L'euthanasie en Europe: une anomalie concernant 28 millions de personnes sur 350 millions
L'euthanasie en Europe ne concerne que trois petits pays: la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Dans le reste du continent, sur ce sujet, la raison prédomine. Le site Libertépolitique.com nous apporte une sérieuse critique de la situation européenne:
La première vérité est que les trois Etats du Benelux ne représentent que 28 millions de personnes sur les 800 millions enregistrées au Conseil de l’Europe et sur les 320 millions habitants de l’Union européenne. De fait, nous ne saurions oublier que l’écrasante majorité des Européens ignore toute législation légalisant l’euthanasie. Ainsi que nous le rappelle fort opportunément le groupe Ethique, droit et santé du Collectif Plus digne la vie, « croire que 28 millions d’habitants du Benelux peuvent avoir raison tous seuls contre les 321 millions des 24 autres Etats de l’Union européenne qui ont fait un choix contraire, c’est refuser la réalité, c’est raisonner exclusivement avec des préjugés idéologiques [1]».
A l’encontre de l’évolution
La seconde vérité est que l’on assiste en fait à un mouvement contraire des parlements nationaux qui se trouvent toujours plus nombreux au fil des années à adopter des lois en faveur du respect de la dignité et de la vie des mourants. Si les Pays-Bas et la Belgique ont légalisé l’euthanasie depuis maintenant une décennie, aucun Etat sur le continent, hormis le cas très particulier du Luxembourg en 2009, n’a choisi de leur emboîter le pas. Bien au contraire, rappelle le Collectif plus digne la vie, après la France en 2005, la République tchèque en 2008, l’Allemagne et l’Italie en 2009 et 2011, la Suède en 2010 et l’Espagne en 2011, on peut dire qu’une majorité d’Etats de l’Union européenne a fait le choix clair du refus de l’acharnement thérapeutique et de l’euthanasie tout en instaurant un droit aux soins palliatifs en faveur de leurs concitoyens. Au nom de son passé et d’une réflexion liée à son histoire, le Bundesrat et le Bundestag allemands ont catégoriquement rejeté l’idée d’une dépénalisation même exceptionnelle de l’euthanasie et ont encouragé le développement des soins palliatifs au niveau fédéral. Berceau de la médecine palliative, la Grande-Bretagne, pourtant libérale et de tradition utilitariste, a vu jusqu’à présent échouer toutes les tentatives de légalisation de l’euthanasie et de suicide assisté à la Chambre des Lords – la dernière date du début de l’année 2010 –, quelle que soit la couleur politique de ses représentants, témoignant par là-même d’un fort rejet culturel de la société britannique à la mise en œuvre d’un soi-disant droit à la mort. Contrairement à ce qui est parfois affirmé, on constate que sur cette question il n’y a pas de clivage culturel entre pays du nord ou du sud de l’Europe.
(...)
En conclusion, on retiendra que les discours qui accréditent l’idée selon laquelle l’Europe serait en train de légaliser progressivement l’euthanasie dans une marche de l’histoire inéluctable sont tout simplement faux. « Croire que copier la législation hollandaise et belge, c’est faire œuvre de modernisme, c’est s’égarer », avertit le Collectif plus digne la vie qui ajoute : « Légaliser maintenant l’euthanasie, c’est aller à contrecourant du fondement du soin, de la solidarité et de l’évolution de la prise en charge de la fin de vie en Europe ».
Le ministre québécois de la santé, Yves Bolduc, est "ouvert" à l'euthanasie...
Pour un gouvernement dont le réseau de santé est en piteux état, avec un vieillissement de la population constant, l'euthanasie semble être une solution "économique" par excellence. Sachant qu'une majorité de Québécois, biens manipulés depuis des années par la télévision et les téléromans de Radio-Canada, adoptent l'idée de l'euthanasie, on "consulte" la population pour vérifier qu'elle appuiera bien l'obligation par l'État d'administrer l'injection létale à qui la demandera. Le journal le Soleil du 23 février 2012 nous apporte cette information:
(Québec) Le ministre québécois de la Santé, Yves Bolduc, se dit «ouvert» à l'idée de mettre en place une aide médicale pour mourir - dans des circonstances exceptionnelles et bien circonscrites.
