Les électeurs irlandais ont refusé d’effacer la famille

Maria Steen.
Par Pour une école libre au Québec — Photo : Gript Media/YouTube
Ce n’est pas une fin de semaine particulièrement faste pour l’établissement politique irlandais. Deux changements constitutionnels ont été rejetés par l’électorat, bien qu’ils aient été soutenus par tous les partis traditionnels — Fianna Fail, Fine Gael, les travaillistes, les Verts, les nationalistes du Sinn Féin — sans oublier les habituels experts et ce qu’on appelle le Conseil national des femmes (un organisme censé représenter les femmes). Le radiodiffuseur public, RTE, qui se trouve dans une position similaire à celle de la BBC après le vote sur le Brexit, est curieusement discret sur le résultat. Radio-Canada a adopté la même stratégie, un court reportage qui ne cite pas les chiffres du rejet massif irlandais et qui caricature le contenu de la Constitution irlandaise.


Les électeurs avaient la possibilité, comme l’avait indiqué le quotidien de gauche britannique le Guardian, de « moderniser la constitution irlandaise » dans la lignée des référendums de 2015 et 2018 qui ont approuvé le mariage homosexuel et l’avortement et « souligné la transformation laïque et libérale de l’Irlande ». Les électeurs ont massivement dit non, mais merci quand même.
Les clauses en question, très caractéristiques de la constitution d’Eamon De Valera de 1937, et qualifiées de « dépassées » par le gouvernement, déclaraient que « l’État reconnaît la famille comme l’unité naturelle, primaire et fondamentale de la société et comme une institution morale possédant des droits inaliénables et imprescriptibles, antérieurs et supérieurs à tout droit positif » et que « l’État s’engage à veiller avec un soin particulier à l’institution du mariage, sur laquelle la famille est fondée, et à la protéger contre toute attaque ». Le gouvernement voulait modifier la partie concernant la famille en disant : « qu’elle soit fondée sur le mariage ou sur d’autres relations durables » et omettre la partie concernant le fait que la famille est fondée sur le mariage. On voit le sens de la démarche.
Lire la suiteL’Irlande vote en faveur de la protection de la maternité et de la famille lors d’un double référendum retentissant

Par Paul Bennett — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : v.ivash/Frepik
11 mars 2024, Dublin (LifeSiteNews) — La fin de semaine de la fête des mères en Irlande, le public a rejeté massivement les propositions d’amendement de la Constitution irlandaise visant à redéfinir la famille, le mariage et la maternité.
À l’issue de ce scrutin historique, les électeurs ont rejeté massivement, à 67,7 %, le référendum sur la famille qui proposait d’élargir la définition de la famille pour y inclure les relations extraconjugales « durables », et à 73,9 % le référendum sur les soins, qui proposait de réécrire une partie de la Constitution de la nation dans un langage neutre du point de vue du genre. Le résultat du référendum sur le rôle de la femme au foyer représente le pourcentage le plus élevé de « non » de tous les référendums organisés en Irlande. Le comté de Donegal a enregistré le plus grand nombre de votes négatifs dans tout le pays, plus de 80 % des électeurs rejetant les amendements du gouvernement. Le taux de participation au double référendum a été de 44 %.
Maria Steen, qui a joué un rôle central dans les débats sur le référendum, a réagi à l’énorme victoire en déclarant à Gript News que la victoire du référendum était le « meilleur cadeau de fête des mères qui soit ».
Le résultat sans appel du double référendum a mis en lumière l’énorme décalage entre le gouvernement irlandais et la population.
Sur X (Twitter), le sénateur Ronan Mullen a averti le gouvernement qu’il devait « cesser de jouer à des jeux idéologiques » et qu’il devait « appuyer sur le bouton pause de ses politiques de guerre culturelle ».
Le 8 mars, les électeurs irlandais ont été invités à modifier des articles clés de la Constitution irlandaise de 1937 sur les questions de la famille et des soins dans le cadre d’un double référendum.
Lire la suiteFiducia supplicans et le défi pour 2024

