Marche pour la vie et la famille à Varsovie — la Pologne face à l’Union européenne pro-LGBT
Par Agnieszka Golańska-Bault (Visegrád Post)
Pologne – Le dimanche 19 septembre, les rues du centre historique de Varsovie se sont remplies de participants de la Marche pour la Vie et la Famille. L’événement était organisé pour la seizième année consécutive. L’année dernière, des marches de ce type s’étaient déroulées le même jour dans 140 villes de Pologne, mais cette année, du fait de la [prétendue]* situation sanitaire, la manifestation n’avait été organisée que dans la capitale. Le slogan de cette édition de la marche était « Papa, soit auprès de moi, conduis-moi, protège-moi », et les organisateurs ont voulu rendre un hommage particulier au cardinal Stefan Wyszyński, proclamé bienheureux une semaine plus tôt. Celui que les Polonais surnomment le primat du Millénaire était en effet connu pour son attachement à la défense du mariage et de la famille ainsi que pour son opposition à l’avortement qui avait été légalisé et banalisé par les communistes, sur le modèle de ce qui se pratique aujourd’hui dans plusieurs pays d’Europe occidentale, au premier rang desquels la France et la Grande-Bretagne qui ont de loin le plus grand nombre d’avortements parmi les pays d’Europe, après la Russie.
Les organisateurs du Centre de la vie et de la famille (Centrum Życia i Rodziny) et du Congrès social chrétien (Chrześcijański Kongres Społeczny) ont été accueillis avant la manifestation par le Président Andrzej Duda, qui avait déjà rejoint la marche en tant que simple participant l’année dernière. L’initiative a aussi bénéficié du soutien de nombreux médias conservateurs et organisations catholiques, journalistes, sportifs, acteurs et prêtres. Les participants ont été salués sur Twitter par le président de la conférence épiscopale polonaise, l’archevêque Stanisław Gądecki, et la marche a été suivie d’une messe célébrée en l’église de la Sainte Croix, rue Krakowskie Przedmieście, non loin du palais présidentiel. De nombreuses personnalités publiques connues pour leurs opinions pro-vie ont rejoint le cortège des familles, parmi lesquels le médiateur des droits des enfants Mikołaj Pawlak, les députés nationalistes Robert Winnicki et Krzysztof Bosak du groupe Confédération (Konfederacja) et le vice-ministre du climat Jacek Ozdoba de Solidarna Polska, le parti du ministre de la Justice Zbigniew Ziobro entrant dans la coalition de gouvernement Droite unie conduite par le PiS. Le PiS n’était pas lui-même représenté à la marche du 19 septembre, du moins officiellement.
Ulice Warszawy pełne uśmiechniętych i szczęśliwych rodzin! Dziękujemy, że jesteście z nami! ♥️🤩 pic.twitter.com/KSwPIbwoly
— Paweł Ozdoba (@PawelOzdoba) September 19, 2021
« Les rues de Varsovie pleines de familles souriantes et heureuses ! Merci d’être avec nous ! »
Lire la suiteViktor Orbán : l’État doit protéger la famille et les enfants

Par le Visegrád Post — Photo : Studio Romantic/AdobeStock
Hongrie – Le premier ministre hongrois Viktor Orbán a accueilli hier les participants du IVème Sommet démographique qui se déroule ces jeudi 23 et vendredi 24 septembre à Budapest. Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement hongrois a largement évoqué la place de la famille et des enfants dans la société.
Façonner les processus démographiques et non les subir
La difficulté des questions démographiques ne tient pas seulement à la complexité des données. Il est au moins aussi difficile de traduire les idées en actions. Transformer les idées en actions gouvernementales est le plus grand défi […] tout le monde ne pense pas qu’il est nécessaire de réfléchir à ces processus. Mais nous voulons façonner les processus démographiques, et non les subir. […] Toutes les régions d’Europe ne tentent pas de résoudre la crise démographique. Certains perçoivent le problème mais veulent y répondre par l’immigration. Or, l’immigration de masse — les millions de personnes qui sont amenées ici — est en fait un programme mondial visant à faire entrer une nouvelle classe ouvrière.