Mais, très prudent, et sachant à quel point ce dossier est délicat et la question hypersensible, il cherchera à mesurer son acceptabilité sociale avant d'aller de l'avant.
Le Soleil a interrogé Yves Bolduc, mercredi, sur certaines des recommandations que présenteront sous peu les députés membres de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Elles seront officiellement dévoilées à la mi-mars.
«Je vais écouter, mais s'il y en a un qui a une ouverture d'esprit, c'est moi. Vous pouvez le noter», a-t-il certifié. Il parlait tant des soins palliatifs que d'une aide médicale pour mourir.
Le Soleil indiquait mardi que les membres de la Commission recommanderaient que le Québec s'abstienne, dans des circonstances particulières et bien balisées, d'intenter des poursuites devant les tribunaux contre une personne - un médecin - qui aiderait quelqu'un à mourir. Et ce, même si le Code criminel canadien prévoit que l'euthanasie et le suicide assisté sont des actes criminels.
C'est que les provinces ont une marge de manoeuvre. Il leur appartient de décider si elles engagent ou non des poursuites.
C'est à partir de cette prérogative que la Colombie-Britannique a choisi de ne pas poursuivre systématiquement un médecin aidant «par compassion» un malade à mourir.
Yves Bolduc confie n'avoir aucune «fermeture de principe» sur cette question. Le dépôt du rapport marquera «le début d'une grande discussion de société», dit-il.
Le ministre ne veut pas bousculer la société québécoise, mais il croit qu'elle est prête à faire un pas. «Il ne faut pas aller plus vite que la société, mais elle est rendue à un certain niveau.»
Aujourd'hui, pour que la Colombie-Britannique engage une action en justice, il faut, entre autres, que la déclaration de culpabilité soit probable et que la poursuite soit dictée par l'intérêt public.
Soins palliatifs
L'autre recommandation phare de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité portera sur la nécessité de bonifier les ressources dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée, ainsi que dans les services de soins palliatifs.
«Sur les soins palliatifs, le Québec avance déjà, a affirmé le ministre Bolduc lors de cet entretien. On va atteindre notre objectif d'un lit par 10 000 personnes.»
Sur ce volet du dossier, tout le monde s'entendrait facilement. Le problème en est un de moyens financiers.
La Commission a sillonné le Québec pendant de nombreux mois. Ses travaux se sont étirés sur deux ans.
Les intervenants en soins palliatifs se prononcent contre l'euthanasie
Une magnifique lettre de différentes personnalités et associations, dont les membres soignants des unités de soins palliatifs, nous informe de leur opposition à la légalisation de l'euthanasie dans les services de santé. Nous la reproduisons en entier, mais vous pouvez la lire sur le site du journal Le Devoir du 13 février 2012:
Mourir dans la dignité - Permettre une fin de vie paisible, un devoir politique
Collectif d'auteurs 13 février 2012En fin de vie, nous sommes tous semblables par notre dénuement. Nous sommes fragiles et nous craignons de souffrir. C’est notre lot à tous.
