Dépôt aujourd'hui du projet de loi pour légaliser l'euthanasie

Le journal La Presse annonce en exclusif que le dépôt du projet de loi pour dépénaliser l'euthanasie au Québec se fera aujourd'hui:
D'ici quelques mois, les patients québécois en fin de vie pourraient bénéficier de deux nouveaux droits: celui de réclamer une aide médicale pour mettre fin à leurs jours, mais aussi celui de bénéficier des traitements de soins palliatifs dans toutes les régions de la province.
C'est du moins ce que prévoit le projet de loi que la ministre déléguée à la Santé, Véronique Hivon, espère déposer à l'Assemblée nationale dès demain, a appris La Presse.
Pivot du projet de loi, l'aide médicale à mourir a dû être définie. On s'est bien davantage orienté vers le «modèle européen», nous indiquent diverses sources bien au fait du dossier, où le médecin administre lui-même les médicaments qui mettront fin à la vie du patient. On a ainsi rejeté le modèle du suicide assisté, en vigueur dans trois États américains, ainsi qu'en Suisse.
Comme je l'ai dit hier, il en encore temps de communiquer votre désaccord avec votre député: c'est votre droit et votre devoir de le faire!
Le Dr Serge Daneault -- Euthanasie : les invasions barbares
Une conférence à ne pas manquer par le Dr Serge Daneault: Euthanasie: les invasions barbares.
http://www.youtube.com/embed/uvqZ2O_N-G0?rel=0
Dépôt du projet de loi sur l'euthanasie le 14 juin ?
Un courriel reçu en fin de semaine du groupe Vivere. Une mise-en-garde, par contre: cette information n'a pas encore été confirmée par Campagne Québec-Vie. Je vous la retransmets à titre informatif :
Groupe Vivere venons d’avoir une réunion téléphonique avec quelques députés libéraux de l’Assemblée nationale du Québec et ils nous ont annoncé que le projet de loi sur l’aide médicale à mourir (euthanasie et suicide assisté) sera déposé le 14 juin. ... Il est urgent et capital que tous et chacun joigne au moins leur propre député de l’Assemblée nationale du Québec, par courriel et par téléphone, pour leur signaler leur refus catégorique de l’aide médicale à mourir :
- aucunement nécessaire parce que le refus de traitement existe ;
- danger à la sécurité publique en raison du consentement substitué dès l’inconscience – Rapport Ménard - et trop de risque de consentement « manipulé ».
- mort atroce qu’on n’imposerait même pas à un animal (paralysie des poumons – asphyxie – ou mourir de faim ou de soif)
Même les courriels ne suffisent pas. Il faut absolument appeler ! Veuillez demander à toutes vos connaissances d’en faire autant auprès de leur député de l’assemblée nationale, c’est absolument urgent ! On ne peut pas prendre cela à la légère. Le sort du Québec et du Canada est entre nos mains. il n’y absolument rien d’autre que vos manifestations par téléphone et par courriel qui va empêcher le tsunami de l’aide médicale à mourir ! L’État du Maine vient de rejeter en masse, vendredi, un projet de loi sur le suicide assisté… en plus du New Hampshire la semaine d’avant.
Députés de l’Assemblée nationale du Québec (indiquez votre code postal)
Petite question sur le gouvernement et l'euthanasie qui fait réfléchir...
Paru sur le site de onestopnewsstand.com :
La Commission Mourir dans la dignité a bien fait, dans ses recommandations, de mettre en priorité l’amélioration de l’accès aux soins palliatifs. Toutefois, en ajoutant la recommandation de tolérer l’euthanasie, la Commission a erré de plusieurs façons: a) cela va à l’encontre de la majorité des prestations qui lui ont été faites; b) cela va à l’encontre même des soins palliatifs, lesquels mourront de leur belle mort avec l’arrivée d’une option de mort plus «expéditive» appelée «aide médicale à mourir». Ce mépris, par la Commission, de la volonté dûment exprimée du peuple, est-il garant du respect à venir de la volonté des gens qui ne voudront pas se faire euthanasier?
Réflexions de Jacques Brassard sur l'euthanasie et la volonté du gouvernement de la travestir pour la faire accepter
Sur son blog du 23 mai 2013:
(Jacques Brassard épingle la volonté du gouvernement de camoufler l'euthanasie par un vocabulaire trompeur)
Je crois utile de revenir sur la légalisation de l’euthanasie puisque, d’une part, un projet de loi en ce sens devrait être déposé bientôt(...)
