Des raisons de refuser la Fécondation In Vitro
Le site du Magazine Familles Chrétiennes du 27 février, donne la parole à un psychiatre et à un juriste qui commente une émission sur la question de la fécondation in vitro:
Bébé éprouvettes, bébés médicament, embryons congelés, dons d'ovocytes et de sperme: c'était "Un bébé nommé désir", mercredi 22 février sur France 2. Quand le désir parental d'enfant et la soif de toute-puissance de la médecine s'associent pour se faire arbitre de la vie.
« Un bébé nommé désir » : le titre, d’emblée, dit tout. Un bébé quand je veux, si je veux, comme je veux. Le bébé dépend de mon désir. « L’enfant désiré, malheureusement, passe par l’élimination des enfants non désirés, commente Benoît Bayle, auteur d’À la recherche de l’enfant parfait (Robert Laffont). Cette surenchère de l’enfant du désir est l’autre face du refus de l’enfant ».Embryon : être ou ne pas être
Cette conception totalement subjective de l’être humain se retrouvait dans les propos d’une psychologue, au cours de l’émission : « L’embryon, dans les hôpitaux, on ne sait pas très bien ce que c’est : tantôt une cellule, tantôt une potentialité d’enfant ». Non seulement l’enfant vient si je le désire, mais il existe si je le veux. « L’embryon, dans ces conditions, dépend du regard que les parents portent sur lui, analyse Aude Mirkovic, qui enseigne le droit à l’université d’Évry. Si l’enfant est désiré, c’est une personne. S’il n’est pas désiré, c’est un amas de cellules. Si d’autres parents veulent l’adopter, il sera à nouveau une personne… »Que dit la loi à propos de l’embryon ? Une juriste interrogée par le documentaire, Laurence Brunet, explique : « L’embryon est comme un no man’s land entre chose et personne ». Et de vendre tranquillement la mèche : « C’est très bien comme ça. Car s’il avait un statut, on ne pourrait plus faire de procréation médicalement assistée ».
Aude Mirkovic commente : « Le statut d’un être, en droit, dépend de ce qu’il est, de sa nature. Or le législateur ne sait pas ce qu’est un embryon. L’embryon est traité tantôt comme une personne, tantôt comme une chose. La loi lui manifeste des égards, une protection, qui n’a pas lieu d’être si c’est une chose. La recherche sur l’embryon est autorisée à titre dérogatoire : si l’embryon est une chose, c’est ridicule, cela entrave le travail des chercheurs. Si l’embryon est une personne, c’est nettement insuffisant. Nous sommes en pleine incohérence. »
L’embryon, être humain ou personne ? Le Pr Israël Nisand, dans le documentaire, répond à sa façon : « L’embryon est un être humain mais pas encore une personne. Il a sa dignité, il est insubstituable. Il va acquérir ses droits petit à petit. Au bout de 14 semaines, par exemple on ne peut plus faire d’IVG. Il ne sera vraiment une personne, avec tous ses droits, qu’à la naissance ».
La réaction d’Aude Mirkovic fuse : « Voilà un concentré des inepties qu’on entend sur l’embryon ! D’abord, si l’être humain a une dignité et que l’on n’en tire aucune conséquence, que cela ne lui confère aucun droit, cette dignité n’existe pas, elle n’est qu’un mot. Ensuite, comment distinguer l’être humain de la personne ? Si certains êtres humains ne sont plus des personnes, ou à moitié, on change de civilisation ! C’est le retour à l’époque romaine, quand l’embryon n’était que la pars viscerum matris, un morceau des entrailles de la mère. Un gigantesque retour en arrière ! »
Impossible, pour un juriste, de prouver que l’embryon est une personne. Le débat est philosophique. Mais dans le doute, la vertu de prudence, ou le principe de précaution, comme on voudra, devrait jouer, estime Aude Mirkovic : « Le droit ne peut pas prouver qu’un individu est une personne, mais le fait qu’il l’est peut-être oblige à le traiter comme une personne. Exemple : je suis devant un paravent, je ne sais pas ce qu’il y a derrière : un être humain ou une chaise. J’ai un fusil et je tire quand même. Si c’était un être humain je vais droit en prison… Dans le doute, on s’abstient ».