Alors que la Commission sur la question de mourir dans la dignité s'apprête à déposer ses recommandations, nous souhaitons insister sur l'importance de bien poser cette question, qui concerne la politique elle-même, autant que la médecine ou le droit. Désirons-nous que le cadre principal de notre vie en société et de notre vie personnelle maintienne le respect de la vie et l'interdit formel de porter atteinte à la vie d'autrui? Pensons-nous que ce cadre reste légitime et porteur d'un avenir? C'est à ces questions qu'il faut répondre d'abord. Et c'est après cette réponse qu'il est possible de poser et de répondre aux autres questions: celle de l'euthanasie, celle du suicide assisté, celle des «soins balisés» provoquant la mort, celle des modalités juridiques gouvernant l'application de la loi.Jusqu'à aujourd'hui, notre Charte québécoise des droits et libertés de la personne répond par l'affirmative aux questions fondamentales précédemment posées. Elle stipule que «tous les êtres humains sont égaux en valeur et en dignité et ont droit à une égale protection de la loi». Dans son article premier, elle affirme: «Tout être humain a droit à la vie, ainsi qu'à la sûreté, à l'intégrité et à la liberté de sa personne.» Ces droits affirmés solennellement sont garantis par notre volonté collective et «constituent le fondement de la justice et de la paix».
Pour sauvegarder l'égalité, la dignité, le droit à la vie ou à la sûreté, il est impératif de saisir le sens de ces articles et de bien en évaluer la portée. Les signataires de cette lettre reconnaissent la nécessité d'incarner ces valeurs par des orientations politiques tablant sur une recherche effective du bien commun. C'est pourquoi, à l'heure des choix, nous attirons l'attention sur quatre considérations politiques à ne pas négliger: le respect effectif de l'égalité en fin de vie; le respect de la sécurité des lieux de santé; la prise en compte du consensus exprimé par les gens du milieu de soins palliatifs; le souci de ne pas énoncer de recommandations aux effets contradictoires.
Respect de la fragilité
En fin de vie, nous sommes tous semblables par notre dénuement. Nous sommes fragiles et nous craignons de souffrir. C'est notre lot à tous. Dans un tel contexte, l'État doit garantir aux citoyens des milieux de soins où le respect de cette fragilité est assuré. L'humanité d'une civilisation se mesure à la manière dont elle prend soin des personnes marginales, handicapées, mourantes, parce qu'elles sont toutes des membres à part entière de la communauté, et ce, malgré leurs limites. Le devoir de l'État consiste à rendre accessibles en tout temps des soins adéquats de fin de vie pour tous, éliminant des situations de souffrances mal soulagées autant que l'acharnement thérapeutique. Il s'agit de préserver l'égalité des citoyens à l'heure où elle est le plus menacée.Respecter l'égalité et l'intégrité implique aussi de maintenir un climat sécuritaire dans les lieux de soins. La sécurité des milieux de santé est un pilier de consensus social et un fondement de l'équité s'y exprimant fortement. Le système public de santé doit être un endroit où nul ne peut nourrir ni mettre à exécution une intention claire d'interrompre la vie de quiconque. On peut comprendre la réflexion de bien-portants apeurés par l'anticipation de conditions débilitantes au terme de leur existence et certaines carences du système de soins, ce qui les amène à souhaiter la légalisation de l'euthanasie comme une sorte de police d'assurance. Néanmoins, le système de santé public doit demeurer un milieu intègre où toutes les ressources capables d'apporter du confort sont utilisées à bon escient sans jamais prendre la décision de provoquer la mort, mais de tout faire pour soulager les souffrances. Cette politique doit demeurer claire et inviolable.
Risques liés à l'euthanasie
Nous attirons votre attention sur le consensus contre toute forme d'euthanasie exprimé devant la Commission par les intervenants du milieu des soins palliatifs. Ces gens sont les mieux placés pour saisir les enjeux reliés à la question. Contrairement à l'avis de certains théoriciens, comme ceux de la Société royale du Canada à l'origine d'un récent rapport sur la question, les personnes oeuvrant en soins palliatifs bénéficient d'une expertise concrète de premier plan.
Or, les mémoires présentés par des gens de soins palliatifs convergent de manière étonnante et significative. En effet, au lieu de défendre les soins palliatifs eux-mêmes, ils s'inquiètent plutôt des risques liés à toute forme d'ouverture à l'euthanasie. Leurs points de vue soutiennent la sauvegarde et la protection des liens humains, du climat de confiance et du sentiment de sécurité requis dans le contexte délicat des soins en fin de vie. Leur préoccupation touche directement le cadre politique assurant un climat social paisible et stable.
