Le Parti Québécois aimerait déposer un projet de loi cet été permettant de tuer les patients au Québec
Sur le site du journal La Presse du 15 janvier 2013:
(Le gouvernement Marois sera-t-il le premier gouvernement québécois permettant aux médecins de tuer leurs patients? Alors Pauline Marois devra répondre de tous ces morts par euthanasie devant l'histoire. Son rêve d'écrire l'histoire sera alors réalisé : elle prendra place aux côtés des Trudeau, Simone Veil, Henry Morgentaler et autres calamités qui n'ont laissé pour plus important souvenir que celui du sang sur leurs mains.)
(Québec) Le gouvernement Marois compte déposer cette année, peut être même avant l'été, son projet de loi pour mettre en oeuvre les conclusions du rapport du printemps 2012 sur le droit de mourir dans la dignité, a indiqué ce matin la ministre déléguée à la Santé, Véronique Hivon.
En rendant public un volumineux rapport sur l'état du droit, mardi, le président du comité mandaté par Québec l'an dernier, Me Jean-Pierre Ménard, a souligné qu'il n'est pas question d'ouvrir la porte au «suicide assisté», permis dans certains pays. «L'ouverture est petite... très petite», a-t-il insisté.
Le projet de loi s'appuiera sur la compétence du Québec en matière de santé. Il n'autorisera donc pas des gestes qui relèveraient du Code criminel.
Les patients ne pourront demander l'interruption des soins que «quand la mort est présente», qu'il sont en fin de vie, atteints d'une maladie incurable et en proie à des souffrances psychologiques ou physiques devant lesquelles la médecine est impuissante.
Dans le cas d'un patient atteint d'alzheimer, un mandataire pourra demander la fin des soins seulement si le patient y a consenti au moment où il était conscient. Ce consentement ne devra pas être antérieur à cinq ans. Aussi, l'imminence du décès devra être évidente, a expliqué Me Ménard. Le Collège de médecins est à réfléchir sur le cadre à établir pour ces pratiques, a ajouté Mme Hivon. (...)
-Le patient ne pourra demander l'interruption des soins que « quand la mort est présente »... Si la mort est « présente », alors pourquoi faut-il la provoquer???
-En proie à des souffrances psychologiques «devant lesquelles la médecine est impuissante». C'est pour ces raisons que les médecins Belges ont expédié des jumeaux, parce qu'ils craignaient (souffrance psychologique devant laquelle la médecine est impuissante...) souffrir d'une prochaine cécité...
Après l'avortement sur demande, le Parti Québécois veut instaurer progressivement l'euthanasie sur demande. Si cela arrivait, ce serait une tache indélébile dans l'histoire du parti et une honte constante pour ses futurs membres.
Euthanasie de deux frères jumeaux en Belgique par crainte de souffrances causées par la surdité et la perte de la vue
Sur le site de lavenir.net du 12 janvier 2013 :
(Les freres jumeaux Guy et Marc, euthanasié parce qu'ils craignaient de souffrir de leur prochaine cécité)
ANVERS - Pour la première fois au monde, de «vrais jumeaux» ont fait usage du droit à l’euthanasie. Les deux hommes de 45 ans, habitant en région anversoise, étaient nés sourds et avaient peur de devenir aveugles.
(...)
La loi belge autorise l’euthanasie si le demandeur en exprime lui-même le souhait et si les médecins constatent une souffrance insupportable. Les deux frères ne souffraient pas d’une maladie en phase terminale et ne présentaient pas de douleurs physiques, mais les médecins de l’hôpital UZ Brussel ont toutefois accédé à leur demande.Les deux hommes ont été euthanasiés le 14 décembre dernier.
Mais ne vous inquiétez pas, les membres de la Commission Mourir dans la Dignité qui ont enquêté en Belgique nous ont assuré qu'ils n'ont constaté aucune pente glissante ni en Belgique, ni en Hollande. Et parions qu'ils peuvent également nous assurer qu'ils n'en verront jamais...
