"Mourir dans la dignité", priorité de la ministre péquiste Véronique Hivon
Sur le site de laction.com du 5 décembre 2012:
(Véronique Hivon, l'une des députés de la Commission Mourir dans la Dignité, qui n'ont pas écouté les recommandations des experts et organismes, la majorité, qui refusent toute forme d'euthanasie. La décision était probablement prise à l'avance...)
Ce dossier « Mourir dans la dignité » est du reste prioritaire pour Mme Hivon qui veut donner suite au rapport de la Commission parlementaire avec le dépôt d'un projet de loi avant l'été 2013. Un projet de loi reposerait sur trois éléments essentiels selon la ministre.
Éléments essentiels
D'abord, assurer le meilleur accès possible aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. Ensuite faire sorte que les volontés exprimées par ces personnes sur le type de soins et d'encadrement qu'elles souhaitent avoir en fin de vie soient respectées. Et finalement permettre de manière exceptionnelle, dans des cas de souffrance intolérables, qui ne peuvent être contrôlées, et à la demande expresse de la personne elle-même, de permettre une aide médicale à mourir.
Si le gouvernement s'assurait que des services de soins palliatifs de qualité soient offert à tous les québécois, avant d'offrir le service d'euthanasie, nous aurions de bonnes années de tranquilité devant nous... Mais ce n'est pas le cas. L'euthanasie sera permise alors que le système de soins palliatifs est toujours déficient... Combien de patients seront tentés par l'euthanasie en l'absence d'une unité de soins spécialisés dans le contrôle de la douleur et de l'accompagnement moral du patient en fin de vie et de sa famille?
Et le gouvernement affirme toujours qu'il y a des douleurs incurables, ne tenant pas compte du traitement de sédation palliative...
L'avenir des personnes âgées : le cas de l'Inde
Sur le site du journal Le Devoir du 26 novembre 2012:
(...)En Inde, la famille « élargie » est une véritable PME. Sous le même toit, vivent typiquement trois générations - parents, fils, épouses, filles non mariées, progéniture… Si c’est encore la norme, il reste qu’un nombre croissant d’Indiens âgés vivent seuls et que la tendance s’amplifie, corrige Harsh Mander, directeur du Centre for Equity Studies. « Les fractures qui apparaissent dans le système de la famille élargie, les migrations urbaines, la pénurie de logements dans les villes et le développement de toutes sortes de comportements sociaux plus individualistes font que l’on assiste à une brusque érosion des solidarités familiales à l’égard des personnes âgées. » En milieu rural, raconte M. Mander, le chef de famille pauvre avait d’habitude tendance à partir seul pour la ville pour se trouver du travail. Aujourd’hui, de plus en plus, il part avec sa femme et ses enfants, en abandonnant sans ressources ses parents, qui n’ont plus d’autre choix que de mendier ou de crever.
En fait, c’est une réalité que le discours social ambiant ignore complètement. Selon le Fonds des Nations Unies pour la population, environ le cinquième des Indiens âgés, que ce soit en ville ou dans les villages, vivent seuls ou avec leur conjoint, sans le secours de leurs enfants. Cette proportion atteindrait 45 % dans un État comme le Tamil Nadu. « La culture indienne a toujours valorisé ses aînés pour leur sagesse et leur expérience, mais c’est de moins en moins vrai. Aujourd’hui, c’est l’obsession de la croissance économique ; l’individu n’a de valeur que s’il produit et consomme. Dans ce scénario-là, les vieux constituent de plus en plus un fardeau. »
Il y a deux ans, l’Economist Intelligence Unit avait fait une étude comparative morbidement intitulée « Quality of Death » - commanditée par Lien Foundation, une organisation philanthropique de Singapour - sur l’accès à des soins palliatifs et de fin de vie dans 40 pays développés et émergents. Le Royaume-Uni arrivait premier, le Canada et les États-Unis 9e, sur un pied d’égalité, la Chine 37e… L’Inde ? Dernière.
(...)
Avec 1,7 enfants par couple au Québec, quel sera le sort des vieux dans 10 ans? Sans l'immigration, il serait impossible de prendre soin de la génération des baby-boomers vieillissant. Même avec l'immigration, le vieillissement de la population devient un poids, conjugué à une dette énorme, que l'on ne pourra facilement supporter. Le gouvernement a choisi l'euthanasie. Mais il faut travailler à faire cesser cette politique morbide et à courte vue. Et recommencer à donner des conditions qui permettront aux familles d'avoir un taux de fécondité moyen de 2,7 enfants!
"On ferait mieux de le laisser mourir, non?"