Ainsi, nous pensons qu'il est politiquement néfaste de recommander, d'une part, un accès accru aux soins palliatifs et, d'autre part, d'autoriser l'euthanasie sous forme de «soins appropriés en fin de vie dans certaines circonstances». L'euthanasie acceptée dans ces lieux transformera nos institutions de soins en lieux ambigus où l'on peut aussi provoquer la mort. Celle-ci arrivant toujours comme une surprise, les familles qui verront un des leurs parler et rire la veille puis mourir brusquement le lendemain ne pourront pas ne pas se demander: qu'est-ce qu'ils lui ont fait?
Devoir politique
Cette question est lourde à porter. Il faut ici penser aux familles qui se diviseront sur cette décision d'euthanasie entre ceux qui aiment trop leur être cher pour le tuer et ceux qui l'aiment trop pour le laisser vivre. Si l'euthanasie est possible, on ne sait pas où la souffrance des survivants les mènera, quelle avalanche de contestations ou d'enquêtes surgira. Que dire aussi des soignants eux-mêmes, qui se verront imposer un lourd fardeau? Car celui qui exige de mourir exige qu'on le supprime. Quel poids cela imposerait aux soignants! Serait-il justifiable que le droit de l'un gomme ainsi le droit de l'autre? Ne sommes-nous pas devant une rupture profonde d'équité dans une société où chacun devrait avoir droit aux mêmes égards? La liberté de l'un ne s'arrête-t-elle pas quand celle de l'autre commence?Les signataires de cette lettre souhaitent, tout comme vous, préserver les valeurs soutenant notre démocratie québécoise, valeurs clairement exprimées par notre charte des droits et libertés. Nous ne voulons pas que soit mis à mal notre respect de l'égalité, de la sûreté et de l'interdit de porter atteinte à la vie d'autrui, valeurs fondamentales à la base de notre vie en société. En fin de vie, nous sommes tous semblables et notre droit à la sécurité et aux soins est plus important que jamais. C'est un devoir politique que d'assurer une fin de vie paisible dans un milieu sécuritaire pour toutes les citoyennes et tous les citoyens québécois.
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Ont signé cette lettre: Louis Balthazar, professeur émérite en sciences politiques de l'Université Laval; Thomas De Koninck, titulaire de la Chaire «La philosophie dans le monde actuel» de l'Université Laval; Michel L'Heureux, directeur général de la Maison Michel-Sarrazin et professeur associé au département de médecine familiale de l'Université Laval; Louis-André Richard, professeur de philosophie, président de l'Institut Jean-Paul-Desbiens et membre du comité d'éthique de la Maison Michel-Sarrazin; Patrick Vinay, médecin en soins palliatifs à l'hôpital Notre-Dame du CHUM.
La désinformation par les médias et dans les médias: un exemple sur l'euthanasie
Le combat contre l’avortement et l’euthanasie demande une persévérance qui ne tient pas compte des résultats. « Les hommes combattront et Dieu donnera la victoire », disait Jeanne D’Arc. Le moment de la réussite ne nous appartient pas.« L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a adopté, le 25 janvier 2012, une résolution stipulant que « l'euthanasie, entendue comme le fait de tuer intentionnellement - activement ou par omission - un être humain dépendant -soi-disant pour son bien - doit toujours être interdite». Cette résolution arrive un an après que la Cour européenne a affirmé qu'il n'existe pas de droit à l'euthanasie ou au suicide assisté selon la Convention européenne. Est-ce que la protection de la vie et de la dignité humaine a la même valeur au Canada? »Jean-Pierre Lefebvre
« L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe fait bien de s'opposer à «l'euthanasie, entendue comme le fait de tuer intentionnellement - activement ou par omission - un être humain dépendant - soi-disant pour son bien».Personne n'a le droit de tuer. Personne n'a le droit de faire euthanasie sans conditions. »
"En Belgique et en Hollande, dans leurs soins palliatifs, les médecins ont la possibilité légale de faire euthanasie, mais sous conditions, à la personne mourante qui le demande librement, en cohérence avec ses valeurs, ses croyances et sa liberté de choix. Aucun médecin palliatifs dans ces pays ne tue des mourants; les médecins, librement aussi, les aident activement à terminer leur agonie et leur vie, avec compassion, avec solidarité et avec un grand respect de la personne jusqu'à la fin."