En Europe centrale, nous sommes vaccinés contre le marxisme
[…] Je suis [certes] avec inquiétude les luttes du mouvement néo-marxiste « woke », mais nous, en Europe centrale, nous sommes vaccinés contre le marxisme […] L’État doit aider les familles et supprimer les obstacles auxquels [celles-ci] sont confrontées pour s’épanouir […] Dans cet esprit, avoir des enfants devrait être financièrement bénéfique et la politique familiale devrait reposer sur les mères. Le fonctionnement du pays doit être adapté aux familles, l’institution de la famille et les enfants doivent être protégés par la loi, et les familles doivent pouvoir accéder à la propriété.
La Hongrie se défend contre le lobby LGBTQ et la théorie du genre
[…] Les familles doivent être soutenues de manière à garantir une croissance durable de l’économie et la solidité de l’ensemble du système économique. […] La Hongrie se défend contre les attaques de la gauche occidentale, dont les outils sont le lobby LGBTQ et la propagande de la théorie du genre. […] La constitution hongroise protège l’institution de la famille et du mariage à bien des égards et [conformément] à la volonté du peuple hongrois […] nous aimons notre prochain, mais nous avons aussi besoin de nous aimer nous-mêmes. Et nous nous aimons bien lorsque nous soutenons nos familles.
La Pologne instaure une nouvelle aide aux parents à partir du deuxième enfant

Par le Visegrád Post — Photo : Gajus/AdobeStock
Pologne – Le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a annoncé ce mardi 17 août la mise en place d’une nouvelle prestation sociale en faveur des familles, une sorte de « capital-naissance pour les familles » (Rodzinny Kapitał Opiekuńczy) dans le cadre plus général du programme Ordre polonais (Polski Ład) qui est un New deal à la polonaise lancé récemment par le PiS.
12 000 zlotys par enfant à partir du deuxième enfant
Il s’agit d’une allocation de 12 000 zlotys par enfant (environ 2600 euros) qui sera versée aux familles à partir du deuxième enfant — soit 1000 zlotys par mois (220 euros) pendant un an, soit 500 zlotys par mois (110 euros) pendant deux ans. Elle pourra être utilisée par exemple pour payer une place dans une crèche, rémunérer une nourrice ou rétribuer la garde de l’enfant par un de ses parents. Cette prestation — qui devrait bénéficier à environ 410 000 enfants polonais dès la première année — sera indépendante des revenus des parents et vient se rajouter au programme « 500+ » déjà existant. Enfin, les familles ayant déjà un deuxième enfant (ou plus) de moins de 36 mois au moment de l’entrée en vigueur de cette prestation, pourront aussi en bénéficier jusqu’à ce que l’enfant concerné atteigne l’âge de trois ans. Cela concernera environ 110 000 enfants supplémentaires.
Les familles sont l’avenir de la nation
« Un État moderne, un État-providence, un État fondé sur le souci de la dignité humaine, doit avant tout prendre soin des familles », a déclaré Mateusz Morawiecki à cette occasion en rappelant que l’opposition libérale ou de gauche « considère très souvent les familles, en particulier celles avec plusieurs enfants, comme quelque chose d’inhabituel… voire de pathologique [or] ce sont les familles qui apportent la plus grande contribution à notre société, créant l’avenir de notre nation ».
Pour le ministre polonais de la Famille, Marlena Maląg, « Ce sera une incitation à avoir plus d’enfants et cela créera de meilleures conditions pour leur éducation », tandis que la Pologne est actuellement « confrontée à de sérieux défis liés à des tendances démographiques défavorables ».
Point de vue italien sur la loi protégeant les enfants de l’influence LGBT : la Hongrie est le flambeau de l’Europe
Par le Visegrád Post
Article paru dans le Magyar Nemzet le 9 août 2021.
Giusy D’Amico : Des idéologies dangereuses et pernicieuses se sont infiltrées dans l’enceinte des écoles italiennes
« Des personnes et des associations non identifiées ont pénétré sans autorisation dans les écoles, où elles ont pratiqué l’éducation sexuelle, illustrant les possibilités de changement de sexe existantes et faisant l’apologie de l’homosexualité » — Giusy D’Amico (petit encadré) nous explique que ce sont ces visites d’écoles inopinées, et l’absence de réaction de l’État italien, qui l’ont motivée pour fonder l’ONG « Pas touche à la famille ! », qui, en 2018, a remporté une grande victoire sur la diffusion des idéologies de type LGBTQ. Dans cette interview confiée à Magyar Nemzet, Giusy D’Amico affirme que sa loi pour la protection de l’enfance et le référendum convoqué sur ce sujet fait de la Hongrie le flambeau de l’Europe, car elle prouve que le salut des familles et des jeunes générations est une question de volonté politique.
— Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la signature par le chef du gouvernement italien, Mario Draghi, de la lettre condamnant la Hongrie pour la loi de protection des mineurs qu’elle a fait passer ? Dans cette lettre, ce sont les dirigeants de dix-sept pays qui accusent le gouvernement hongrois d’instituer par cette loi une discrimination à l’encontre des membres de la communauté LGBT.
— J’ai appris cela avec stupéfaction. Tout ce que je peux dire, c’est que nous, nous sommes une autre Italie, qui ne peut pas s’identifier à la position du chef de notre gouvernement. Pour cette décision courageuse, la Hongrie mériterait de bénéficier d’un élan international de solidarité et de soutien. Et ce, en tout premier lieu, parce qu’elle n’a pas peur d’écouter l’opinion de ses citoyens. Ce que prouve le fait qu’elle ait soumis à référendum cette loi placée sous le feu croisé des controverses. Il serait bon qu’il existe un forum international où les citoyens des pays occidentaux pourraient, eux aussi, exprimer publiquement leurs opinions et dire comment ils souhaiteraient élever leurs enfants. Car la réalité, c’est que les parents italiens seraient très heureux aussi de pouvoir élever leurs enfants à l’abri des idéologies, conformément à leur propre vision du monde.
— Et cela, la classe politique italienne n’est pas pour ?
— De nos jours, en Italie, le législateur aurait plutôt tendance à offrir une marge de manœuvre encore plus large à la diffusion des idéologies de type LGBT dans les écoles, et à laisser encore moins de liberté aux parents qui voudraient défendre leurs enfants de ces influences néfastes. Ces jours-ci, j’ai eu une rencontre face à face avec le député Alessandro Zan, qui a assumé l’initiative de la proposition de loi destinée à criminaliser l’homo-transphobie. J’aurais voulu lui remettre une lettre, récapitulant les inquiétudes de milliers de familles italiennes. Tout ce que le député Zan a eu à me répondre, c’est : « Nous ne pouvons pas être un pays homophobe, comme la Hongrie et la Pologne. » Après quoi il a tourné les talons et m’a plantée là sans m’avoir répondu. Tout ce que j’ai pu faire, c’est lui crier, pendant qu’il s’éloignait : « L’Italie serait donc homophobe, parce qu’elle permettrait aux parents d’élever librement leurs enfants ? » Mais lui ne s’est même pas retourné pour me regarder dans les yeux — il a continué son chemin. Voilà bien la gauche : incapable de donner de vraies réponses aux citoyens, et d’écouter leur opinion.
Lire la suiteLa Russie reproche à la Cour européenne d’insister à ce qu’elle reconnaisse le « mariage » homosexuel

Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin.
Par Raymond Wolfe — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : BBC News/YouTube
Moscou, 16 juillet 2021 (LifeSiteNews) — La Russie a rejeté cette semaine un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui poussait le pays à reconnaître le « mariage » homosexuel.
L’ordonnance de la CEDH, rendue mardi, a estimé que le refus de la Russie d’enregistrer les homosexuels comme « mariés » violait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui comprend un « droit à la vie familiale », et l’article 14, qui interdit la discrimination. Ces dernières années, la Cour de Strasbourg a interprété ces articles comme s’appliquant aux unions entre personnes de même sexe, malgré des décisions antérieures contraires et l’absence de toute mention de l’homosexualité dans le texte de la Convention européenne.
L’affaire, Fedotova et Autres c. Russie, a été portée par plusieurs homosexuels russes dont les demandes d’enregistrement d’un avis de mariage ont été rejetées, selon la CEDH.
« La Cour a estimé que la Russie avait l’obligation d’assurer le respect de la vie privée et familiale des requérants en leur fournissant un cadre juridique leur permettant de faire reconnaître et protéger leurs relations en droit interne », a déclaré la CEDH.