Ce que le documentaire n’a pas dit
Et puis, il y a tout ce que le documentaire ne dit pas sur ces merveilleuses technologies. En premier lieu les conséquences psychologiques du fait que les embryons fécondés artificiellement ne sont plus le fruit d’une union entre un homme et une femme, mais le produit d’un homme, d’une femme – parfois donneurs – et d’une équipe médicale. (On appelle d’ailleurs le Pr Frydman le « père d’Amandine (1) », sans que cela ait l’air de choquer grand monde). « Nous avons affaire à une population d’individus qui doit sa vie à la société, à la médecine, un peu à l’État, note Benoît Bayle. Cette intrusion dans une histoire intime n’est pas sans conséquence pour la structuration de l’identité de la personne ».
Idem pour la congélation des embryons. « Imaginons des enfants issus de la même fratrie qui se développeront, par fécondation in vitro, à des moments différents de l’histoire. C’est assez terrible sur le plan des repères psychologiques. Si entre-temps le père est mort, ce sera un casse-tête identitaire pour l’enfant ».
Sans parler des embryons « surnuméraires », que génère automatiquement la fécondation artificielle. Benoît Bayle constate un phénomène de « survivances conceptionnelles » : « Supposons un embryon conçu in vitro ; on conçoit dix embryons, on en supprime trois parce qu’ils ne conviennent pas, on en congèle trois et on en implante trois. On fait une réduction embryonnaire et un seul bébé naît. On observe alors souvent un phénomène de « survivance », le plus souvent inconscient. Cela passe par les parents, qui vont élever leur enfant sur un mode mégalomaniaque. Il pourra y avoir aussi un mouvement de culpabilité, là encore plus ou moins conscient. "On a forcé la nature", entend-on parfois de leur part ».
Autre élément, positif celui-là, dont le documentaire ne parle pas : la ratification par la France, en décembre dernier, de la convention d’Oviedo sur le respect des droits humains en matière de médecine et de biomédecine. Cette convention énonce les grands principes à respecter en la matière. On peut la trouver insuffisante, parfois un peu floue. Mais dans le contexte actuel, c’est incontestablement une bonne nouvelle.Charles-Henri d’Andigné
Benoit XVI encourage la recherche éthique pour combattre la stérilité
Dans la revue de Presse Zenit.org, on trouve ce discours de Benoit XVI sur les techniques pour combattre la stérilité:
Le thème que vous avez choisi cette année, "Diagnostic et thérapie de la stérilité", en plus d’avoir une importance humaine et sociale, possède une valeur scientifique particulière et exprime la possibilité concrète d’un dialogue fécond entre dimension éthique et recherche biomédicale. Devant le problème de la stérilité du couple, en effet, vous avez choisi de rappeler et considérer soigneusement la dimension morale, recherchant des voies pour une évaluation diagnostique juste et une thérapie qui corrige les causes de la stérilité. Cette approche procède du désir non seulement de donner un enfant au couple, mais de rendre aux époux leur fertilité et toute la dignité d’être responsables de leurs propres choix procréatifs, pour être des collaborateurs de Dieu dans la génération d’un nouvel être humain. La recherche d’un diagnostic et d’une thérapie représente l’approche qui est scientifiquement la plus juste pour la question de la stérilité, mais aussi celle qui est la plus respectueuse de l’humanité intégrale des sujets impliqués. En effet, l’union de l’homme et de la femme dans cette communauté d’amour et de vie qu’est le mariage, constitue l’unique "lieu" digne pour l’appel à l’existence d’un nouvel être humain, qui est toujours un don.