Par Maria Madise (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : angel nt/Adobe Stock
Juste avant Noël, le 18 décembre 2023, le monde catholique a été secoué par Fiducia supplicans, une déclaration de haut rang magistériel, publiée par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF). Le document a été signé par le cardinal Victor Manuel Fernández, nouveau préfet du DDF, et cosigné ex audentia par le pape François. Que ce document — qui permet au clergé catholique de bénir des couples vivant ensemble en dehors du mariage chrétien (y compris des couples homosexuels) dans certains contextes non liturgiques — ait été accueilli favorablement ou avec inquiétude, il a occupé une place importante dans l’actualité pendant la période de Noël. Des commentaires perspicaces ont déjà été rédigés (par exemple par Edward Feser et Roberto de Mattei) et il ne fait aucun doute qu’il y en aura d’autres dans les semaines et les mois à venir, au fur et à mesure que les implications du document seront mieux comprises. D’ores et déjà, de nouvelles et fortes voix de résistance à la révolution dans l’Église, dont des conférences épiscopales entières, se sont élevées contre de telles bénédictions — beaucoup provenant d’Afrique, suggérant que le pape des périphéries a mal calculé les périphéries, mais aussi des évêques de Pologne, de Hongrie, du Kazakhstan et d’ailleurs. Alors que les erreurs évidentes de Fiducia supplicans sont examinées, le défi qui se présente à nous est de revenir à la plénitude de la vérité concernant l’enseignement moral catholique sur le mariage et la famille.
Les dommages que le document causera inévitablement ont déjà été bien résumés par d’autres. Premièrement, il confirmera les personnes dans le péché et leur refusera l’attention véritablement pastorale qui leur offrirait l’opportunité de transformer leur vie. Il n’est ni charitable ni miséricordieux de cacher aux gens la vérité sur leur état spirituel lorsque cela les prive de la motivation nécessaire pour se détourner d’une vie de péché qui menace de les couper de Dieu pour l’éternité. Deuxièmement, cela affaiblit encore l’autorité de l’Église en créant le type de désunion que l’on observe dans les dénominations protestantes où l’application de la doctrine varie d’un ministre à l’autre. Il y aura un fossé de plus en plus profond entre les « gentils prêtres » qui bénissent les couples de même sexe et les « prêtres rigides » qui refusent de telles bénédictions. Aux nomades liturgiques à la recherche d’une messe plus respectueuse, s’ajouteront des nomades moraux à la recherche d’une paroisse où de telles occasions de scandale sont évitées, et d’autres encore à la recherche d’une paroisse où leur relation pécheresse sera cautionnée par une bénédiction ; en un mot, cela générera encore plus de fragmentation et de confusion. Troisièmement, l’appel à la conversion des non-catholiques sera sapé. Les luthériens ou les anglicans, par exemple, qui envisagent d’entrer dans l’Église catholique, pourraient raisonnablement se demander quel en serait l’intérêt, si l’on y trouve les mêmes « partis » et les mêmes contradictions que dans leurs propres communautés. L’Église catholique a toujours été le phare de la morale chrétienne, orientant toutes les personnes de bonne volonté — catholiques et non-catholiques — vers la défense des principes de la loi naturelle en tant que fondement de la société civilisée. Se détourner de la proclamation sans ambiguïté de l’enseignement de l’Église sur un sujet aussi important que les actes homosexuels est considéré comme un pas décisif vers l’abandon de l’enseignement pérenne sur le mariage et la famille, ouvrant l’Église à un déluge d’attaques internes bien connues des protestants dont les autorités ont pratiquement abandonné l’enseignement de ces principes.
Lire la suiteMalgré les incitations gouvernementales, les gens n’ont toujours pas plus d’enfants

Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : BGStock/Adobe Stock
Partout dans le monde, les nations mettent en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à avoir plus d’enfants, mais leurs stratégies ne semblent pas fonctionner. Vox affirme : « On ne peut même pas payer les gens pour qu’ils aient plus d’enfants ». Mais les gens choisissent-ils de ne pas avoir d’enfants parce qu’ils n’en veulent pas ou parce qu’ils ne veulent pas ce qu’ils ont été conditionnés à croire que les enfants sont ?
Vox rapporte que Taïwan a dépensé plus de 3 milliards de dollars pour tenter de convaincre ses citoyens d’avoir plus d’enfants. Cette somme comprend l’ajout de six mois de congé parental rémunéré, remboursé à 80 % du salaire du parent, ainsi qu’une prestation en espèces et un allégement fiscal pour les parents de jeunes enfants.
En Hongrie, si une femme a quatre enfants ou plus, elle n’est plus tenue de payer l’impôt sur le revenu — pour le reste de sa vie. Le pays accorde également un prêt d’environ 30 000 dollars aux jeunes mariés. S’ils ont trois enfants ou plus, la dette est effacée. Le taux de natalité de la Hongrie en 2023 a augmenté d’environ 0,65 % par rapport à 2022.
Lire la suiteLa Hongrie ajuste son aide aux familles