J’y reviens parce que je trouve profondément fallacieuse la tentative de la ministre responsable d’assimiler l’euthanasie à une mort digne. Il y a là une volonté manifeste de créer de la confusion dans les esprits dans le but de faire adopter le projet de loi de façon précipitée.Et comme il est question de «mourir dans la dignité», il est essentiel de considérer ce concept de «dignité».Ce concept, nous dit Jacques Suandeau, de l’Académie pontificale pour la Vie, «est lié à l’appartenance du sujet à l’espèce humaine, au fait qu’il est un être humain, et donc digne de respect, quels que soient sa race, son âge, son sexe, sa condition économique ou son intelligence. La dignité humaine n’est liée à aucun critère d’aptitude, à aucune condition, sinon celle de l’appartenance à l’ordre humain.»La dignité est donc, comme disent les philosophes, «ontologique», c’est-à-dire inhérente à la nature humaine.«C’est cette dignité, poursuit Jacques Suandeau, liée au statut d’être humain qui peut être niée ou bafouée, par exemple dans la pratique de l’esclavage ou dans l’imposition de traitement volontairement avilissant».Par conséquent, la dignité d’une personne ne peut être diminuée d’aucune façon, ou même anéantie, par le fait que cette personne soit affectée par l’âge, ou la maladie, ou la perte de capacités physiques et mentales. La dignité demeure toujours pleine et entière. Et elle doit être pleinement respectée, que la personne soit bien portante ou qu’elle soit en fin de vie.«Respecter la dignité du mourant, nous dit Jacques Suandeau, c’est lui assurer les meilleures conditions de vie possibles, avec le maximum de confort physique et moral, au cours des quelques jours qui lui restent à vivre, libérant ainsi son esprit pour lui permettre de faire face à sa mort, de régler de façon responsable ses devoirs matériels, de dire adieu à ses proches, de prier (s’il est croyant).»C’est précisément ce qu’on fait dans les maisons de fin de vie, comme celle de Solican, chez moi, à Alma. On donne aux personnes les soins appropriés pour leur assurer le maximum de confort et de réconfort. Ces personnes meurent vraiment dans la dignité. Leur dignité n’est pas bafouée.L’euthanasie, ce n’est pas mourir dans la dignité. Au contraire, écrivent le philosophe Louis-André Richard et le directeur de la Maison Michel-Sarrazin, Michel L’Heureux, «abréger la vie d’un être humain par l’euthanasie serait une confirmation que cette personne mourante a un statut inférieur et n’a plus la dignité d’un être humain à part entière, dont il faudrait s’occuper avec déférence».(...)Jacques Brassard
« Il a peur que je mette fin à ses jours » Témoignage d'un médecin dans le journal Le Soleil
Sur le site du journal Le Soleil du 22 mai 2013:
«Allo Doc! Vous me donnez encore combien de temps à vivre?» me demande un de mes patients, inquiet, lors d'une visite médicale à l'Institut Universitaire en Santé Mentale de Québec (IUSMQ). Monsieur est un patient âgé, schizophrène, avec de multiples pathologies. Il fait partie de ma clientèle régulière. Il a parfois peur de mourir. Ou plutôt, il a peur que je mette fin à ses jours. Je lui ai confirmé que jamais je n'agirai ainsi et que j'allais plutôt m'efforcer de lui prodiguer des soins de qualité. Jusqu'à maintenant, le patient semble me faire confiance, mais il me revient parfois avec sa question. C'est un patient tributaire d'autrui pour l'assurance de son bien-être, de ses droits, de ses soins... et éventuellement de la poursuite de sa vie?
(...)L'euthanasie, c'est donner la mort, directement, volontairement, intentionnellement... à la suite d'une demande. Ce n'est pas une pratique médicale que je désire vivre. Face à mes patients, je veux continuer à utiliser mes qualités de médecin pour exercer selon les niveaux de soins actuellement établis, soit le traitement optimal, le traitement proportionnel ou encore, les soins palliatifs.Dr Réal BertrandIUSMQ
Mgr Bouchard participera à la Marche Printanière et invite les Québécois à y participer
Sur le site du journal Le Nouvelliste du 17 mai 2013:
(Le Diocèse de Trois-Rivières répond présent à l'appel à marcher contre l'euthanasie, demain, à Québec)
(Trois-Rivières) Mgr Luc Bouchard, évêque de Trois-Rivières, participera, le samedi 18 mai, à la «Marche printanière», un événement familial organisé pour manifester contre l'euthanasie. Rappelons que le gouvernement Marois devrait bientôt déposer un projet de loi pour encadrer l'aide médicale à mourir.Mgr Luc Bouchard «souhaite que les diocésains et les diocésaines se lèvent et prennent parole sur l'euthanasie afin qu'elle ne soit pas considérée comme un soin médical», explique le diocèse de Trois-Rivières, dans un communiqué.Sous le thème «L'euthanasie, chez nous, non merci!», le rassemblement débutera dès midi le samedi 18 mai sur les plaines d'Abraham, devant le Musée national des beaux-arts. La marche se mettra en branle à 13 h 45 en direction du parlement via la Grande-Allée. «Toute personne consciente du danger que représente l'euthanasie pour la société québécoise» est invitée à s'y rendre.Plutôt que l'euthanasie, les porte-parole de l'événement, le Dr Claude Morin, organisateur principal et urgentologue, le Dr Marc Bergeron, hémato-oncologue, et Louis-André Richard, professeur de philosophie, privilégient plutôt «que tout soit mis en oeuvre pour que la sécurité, la dignité et le confort des personnes souffrantes en fin de vie soient assurés par des soins palliatifs de qualité et universels».Toutes les informations concernant la marche sont disponibles sur le site web du Rassemblement québécois contre l'euthanasie: www.euthanasienonmerci.org.
