Un Canadien handicapé raconte ce que c’est que d’être poussé à l’euthanasie
Par l’équipe de LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie
19 juin 2024 — Dans l’épisode de cette semaine du Van Maren Show, Jonathon s’entretient avec Roger Foley, un Canadien handicapé qui s’est vu offrir l’Aide Médicale à Mourir (AMM) à de multiples reprises et qui continue à dénoncer l’injustice du régime d’euthanasie du Canada.
Foley explique que lorsqu’il était jeune, il n’existait pas de tests pour sa maladie, l’ataxie spinocérébelleuse de type 14, une maladie qui affecte le cerveau. Enfant chétif, maladroit et fatigué, il a toujours fait des efforts, se demandant s’il ne mangeait pas bien ou s’il était paresseux. Cependant, les symptômes de Foley se sont aggravés à la fin de l’adolescence et au début de la vingtaine, ce qui l’a amené à consulter des spécialistes. Foley a été diagnostiqué en 2005.
Alors qu’il travaillait pour la Banque Royale à Toronto, il a dû se déplacer à l’aide d’une canne, puis d’un déambulateur. Finalement, son état de santé est devenu tel qu’il ne pouvait plus travailler et qu’il a dû recourir à l’invalidité de longue durée. M. Foley a également dû commencer à recevoir des « soins à domicile » qui, selon lui, étaient dès le départ « très inappropriés, fragmentés et incohérents », et il a été victime de mauvais traitements. « J’en suis arrivé à un point où je suis devenu très suicidaire, c’était un cauchemar et il n’y avait aucun moyen de s’en sortir ».
Foley s’est finalement retrouvé dans un hôpital psychiatrique parce qu’il était devenu suicidaire. Bien que l’hôpital ait tenté d’organiser des soins à domicile pour lui, M. Foley affirme qu’on lui aurait donné son congé et la même chose, voire pire, lui serait arrivée. C’est pendant son séjour à l’hôpital que M. Foley a découvert l’existence d’un financement individualisé pour les soins à domicile ou d’un financement autogéré. Cependant, en raison de la province dans laquelle il vit, ce financement n’était pas disponible. Il est hospitalisé depuis plus de huit ans, depuis février 2016.
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Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shutterstock
Le 15 janvier, Spiked a publié un article approfondi de Lauren Smith intitulé « Le Canada révèle l’horreur de l’aide à mourir ». Mme Smith y raconte l’histoire de nombreuses personnes qui se sont senties forcées d’envisager la mort par euthanasie.
Lauren Smith introduit son article en qualifiant la loi canadienne sur l’euthanasie d’« industrie macabre sanctionnée par l’État ».
Mme Smith déclare :
« Le programme canadien d’aide médicale à mourir (AMM) n’a rien de civilisé. Au Canada, l’aide à mourir était initialement considérée comme un dernier recours pour les patients en phase terminale souffrant de douleurs incurables. Mais en l’espace de quelques années, l’euthanasie a été rendue accessible à pratiquement toute personne souffrant d’une maladie ou d’un handicap. Même les Canadiens confrontés à l’itinérance et à la pauvreté se sentent obligés de mettre fin à leurs jours, plutôt que de “gêner” les autorités ».
La loi canadienne sur l’euthanasie va devenir encore pire avec l’approbation de l’euthanasie pour les maladies mentales en mars 2024.
Lire la suiteUne mère québécoise veut obtenir l’euthanasie pour son fils handicapé de 4 ans
Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie
La communauté des personnes handicapées s’inquiète, à juste titre, des attitudes culturelles à l’égard des personnes handicapées. Cette histoire nous met clairement en garde contre la pression exercée pour étendre l’euthanasie aux enfants, mais aussi contre la croyance qu’il est acceptable de tuer des enfants handicapés.
Un article de Fabienne Tercaefs du 12 août 2021 sur Radio-Canada concerne Karie-Lyn Pelletier, de la région de L’Islet au Québec, qui souhaite que son fils, Abel, atteint du syndrome de Mednik, meure par euthanasie (AMM).
Selon l’article, Abel est gravement handicapé : il est atteint d’une déficience intellectuelle sévère et de surdité, éprouve des désordres intestinaux quotidiens et a déjà frisé la mort à plusieurs reprises. Sa mère a déclaré :
« Il n’y a aucune possibilité que mon fils guérisse de sa maladie. Aucune possibilité que sa qualité de vie augmente ».
La loi canadienne sur l’euthanasie autorise l’euthanasie (AMM) pour les personnes âgées d’au moins 18 ans et capables de consentir, ou qui ont été approuvées pour l’euthanasie, alors qu’elles étaient capables de consentir. Il est clair que Karie-Lyn conteste la loi.
Selon l’article, Karie-Lyn veut que l’euthanasie soit étendue aux enfants. Le 11 août, elle a invité son député Bernard Généreux (PCC) et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu à son domicile pour discuter de l’extension de l’euthanasie à son fils de quatre ans, Abel.
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