Par le Videgrád Post — Photo : Hero Images/Adobe Stock
Hongrie — Le 1er janvier 2024 entrera en vigueur la nouvelle formule dite « CSOK Plus », comme annoncé par le ministre hongrois de la Culture et de l’Innovation, János Csák. Cette modification concerne la mesure phare du programme nataliste de Viktor Orbán, qui est une « allocation de création de logements familiaux » (családi otthonteremtési kedvezmény, CSOK). Ces aides sont destinées à encourager les familles hongroises de classe moyenne à avoir plus d’enfants.
Précédemment le csok était une subvention destinée aux familles ; la nouvelle formule est un prêt bonifié associé à un allègement de la dette à chaque nouvelle naissance. Les principales caractéristiques de cette mesure sont notamment :
- En fonction du nombre d’enfants (1, 2 ou 3 et plus), des prêts bonifiés seront disponibles pour les familles pour un montant de 15, 30 ou 50 millions de forints (soit 40 000, 80 000 ou 131 000 euros).
- Seuls les couples mariés peuvent en bénéficier.
- Le taux d’intérêt bonifié sera de 3 %, avec une échéance comprise entre 10 et 25 ans, le taux d’intérêt étant garanti jusqu’à l’échéance du prêt.
- Le prêt ne peut être utilisé que pour l’achat d’un logement et non pas d’un terrain.
- Pour qu’un couple puisse bénéficier du « csok plus », la femme devra être âgée de moins de 41 ans, tandis que certains aménagements seront mis en place pendant deux ans concernant les femmes plus âgées.
- 10 % de fonds propres suffiront en cas d’achat d’un premier logement ; concernant les rénovations ou l’achat d’un nouveau logement, une franchise de 20 % devra y être ajoutée.
- En cas d’achat d’un premier logement, l’investissement total devra être d’au moins 80 millions de forints (210 000 euros), et de 150 millions de forints (395 000 euros) en cas de rénovation ou d’achat d’un nouveau logement.
- Les remboursements de la première année ne seront imputés qu’au capital emprunté tandis que lors de la naissance d’un enfant, l’emprunteur pourra demander un moratoire d’un an sur le crédit.
- Enfin, le montant de capital à rembourser sera réduit de 10 millions de forints lors de la naissance du deuxième enfant et de chaque enfant suivant.
Dans le cadre d’un entretien paru le 6 novembre dans Portfolio.hu, le ministre de la Famille, Ágnes Hornung, a expliqué que la formule précédente du CSOK était « devenue à bien des égards obsolète au cours des derniers mois, les montants des subventions n’ayant plus de sens sur le marché du logement actuel, dans un environnement économique modifié par la guerre [en Ukraine] et les sanctions [économiques en résultant] ». Selon les indications de la ministre, « l’introduction de CSOK Plus coûtera 10 à 15 milliards de HUF en 2024. »
Cette mise à jour survient alors que l’inflation a atteint des records en Hongrie, mais aussi que les indicateurs démographiques, après une dizaine d’années d’amélioration, continuent de se dégrader depuis l’épisode covid. Les mesures de confinement et leurs nombreuses conséquences, ainsi que la campagne d’injection massive dont les effets secondaires délétères, notamment sur la fécondité, sont un facteur important de cette dégradation.
En août 2023, 7 % de naissances en moins sont enregistrées par rapport à l’année précédente, et le nombre de mariages s’est effondré, en diminuant de 29 % sur la période de janvier-août 2023 par rapport à la même période de l’année précédente. Le taux de fécondité, remonté de 1,25 en 2010 à 1,59 en 2021, est lui retombé à 1,52 en 2022 et tout semble indiquer qu’il décroisse encore en 2023.
L’interdiction de l’avortement aiderait le Canada à inverser sa crise démographique alarmante