La Cour a affirmé que les mesures qui assimileraient effectivement les unions homosexuelles aux mariages hétérosexuels « ne seraient pas en conflit avec la “conception traditionnelle du mariage” prévalant en Russie. » La CEDH a ajouté que « la forme la plus appropriée d’enregistrement des unions entre personnes de même sexe restait à la discrétion de l’État défendeur. »
La Russie a critiqué la décision de la CEDH, réaffirmant mardi que le mariage dans le pays reste strictement entre hommes et femmes. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a souligné que les « mariages » homosexuels ne sont « pas autorisés » par la Constitution russe, qui a été modifiée cette année pour stipuler que « l’institution du mariage est une union entre un homme et une femme. »
Lire la suite« Les hommes mariés, les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderne »

Par Pour une école libre au Québec — Photo (côtés flous rajoutés) : Wikimedia Commons
Les hommes mariés, les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderne
« Il n’y a qu’un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c’est le père de famille. Les autres, les pires aventuriers ne sont rien, ne le sont aucunement en comparaison de lui. »
Cette assertion est délibérément et doublement provocatrice, puisqu’en guise de sainteté elle fait l’éloge de l’aventure et qu’en guise d’aventurier elle semble choisir M. Prudhomme. Péguy le sait : nul n’est, en apparence, plus pantouflard, plus (petit-)bourgeois que le père de famille.
Il sait aussi que les libertins, les bambocheurs, les explorateurs, les brûleurs de chandelles par les deux bouts, tous ceux qui revendiquent pour eux l’aura de l’aventure, daubent à l’infini sur ce lourdaud engoncé et pusillanime. Mais il connaît également, pour en avoir lui-même fait l’épreuve, l’étrange particularité, la désappropriante propriété dont est pourvu le père de famille : « Les autres ne souffrent qu’eux-mêmes. Ipsi. Au premier degré. Lui seul souffre d’autres. Alii patitur ». Lui seul, autrement dit, déjoue les contraintes de la finitude : son être déborde son moi. Et que lui vaut cette prouesse ontologique, ce n’est pas un pouvoir accru, c’est une vulnérabilité plus grande. Il souffre d’autres, qu’on appelle à tort les siens, car ils ne sont pas à lui, mais lui à eux : il n’est pas leur possesseur, il est leur possession, il leur appartient, il leur est livré, il est, risque même Péguy, leur « otage ». Pour le dire d’une autre métaphore, ce chef de famille n’est pas un pater familias, mais un roi déchu qui a fait, en fondant un foyer, le sacrifice de sa liberté souveraine. Avant d’avoir charge d’âmes et de corps, il était seul maître de sa vie ; le voici désormais assujetti, dépendant, privé de la possibilité de trouver refuge en lui-même : le confort du quant-à-soi lui est définitivement interdit.
Ainsi le bourgeois n’est pas celui qu’on pense : littéralement et constamment hors de lui, le père de famille mène l’existence à la fois la plus aventurière et la plus engagée qui se puisse concevoir. D’une part, il est exposé à tout et le destin, pour l’atteindre, n’a pas besoin de tireurs d’élite, il lui suffit de frapper au hasard dans l’un quelconque de ses membres : « C’est lui, mon ami, qui les a, et lui seul, les liaisons dangereuses ». D’autre part, il est responsable de tout, et même de l’avenir, même du monde où il n’entrera pas : « Il est assailli de scrupules, bourrelé de remords, d’avance, (de savoir) dans quelle cité de demain, dans quelle société ultérieure, dans quelle dissolution de toute une société, dans quelle misérable cité, dans quelle décadence, dans quelle déchéance de tout un peuple ils laisseront [sic], ils livreront, demain, ils vont laisser, dans quelques années, le jour de la mort, ces enfants dont ils sont, dont ils se sentent si pleinement, si absolument responsables, dont ils sont temporellement les pleins auteurs. Ainsi rien ne leur est indifférent. Rien de ce qui se passe, rien d’historique ne leur est indifférent. »
Tiré du « Mécontemporain » par Alain Finkielkraut
Paternité et foyer

Par Peter Kwasniewski — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Hero Images/AdobeStock
15 juin 2021 (LifeSiteNews) — Lorsque nous parlons de famille, nous avons affaire à une réalité riche et subtile qui ne peut être saisie qu’en réfléchissant à de nombreuses expériences et aspects de la vie. Nous ne pouvons pas en donner une définition tranchée sans ignorer, d’une certaine manière, l’ambiguïté et la profondeur du mystère de ce que signifie être « parent », de partager le sang, la culture et l’amour, de vivre comme un-dans-la-multitude. Gabriel Marcel écrit :
Contrairement à l’illusion humaniste persistante, nous avons de bonnes raisons d’affirmer que les relations familiales, comme les affaires humaines en général, n’offrent aucune cohérence, aucune garantie de solidité. Ce n’est que lorsqu’elles sont renvoyées à un ordre surhumain ─ qui ne peut être saisi ici-bas qu’à partir de ses signes et indications ─ que leur caractère véritablement sacré apparaît.