Sur le site de Famille Chrétienne du 16 novembre 2012, cette réponse à une interrogation sur l'acharnement thérapeutique:
Ma chère Aimée,
Ton dernier message m’a bouleversé. Tu m’écris que cet oncle Jean, que tu aimes beaucoup, est atteint d’une maladie incurable qui le fait énormément souffrir. Il demande l’euthanasie et supplie que les médecins cessent de vouloir à tout prix le soigner. « Je suis scandalisée par cet acharnement thérapeutique, écris-tu. On ferait mieux de le laisser mourir, non ? »
Tu as raison, il n’y aucune raison de prolonger à tout prix la vie d’un malade. Mais pourquoi réduire la liberté du malade à ce choix impossible entre acharnement thérapeutique ou euthanasie ? Dans les deux cas, cela ne revient-il pas à lui « voler » sa propre mort, en lui refusant ce dont il a d’abord le plus besoin : une écoute de sa souffrance et une parole humaine ?
Dans bien des cas, la demande d’euthanasie – « Faites-moi mourir » – peut être traduite par : « Soulagez ma douleur et écoutez-moi. » Si l’on satisfait à ces deux besoins, la demande du malade n’est très souvent pas réitérée. Cette réponse au cri de souffrance est celle des soins palliatifs. Je te recommande notre reportage à la Maison Sainte-Élisabeth, à Marseille pour réaliser comment une unité de soins palliatifs pourrait être un véritable lieu de vie et d’humanité pour ton oncle.
La deuxième demande du malade souffrant est de ne pas rester seul. Il a besoin plus que jamais d’une présence discrète, aimante et réconfortante. « Une société qui légitimerait l’euthanasie chercherait sans doute à échapper à l’un de ses devoirs les plus élémentaires : celui de la fraternité humaine avec les plus pauvres de ses membres », observe l’encyclopédie Théo. Ce réconfort humain est d’autant plus essentiel qu’il symbolise la présence de Dieu et la rend visible aux yeux des incroyants.
(...)
Des députés européens débattent de l'euthanasie: le goût de vivre peut quitter et... revenir
Sur le site de genethique.org du 23 novembre 2012:
(Philippe Juvin, eurodéputé)
A l'initiative de l'eurodéputé Français Philippe Juvin, la député Belge Anne Delvaux et le député Luxembourgeois Frank Engel (eurodéputés PPE) ont tous trois tenu un débat sur la fin de vie, mercredi dernier, au Parlement de Strasbourg. En outre, lors de ce débat, Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), était présent. Pour la député européenne Belge et le député européen Luxembourgois, ce débat a été l'occasion de dresser un bilan de la législation sur l'euthanasie dans leurs pays, autorisée respectivement depuis 2002 et 2009.
Tout d'abord, Anne Delvaux précise qu'en Belgique, le sujet de l'euthanasie n'est "pas du tout" clos. Détaillant l'état de la législation, elle explique que la loi belge "impose des critères très stricts". Mais à ce propos, la député regrette qu' "il ne [puisse] pas y avoir de réel contrôle" car "la commission [fédérale de contrôle belge] ne fait qu'enregistrer les déclarations que les médecins veulent bien lui envoyer". Pour Anne Delvaux, la loi "n'empêche pas des dérives". A titre d'exemple, elle "s'inquiète [...] des '3% d'euthanasies' qui ont été justifiées par la seule souffrance psychique, d'après le dernier rapport de la commission". Ainsi, l'eurodéputé Belge s'interroge: "Dans de telles conditions, la demande de mort est-elle vraiment éclairée?". En outre, elle relève "que des personnes âgées ont eu recours à l'euthanasie sans que l'on soit certain qu'elles souffraient de maladies incurables comme l'exige la loi". Enfin, elle note qu'actuellement, en Belgique, "les discussions [...] portent sur l'élargissement de la loi aux mineurs". "Sans pour autant revenir sur le principe de la dépénalisation", elle conclut en précisant que "tout cela est troublant".Prenant ensuite la parole, Jean-Luc Romero a précisé que "la question des mineurs ne doit pas être balayée du revers de la main 'en cas de très grandes souffrances', tout en admettant que 'notre pays n'en est pas là".
(...)A la suite de ces prises de paroles, Philippe Juvin, professeur de médecine et eurodéputé, "reste très sceptique quand au bien-fondé d'une telle approche en France". Tout comme l'eurodéputé Belge, "il s'inquiète de la conception extensive d'une loi prenant pour critère la souffrance psychique", d'autant que, en France, précise-t-il, "la dépression est particulièrement mal prise en charge". Souhaitant avant tout "protéger les plus vulnérables" et rappelant "l'ambivalence des demandes de mort", Philippe Juvin termine en mentionnant qu' "une étude britannique a montré que des jeunes victimes de paralysie après un accident de la route considéraient, juste après le drame, que leur vie ne valait pas la peine d'être vécue". Cependant poursuit-il, "au fil des mois, ils changeaient d'avis et quelques temps plus tard, la plupart considéraient que oui, leur vie méritait d'être vécue. Cela doit interpeller".