Par conséquent, je désire encourager l’honnêteté intellectuelle de votre travail, expression d’une science qui garde éveillé son esprit de recherche de la vérité, au service du bien authentique de l’homme, et qui évite le risque d’être une pratique purement fonctionnelle. La dignité humaine et chrétienne de la procréation, en effet, ne consiste pas à être un "produit", mais repose sur son lien avec l’acte conjugal, expression de l’amour des époux, de leur union non seulement biologique, mais également spirituelle. L’Instruction Donum vitae nous rappelle, à ce sujet, que "par son intime structure, l’acte conjugal, unissant les époux d’un lien très profond, les rend aptes à la génération de nouvelles vies, selon les lois inscrites dans l’être même de l’homme et de la femme" (n. 126). Les légitimes aspirations à enfanter, du couple qui se trouve en état de stérilité, doivent par conséquent trouver, avec l’aide de la science, une réponse qui respecte pleinement leur dignité de personnes et d’époux. L’humilité et la précision avec lesquelles vous approfondissez ces problématiques méritent encouragement et soutien, à la différence de certains de vos collègues, entrainés par la fascination de la technologie de la fécondation artificielle. A l’occasion du Xe anniversaire de l’encyclique Fides et ratio, j’ai rappelé comment "le profit facile ou, pire encore, l’arrogance de se substituer au Créateur, jouent, parfois, un rôle déterminant. C’est une forme d’hybris de la raison, qui peut endosser des caractéristiques dangereuses pour l’humanité" (Discours aux participants du Congrès international de l’Université pontificale du Latran, 18 octobre 2008). En vérité, le scientisme et la logique du profit semblent aujourd’hui dominer le domaine de la stérilité et de la procréation humaine, tendant à entraver également de nombreux autres terrains de recherche.
L’Eglise prête une grande attention aux souffrances des couples stériles, se préoccupe d’eux et, justement pour cela, encourage la recherche médicale. La science, cependant, n’est pas toujours en mesure de répondre aux désirs de tant de couples. Je voudrais, en ce sens, rappeler aux époux qui vivent la condition de la stérilité, que leur vocation matrimoniale n’en est pas pour autant amoindrie. Les conjoints, par leur vocation baptismale et matrimoniale, sont toujours appelés à collaborer avec Dieu à la création d’une nouvelle humanité. En effet, la vocation à l’amour est vocation au don de soi et ceci est une possibilité qu’aucune condition organique ne peut empêcher. Par conséquent, où la science ne trouve pas de réponse, la réponse qui donne la lumière vient du Christ.
Je désire vous encourager, vous tous qui avez afflué pour ces journées d’étude et qui parfois travaillez dans un contexte médico-scientifique où la dimension de la vérité s’avère brouillée: poursuivez le chemin entrepris, d’une science intellectuellement honnête et pénétrée par la recherche continuelle du bien de l’homme. Dans votre parcours intellectuel, ne dédaignez pas le dialogue avec la foi. Je vous adresse l’appel exprimé dans l’encyclique Deus caritas est: "Pour pouvoir agir de manière droite, la raison doit constamment être purifiée, car son aveuglement éthique, découlant de la tentation de l’intérêt et du pouvoir qui l’éblouissent, est un danger qu’on ne peut jamais totalement éliminer. […] La foi permet à la raison de mieux accomplir sa tâche et de mieux voir ce qui lui est propre." (n. 28). En outre, c’est justement la matrice culturelle instaurée par le christianisme – enracinée dans l’affirmation de l’existence de la vérité et de l’intelligibilité du réel à la lumière de la Vérité suprême – qui a rendu possible, dans l’Europe du Moyen Age, le développement du savoir scientifique moderne, savoir qui, dans les cultures précédentes, était restée seulement en germe.
Illustres scientifiques, et vous tous membres de l’Académie, engagés à promouvoir la vie et la dignité de la personne humaine, gardez toujours présent à l’esprit, également, le rôle culturel fondamental que vous jouez Mon prédécesseur, le bienheureux Jean-Paul II rappelait que les savants, "justement parce qu’ils savent davantage, sont appelés à servir davantage" (Discours à l’Académie pontificale des sciences, 11 novembre 2002). Les personnes ont confiance en vous qui servez la vie, ont confiance dans votre engagement à soutenir ceux qui ont besoin de réconfort et d’espérance. Ne cédez jamais à la tentation de traiter le bien des personnes en le réduisant à un simple problème technique ! L’indifférence de la conscience par rapport au vrai et au bien représente une menace dangereuse pour le progrès scientifique authentique.
Un traitement plus respectueux de l'enfant à naître que la Fécondation in Vitro?