En d’autres termes, elles n’ont aucune consistance ni solidité si elles sont séparées de l’ordre surhumain qui leur confère leur caractère sacré.
Dans sa course à la plus grande liberté possible, l’époque moderne a oublié que les choses les plus importantes de la vie humaine sont complexes et liées à des devoirs. La paternité en est peut-être l’exemple le plus parfait. Si nous devions réduire la paternité à un simple épisode biologique avec une conséquence génétique, elle n’aurait que très peu de signification morale, religieuse ou transcendante. Appeler Dieu « notre Père » serait absurde si nous nous limitions à parler au sens physiologique.
Pour comprendre ce que signifie la paternité, nous devons sortir des sphères limitées de la pensée balisées par le monde. La paternité humaine est intimement liée aux réalités irréductibles du domus, le foyer ou la famille, et du munus regale, la fonction royale que l’homme reçoit du Père tout-puissant, pour régner et gouverner, pour protéger et pourvoir, pour aimer et pour servir.
Lire la suiteL’échec de la garderie universelle

Par Rory Leishman — Traduit et publié par Campagne Québec-Vie avec la permission du The Interim — Photo : Freepik
Pour tenter de justifier leur nouveau « Plan pancanadien d’apprentissage précoce et de garde pour jeunes enfants » de plusieurs milliards de dollars, les libéraux de Trudeau soutiennent que les nourrissons et les tout-petits s’épanouissent généralement mieux sous les soins et les conseils de professionnels de la petite enfance que de leurs propres parents. Est-ce exact ?
Le ministère des Finances affirme : « Des études menées par des Canadiens, l’honorable Margaret McCain et le Dr Fraser Mustard, ont montré que l’apprentissage précoce est au moins aussi important pour le développement de toute une vie que l’éducation primaire, secondaire et postsecondaire ─ il améliore le taux de diplomation, favorise le bien-être tout au long de la vie, augmente les revenus durant la vie et accroît l’équité sociale. »
Cette assertion est fausse. Mustard et McCain affirment sans preuve les prétendus avantages de la garde d’enfants professionnelle et universelle, car ni eux ni personne d’autre n’a prouvé la véracité de ces déclarations extravagantes.
Quoi qu’il en soit, les libéraux de Trudeau sont déterminés à contraindre financièrement toutes les provinces à suivre l’exemple du Québec en rendant les services de garde professionnels universellement disponibles à un coût prévu, pour les parents, de seulement 10 $ par jour. Bien que ce ne soit pas beaucoup d’argent pour les parents, le coût estimé pour les seuls contribuables fédéraux s’élève à un énorme 30 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.
Le succès du système québécois de garde d’enfants justifie-t-il une dépense aussi importante ? Des gens comme McCain, qui ont un intérêt direct à promouvoir des services de garde universels pour les enfants d’âge préscolaire, pensent que oui ; d’autres sont résolument sceptiques.
Lire la suiteDes femmes racontent comment la maternité leur a donné « une liberté inimaginable »

Par Anne Marie Williams (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : user18528052/Freepik
Les femmes milléniales sont plus susceptibles que les membres des générations précédentes de retarder la conception d’un enfant, et les raisons de ce retard ont fait couler beaucoup d’encre. Il est certain que les finances jouent un rôle. Il semble également y avoir un thème récurrent chez les jeunes femmes, à savoir la peur de se perdre en ayant des enfants avant de savoir vraiment qui elles sont. Cependant, certaines femmes milléniales affirment avoir vécu exactement le contraire. En devenant mères, elles ont appris beaucoup sur elles-mêmes et ce dont elles étaient capables. Elles ont découvert que les enfants ne sont pas des boulets et des chaînes miniatures, largement responsables de la mort des rêves de leurs mères. Au contraire, les enfants rendent ces rêves plus brillants et plus précieux.