RTL.BE nous apporte cette information:
La Belgique a été le deuxième pays au monde, après les Pays-Bas, à légaliser l'euthanasie, le 28 mai 2002. Celle-ci est reconnue comme "un droit pour chaque malade à poser ses choix en termes de vie et de mort pour autant qu'il se trouve dans les conditions édictées par la loi". En l'occurrence, le patient doit être, au moment de sa demande, majeur (ou mineur anticipé), capable et conscient. La demande doit être formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, et ne faire l'objet d'aucune pression extérieure. Le patient doit se trouver dans une situation médicale sans issue, avec une souffrance physique et/ou psychique constante, insupportable et inapaisable. Enfin, l'état du patient doit résulter d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable.
Une version élargie de la loi en 2002
De son côté, le médecin n'est pas obligé de pratiquer l'euthanasie. Il revient donc au patient de trouver un médecin qui accède à sa demande. Dans le cas de deux frères, les médecins de l'UZ Brussel ont accepté leur demande de les laisser mourir le 14 décembre, en dépit du fait que ni l'un ni l'autre ne souffrait de maladie en phase terminale. Quelques jours après leur décès, le PS a présenté une modification de la loi de 2002 pour l'étendre aux mineurs et aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer
Et après les mineurs et les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, quelle sera la suite de cet état stable et permanent sans danger de pente glissante, selon notre humoristique commission Mourir dans la dignité?
2013 sera-t-elle l’année où l’on pourra enfin « mourir dans la dignité »?
La ministre Véronique Hivon s’est prononcée pour donner la priorité à ce dossier. Elle déposera un projet sur « l’aide » à mourir d’ici le mois de juin. Elle a mentionné qu’elle avait l’intention d’appliquer le rapport bidon de la commission « Mourir dans la dignité » où elle a siégé, rapport qui n’a pas tenu compte de l’avis de la majorité des experts et organismes qui se sont prononcés contre toute forme d’euthanasie. Mais le but de cette commission n’était pas d’obtenir leur avis… mais plutôt de laisser croire qu’on allait les écouter…Décès du président du mouvement "Vivre dans la Dignité", le Dr André Bourque
Sur le site du journal Le Messager de Verdun du 4 janvier 2012 :
(Le Dr André Bourque, président et co-fondateur du mouvement "vivre dans la dignité". De nombreux témoignages ont rappelé la bienveillance de cet homme dévoué au service des malades et des personnes vulnérables.)
(PL) - Le docteur André Bourque, président et co-fondateur du mouvement «Vivre dans la dignité», est décédé subitement le 29 décembre dernier. Personnalité médicale connue dans le Sud-Ouest et plus particulièrement dans Verdun. Le Dr Bourque fut un farouche opposant à la libéralisation de l'euthanasie.
Médecin de famille dévoué, le Dr Bourque était professeur agrégé au département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l'Université de Montréal, et chef du département de médecine générale du CHUM. Le Dr André Bourque avait son bureau à la Clinique médicale de l'Ouest et il était membre du conseil d'administration de la Clinique médicale Physergo, organisme à but non lucratif.
Depuis 2009, le Dr Bourque s'est fait connaître comme chef de file de la campagne destinée à protéger les patients vulnérables du danger posé par la légalisation éventuelle de l'euthanasie ou du suicide assisté au Québec. Cet engagement a pris tout son sens dans le débat opposant sur la place publique, les partisans et les opposants du droit à l'euthanasie qui a mené à la tenue d'une commission parlementaire à Québec.
Après la publication en mars 2012 du rapport de cette commission spéciale sur le droit de mourir dans la dignité, le Dr Bourque écrivit avec le Dr Catherine Ferrier, un manifeste intitulé « Refus médical de l'euthanasie ». Ce document, qui a reçu l'appui des chefs de file de la communauté médicale du Québec, en particulier dans les spécialités des soins palliatifs, de l'oncologie et de la gériatrie, a été signé jusqu'ici, par environ 300 médecins québécois. Rappelons que les Drs Bourque et Ferrier sont les co-fondateurs du Collectif de médecins du refus médical de l'euthanasie.
Le Dr André Bourque (1947-2012) laisse dans le deuil son épouse Marie (Grant), ses enfants et petits enfants ainsi que de nombreux frères et soeurs, neveux et nièces, amis, patients et collègues.
Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis du Dr André Bourque.
Une excellente réflexion de Lise Ravary dans le Journal de Montréal sur le maintien en vie d'une personne comateuse
Sur le site du Journal de Montréal du 12 décembre 2012:
(La mascarade de la commission "Mourir dans la dignité" prépare le terrain aux mises à mort sans consentement, comme dans les pays qui ont légalisé ce crime, avec des "restrictions sévères"...)
La Cour suprême devra trancher: la famille d’un homme maintenu en vie à Toronto refuse qu’il soit débranché par les médecins.
La famille est croyante: seul Dieu peut décider de l’heure de la mort.
La médecine est pragmatique: c’est à nous de décider parce que a) nous croyons qu’il n’y a plus d’espoir b) ça coûte cher à l’État.
Au fond, ce sont deux croyances qui s’affrontent: Dieu et la science.
En fait trois croyances. La famille qui croit que le malade peut reprendre conscience.
Les cas de malades qui reviennent à la vie après des années dans le coma sont relativement nombreux, du moins à l’échelle planétaire. En septembre dernier, un Sud-Africain est sorti d’un coma à la suite d’un accident d’auto qui l’avait laissé dans un état neuro-végétatif pendant sept ans.
Souvent, ces miraculés racontent avoir été conscients pendant toutes ces années, mais emprisonnés dans leur corps inerte.
Peut-on blâmer une famille qui voit ces nouvelles dans les médias de refuser le débranchement ?
Surtout que les médecins n’ont pas toujours toute la délicatesse nécessaire pour discuter de ces cas avec les proches parents.
Cela m’est arrivé. Ma tante, qui m’avait à toutes fins pratiques élevée, a été victime d’un grave accident d’auto qui l’a plongée dans un coma. Je fais partie de ces crétins qui ont la foi et j’ai questionné le débranchement très fortement suggéré par le médecin. Je n’étais pas en croisade contre la science, mais je trouvais que trois mois, c’était pas attendre longtemps. Il arrivait qu’elle me serre la main quand je lui parlais.
‘C’est dans votre tête,’ m’a dit le médecin, un jeune homme dans la trentaine. ‘Si votre tante se réveille, je mange mon stéthoscope.’
À partir de cet instant, choquée par son attitude cavalière, j’ai cessé de coopérer. Ce qui n’a rien changé car le membre de la famille qui détenait le mandat a permis qu’on la débranche. Elle a continué à vivre, même sans aide technologique. Comme elle tardait à mourir, on a cessé de la nourrir. Comme elle s’accrochait toujours à la vie, on a ensuite cessé de l’hydrater. Elle a fini par mourir de faim et de soif.
Une bonne affaire de faite.
Le blanc-bec de médecin ne pouvait pas me rassurer au sujet d’une possible souffrance. ’Il se peut qu’elle ressente la faim et la soif, on ne sait pas.’
(...)
"Il se peut qu'elle ressente la faim et la soif, on ne sait pas." Voilà l'aveu d'un médecin qui ne se préoccupe pas de son patient parce qu'il a jugé qu'il ne valait plus la peine qu'il vive, qu'il coûtait trop cher, et qu'il préférait donner son lit à un autre patient, plus méritant...
Et qu'il souffre ou pas, ce n'est pas son problème... Tout comme l'on sait que des médecins avorteurs, bien que la souffrance de l'enfant à naître soit médicalement connue, procède à des avortements d'enfants au dernier trimestre de la grossesse sans même lui procurer un anesthésiant, comme on le fait pour les chiens que l'on veut euthanasier...
Lise Ravary termine son article en disant : « Si le patient est incapable de faire connaître sa volonté, s’il n’a pas fait de testament biologique demandant qu’on ne prolonge pas sa vie et si la famille s’oppose au débranchement, je ne vois pas au nom de quoi ou de qui on mettrait fin à sa vie.
Pour certains d’entre nous, le seul argument économique répugne. »
Pour nombre de médecins, cet argument suffit. Et la légalisation de l'euthanasie qui approche...
