aussi d’autres comme la Lituanie, la Lettonie, et en particulier la Bulgarie, rejettent cette convention.
Le projet de loi « Oui pour la Famille, non pour le Genre » contient deux parties. La deuxième partie contraindra le gouvernement polonais à proposer à ses partenaires internationaux une Convention des droits de la famille. Du reste, les milieux représentés dans notre comité à l’origine de cette initiative citoyenne avaient déjà présenté au gouvernement un tel projet de Convention. Je l’ai aussi présenté à de nombreuses occasions quand j’étais député au Parlement européen, y compris à l’Assemblée nationale française, en Hongrie, en Croatie, etc.
Lire la suiteLa DPJ utilisée pour harceler les parents faisant l’école maison

Par Pour une école libre au Québec ― Photo : diana.grytsku/Freepik
Sous l’égide de l’instituteur Roberge, dont on ne peut mettre en doute la ténacité et la confiance en soi, les parents éducateurs du Québec sont soumis depuis près d’un an à de très fortes pressions de la part du Monopole de l’Éducation du Québec. Celui-ci utilise l’arme de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) pour faire plier les parents. Ces pressions n’ont aucunement l’objet d’éviter la maltraitance d’enfants, à moins que de ne pas appliquer fidèlement la pédagogie et le programme de M. Roberge soit de la maltraitance…
Nous connaissons personnellement trois familles qui ont décidé de quitter le Québec à la suite de ces pressions par la DPJ, l’une d’entre elles possédait une petite entreprise prospère en Estrie, elle est depuis vendue.
Dans le cadre de ces tracas causés par le Monopole de l’Éducation du Québec et par la DPJ, l’Association québécoise pour l’éducation à domicile (AQED) informe ses membres :
Lire la suiteL’AQED travaille sans relâche pour ses membres ! Nous tenons à vous garder informés des efforts faits pour vous défendre auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). La liberté des familles est constamment mise à l’épreuve et nous devons continuer à travailler pour éviter que des familles ne soient harcelées par la DPJ sans raison autre que parce qu’elles font l’éducation à domicile.
À quoi ces interventions peuvent-elles ressembler ? Voici le résumé d’une situation qui s’est déroulée au début du mois, lors de laquelle l’AQED est intervenue pour soutenir une de ses membres.
Appel au procureur général du Québec contre le jugement qui ôte les mots « père » et « mère » de l’état civil

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : senivpetro/Freepik
Deux groupes québécois, le Conseil des leaders religieux de Montréal-Nord et Uni-T voix pour les Valeurs Chrétiennes (UVVC), demandent au procureur général du Québec de faire appel du jugement de la Cour supérieure du Québec, rendu le 28 janvier 2021, qui retire du Code civil les mots tels que « père », « mère », « femme », « homme », « sexe » jugés discriminatoires envers quelque obscure minorité LGBT, selon le communiqué de presse parue sur le site de l’UVVC :
Les tribunaux décréteront-ils que la fête des mères et celle des pères sont offensantes ?
MONTRÉAL, le 4 mars 2021/CNW Telbec/ — Le Conseil des leaders religieux de Montréal-Nord et le groupe UVVC s’unissent pour demander au procureur général d’en appeler du jugement de la Cour supérieure du Québec qui demande au gouvernement d’enlever les mots père, mère, homme et femme de notre vocabulaire courant et des registres de l’état civil.
Nos organisations partenaires regroupent des parents, des responsables d’églises de communautés de foi chrétienne et autres, ainsi que des leaders professionnels évoluant dans différentes sphères de la société québécoise. Nos membres ont été fortement ébranlés par la récente décision de la Cour supérieure du Québec.
Nous nous interrogeons sur la décision de ne plus utiliser des mots dont les référents non subjectifs font partie de nos habitudes langagières depuis toujours, aussi bien que de l’éducation de nos enfants et de nos petits-enfants. Cette décision qui aurait un impact majeur dans notre société constituerait, d’après nous, une atteinte brutale à nos droits et à notre liberté d’expression.
Lire la suiteL’Anti-Église est là ― les fidèles catholiques ne doivent pas avoir peur