"Est-ce que c'est acceptable de maintenir cette personne dans ces conditions-là?"

Cette question, c'est le docteur Jean-François Lizé, de l'hôpital Notre-Dame de Montréal qui la pose face au patient Scott Roudley de London, « neurovégétatif » qui communique, de son cerveau, avec ses médecins grâce à l'imagerie par résonance magnétique.
(Scott Routley)
« Ce que je vous dirais, la question que malgré tout il faut se poser, c’est que malgré tout, ce jeune homme de 38 ans est depuis 12 ans, je crois, dans un lit d’hôpital ou de soins de longue durée, complètement dépendant pour tout, tout, tout. Il faut le tourner pour qu’il n’ait pas de plaie de siège, il a une trachéostomie à ce qu’on m’a dit, pour respirer, il a un tube de gavage, il ne peut pas manger, il faut le gaver, il a besoin de soins d’hygiène complets, il a besoin de plusieurs soins, on ne sait pas s’il a fait des infections ou autres et tout. Ce patient-là est en perte d’autonomie totale.Là, ce qu’il faut se poser comme question, c’est ce qui est acceptable, et là, plusieurs personnes ont fait des testaments, ont exprimé leurs souhaits, plusieurs ne l’ont pas fait, alors faut voir, est-ce que c’est acceptable, pour le bien de la personne et de la famille de maintenir cette personne dans ces conditions-là, advenant un accident comme cela, je pense que c’est plus cela qu’il faut se poser. »
Notre société a fait de l’autonomie une valeur plus haute que toutes les autres valeurs. L’autonomie est une valeur qui pousse sur l’arbre de la dépendance. Si vous et moi n’avions pas été dépendants de nos parents, si nous n’avions pas appris de nos frères et sœurs, de nos professeurs et de nos amis, nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui. Je dois mon autonomie à l’influence de toutes ces personnes. Cette autonomie est constamment à renouveler grâce aux contacts que j’entretiens avec mon entourage. Il n’y a pas de gestes que je pose qui n’aient de conséquences que pour moi.Il y a des bien portants qui n’ont jamais découvert la place des autres dans l’autonomie, alors ils se disent : « Lorsque je ne pourrai plus jouer dans mon parc, vous me donnerez une piqûre et je m'en irai parce que pour moi, la dignité c’est l’autonomie. » C’est une vision de bien-portant. Elle est très différente de celle des malades. Beaucoup de gens qui réclament l’euthanasie lorsqu’ils sont bien portants ne le font pas lorsqu’ils sont malades. Au fond, le débat sur l’euthanasie c’est un débat fermé sur son nombril : me, myself and I. C’est comme nier le fait que la mort d’une personne ait un impact sur les gens de l’entourage.
"L’état-nasiste" québécois

L'histoire se répète. L'abolition des orphelinats et le financement de l'avortement, plutôt que d'aider les femmes enceintes en difficultés; le compte-goutte pour les soins palliatifs et la marche rapide vers l'euthanasie. Au fait, quels seront les emm... sans conscience sociale qui tiendront à être une charge pour leurs concitoyens en exigeant des soins palliatifs coûteux, plutôt que de partir quelques semaines, ou quelques mois auparavant, par une piqûre tout ce qu'il y a de plus économique pour les contribuables? À voir le peu d'empressement à développer un réseau de soins palliatifs pour tous, on peut déjà mettre cette question dans la bouche de nos dirigeants politiques...
