Filmer les embryons pour choisir le plus performant et... éliminer les autres
Sur le site de genethique.org du 6 février 2014 :
(Quelques maximes du plus grand généticien français, le Dr Jérôme Lejeune, auxquelles devraient réfléchir les fous de la génétique qui polluent actuellement le métier et avortent des embryons, en fabriquent d'autres, comme si on pouvait considérer la personne humaine comme un matériel de fabrication...)
(Photo : American Life League sur flickr.com, licence creative commons)
Le Centre d’Etudes et de Conservation des Œufs et du Sperme humains (Cecos) du CHU de Rennes vient de se doter d’une nouvelle technologie : suivre par une caméra le développement des embryons. Le but est de sélectionner le plus "performant" pour l’implanter et éviter les échecs de grossesse et les grossesses multiples.
À quand une technologie filmant les scientifiques pour conserver ceux qui travaillent vraiment pour le bien de l'humanité et envoyer en recherche d'emploi ceux qui n'ont aucune conscience du bien commun et de la protection des plus faibles?
Ou le Cecos préférerait-il, pour demeurer vraiment dans l'esprit de cette technologie, une sélection des scientifiques, avec élimination physique de ceux considérés comme moins performants?
Des grands-parents utilisent la fécondation in vitro pour avoir un enfant de leur fils défunt...
Sur le site de genethique.org du 14 novembre 2013 :
Un couple d’Israéliens obtient de la justice d’utiliser le sperme de leur fils, décédé à 27 ans en 2010, pour féconder une mère porteuse. Le couple sera le bénéficiaire de l’opération, le tribunal ayant reconnu leur désir d’avoir un petit-enfant comme "l’aspiration à satisfaire les désirs les plus profonds et fondamentaux de l’homme". (...)
Et que fait-on du désir fondamental d'un arrière grand-père qui aimerait donner par fécondation in vitro, un petit-enfant à son fils défunt, par exemple... Il y a toujours de la discrimination...
Les enfants de la fécondation in vitro plus à risque de diabète...
Sur le blog de Jeanne Smits, cette information :
(Photo : Erik1980 sur wikimedia.org, licence Creative Commons)
L'hôpital universitaire AMC (Centre médical académique) d'Amsterdam lance une grande enquête sur in vitro. Le but de l'étude est de comprendre pourquoi, en moyenne, ces personnes ont de plus gros risques de présenter un diabète ou une maladie cardio-vasculaire sur le long terme.
Pour Tessa Rosenboom, professeur à l'AMC, l'inquiétude à propos de la santé des « bébés FIV » (ou PMA) ne date pas d'aujourd'hui : on sait qu'en grandissant, ces enfants ont une pression artérielle un peu plus élevée que celle des autres enfants de leur classe d'âge, de même que leur taux de glucose est un peu plus important. Dans l'ensemble, ils ont également un poids plus élevé. On parle ici d'enfants en bonne santé générale, « mais présentant un petit déficit de santé pour laquelle il n'existe pas, pour l'heure, d'explication », souligne Mme Rosenboom. « Nous voulons vraiment savoir quelle en est la cause », explique le professeur.
Ces différences laissent présager de plus grandes différences et un plus gros risque de diabète ou de maladies cardiovasculaires, soulignent les chercheurs au moment de mettre en place leur enquête, qui ne saurait donner dans l'immédiat de résultats définitifs sur les pourcentages de risque : aux Pays-Bas, le plus « vieux » bévé-FIV vient d'avoir 30 ans, tandis que la première d'entre eux, Louise Brown, vient seulement d'avoir 35 ans.
(...)
Pas moins de 30.000 enfants sont nés aux Pays-Bas au cours de ces dernières dix années à la suite d'une fécondation in vitro réalisée dans l'une des 13 cliniques de fertilité du pays. Tous leurs dossiers seront pris en compte dans l'étude, facilitée par le fait que ces enfants ont fait l'objet d'un suivi serré.
(...)