Voici quelques-unes des conclusions de ces députés sur leur enquête sur la pratique de l’euthanasie en Hollande :« Certains patients sont euthanasiés sans recueil de leur consentement, toutes les parties jugeant qu'il en est mieux ainsi pour eux au vu de leur qualité de vie médiocre. D'autres demandent le mort pour une simple fatigue de vivre, critère flou qui ne rentre manifestement pas dans le cadre d'une souffrance insupportable.Tout se déroule donc comme si la législation augmentait la permissivité et la tolérance envers l'acte euthanasique, à la fois chez les médecins et chez certains malades. Bref, une fois institutionnellement et officiellement approuvée et pratiquée, l'euthanasie développe sa propre dynamique et résiste à toutes les procédures de surveillance sensées la contenir.S'exiler pour survivre
Il existe enfin un dernier point extrêmement inquiétant qui était jusqu'ici parfaitement méconnu. On l'a dit, la loi semble être l'aboutissement d'une réflexion consensuelle de la société hollandaise dans son ensemble. Pourtant, ce consensus paraît s'effriter plus qu'on ne le pense. L'Ordre des médecins allemands fait état de l'installation croissante de personnes âgées néerlandaises en Allemagne, notamment dans le Land frontalier de Rhénanie du Nord-Westphalie. D'après la mission parlementaire française qui rapporte cette information de taille, s'y sont ouverts des établissements pour personnes âgées accueillant des Néerlandais. C'est le cas notamment à Bocholt. Ces personnes craignent en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N'ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, soit elles s'adressent à des médecins allemands, soit elles s'installent en Allemagne. De telles réactions dont la presse allemande s'est fait l'écho démontrent que les pratiques médicales hollandaises sont mal vécues par une partie de la population.Loin d'être le théâtre d'un tourisme de la mort, la dépénalisation de l'euthanasie conduit bien au contraire à un exil des personnes les plus fragiles. Faudra-t-il que les Nations-unies fassent rentrer dans la catégorie des réfugiés les personnes malades, handicapées ou âgées qui émigrent par crainte d'être euthanasiées ? »
« Avec sa Commission parlementaire sur la question de mourir dans la dignité, le Québec verra à la protection de chaque personne en fin de vie, à sa dignité, à sa liberté ultime, à son respect, avec compassion et avec une grande humanité. Sa sérénité l'exige. C'est là mon plus grand espoir. »
« Rappelons qu'une forte majorité de la population tant en France (près de 90%) qu'au Québec (près de 80%) est en faveur d'une aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée. Ces personnes méritent votre respect, M. Lefebvre, comme je vous respecterai dans vos choix de fin de vie. Je vous invite, vous et ceux de votre pensée, très minoritaires, à visiter votre dictionnaire, pour y trouver que tuer, meurtre et assassinat «exigent» la malveillance envers une victime, non consentante. »
Obliger les autres à nous "suicider" ou le suicide propre et sans souffrance
Le journaliste Mario Roy, dans le journal La Presse du 3 février 2012, répète les arguments stupides des partisans de l'euthanasie pour les personnes âgées : Or, les statistiques indiquent que, dans le contexte d'une légère diminution du nombre de suicides, les hommes âgés de plus de 50 ans demeurent à risque de façon particulière. Chez les plus vieux, lorsqu'apparaît la maladie, la peur d'une mort indigne, douloureuse et dégradante constituerait un important incitatif au suicide. « Pour plusieurs, le suicide est la seule option. Une autre option s'en vient, heureusement. C'est l'aide médicale active à mourir, balisée et contrôlée », dit Yvon Bureau, un des piliers du collectif Mourir digne et libre.