Intéressants discours sur l'euthanasie à la radio et vidéo
Sur le site de Radio-X, le philosophe Louis-André Richard apporte des réponses très intéressantes à certaines questions. Cliquez ici
Voir également la très bonne et courte entrevue du Dr Patrick Vinay:
http://www.youtube.com/embed/JH9Fj_l3BaY
Autobus nolisé pour la Marche printanière du 18 mai contre l'euthanasie
LA MARCHE PRINTANIÈRE :
L’euthanasie, chez nous, NON MERCI!
Québec, 18 mai 2013
Autobus nolisé de luxe

La Marche printanière (organisée par le Rassemblement québécois contre l'euthanasie) contre le projet de loi permettant l’euthanasie au Québec se déroulera ce samedi 18 mai à Québec.
Vous désirez vous aussi vivre cette expérience? Un autocar nolisé par Campagne Québec-Vie vous permettra d’y participer.

Le prix du billet aller-retour est de 35$. Forfait familial disponible.
La journée se déroulera comme suit :
- 7h00 : Départ du Centre-ville (895, rue De la Gauchetière ouest)
- 9h00 : Messe à Notre-Dame du Cap – Trois-Rivières
- Midi : Rassemblement – les Plaines d’Abraham, Québec
- 13h45 : Marche vers l’Assemblée nationale du Québec
- 14h45 : Arrivée, discours et musique
- 16h30 : Fermeture
- 18h00 : Retour pour Montréal
Coût : 35$ par personne pour l’aller-retour en autobus de luxe. Forfait familial disponible.
Inscription : Avant le 17 mai, au (438) 930-8643 ou (514) 344-2686, ou par courriel au : [email protected].
Apportez votre lunch; il y aura également une cantine sur les Plaines.

Reportage de Radio-Canada sur le colloque sur l'euthanasie
Sur le site de Radio-Canada du 11 mai 2013:
(Le Dr Patrick Vinay. Clinicien de grande réputation, chercheur infatigable, spécialiste de néphrologie et autorité en matière de soins palliatifs, le Dr Vinay combat vigoureusement cette tentative du gouvernement québécois d'offrir l'euthanasie plutôt que de prendre résolument le choix d'offrir des soins palliatifs soulageant la douleur à tous les patients. Le journaliste de Radio-Canada a réussi à lui soutirer un commentaire sur un moindre mal, s'il fallait vraiment que l'euthanasie soit acceptée.)
Les opposants à l'euthanasie se sont réunis à Montréal samedi pour demander au gouvernement de Pauline Marois d'abandonner son projet de loi encadrant cette pratique, qui doit être déposé dans les prochaines semaines.
Même si seuls les patients atteints d'une maladie incurable pourraient s'en prévaloir, un groupe de médecins s'y oppose farouchement. Pour eux, cette pratique ne doit pas faire son entrée dans les hôpitaux, même si la population québécoise est majoritairement d'accord.« Ce n'est pas un endroit approprié pour donner la mort à quelqu'un. Si on ne veut pas faire autrement et qu'on doit créer une maison pour ça, bien qu'on le fasse, mais qu'on ne le fasse pas dans le système de santé publique », estime le docteur Patrick Vinay, directeur des soins palliatifs au CHUM.Dans une campagne publicitaire, ces médecins assimilent l'aide médicale à mourir au meurtre.(...)Les opposants à l'aide médicale à mourir vont continuer de faire pression sur le gouvernement Marois. Une pétition circule en ce moment et une manifestation est prévue la semaine prochaine devant l'Assemblée nationale.
Pour voir le reportage de Radio-Canada, cliquez ici.