La Fécondation In Vitro ne respecte pas la dignité de l'enfant qui a le droit d'être conçu dans la chaleur (physique et affective) du ventre maternel. De plus, pour chaque fécondation "réussie," plusieurs embryons "surnuméraires" sont soit congelés, soit tués lors d'extraction de leurs cellules souches pour expérimentation, soit jetés à la poubelle. Donc il est préférable que les scientifiques travaillent sur la recherche des causes et des solutions à la stérilité masculine et féminine. Le journal Le Devoir du 27 février 2012 nous transmet une découverte scientifique qui possiblement permettra d'améliorer la fécondité des femmes:
Selon une nouvelle étude publiée hier dans la revue Nature Medicine, les ovaires de femmes en âge de procréer renfermeraient des cellules souches capables de produire des ovules. Cette découverte étonnante ébranle le dogme selon lequel une femme naît avec un nombre défini d'ovules qui diminuent peu à peu au cours de la vie de celle-ci, jusqu'à leur épuisement à la ménopause. Elle ouvre aussi la voie à de tout nouveaux traitements de l'infertilité féminine, voire à la possibilité de retarder le moment de la ménopause.
Félicitations au Dr Jonathan Tilly et à son équipe de chercheurs et tous nos encouragements pour qu'un jour vous puissiez vaincre la stérilité féminine par des moyens respectant l'enfant à naître!
Quand "Dieu" parle ou témoignage du Dr Frydman
René Frydman, l'auteur de la première Fécondation in Vitro en France, en 1982, explique dans un entretien dans le journal Le Monde du 23 février 2012, l'état de la situation sur le sujet. Il exprime également quelques-unes de ses règles devant statuer la bioéthique, puisqu'il a déclaré:
Depuis, les progrès de la médecine reproductive ont bouleversé la famille traditionnelle... Nous aboutissons à des parentalités multiples. Cette science a permis d'individualiser trois mères et deux pères... sans parler des pères spirituels ! Il y a la mère qui va donner les ovules, qui peut être différente de celle qui va porter l'enfant, qui peut être encore différente de celle qui va élever l'enfant. Le père biologique, qui donne son sperme, peut aussi être distinct de celui qui élève l'enfant. Pour moi, la relation humaine prime, et pas l'origine génétique, qui est aujourd'hui trop valorisée. La femme qui accouche est la mère, même en cas de don d'ovule. L'enfant peut ensuite être adopté et élevé par quelqu'un d'autre. Il y a alors changement de mère, mais l'enfant restera issu de la femme qui l'a mis au monde.
Certains enfants nés d'un don de gamètes veulent connaître leur origine biologique, ce qui leur est interdit en France... Je suis favorable aux deux possibilités pour les donneurs : que ceux qui le souhaitent puissent rester anonymes, et que ceux qui veulent bien laisser leur identité puissent le faire. Vingt ans plus tard, l'enfant qui le souhaitera pourra connaître l'identité du donneur, à condition que celui-ci ait donné son accord. Sinon, l'enfant subira le lot de ceux dont le père est parti sans laisser d'adresse. On ne peut pas répondre à toutes les situations.
Parmi toutes les avancées de la médecine procréative, y en a-t-il que vous regrettez ? Je condamne l'utilisation des techniques sans éthique. Aux Etats-Unis, on constate une augmentation de 53 % du choix du sexe de l'enfant à naître. Un couple de Californiens a voulu sélectionner une donneuse d'ovocytes porteuse du même type de surdité que la future mère légale, pour que l'enfant soit à son image. Cette volonté de façonner l'enfant pose problème. La sélection des embryons doit toujours être motivée par la seule volonté d'éviter de transmettre une maladie grave et incurable.
"Dieu", pardon Frydman détermine qui est la mère dans un enchevêtrement de parentalité cauchemardesque, affirme que l'on crée volontairement un enfant orphelin de père biologique, qui ne pourra connaître de par les lois son père biologique, que voulez-vous, "on ne peut pas répondre à toutes les situations", et enfin, que "la sélection des embryons doit toujours être motivée par la seule volonté d'éviter de transmettre une maladie grave et incurable", c'est-à-dire qu'il lui revient de juger et d'avorter ceux qu'ils ne jugent pas digne de vivre. Indiscutable! Dieu a parlé...
Sur l'enfant à naître:
Nous sommes obsédés par le statut de l'embryon. C'est un tabou. On a abouti à une situation où la recherche sur l'embryon est interdite... sauf dans les cas dérogatoires où elle est autorisée ! C'est un maquis incompréhensible et décourageant pour les jeunes qui choisissent les sciences du vivant. Pendant ce temps, d'autres pays avancent, comme les Etats-Unis ou le Japon.
(...)