Par Pete Baklinski (Coalition nationale pour la Vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Kzenon/Adobe Stock
Au cours des 50 dernières années, le Canada s’est dirigé, dans une spirale incontrôlée, vers un effondrement démographique désastreux. En clair, les Canadiennes n’ont pas assez d’enfants pour se remplacer elles-mêmes ainsi que leur conjoint. Cette situation se traduit inévitablement par un désastre à de nombreux niveaux, en particulier sur le plan social et économique, car la population vieillit et une population plus jeune manque tout simplement pour occuper les postes de travail vides, payer les impôts et maintenir les systèmes sociaux et économiques de la nation en vie et en bonne santé. Des civilisations anciennes se sont développées et ont disparu. L’extinction peut également toucher nos civilisations modernes.
Il est alarmant de constater que l’indice synthétique de fécondité des femmes canadiennes, c’est-à-dire une estimation du nombre moyen de naissances vivantes qu’une femme peut espérer avoir au cours de sa vie, a diminué depuis les années 1950, passant d’environ 3,7 naissances par femme à 1,33 en 2022, ce qui représente une baisse stupéfiante de 64 % au total. Le taux de fécondité actuel est bien inférieur aux 2,1 enfants par femme nécessaires pour que la population actuelle se renouvelle afin de maintenir la santé de nos structures sociales actuelles.
Lire la suiteJordan Peterson attribue le faible taux de natalité du Canada aux attaques contre la famille traditionnelle

Par Anthony Murdoch — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : phpetrunina14/Adobe Stock
6 octobre 2023 (LifeSiteNews) — Le psychologue anti-woke le plus connu du Canada, Jordan Peterson, affirme que le faible taux de natalité du pays est dû à une société qui a « diabolisé la famille et les enfants » et non pas, comme le suggère un récent rapport des médias, à cause des prix élevés du logement.
« Ouais non », écrit M. Peterson sur X (anciennement Twitter) hier en réponse à un article d’opinion paru récemment dans le National Post et intitulé « Le taux de natalité au Canada a chuté (et c’est probablement parce que personne ne peut se permettre de se loger) ».
Selon M. Peterson, le faible taux de natalité au Canada est le résultat d’une société qui, depuis 60 ans, diabolise la paternité et la maternité, les considérant comme une alternative au « carriérisme idiot ».
Sous le premier ministre Justin Trudeau, principalement en raison de l’impression monétaire excessive [pendant le] COVID, l’inflation a grimpé en flèche.
Le rapport du National Post cite des données de Statistique Canada, affirmant que « les Canadiens abandonnent le projet d’élever des enfants plus rapidement que jamais. Statistique Canada a laissé entendre que la montée en flèche du coût des logements y est probablement pour beaucoup ».
Un rapport récent de Statistique Canada, daté du 5 septembre, montre que les prix des denrées alimentaires augmentent plus rapidement que l’inflation générale, à un taux compris entre 10 et 18 % d’une année sur l’autre.
Lire la suiteLa suppression des droits parentaux — ou l’utopie de Platon au goût du jour