Le P. Linus F. Clovis, prêtre de l’archidiocèse de Castries, Sainte Lucia dans les Antilles.
Par le Père Linus F. Clovis (LifeSiteNews) ― Traduit par inquisition.ca ― Photo : Steve Jalsevac/LifeSiteNews
Le pape François ayant annoncé vouloir remettre de l’avant son exhortation apostolique Amoris Lætitia en cette année 2021, par conséquent tout ce qu’elle contient d'erroné, nous publions le présent texte du P. Linus Clovi, lu lors d’une conférence donnée au Rome Life Forum en 2017, qui, entre autres, soulignent les graves erreurs que promeut Amoris Lætitia et ses dangers pour l’Église, ainsi que pour la cause de l’enfant à naître. C’est aussi un document très pertinent au sujet de la crise actuelle que subit l’Église. ― A. H.
Note du traducteur : Le Père Clovis a donné cette conférence au Forum de la Vie de Rome, le 18 mai 2017. J’ai copié et traduit la version sur LifeSiteNews.
***
Les premiers mots du Pape saint Jean-Paul II, apparaissant sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, le jour de son élection le 16 octobre 1978, furent « n’ayez pas peur ». Maintenant, trente-neuf ans plus tard, à la lumière des événements qui ont pris le contrôle du catholicisme contemporain, ses premiers mots semblent être non seulement prophétiques, mais bien plus : un appel aux armes en préparation pour la bataille [1 Co 14:8].
Chaque fois que le pendule de l’histoire humaine et du salut passe à travers une période de ténèbres et de turbulences envahissantes, Dieu inspire souvent des prophètes pour parler, afin que la lumière puisse resplendir pour dissiper les ténèbres, et que la tourmente puisse être atténuée par l’espoir. Ces prophètes en ont appelé à plus de confiance en la sollicitude active et affectueuse de Dieu pour son peuple [Jn 3 h 16]. Ainsi, par exemple, avec des supplications pour avoir confiance en la providence aimante de Dieu, Isaïe [Is 7:10-14] a supplié le roi Achaz de demander à Dieu un signe avant d’agir, et Jérémie [Jr 38-40] a prévenu que Dieu sauverait Jérusalem de la destruction totale seulement si la ville se rendait aux Babyloniens. L’Église elle-même n’a pas été privée des bénédictions de la grâce prophétique, comme le prouve grandement Dieu en suscitant des saints tels que Bernard de Clairvaux, François d’Assise, Catherine de Sienne, Marguerite-Marie Alacoque et, plus récemment, en envoyant Sa Sainte Mère à Lourdes, à La Salette et à Fatima.
Il y a un siècle, Dieu a envoyé la Reine des Prophètes à la Cova da Iria à Fatima, au Portugal, avec un double message pour notre monde contemporain. Tout d’abord, elle a prévenu que le monde était déjà confronté à un péril beaucoup plus destructeur que celui auquel Jérusalem avait dû faire face et, deuxièmement, elle a présenté une solution céleste, plus sage et plus prudente que celle offerte à Achaz, qui avait refusé de demander à Dieu un signe « aussi profond que le Shéol ou aussi élevé que le ciel » [Is 7:11]. Cependant la Vierge, par sollicitude maternelle, a établi la gravité et la véracité de son double message avec une vision et un signe. Le 13 juillet 1917, « aussi profond que le Shéol » a été illustré par une vision perturbante de l’Enfer. Quatre mois plus tard, le 13 octobre, « aussi élevé que le ciel » a été confirmé avec un signe, le miracle étonnant de la « danse du soleil » qui a été observé par plus de soixante-dix mille personnes.
Lire la suiteLa Mission Divine de la Famille