Il faut un investissement matériel, des gens compétents et la possibilité de faire de la recherche. Les lois de bioéthique et les règles administratives devraient être refondées, afin de remettre l'innovation au coeur des sciences du vivant.
Un peu comme on l'a fait à l'hôpital Ste-Justine où l'on a d'abord effectué des avortements de dernier trimestre, puis formé un comité de bioéthique devant les protestations de quelques "consciences délicates", le Dr Frydman prône "l'innovation", ensuite, la règlementation... Mais ce qui prime pour "Dieu", pardon, pour le Dr Frydman, c'est l'innovation... "Les lois bioéthiques et les règles administratives devraient être refondées"... Heureusement que la spécialité du Dr Frydman n'est pas les soins en fin de vie... Qui peut faire confiance à ce "médecin" qui fait passer d'abord la recherche avant la bioéthique, puis qui définira lui-même ce qui est éthique?
Comment peut-il y avoir des médecins aussi aveugles et inconscients de l'humanité, de la valeur personnelle de l'enfant à naître, quel qu'il soit?
Le site Le Salon Beige nous donne un excellent texte sur les raisons pour lesquelles la fécondation in vitro n'est pas acceptable. Si vous vous posez des questions sur le sujet, c'est vraiment un texte à consulter:
30 ans après le premier bébé-éprouvette, ce que l'on ne dit pas sur la FIV
La fécondation in vitro, un outil de sélection eugénique
Sur le site de gènéthique.org du 27 septembre 2011, on retrouve cet article intéressant sur l'évolution des pratiques de fécondation in vitro: «FIV : vers la sélection d'"embryons humains certifiés conformes"». En voici un extrait:
«En Disposant de l'embryon comme d'un objet produit, ces nouvelles techniques de procréation assistée expose de plus en plus l'embryon à "un contrôle qualité toujours plus poussé", observe Pierre-Olivier Arduin. Associée à la vitrification embryonnaire, l'e-SET "aggrave le traitement purement instrumental des embryons" humains. En triant ceux-ci "pour extraire celui qui sera jugé meilleur que les autres, en disqualifiant les êtres humains qui ne satisfont pas les normes émises par les sociétés savantes, l’assistance médicale à la procréation est devenue une pratique intrinsèquement eugéniste".»
Des affaires d'or
L'industrie de la procréation assistée roule sur l'or. Depuis que le gouvernement du Québec paie les traitements de fertilité aux femmes en mal de procréer à n'importe quel prix, les profits des cliniques privées ont augmenté de façon exponentielle.
Bienvenue dans "le merveilleux" monde des manipulations de la vie où l'argent coule à flot.
Depuis août 2010, plus de 1300 femmes sont devenues enceintes grâce à ce généreux programme gouvernemental qui enrichit les cliniques privées. Leurs bénéfices ont bondi de façon spectaculaire. Voilà le constat d'une très sérieuse étude du journal La Presse du 18 juillet 2011.
"Des bénéfices en hausse de 200%, des marges de profits de 70%, des actionnaires qui voient doubler leurs actions en Bourse en quelques mois" (La Presse), voilà les flamboyants résultats des largesses de Québec dans cette ridicule aventure.
Au cours des sept premiers mois du programme, la facture s'élève déjà pour les contribuables québécois à près de 16 millions. Les cliniques privées sont mortes de rire, car le fric entre à pleines portes grâce aux fonds publics.
"Un médecin qui effectue une fécondation in vitro dans le public recevra 350$, contre 4600$ s'il pratique dans le privé, ce qui correspond au montant payé quand les patientes devaient elles-mêmes défrayer le coût de leurs traitements" (La Presse).
Actuellement, la demande explose depuis que c'est gratuit au privé, pendant que le bon peuple paie le gros prix sans se poser de questions. En sept mois, depuis août 2010, 10000 couples ont demandé à passer des examens de fertilité pour bénéficier de ce populaire programme.
Le reportage de La Presse confirme que la facture et le nombre de femmes en mal de procréer artificiellement vont continuer de gonfler dans les mois qui viennent.
Notre société décadente, endettée jusqu'aux oreilles, récolte ce qu'elle a semé.
Notre gouvernement inconscient et manipulé par les mouvements féministes et par des artistes qui font trembler la planète s'est complètement écrasé dans ce dossier.