Le dérapage de la fécondation in vitro au Québec
Sur le site du journal La Presse du 25 septembre 2013 :
(Publicité pour la fécondation in vitro)
Une recrudescence récente de grossesses multiples à la suite de traitements de fécondation in vitro (FIV) inquiète le Collège des médecins, qui a ouvert une enquête pour faire la lumière sur ce qui se passe dans les cliniques de fertilité, a appris La Presse.Au cours des dernières semaines, certains hôpitaux ont reçu des appels de femmes devenues enceintes de triplés ou de quadruplés à la suite d'une fécondation in vitro. Elles demandaient une réduction foetale, c'est-à-dire une intervention médicale pour réduire le nombre de foetus.«On a reçu plus d'appels en ce sens depuis le début de l'été, ce qu'on ne voyait plus», confirme la Dre Louise Duperron, chef du département d'obstétrique-gynécologie du CHU Sainte-Justine.La réduction foetale comporte certains risques, notamment celui que la grossesse avorte. Ces risques sont toutefois moins importants que les conséquences d'un accouchement prématuré, souligne la Dre Duperron.«Éthiquement, on doit le faire. Avoir quatre prématurés à 26 semaines de grossesse versus avoir seulement deux enfants et avoir ainsi plus de chances de se rendre à 35 ou 36 semaines de grossesse, je pense que pour la famille, pour le bien-être des enfants, il faut le faire.»Québec rembourse les traitements de fécondation in vitro depuis 2010. La loi régissant la procréation médicalement assistée prévoit qu'un seul embryon peut être implanté à la fois.Dans certains cas, notamment en raison d'une mauvaise qualité des embryons, le médecin peut implanter deux embryons chez une femme de moins de 36 ans ou trois embryons si elle a plus de 37 ans. Il doit alors justifier sa décision.Cette balise visait à réduire le nombre de grossesses multiples et les complications qui en résultent. L'objectif semblait avoir été atteint, puisque le nombre de grossesses multiples a chuté de façon importante depuis 2010.Mais l'augmentation au cours des dernières semaines des demandes de réduction foetale sonne l'alarme. Il semble que l'implantation de plus d'un embryon soit de nouveau une pratique utilisée.«Nous avons été saisis de la situation et une enquête est en cours», indique à ce sujet la porte-parole du Collège des médecins, Leslie Labranche. Elle refuse toutefois de divulguer les noms des médecins ou des cliniques qui pourraient être visés par l'enquête.Manque de balises et complications(...)«En ce moment, il existe du magasinage dans les cliniques», affirme la Dre Anne Janvier, néonatalogiste et clinicienne-chercheuse au CHU Sainte-Justine.«Si une clinique dit à une femme qu'elle doit perdre 10% de son poids, que ce sera plus sécuritaire pour elle et le bébé, la femme va aller dans une autre clinique.»Pour beaucoup de femmes, avoir un bébé est un droit, ajoute la Dre Janvier. «Le désir d'enfant est très émotif. Beaucoup de femmes sont prêtes à retourner sur dialyse pour avoir leur bébé. Elles sont prêtes à mettre leur vie en danger. Elles se feraient couper les deux mains si ça pouvait les aider à avoir leur bébé.»(...)«Tu dis à une femme qu'elle a 90% de chances d'avoir des complications et 10% de chances que tout aille bien, elle va prendre le 10%», lance la Dre Louise Duperron.Ces femmes, la Dre Duperron et ses collègues les voient revenir lorsque ça se passe mal. «Elles nous disent: «J'ai le droit de tomber enceinte», et on n'a rien pour les refuser vraiment. Elles deviennent enceintes et nous, en clinique de grossesses à risque, après, on ramasse les pots cassés.»(...)Le coût du programme de procréation assisté a bondi depuis sa création, en août 2010. Mais personne ne tient compte des coûts très élevés qui résultent du manque de balises et des complications qui surviennent, déplorent plusieurs médecins.(...)
On implante plus d'un embryon parce que la fécondation in vitro est inefficace, coûteuse et très exigeante pour la mère. Si par « malheur » la femme devient enceinte de plus d'un embryon, on avorte les enfants supplémentaires, pour « leur bien »... Et tout ces meurtres et ce gaspillage financier aux frais des contribuables... avec la protection du Collège des médecins qui ne divulguera certainement pas le nom des crapules financières qui utilisent le désir exacerbé de couples stériles, de femmes seules ou de mères porteuses pour se remplir les poches.