L'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe refuse l'euthanasie!
Sur le blog de Jeanne Smits, cette importante et heureuse nouvelle: Le conseil de l'Europe interdit la pratique de l'euthanasie!
"On m'informe que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a voté mercredi soir une résolution visant à « protéger les droits humains et la dignité de la personne en tenant compte des souhaits précédemment exprimés par les patient » – en clair, il s’agit de promouvoir les testaments de fin de vie ou les directives pour la fin de vie. Grâce au travail intensif d’élus chrétiens, le texte définitif affirme :
« L’euthanasie, dans le sens de l'usage de procédés par action ou par omission permettant de provoquer intentionnellement la mort d’une personne dépendante dans l’intérêt allégué de celle-ci, doit toujours être interdite. »
L'Association britannique médicale refuse de participer aux débats sur l'euthanasie
Le journal Métro du 5 janvier 2012 rapporte cette nouvelle. En Angleterre, des groupes de pressions dont "Mourir dans la dignité" soutiennent un "groupe d'expert" demandant la légalisation de l'euthanasie. Fort heureusement, les médecins britanniques refusent le débat et ne font pas partie de ce lobby.
"Mourir dans la dignité", n'est-ce pas le nom d'une commission québécoise sur l'euthanasie?
23 000 médecins américains se prononcent contre le suicide médicalement assisté
Gènéthique.org du 15 décembre nous apporte cette excellente nouvelle. Des médecins de l'État du Massachussets ont refusé l'euthanasie comme solution aux souffrances du patient.
"Lydia Young, présidente du Massachussets Medical Society a expliqué que les médecins s'étaient clairement déclaré sur l'incompatibilité du "suicide médicalement assisté" avec leur rôle de "guérisseur et dispensateur de soins".
Les traitements inhumains aux personnes âgées, première cause du désir d'euthanasie?
Le Journal de Montréal du 9 décembre 2011 raconte une histoire comme nous en connaissons tous, d'une personne âgée dont les conditions de fin de vie laissent à désirer. Cette dame de 90 ans fut déplacée de chambre, ou placée dans des couloirs, à 9 reprises dans les 4 derniers mois de sa vie.
Pas étonnant que certains aient peur de ce qui leur arrivera, surtout lorqu'il n'y a pas de famille aimante pour prendre soin de soi. La déconstruction de la famille, l'absence de médecins de famille et de soins à domicile sont déplorables. La peur, l'inquiétude des bien-portants est certainement la première cause du désir de légaliser l'euthanasie.
Portrait de Flora, participante des "40 jours pour la vie"
« Seigneur, si mon heure est arrivée, sauve mon âme, mais si mon heure n’est pas encore arrivée, sauve mon âme et mon corps, car mon mari a toujours besoin de moi. »
C’est avec ces mots que pria Flora (le nom est fictif), alors que le camion de récupération l’avait frappée à 3 reprises, la laissant étendue sur le sol. Son époux est dans une résidence en perte d’autonomie depuis un an, le médecin le déclarant inapte à un retour à la maison. Son mari qui lui a dit qu’elle lui a sauvé la vie pas seulement une fois, mais plusieurs fois.