Euthanasie : « un regard de commisération peut être meurtrier »
Sur le site de genethique.org du 7 décembre 2012:
(Le philosophe Damien Le Guay)
Alors que le président François Hollande s'est engagé à favoriser "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" et que le professeur Didier Sicard, président de la commission de réflexion sur la fin de vie, s'apprête à rendre son rapport à la fin du mois de décembre, Damien Le Guay, philosophe et vice-président du Comité national d'éthique du funéraire, s'interroge, dans une tribune publiée dans le quotidien La Croix: "Ne faut-il pas revenir, [avant cela] sur [la] question de la dignité?".
En premier lieu, Damien Le Guay précise que "la prise en charge de la mort dans les hôpitaux, aujourd'hui, en France, n'est pas satisfaisante", s'appuyant sur un rapport de l'Igas, de 2009 (Cf Synthèse de presse Gènéthique 10/10/12). Ainsi, il mentionne que "le constat est accablant. Les disparités de traitement sont grandes. Les lacunes, patentes - surtout autour des chambres mortuaires. Les prises en charges préventives, faibles et mal coordonées". Selon le philosophe, cette mauvaise prise en charge est due au fait que "la mort n'est pas l'une des missions de l'hôpital". Par conséquent, il s'interroge de nouveau: "Alors, avant de s'intéresser aux cas d' 'euthanasie' qui n'entreraient pas, dit-on, dans le cadre de la 'loi Léonetti', ne faudrait-il pas, avant tout, favoriser une mort confortable, la plus digne possible, pour les 500 000 personnes qui meurent chaque année en France - sans oublier leurs familles?".
En second lieu, Damien Le Guay explique qu' "il est évident que cette 'dignité' n'appartient à personne en particulier", car "elle est une qualité, non une modalité. Une exigence de tous, non une revendication particulière. Un horizon éthique, non une interruption volontaire". A propos de cette notion, il rappelle qu'il y a quelques années, Didier Sicard indiquait, dans un texte intitulé "Le coup de grâce", "que la 'dignité' est à trouver 'dans le regard porté sur celui qui est le plus faible, le plus désespéré, le plus condamné'". "Le risque", poursuivait Didier Sicard, "est alors grand, pour la personne en fin de vie, d'une double condamnation à mort: par la maladie et par le regard de l'autre. Un regard de commisération peut être meurtrier".
Enfin, le vice-président du Comité national d'éthique funéraire considère qu'il faut "insist[er] sur les différents paris de la dignité palliative". Ainsi, "quand le courage de vivre [du malade] lui fait défaut n'en cherche-t-il pas autour de lui? Ne désire-t-il pas retrouver le courage de vivre jusqu'aux dernières minutes de son existence? [...]. Il compte donc sur les vivants plus vivants que lui pour que s'opère une sorte de transfusion de confiance. Là est la raison d'être de la culture palliative".
"Mourir dans la dignité", priorité de la ministre péquiste Véronique Hivon
Sur le site de laction.com du 5 décembre 2012:
(Véronique Hivon, l'une des députés de la Commission Mourir dans la Dignité, qui n'ont pas écouté les recommandations des experts et organismes, la majorité, qui refusent toute forme d'euthanasie. La décision était probablement prise à l'avance...)
Ce dossier « Mourir dans la dignité » est du reste prioritaire pour Mme Hivon qui veut donner suite au rapport de la Commission parlementaire avec le dépôt d'un projet de loi avant l'été 2013. Un projet de loi reposerait sur trois éléments essentiels selon la ministre.
Éléments essentiels
D'abord, assurer le meilleur accès possible aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. Ensuite faire sorte que les volontés exprimées par ces personnes sur le type de soins et d'encadrement qu'elles souhaitent avoir en fin de vie soient respectées. Et finalement permettre de manière exceptionnelle, dans des cas de souffrance intolérables, qui ne peuvent être contrôlées, et à la demande expresse de la personne elle-même, de permettre une aide médicale à mourir.
Si le gouvernement s'assurait que des services de soins palliatifs de qualité soient offert à tous les québécois, avant d'offrir le service d'euthanasie, nous aurions de bonnes années de tranquilité devant nous... Mais ce n'est pas le cas. L'euthanasie sera permise alors que le système de soins palliatifs est toujours déficient... Combien de patients seront tentés par l'euthanasie en l'absence d'une unité de soins spécialisés dans le contrôle de la douleur et de l'accompagnement moral du patient en fin de vie et de sa famille?