18 accouchements, 72 grossesses après des essais de procréation assistée sur 350 patientes... aux frais des contribuables
Sur le site de Radio-Canada du 22 novembre 2012:
(Hôpital de Trois-Rivières)
Nathan est donc le premier bébé de la nouvelle clinique de procréation médicalement assistée à l'hôpital de Trois-Rivières.
L'ouverture de la clinique a eu lieu en juillet 2011. Le nombre de patientes traitées a plus que doublé au cours des huit derniers mois. Elles sont maintenant 350.
De ce nombre, 72 portent actuellement un enfant. Dix-huit ont accouché. Quatre patientes enceintes ont été confiées au CHUM pour un traitement in vitro.
L'engouement pour le service s'explique notamment par la gratuité de la majorité des traitements et par l'accessibilité en région.
La "procréation assistée" est un terme très large regroupant différentes techniques, dont la fécondation in vitro avec éliminations d'enfants à naître "surnuméraires"...
La loi du profit et la fécondation in vitro... Un enfant conçu pour être envoyé à la DPJ...
Des fécondeurs in vitro ne se posent pas vraiment de questions à savoir qui ils inséminent... ce n'est pas leur boulot. Eux sont là pour inséminer et ramasser leur salaire. Sur le site du journal La Presse du 1er octobre 2012:
Des médecins du Centre de reproduction McGill ont créé un véritable «enfant de la DPJ», l'an dernier, en inséminant une patiente même si elle souffrait de troubles mentaux, était victime de violence conjugale et avait des antécédents judiciaires. Deux cliniques de fertilité l'avaient d'ailleurs déjà refusée. Dès l'accouchement, le nouveau-né a été enlevé à sa mère. Il ne retournera vraisemblablement jamais dans sa famille.
En janvier 2011, la femme de 37 ans, au passé violent et torturé, s'est présentée à la clinique de fertilité du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Elle voulait un bébé à tout prix. Au cours des années précédentes, elle avait déjà fait des démarches - vaines - dans deux cliniques privées pour avoir accès à un don de sperme, puisque son conjoint était infertile. La troisième tentative, auprès de l'hôpital, a fonctionné. «Notre rôle n'est pas de déterminer si un patient est apte ou non à subir un traitement de fertilité», a fait savoir l'hôpital dans une déclaration écrite. L'institution a catégoriquement refusé de commenter ce cas précis.
La patiente, dont nous ne pouvons révéler l'identité pour protéger celle de son enfant, est bien connue des milieux policiers pour des histoires de vol, d'actes violents, de conflits avec les voisins et de violence conjugale. Elle a reçu à l'adolescence un diagnostic de dépression majeure et de troubles obsessionnels compulsifs. Elle souffre d'anxiété et de désorganisation. Son conjoint, de 28 ans son aîné, est atteint de déficience intellectuelle et d'un début de démence. Il est agressif, physiquement et verbalement. Incapable de s'occuper lui-même de ses affaires, il est sous la responsabilité du Curateur public.(...)
Comme le veut la règle, elle aurait rencontré un psychologue pour une évaluation psychopédagogique. «Le but de cette consultation n'est pas de présélectionner les patients pour déterminer s'ils vont faire de bons parents, précise le CUSM. Toutefois, des risques potentiels, comme l'abus d'alcool ou d'autres drogues, des psychopathologies, sont évalués, ce qui peut entraîner notre retrait du dossier ou le report du traitement.» Cette fois, le psychologue ne s'est pas opposé à l'insémination, qui a eu lieu en janvier grâce à un don de sperme.
Dès le mois de mai, le médecin traitant a constaté que la future maman ne pourrait pas prendre soin de son enfant. Elle manquait de jugement, disait-il. On lui a fait voir un psychiatre. La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) est intervenue dès la naissance, en octobre. Le poupon a été transféré aux soins intensifs à cause de complications durant l'accouchement. Lorsque sa mère allait le voir, elle était brusque avec lui et ne savait pas comment s'y prendre. Il lui arrivait de l'emmailloter beaucoup trop serré et par-dessus la tête, où même d'enlever les électrodes installées sur son corps.