C’était le 1er novembre 2005. Flora voulait demeurer en prière à l’église, mais une amie insistait pour qu’elle revienne à la maison. Faisant un détour pour aller à la pharmacie, chercher des bonbons en vente après l’Halloween pour les apporter aux personnes âgées, au carrefour, alors qu’elle traversait la rue, elle vit très bien arriver le camion qui la renversa. Le premier coup la frappa au bassin et en chutant, elle pria avec son chapelet qui lui tomba dans la main. Flora pria que le Seigneur lui protège la tête, où elle reçut aussitôt le deuxième choc. Par terre, la silhouette de Jean-Paul II agenouillée lui apparaît, son bras pointant vers le chapelet de Flora. Elle le verra tout le temps qu’elle sera sous le camion, priant, malgré les bleus et les douleurs épouvantables qui l’assaillent. Miraculeusement, elle n’a aucun os brisé. Avant l’arrivée des ambulanciers, elle a le temps de parler avec le chauffeur, de lui pardonner. Il viendra la visiter à l’hôpital, elle lui donnera son chapelet. Et la conversation s’étendra sur maints sujets, dont Jean-Paul II. Le chauffeur, homosexuel, en voulait au Pape pour ses positions « contre les homosexuels ». – « Non, le Pape n’est contre personne », lui répond Flora…
— « Il ne veut pas que l’on se marie » reprend le chauffeur. Et Flora de lui expliquer l’amour du Pape pour chacun…
Cet amour du prochain, Flora le vit depuis qu’elle est toute petite. Auprès des religieuses, elle sera d’abord choisie pour être infirmière, mais elle est trop affectée par les souffrances des autres et ce n’est pas sa véritable vocation. Lorsqu’elle était enfant, elle reçut une claque d’un instituteur et elle se promit alors que si jamais elle enseignait, jamais elle ne toucherait à un enfant, seulement pour les embrasser et leur donner de l’affection. Elle sera une institutrice dévouée pendant 48 ans.
« Seigneur, pourquoi tu m’as sauvée, qu’est-ce que tu veux de moi? » se dit Flora de la clinique de réadaptation ou elle réside pendant un mois après son accident. Pendant ce temps de prière, elle prend mieux conscience de sa mission. « Aider les gens à bien vivre, les aider à bien mourir », dit-elle. Parce qu’elle aide également les personnes vivant dans le même établissement que son mari. Elle a accompagné beaucoup de gens vers la fin de leur vie. Après le décès de son mari, une préposée l’appelle pour lui dire : « Vous et votre mari avez été merveilleux et cela se voit que vous n’êtes plus là. » Son mari est maintenant décédé, le Seigneur lui a confié une nouvelle mission.
Dans un groupe de prières, Flora a rencontré Michel Cacchione, participant des premières heures aux 40 jours pour la vie à Montréal, et il lui a parlé des « 40 jours » qu’elle ne connaissait pas. « Sans rien savoir, j’ai embarqué dans le mouvement », dit-elle. « J’irai tous les jours si Dieu me donne la force, j’ai compris que la présence était nécessaire, pas seulement la prière que j’aurais pu faire chez moi. » Personne ne pouvait lui dire que c’était du temps perdu.
Le 27 septembre 2011 est le premier des 40 jours pour la vie. Arrivée dans le parc en face de la clinique d’avortement, elle rencontre quelques jeunes attroupées. « Êtes vous le groupe venu pour prier leur demande-t-elle? » « Non madame, nous avons d’autres objectifs ». Elle vient de faire connaissance avec le groupe « pro-choix » présent pour contre-manifester.
Au cours des jours qui viendront, Flora se sentira vraiment comme en présence de Jésus Christ et du diable. « — Je l’ai vu là, réellement » dit-elle.
Ce qui ne l’empêche nullement d’aimer, de sourire et de converser avec les jeunes contre-manifestants étonnés par son sourire. Un jeune vient lui demander si le Bon Dieu aime les personnes qui ont avorté; elle les étonnera par sa réponse positive. Et elle les quitte en leur serrant la main. Même certains rébarbatifs viendront également serrer la main de cette personne qui dégage autant de bonté. Elle prie pour eux, pour qu’ils deviennent à leur tour des missionnaires de la vie. Flora se promet bien de revenir pour les 40 jours pour la vie, c’est sa nouvelle mission, prier tous les jours pour sauver les enfants à naître, leur mère, les contre-manifestants et le personnel médical. Par sa présence, elle transmet le message le plus important : Dieu nous aime trop pour nous laisser seuls !