Après avoir décrété la gratuité complète et la politique du bar ouvert au niveau privé dans le dossier de l'avortement, voilà que la même sinistre politique fait son œuvre de destruction morale dans le cas des traitements de fertilité.
Aujourd'hui, le cochon de payeur de taxes et d'impôts québécois contribue allègrement pour toutes ces terribles abominations qui nous mèneront à la perdition.
La grande sagesse de notre sainte mère l'Église catholique nous dit très clairement que toutes ces folies ne sont surtout pas l'œuvre de Dieu.
La création de la vie ne doit pas être quelque chose d'industrielle. Transmettre la vie, c'est sacré. L'acte de procréer doit obligatoirement se faire entre un homme et une femme. Toutes les autres fantaisies et pirouettes procréatives sont l'œuvre du Malin et ne respectent aucunement la volonté du Créateur.
Quand on voit tout ce chaos et tout ce désordre au niveau de la VIE devenue une marchandise pour faire de l'argent, on ne peut être que profondément dégouté. D'incroyables dérapages menacent notre pauvre civilisation postmoderne qui n'a plus aucune retenue au niveau de la procréation assistée et des manipulations génétiques.
L'être humain de plus en plus orgueilleux en se pensant très évolué fait profondément pitié. Les savants se prennent pour Dieu, pendant que la population complètement asservie se laisse froidement manipuler par toutes les supposées prouesses d'une minable technologie.
Gardons espoir!
La prière reste notre dernier recours. Le ciel et les forces du bien n'ont pas encore dit leur dernier mot. Cette tour de Babel d'un monde en pleine tourmente qui ne respecte plus la vie finira bien par s'écrouler.
Bébés-éprouvettes : le doute s'installe

La présidente de la Commission de l’éthique de la science et de la technologie du Canada Édith Deleury met le gouvernement du Québec en garde face à son empressement à rembourser les traitements de fécondation in vitro.
Dans le magazine l’Actualité du 15 mai 2010, elle se montre très critique face à cette décision de l’autorité gouvernementale. Rappelons qu’une FIV coûte de 15 000 à 50 000 dollars. Le ministère de la Santé prévoit que la demande pour ce type d’intervention va dépasser d’ici quelques années les 10 000 FIV par année. La gratuité aura comme conséquence de provoquer une forte demande de la part des parents en quête d’un bébé à n’importe quel prix.
L’État doit-il obligatoirement accéder à toutes ces demandes ? Avant de se lancer tête première dans le labyrinthe tordu des manipulations génétiques, ne devrait-on pas plutôt favoriser et faciliter les procédures d’adoption ?
Mme Deleury rappelle que « ce qui se passe actuellement ne respecte pas l’esprit des 19 recommandations de la Commission de l’Éthique. Le droit d’avoir un enfant n’existe pas ». Et elle ajoute : «doit-on, comme société, payer pour la congélation des ovocytes d’une femme de 20 ans qui veut faire carrière et recourir à une FIV 15 ans plus tard ? »
Voilà une courageuse prise de position. Pendant que les grands ténors favorables aux manipulations génétiques font trembler le gouvernement québécois et que certaines vedettes du monde artistique ne se gênent pas pour mettre une pression médiatique complètement inacceptable, voilà qu’une sage voix se fait entendre pour nous rappeler que jouer avec la vie pourrait avoir de très graves conséquences.
Le système de Santé du Québec craque de toutes parts. Est-ce le temps de se lancer dans ce type d’intervention ? L’ancien ministre de la Santé Philippe Couillard a répété à plusieurs reprises que l’infertilité n’est pas une maladie et que le droit supposément inaliénable d’enfanter artificiellement n’existe pas. Pendant que la procréation assistée nous révèle de plus en plus toutes sortes de risques, l’engouement pour le bébé sur commande gagne en popularité dans notre belle province.
Alors, allons-nous écouter les ultimatums de nos chers artistes, plutôt que l’enseignement du Créateur ? Il n’y a pas 56 manières de transmettre la vie et de procréer de façon normale et naturelle. L’institution du mariage entre un homme et une femme reste la seule manière acceptable de concevoir un enfant. Malheureusement, le Québec vient de s’engager sur une pente très dangereuse.
Un jour nous regretterons amèrement de nous être laissés endormir par les enseignements et les supposées prouesses de la science qui se prend trop souvent pour Dieu.