Dès sa sortie de l'hôpital, l'enfant a été placé en famille d'accueil, où il vit toujours, près d'un an plus tard
La fécondation in vitro élimine de nombreux enfants qui ne sont jamais répertoriés dans les mises à mort par avortement.
Accoucher à 55 ans par la faute de la fécondation in vitro...
Sur le site de La Presse du 21 septembre 2012:
(L'ancien ministre de la santé Philippe Couillard, n'était pas favorable à la fécondation in vitro.)
«J'ai 55 ans, 56 en décembre», affirme fièrement la maman de Thomas, qui a réalisé un rêve de longue date en donnant naissance à son premier enfant, le 23 mai.
La Lavalloise n'a pas ménagé les efforts (ni les dépenses) pour y arriver. Après un essai infructueux à la clinique Procrea de Québec, début 2010, elle a voulu de nouveau tenter sa chance à l'été. Le programme de gratuité des traitements de fécondation in vitro (FIV) était sur le point d'entrer en vigueur au Québec.
«Le médecin m'a dit qu'il y avait beaucoup de demandes à cause de la gratuité et que ça pourrait prendre jusqu'à deux ans avant que je sois traitée, résume Mme De Bellefeuille, qui avait 53 ans à l'époque. J'étais à l'âge limite.»(...)
Son premier essai s'est soldé par une fausse couche. Un coup dur. «J'ai dû convaincre mon chum que j'avais droit à une troisième chance», poursuit-elle. La troisième a été la bonne.
Au Québec, de plus en plus de femmes ont des grossesses tardives. L'an dernier, plus de 2500 femmes de 40 ans et plus ont eu un enfant, dont 107 femmes de 45 ans et plus. C'est deux fois plus qu'il y a 10 ans. (...)
«Ça peut paraître bizarre, une patiente de 48 ans enceinte alors qu'elle pourrait être grand-mère, mais je pense que ce sera la tendance naturelle», croit le Dr Jacques Kadoch, directeur médical de la clinique de procréation assistée du CHUM.(...)
Toutefois, avoir un enfant après 40 ans est plus risqué. À la fin de sa grossesse, Annabelle a reçu un diagnostic d'hypertension, ce qui peut évoluer vers l'éclampsie, une complication grave et parfois mortelle. Les médecins ont provoqué son accouchement à 36 semaines.
Louise De Bellefeuille a vécu une belle grossesse jusqu'à la fin, mais les semaines qui ont suivi son accouchement ont été pénibles. Anémie, hypertension, étourdissements... elle a dû être hospitalisée quelques semaines.
Outre l'aspect médical, la maternité tardive pose aussi une question éthique: celle du nombre d'années que la mère pourra consacrer à son enfant. «Je me fais parfois demander si je suis la grand-mère du petit, souligne Annabelle, qui vit dans la région de Québec. (...)
Ces grossesses doivent être suivies de près. Après 40 ans, les femmes sont plus sujettes au travail précoce, au diabète, à l'hypertension et à la mort maternelle. Les risques augmentent encore plus après 50 ans, selon une recherche du Centre médical Sheba, en Israël.
Lorsque la fécondation in vitro est réalisée avec les propres ovules des femmes, les risques d'anomalie génétique et de fausse couche augmentent de façon exponentielle avec l'âge. «Quand l'âge du père suit l'âge de la mère, les risques se multiplient», précise la Dre Monnier. (...)
FIV au Québec: nombre de cycles (tentatives de FIV) en 2011
Moins de 35 ans: 1957
35 à 39 ans: 1679
40 ans et plus: 1243
Note : chaque femme a droit à trois cycles selons les normes du gouvernement.
La fécondation in vitro: une technique qui tue de nombreux embryons pour des raisons de surnombres ou des raisons eugéniques. Peu efficace et très coûteuse, la facture est refilée à l'ensemble des contribuables. Et ce, avec des médecins qui quittent des services de gynécologie-obstétriques surchargés pour s'adonner exclusivement à la fécondation in vitro...