Et le gouvernement affirme toujours qu'il y a des douleurs incurables, ne tenant pas compte du traitement de sédation palliative...
L'avenir des personnes âgées : le cas de l'Inde
Sur le site du journal Le Devoir du 26 novembre 2012:
(...)En Inde, la famille « élargie » est une véritable PME. Sous le même toit, vivent typiquement trois générations - parents, fils, épouses, filles non mariées, progéniture… Si c’est encore la norme, il reste qu’un nombre croissant d’Indiens âgés vivent seuls et que la tendance s’amplifie, corrige Harsh Mander, directeur du Centre for Equity Studies. « Les fractures qui apparaissent dans le système de la famille élargie, les migrations urbaines, la pénurie de logements dans les villes et le développement de toutes sortes de comportements sociaux plus individualistes font que l’on assiste à une brusque érosion des solidarités familiales à l’égard des personnes âgées. » En milieu rural, raconte M. Mander, le chef de famille pauvre avait d’habitude tendance à partir seul pour la ville pour se trouver du travail. Aujourd’hui, de plus en plus, il part avec sa femme et ses enfants, en abandonnant sans ressources ses parents, qui n’ont plus d’autre choix que de mendier ou de crever.
En fait, c’est une réalité que le discours social ambiant ignore complètement. Selon le Fonds des Nations Unies pour la population, environ le cinquième des Indiens âgés, que ce soit en ville ou dans les villages, vivent seuls ou avec leur conjoint, sans le secours de leurs enfants. Cette proportion atteindrait 45 % dans un État comme le Tamil Nadu. « La culture indienne a toujours valorisé ses aînés pour leur sagesse et leur expérience, mais c’est de moins en moins vrai. Aujourd’hui, c’est l’obsession de la croissance économique ; l’individu n’a de valeur que s’il produit et consomme. Dans ce scénario-là, les vieux constituent de plus en plus un fardeau. »
Il y a deux ans, l’Economist Intelligence Unit avait fait une étude comparative morbidement intitulée « Quality of Death » - commanditée par Lien Foundation, une organisation philanthropique de Singapour - sur l’accès à des soins palliatifs et de fin de vie dans 40 pays développés et émergents. Le Royaume-Uni arrivait premier, le Canada et les États-Unis 9e, sur un pied d’égalité, la Chine 37e… L’Inde ? Dernière.
(...)
Avec 1,7 enfants par couple au Québec, quel sera le sort des vieux dans 10 ans? Sans l'immigration, il serait impossible de prendre soin de la génération des baby-boomers vieillissant. Même avec l'immigration, le vieillissement de la population devient un poids, conjugué à une dette énorme, que l'on ne pourra facilement supporter. Le gouvernement a choisi l'euthanasie. Mais il faut travailler à faire cesser cette politique morbide et à courte vue. Et recommencer à donner des conditions qui permettront aux familles d'avoir un taux de fécondité moyen de 2,7 enfants!
"On ferait mieux de le laisser mourir, non?"
Sur le site de Famille Chrétienne du 16 novembre 2012, cette réponse à une interrogation sur l'acharnement thérapeutique:
Ma chère Aimée,
Ton dernier message m’a bouleversé. Tu m’écris que cet oncle Jean, que tu aimes beaucoup, est atteint d’une maladie incurable qui le fait énormément souffrir. Il demande l’euthanasie et supplie que les médecins cessent de vouloir à tout prix le soigner. « Je suis scandalisée par cet acharnement thérapeutique, écris-tu. On ferait mieux de le laisser mourir, non ? »
Tu as raison, il n’y aucune raison de prolonger à tout prix la vie d’un malade. Mais pourquoi réduire la liberté du malade à ce choix impossible entre acharnement thérapeutique ou euthanasie ? Dans les deux cas, cela ne revient-il pas à lui « voler » sa propre mort, en lui refusant ce dont il a d’abord le plus besoin : une écoute de sa souffrance et une parole humaine ?