Un récent article de Verily présentait une femme qui, dans la vingtaine, n’avait aucun projet concret de maternité... elle n’en avait jamais eu. Selon Mara Measor, « Je n’étais pas enthousiaste à l’idée d’avoir des enfants parce que j’avais des projets pour ma propre vie, des choses que je voulais accomplir. Dans mon esprit, les enfants auraient fait obstacle à ces projets. Je voyais la maternité comme un rôle d’abnégation sans fin, ce qui ne m’enthousiasmait pas particulièrement. Puis, j’ai senti que l’horloge commençait à tourner pour mes ambitions. » Lorsqu’elle a réussi à concevoir un enfant à l’âge de 29 ans, « mon cœur a lentement sombré pendant dix mois inconfortables. C’est fini, ai-je craint. C’est sur le point de se terminer pour moi ». Measor redoutait d’entrer dans « un monde fade de préparation des repas, de sorties au terrain de jeu et de nettoyage d’appartement ».
Mais au contraire, Measor a découvert qu’« avant même de prononcer son premier mot, mon enfant m’avait entraînée sur un magnifique chemin de découverte de soi… » Peu à peu, sa fille nouveau-née « a commencé à me contaminer avec sa joie de vivre sans limite. Je ne pouvais m’empêcher de m’émerveiller chaque jour de voir qu’elle n’avait aucune honte à être pleinement elle-même. Elle n’était pas obsédée par l’idée de faire ses preuves. Elle n’avait pas peur de demander ce qu’elle voulait. Elle n’avait pas peur qu’on lui dise “non”. Quel que soit l’obstacle qu’elle rencontrait, elle trouvait le moyen de continuer à avancer. » Inspirée par sa fille, Measor a ravivé son ancienne passion pour le chant et l’écriture de chansons, ce qui l’a amenée à sortir un nouvel album.
Lire la suite« Nous sommes sur une trajectoire menant au communisme » : une famille renonce à voyager plutôt que porter le masque et se faire vacciner au covid

La famille Ebert
Par Dorothy Cummings McLean — Traduit par Campagne Québec-Vie
11 juin 2021 (LifeSiteNews) — Plutôt que de porter un masque en avion ou, pire encore, de se faire vacciner contre le coronavirus, André Ebert est prêt à ne jamais rentrer chez lui en Allemagne.
Ce chef cuisinier et sa femme Andrea, également cuisinière professionnelle, sont les parents de six enfants ─ et ils en attendent un autre. Ils ont déclaré à LifeSiteNews lors d’une récente entrevue qu’ils n’accepteront pas le vaccin COVID-19, ne permettront pas que leurs enfants le reçoivent, et ne porteront pas de masque, quel qu’en soit le coût. Et les coûts sont potentiellement très élevés : les restaurants exigent que le personnel porte des masques et l’Europe ─ la Mecque de nombreux professionnels de l’alimentation ─ est actuellement inaccessible, en raison de l’obligation de porter un masque imposée par les compagnies aériennes.
Mais en tant que catholiques traditionnels, ils refusent de plier le genou devant les récits, qu’ils estiment faux, imposés par le gouvernement.
« Je pense que ce n’est pas seulement le COVID », a déclaré André, qui a grandi en Allemagne de l’Est socialiste.
« Il y a aussi ce qui se passe politiquement en ce moment. Il me semble que nous sommes sur une trajectoire vers le communisme. »
Andrea se souvient avoir exprimé de la commisération à sa belle-mère, lui disant à quel point cela devait être « horrible » de vivre dans les privations et les restrictions de la vie derrière le rideau de fer, et avoir été choquée lorsque cette femme plus âgée lui avait révélé qu’ils « étaient très à l’aise dans leur prison ».
Son mari a été troublé de constater la même volonté d’accepter tout ce que l’État choisit de distribuer aux Américains d’aujourd’hui.
« Le gouvernement fait ce que les “scientifiques”, les autorités, disent de faire, et les gens suivent », a déclaré André.
« Personne ne veut se démarquer. Quand vous allez à l’épicerie, tout le monde porte des masques », a-t-il poursuivi.
« C’est comme une bande de zombies qui font ce que dit le gouvernement. Vous ne vous sentez pas à votre place, pour ainsi dire, si vous ne portez pas de masque. Les gens vous regardent. »
Andrea a déclaré qu’il était difficile de toucher les personnes qui ne suivent pas la philosophie de santé de sa famille ─ qui met l’accent sur une excellente nutrition ─ parce qu’« elles sont tellement aspirées dans ce monde de peur et de mensonges ».
La connaissance de la vérité, a-t-elle dit, nous rend presque « immunisés » contre la propagande et libres de toute crainte.
Lire la suite