Le Dr Philippe Couillard, autrefois ministre de la santé, s'opposait à cette folle mesure. S'il revient en politique, aura-t-il le courage de ramener à la raison ces collègues députés?
Le partage des ressources médicales pour la fécondation in vitro et les grossesses naturelles: un témoignage!
Sur le site du journal La Presse du 13 septembre 2012, ce témoignage:
(La Fécondation in vitro requière de nombreuses ressources, dont du personnel humain, pour un taux d'échecs très élevé. Un véritable gaspillage de personnel.)
On avait promis que le remboursement de la fécondation in vitro n'entraînerait pas de surplus de travail pour les gynécologues-obstétriciens sur le terrain. Pourtant, ma petite histoire personnelle semble démontrer le contraire.
Cette semaine, ma femme et moi sommes allés rencontrer son médecin pour le suivi de grossesse. Il faut dire que ce n'est pas facile. Depuis le dernier rendez-vous, les secrétaires surchargées d'appels n'ont pas eu le temps de retrouver le dossier de mon épouse, perdu quelque part dans les milliers de dossiers du cabinet. J'attends devant le bureau des deux secrétaires qui semblent avoir développé la capacité extraordinaire de servir les patients sur place tout en répondant aux six lignes toutes occupées, dont les témoins lumineux clignotent joyeusement en désordre.
Malheureusement pour ces personnes qui appellent, les secrétaires ont la tâche ingrate de leur annoncer que l'on ne peut prendre de nouvelles patientes: il n'y a plus de place. (...)
La consultation se passe bien, ce médecin est très aimable et humble, ce qui rajoute une qualité humaine à ces compétences. Malheureusement, il nous annonce à la fin de ce rendez-vous que c'est notre dernier rendez-vous avec lui et qu'il peut nous confier à des collègues obstétriciens.
La cause de son départ? Il quitte cette clinique pour s'adonner complètement aux demandes croissantes de fécondation in vitro! Est-ce plus payant, je n'oserais le lui demander. Ce que je sais, c'est qu'à la première clinique de suivi de grossesse où nous étions allés, le temps d'attente des femmes enceintes était de quatre heures et que le médecin nous expédiait avec politesse et célérité...
Et je me pose une question. Est-il normal que malgré des symptômes de surcharge évidents pour les gynécologues-obstétriciens qui obligent des cliniques à refuser les demandes de nouvelles patientes, ces mêmes gynécologues quittent leur travail pour aller répondre à des demandes de fécondations in vitro, énormément plus coûteuses pour l'État, avec de bien plus petites chances de réussite?
La fécondation in vitro n'est-elle pas, surtout dans ces circonstances, une dilapidation d'un personnel médical restreint et l'utilisation laxiste de ressources manquantes dans des soins disproportionnés et relativement peu efficaces pour résoudre le problème de l'infertilité?
Des juges de la cour interaméricaine des droits de l'homme se moquent des adversaires de la fécondation in vitro
Sur le blog de Jeanne Smits, cette nouvelle du 10 septembre 2012:
(Rita Chavez, secrétaire de l'assemblée législative du Costa Rica)
Dans la procédure en cours pour tenter d'imposer au Costa Rica la légalisation de la fécondation in vitro, trois juges de la Cour interaméricaine des droits de l'homme – l'équivalent, en gros, de la Cour européenne des droits de l'homme – ont mené une audience publique où ils ont clairement, et même de manière goguenarde, affirmé leurs préjugés. Tout montrait que leur opinion était faite : la manière d'interroger les représentants du gouvernement costaricain, leurs commentaires, leurs mauvaises blagues. Pour Rita Chaves, secrétaire de l'Assemblée législative du Costa Rica, qui a assisté aux séances des 5 et 6 septembre, la partialité des juges ne fait pas de doute, ainsi qu'elle l'a fait savoir en publiant un communiqué à l'issue de la dernière audience.