Témoignage sur la fin de la vie par un spécialiste des soins palliatifs: le Dr Patrick Vinay
Une très belle entrevue du Dr Patrick Vinay, sur la fin de la vie, dans la revue Notre-Dame du Cap de novembre 2012, dont voici un extrait :Les gens ne réalisent pas que la fin de la vie est une période très précieuse pour les humains. Voilà un moment où nos convictions, nos priorités se mettent à changer. C’est comme si notre vie était dans un grand tamis. Toutes nos priorités et nos occupations sont cordées les unes sur les autres. Il y en a tellement que cela ne peut plus bouger. Nos petites priorités empêchent le mouvement des plus grandes. Le tamis est fortement secoué lorsque la maladie grave fait son apparition. Les petites priorités comme refaire la cuisine ou réaménager le chalet, tombent. Qu’est-ce qui reste dans le tamis? Il reste des choses qui ont un nom propre. Il reste les interactions que nous avons avec nos proches. On pense tout à coup à son frère à qui on n’a pas parlé depuis quelques années. On se souvient qu’il faudrait dire quelque chose à son ex-conjoint. Nous consacrons le temps de la fin de la vie à se concentrer sur les choses essentielles. Il y a un désir profond de rencontrer les gens autrement. C’est un moment très précieux. La vie d’une personne ressemble à un arbre. Il n’y a presque plus de feuilles. Il ne reste que l’essentiel mais la personne a encore beaucoup de choses à dire. Il est temps pour elle de se dépouiller afin que les autres puissent la voir autrement. La fin de la vie a toujours été un morceau essentiel de la vie.La fin de la vie est aussi une expérience collective. En ce sens elle ressemble au début de la vie. Vous ne verrez jamais un bébé tout seul. Il ne pourrait pas survivre sans son entourage. C'est une mini-société qui a permis ce que nous sommes devenus. Il en est de même à la fin de la vie. Nous avons besoin d’un micro environnement afin d’aider la personne malade à se comprendre. Nous avons besoin d'être entourés.Nous devons accepter que la fin de la vie fasse partie de notre vie et que ce n’est pas une période qu’il faut couper. Les questions suivantes sont importantes : comment meurt-on? De quoi meurt-on? Quand meurt-on? Nous ne sommes pas là pour prendre des décisions pour l’autre même lorsqu’il est dans le coma. Cette personne est encore présente à l’intérieur d’elle-même. Ce temps lui appartient. Nous devons la rendre confortable dans cet état. C’est elle qui va décider du moment où elle va partir. Je vois souvent des personnes dans le coma qui ne meurent pas. Tout à coup sa fille qui réside en Australie vient la voir. Elle n’a rien dit à sa fille mais sa fille a pu lui dire quelque chose. Il y a eu un contact. Et puis, quelques heures plus tard, la mère meurt. La mère a attendu sa fille. Il y a eu une délicatesse de la part de la mère.
Le Parti Québécois veut commencer l'euthanasie des patients le plus rapidement possible...
Sur le site du journal Le Soleil du 2 octobre 2012:
(Geoffrey Kelly du parti libéral, et Véronique Hivon, du parti québécois, tous deux de la commission "Mourir dans la dignité", commission qui a pris des décisions contraires aux experts et organismes qui majoritairement, refusaient toute euthanasie. Toute une écoute!)
(Québec) La ministre déléguée à la Santé publique, Véronique Hivon, déposera d'ici le printemps prochain le projet de loi autorisant «l'aide médicale à mourir» au Québec.
«Notre objectif est de travailler très rapidement et très fort pour donner suite aux recommandations» de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, a déclaré, lundi, au Soleil, la ministre Véronique Hivon.
Le gouvernement du Parti québécois veut être celui qui donnera vie à la possibilité d'obtenir une aide médicale à mourir. Le projet de loi sera présenté aux élus de l'Assemblée nationale «en juin prochain au plus tard», a assuré la ministre. C'est ce que recommandait le rapport de la Commission qu'elle a coprésidée.
«C'est avec cet échéancier-là que je fonctionne», dit-elle.
En poste depuis deux semaines, Véronique Hivon affirme que le respect de ce calendrier présente un vrai défi. «Il va falloir mettre les bouchées doubles parce que peu de travail a été demandé sur le sujet par le précédent gouvernement», a-t-elle laissé tomber durant l'entretien.
La ministre recevra tout de même d'ici la fin du mois les conclusions d'un comité de juristes experts créé par le gouvernement de Jean Charest. Présidé par l'avocat Jean-Pierre Ménard, le groupe a reçu le mandat de se pencher sur le cadre juridique «du droit à l'aide médicale à mourir».
La ministre du gouvernement Marois se dit convaincue que le Québec dispose d'une réelle marge de manoeuvre pour agir même si le Code criminel relève d'Ottawa.
Y-a-t-il un parti désirant mettre les bouchées doubles pour renverser ce gouvernement de dangereux idéologues et nous ramener en élection? Mais n'oublions pas que la CAQ s'est engagée dans la même voie que le Parti Québécois...
Une pétition pour empêcher les grands partis québécois de permettre l'euthanasie!
Une pétition en ligne que vous pouvez signer et qui sera expédiée au ministre fédéral de la justice Rob Nicholson pour qu'il empêche le Parti Libéral, le Parti Québécois et la CAQ d'aller de l'avant avec leur désir d'instaurer l'euthanasie. Cliquez ici pour accéder à la pétition! Le titre de l'initiative : "Vous ne passerez pas"!