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Sainte Famille) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Répertoire culturel du patrimoine du Québec
Le bon Dieu n’a rien fait de plus beau, dans l’ordre naturel, que la famille. Il a voulu, comme l’atteste la première page de la Genèse, que tous les hommes naissent au sein d’une famille, qu’ils y grandissent, s’y développent au point de vue physique, intellectuel, moral et religieux. Dans le plan de Dieu, c’est d’abord à la famille qu’est ordonnée l’union conjugale de l’homme et de la femme ; c’est avant tout à la grande mission de transmettre une vie nouvelle que sont appelés tous ceux qui s’engagent dans les liens du mariage. Transmettre la vie ne veut pas seulement dire être des collaborateurs de Dieu dans la formation du corps des enfants, cela veut dire, au-delà de la procréation : conduire les enfants vers la plénitude de la vie par l’éducation. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Leur mission d’éducation est absolument irremplaçable. C’est en tant qu’éducateurs que les parents exercent de la façon la plus excellente leur paternité et maternité. Sans la famille, aucune éducation humaine ne saurait être pleinement réussie. C’est au sanctuaire de la famille que se forment les convictions profondes, que se forgent les âmes bien trempées, droites, nobles, généreuses, conscientes d’abord de leurs devoirs envers Dieu et de leurs obligations envers leur prochain, avant de l’être de leurs propres droits. La famille est le milieu naturel le plus favorable à la santé physique et mentale des enfants. Elle est surtout leur première école de sainteté. La famille conçue selon Dieu, dont le suprême modèle est la sainte Famille de Nazareth, a un caractère essentiellement religieux, puisque Dieu seul est son auteur et la fin vers laquelle elle doit tendre et qui lui donne tout son sens. C’est pourquoi les Pères de l’Église définissaient la famille comme une petite « église domestique ».
L’institution familiale, dans le plan de Dieu, jouit de telles prérogatives, elle est si importante par rapport au progrès de la véritable civilisation et aux destinées surnaturelles de l’humanité qu’il ne faut pas s’étonner que l’antique ennemi de la nature humaine, Satan, ait toujours cherché à la détruire. En s’attaquant à la famille, comme au fondement sacré de toute société, les instruments dont Satan se sert à cette fin portent radicalement atteinte à tout l’ordre naturel, dans lequel s’enracinent les droits humains fondamentaux, dont le droit primordial est celui de rendre à Dieu le culte qui lui est dû.
Une très grave injustice actuelle est la négation par l’État du droit premier des parents dans l’éducation de leurs enfants. L’imposition par l’État d’une éducation laïque, c’est-à-dire sans aucune référence à la Révélation divine, qui culmine dans l’Évangile de Jésus-Christ, doit être dénoncée comme une violation du droit naturel et premier des parents chrétiens, comme une violente attaque à leur liberté religieuse et à celle de leurs enfants, ainsi qu’à la liberté de conscience tout court.
Présentement, tous les parents ont un devoir primordial de résister fermement aux lois injustes de l’État en éducation, parce que ces lois s’opposent directement au bien de la famille qui, quoiqu’on en dise, demeure le principe le plus important du bien commun temporel. D’une manière spéciale, pour les parents chrétiens, le temps est venu de dire un non net et clair aux prétentions totalitaires de l’État quant à l’éducation de leurs enfants. S’il est une cause qui justifie pleinement l’objection de conscience à des lois injustes imposées par l’autorité politique, à quelque niveau que ce soit, c’est la cause de l’éducation chrétienne.
Aujourd’hui, à l’occasion de la « pandémie », que plusieurs autorités scientifiques et médicales dénoncent comme étant pour le moins très exagérée, le pouvoir des États, obéissant aux ordres de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) s’élargit au point de n’avoir plus rien de différent de celui des régimes communistes, qui ont fait couler tant de sang innocent. Nous entrons dans un communisme planétaire, dont on ne peut prévoir dans quel chaos il entraînera l’humanité. On doit y voir un châtiment pour les crimes les plus abominables qui se commettent partout dans le monde d’une façon politiquement correcte. Que faut-il faire ? D’abord ce que la sainte Vierge, Notre-Dame du Rosaire, a demandé au monde entier en 1917 à Fatima : prier et faire pénitence, c’est-à-dire cesser d’offenser Dieu et implorer sa miséricorde. Sans cette conversion spirituelle des individus et des nations, requérant la consécration de la Russie et de tous les pays à son Cœur immaculé, avertissait la très sainte Vierge, le communisme va répandre ses erreurs dans le monde ; ce qui causera partout d’immenses souffrances. Dans ce mouvement nécessaire de prière et de pénitence pour la paix universelle, les familles chrétiennes doivent voir à sauvegarder avant tout leur liberté religieuse en ne cédant ni à tout ce qui est abus de pouvoir de la part de l’État et de quelque autorité que ce soit, ni à la peur et à l’anxiété, mais en ayant plutôt une confiance sans bornes dans la protection assurée du tout-puissant Jésus notre divin Roi, et de Marie immaculée, Reine du ciel et de la terre, plus forte qu’une armée rangée en bataille.
J.-R.B.
En Hongrie, seuls les couples homme-femme mariés pourront désormais adopter

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo (rognée) : Pxfuel
Le Parlement hongrois vient de voter mardi la restriction de l’adoption aux seuls couples homme-femme mariés, excluant par conséquent les « pairs » de même sexe et assurant aux futurs adoptés un père et une mère stables (du moins, plus probablement). Selon Gènéthique :
L’adoption sera désormais proposée uniquement aux Hongrois mariés, donc aux couples de sexes opposés. Le Parlement hongrois a voté mardi plusieurs textes allant dans ce sens, avec le « soutien massif des députés de la majorité ».
Le Parlement a tout d’abord voté des amendements modifiant la Constitution hongroise qui entérinent la notion traditionnelle de genre [de sexe plutôt*] […] Un autre amendement adopté ajoute que « l’éducation est assurée conformément aux valeurs fondées sur l’identité constitutionnelle et la culture chrétienne ».
Un autre amendement ajoute que l’éducation doit être assurée selon les vertus chrétiennes et constitutionnelles.
Remarquez, en outre, que depuis mai 2020, le seul sexe reconnu à l’état civil est celui physique (il n’y en a d’ailleurs pas d’autre…).
*Commentaire d'A. H.