Dans bien des cas, la demande d’euthanasie – « Faites-moi mourir » – peut être traduite par : « Soulagez ma douleur et écoutez-moi. » Si l’on satisfait à ces deux besoins, la demande du malade n’est très souvent pas réitérée. Cette réponse au cri de souffrance est celle des soins palliatifs. Je te recommande notre reportage à la Maison Sainte-Élisabeth, à Marseille pour réaliser comment une unité de soins palliatifs pourrait être un véritable lieu de vie et d’humanité pour ton oncle.
La deuxième demande du malade souffrant est de ne pas rester seul. Il a besoin plus que jamais d’une présence discrète, aimante et réconfortante. « Une société qui légitimerait l’euthanasie chercherait sans doute à échapper à l’un de ses devoirs les plus élémentaires : celui de la fraternité humaine avec les plus pauvres de ses membres », observe l’encyclopédie Théo. Ce réconfort humain est d’autant plus essentiel qu’il symbolise la présence de Dieu et la rend visible aux yeux des incroyants.
(...)
Des députés européens débattent de l'euthanasie: le goût de vivre peut quitter et... revenir
Sur le site de genethique.org du 23 novembre 2012:
(Philippe Juvin, eurodéputé)
A l'initiative de l'eurodéputé Français Philippe Juvin, la député Belge Anne Delvaux et le député Luxembourgeois Frank Engel (eurodéputés PPE) ont tous trois tenu un débat sur la fin de vie, mercredi dernier, au Parlement de Strasbourg. En outre, lors de ce débat, Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), était présent. Pour la député européenne Belge et le député européen Luxembourgois, ce débat a été l'occasion de dresser un bilan de la législation sur l'euthanasie dans leurs pays, autorisée respectivement depuis 2002 et 2009.
Tout d'abord, Anne Delvaux précise qu'en Belgique, le sujet de l'euthanasie n'est "pas du tout" clos. Détaillant l'état de la législation, elle explique que la loi belge "impose des critères très stricts". Mais à ce propos, la député regrette qu' "il ne [puisse] pas y avoir de réel contrôle" car "la commission [fédérale de contrôle belge] ne fait qu'enregistrer les déclarations que les médecins veulent bien lui envoyer". Pour Anne Delvaux, la loi "n'empêche pas des dérives". A titre d'exemple, elle "s'inquiète [...] des '3% d'euthanasies' qui ont été justifiées par la seule souffrance psychique, d'après le dernier rapport de la commission". Ainsi, l'eurodéputé Belge s'interroge: "Dans de telles conditions, la demande de mort est-elle vraiment éclairée?". En outre, elle relève "que des personnes âgées ont eu recours à l'euthanasie sans que l'on soit certain qu'elles souffraient de maladies incurables comme l'exige la loi". Enfin, elle note qu'actuellement, en Belgique, "les discussions [...] portent sur l'élargissement de la loi aux mineurs". "Sans pour autant revenir sur le principe de la dépénalisation", elle conclut en précisant que "tout cela est troublant".Prenant ensuite la parole, Jean-Luc Romero a précisé que "la question des mineurs ne doit pas être balayée du revers de la main 'en cas de très grandes souffrances', tout en admettant que 'notre pays n'en est pas là".
(...)A la suite de ces prises de paroles, Philippe Juvin, professeur de médecine et eurodéputé, "reste très sceptique quand au bien-fondé d'une telle approche en France". Tout comme l'eurodéputé Belge, "il s'inquiète de la conception extensive d'une loi prenant pour critère la souffrance psychique", d'autant que, en France, précise-t-il, "la dépression est particulièrement mal prise en charge". Souhaitant avant tout "protéger les plus vulnérables" et rappelant "l'ambivalence des demandes de mort", Philippe Juvin termine en mentionnant qu' "une étude britannique a montré que des jeunes victimes de paralysie après un accident de la route considéraient, juste après le drame, que leur vie ne valait pas la peine d'être vécue". Cependant poursuit-il, "au fil des mois, ils changeaient d'avis et quelques temps plus tard, la plupart considéraient que oui, leur vie méritait d'être vécue. Cela doit interpeller".