« A l'expert juridique, ils ont posé des questions scientifiques ; à l'expert juridique, des questions scientifiques : leur objectif évident était d'embrouiller et de décontextualiser leurs réponses », a-t-elle noté. Et en écoutant les représentants du Costa Rica parler, les juges ne se sont pas privés de gesticuler pour montrer leur désaccord ; quand ils ont évoqué le fait que la fécondation in vitro aboutit à la destruction de nombreux embryons, les juges se sont carrément moqués d'eux.
La même élue costaricaine a observé que la salle où se déroulaient les audiences et le salle contiguë où on pouvait les suivre étaient blindées par un public trié sur le volet – des membres d'associations favorables à la fécondation in vitro et toutes les personnes participant actuellement à une session de formation organisée par la Cour. Les personnes réclamant le droit à la fécondation artificielle étaient aussi présentes, entourées de nombreux proches selon les officiels de la Cour. La presse avait aussi été convoquée en grand nombre. En revanche, Rita Chaves a eu le plus grand mal à obtenir le droit d'entrer(…)
Les avocats catholiques d'Argentine émettent une série d'objections à la fécondation in vitro
Sur le blogue de Jeanne Smits du 30 juillet 2012:
(...)
1. La possibilité de recourir au don de gamètes et d'embryons porte atteinte au droit constitutionnellement reconnu des enfants à leur identité.
2. L'absence de limite pour les dons de gamètes augmente le risque de pratiquer des fécondations entre proches par le sang.
3. L'absence d'obligation pour les centres de recueil de gamètes de consigner l'identité des donneurs porte atteinte au droit à l'identité des enfants conçus à partir de ces dons.
4. On n'a pas limité le recours à la fécondation artificielle aux couples souffrant d'une infertilité ou d'une stérilité médicalement constatée.
5. La cryoconservation des embryons, n'étant pas interdite pas le texte, est donc autorisée, avec un risque pour leur vie alors que la Constitution argentine reconnaît que ce sont des personnes humaines.
6. Pas de limitation des ovules à féconder ni du nombre d'ovules fécondés à implanter lors de chaque tentative, ce qui peut être préjudiciable aux embryons ou de la femme.
7. Le texte ne limite pas l'accès à la technique de procréation artificielle aux femmes mariées ou du moins vivant en couple – avec un homme.
8. Le texte n'interdit pas non plus l'accès à la FIV aux personnes mariées ou vivant avec une personne du même sexe, « ce qui prive l'enfant aussi bien de son identité que de son droit d'avoir un père et une mère.
9. Le texte ne prévoit aucune instance de veille ou de contrôle sur le plan pénal, administratif ou civil, pas même pour sanctionner le non respect de ses propres dispositions.
10. Le fait de permettre aux donateurs de gamètes de rétracter leur consentement jusqu'après la fécondation et avant l'implantation entraîne la privation pour l'enfant de son droit de se développer jusqu'à la naissance.
11. La loi ne prévoit aucune objection de conscience, ni pour les médecins, ni pour les institutions où ils travaillent.
12. Elle méconnaît un avant-projet en voie d'adoption qui entend insérer dans le code civil et commercial de la nation argentine une loi spéciale de protection de l'embryon non implanté dans la mère.
13. Elle impose la couverture des techniques de procréation artificielle par le Programme médical obligatoire, avec des hausses de prix subséquentes pour les cotisations pour le secteur privé, ou la baisse des moyens de ce secteur.
On notera que la déclaration des avocats catholiques ne prend pas la question de front, n'avançant pas les arguments par lesquels l'Eglise condamne toute forme de fécondation artificielle. En revanche elle souligne quel serait le minimum éthique à respecter, en pointant les incohérences de la loi et en rappelant que les fécondations in vitro avec donneur posent un réel problème pour les enfants qui sont par ce biais coupés de leurs origines. La déclaration pose également le principe du respect de la vie de chaque embryon, dès qu'il existe, et cherche à limiter l'accès à la FIV aux couples « hétérosexuels » stables.
Il ne s'agit pas de dire que dans certains cas la fécondation artificielle est un bien, mais de montrer quels sont les points qui, en la matière, ne souffrent aucune discussion, aucune négociation, pour que le bien commun de la société soit sauvegardé.