Statue de Platon.
Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons
« Dans le livre V de La République, Platon expose une vision utopique de l’éducation des enfants. Ils seront enlevés à leur mère et élevés en communauté par des “gardiens” afin qu’ils ne connaissent jamais leurs parents. » C’est ainsi que commence un papier du site BioEdge. Son auteur, Michael Cook, fondateur de l’excellent Mercatornet, s’affole de la conjonction récente de deux articles, largement provocateurs, mais éminemment sérieux puisque issus de la sphère universitaire. On y évoque l’instauration de « politiques de licence parentale » ou l’établissement d’un « institut national d’élevage » pour ces chères têtes blondes…
Ces théories ne sont pas fumeuses. Elles ne sont pas tirées d’un inédit d’Aldous Huxley. Elles sont réelles, récentes, dans la lignée de plus anciennes du même métal, et c’est, sans doute, ce qui est le plus alarmant : la liberté des parents a déjà été grignotée, elle pourrait bien continuer à l’être. Il suffit de voir les interdictions progressives de l’école à la maison ou l’emprise de plus en plus brutale des services sociaux, et ce dans nombre de pays. Autrement dit, ces projets libertaires ne sont pas, ne sont plus invraisemblables.
Permis d’élever : la politique de licence parentale
L’article de Connor Kianpour, doctorant en philosophie, est paru en septembre dans le Journal of Ethics and Social Philosophy. Ce qui choque déjà, c’est le titre : « Les enfants ne vont pas bien : élargir le rôle de l’Etat dans la parentalité. » S’il voulait pouvoir évoquer un tel objectif, il fallait au moins que soit certifiée son assertion première… De quel droit, surtout vu son âge, peut-il affirmer que les enfants, au sens large, de tous pays, de tous milieux, de toutes familles, ne vont pas bien ?
La discussion devrait s’arrêter là. Néanmoins, il faut poursuivre car le jeu en vaut la chandelle.
Lire la suiteUne famille allemande réfugiée aux États-Unis depuis 15 ans et faisant l’école à la maison pourrait être expulsée par l’administration Biden
Par Stephen Kokx — Traduit par Campagne Québec-Vie
25 septembre 2023, Morristown, Tennessee (LifeSiteNews) — Une famille allemande qui fait l’école à la maison pourrait être déportée sous l’administration Biden, bien qu’elle se soit installée aux États-Unis il y a près de 15 ans.
Comme l’a rapporté LifeSite en 2010, les neuf membres de la famille Romeike ont cherché refuge aux États-Unis en raison des règles strictes de leur pays d’origine qui interdisent aux parents d’éduquer leurs enfants dans les limites de leur propre maison. Un juge de Memphis leur a accordé l’asile aux États-Unis à l’époque.
En Allemagne, les Romeike avaient fait l’objet de poursuites pénales pour avoir simplement élevé leurs enfants en dehors du système scolaire approuvé par l’État. À Bissingen, dans le district de Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg), ils risquaient des amendes exorbitantes, l’éloignement forcé de leurs enfants et une éventuelle peine d’emprisonnement.
L’ancien président Barack Obama a tenté de faire expulser la famille des États-Unis en 2012. Lui-même et le procureur général de l’époque, Eric Holder, ont fait pression sur l’Office de l’immigration pour qu’il annule la décision d’accorder l’asile.
« En Allemagne, l’objectif est de créer une société ouverte et pluraliste », a déclaré M. Holder dans un document du ministère de la Justice concernant cette affaire. « Enseigner la tolérance aux enfants de toutes origines contribue à développer leur capacité à interagir en tant que citoyens à part entière en Allemagne ».
Une longue bataille juridique s’en est suivie, et les Romeike, qui vivaient (et vivent toujours) dans l’est du Tennessee, ont finalement perdu leur appel devant la Cour suprême des États-Unis en 2014.
Lire la suiteAu Japon, Nagi, la ville pleine d’enfants
Par Clémentine Jallais (reinformation.tv)
De tout le pays, les touristes affluent pour voir l’inattendu, ce qu’on pensait ne plus pouvoir advenir de manière aussi flagrante : des enfants. Ce tableau fait d’ailleurs presque peur, tant l’on croit voir une scène de dystopie futuriste… Dans la ville de Nagi, petite bourgade de 6 000 âmes, près de la moitié des ménages ont trois enfants ou plus. Son taux de fécondité est plus de deux fois supérieur au taux national.
Quel est son secret, dans ce Japon qui sombre ? Il est le fruit d’un long travail : vingt ans ont été nécessaires pour contrer le sens du vent ou de l’histoire. Nagi est le témoignage que tout peut s’inverser, et non pas seulement à coups de financements mais aussi et surtout avec un réel changement d’état d’esprit, loin de tout wokisme.
Triste démographie du Japon
En 2022, le Japon a connu son taux de natalité le plus bas depuis 1899, avec un total de 800 000 naissances, soit seulement la moitié du nombre de décès enregistrés au cours de la même période. La même année, son taux de fécondité était de 1,26 enfant par femme, contre 1,8 en France (seul le taux minimal de 2,1 garantissant une population stable). La grande puissance industrielle a déjà vu diminuer sa population de 4 % depuis 2009 et tout laisse à penser que le rythme va inéluctablement s’accélérer.
Le Premier Ministre japonais lui-même a averti de cette épée de Damoclès. « C’est maintenant ou jamais pour les politiques relatives aux naissances et à l’éducation des enfants – c’est une question qui ne peut tout simplement pas attendre plus longtemps », a-t-il déclaré dans un discours politique en janvier. C’est toute la société, toute la nation qui pourrait disparaître, car la main-d’œuvre en diminution constante ne sera pas en mesure de subvenir aux besoins des personnes âgées, à mesure que leur nombre augmente.
Le mois suivant, il s’est déplacé lui-même dans cette petite ville qui montre aux Japonais que tout n’est pas perdu : Nagi.
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