L’Assemblée nationale valide l’assassinat en « fin de vie »

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : Freepik
Il faut appeler les choses par leur nom. En adoptant, par 305 voix contre 199, la proposition de loi Falorni sur le « droit à l’aide à mourir », l’Assemblée nationale a validé mardi soir le meurtre prémédité de personnes répondant aux critères flous de « l’affection grave et incurable… en phase avancée ». Le massacre légal s’étend : après avoir été doté d’un permis de tuer les enfants à naître en 1975 en votant l’« interruption volontaire de grossesse », le corps médical s’apprête à être mobilisé pour mettre fin à la vie des personnes « en fin de vie », directement ou par voie de complicité de suicide, par le biais de leur assassinat consenti. La victime du suicide assisté devra simplement « être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ».
Nous aurons entendu les justes dénonciations de l’agression légale, psychologique, morale qui visera — si le parcours législatif du texte qui vient de passer sa principale étape en attendant son examen par le Sénat suit son cours — les plus fragiles, les plus vulnérables. Oui, c’est vrai : c’est un basculement civilisationnel qui aura lieu alors. Ne dit-on pas que la valeur d’une civilisation se mesure à l’aune de son attitude à l’égard des plus faibles ?
Mais il faut apporter deux précisions à ce jugement.
La première : si basculement il y a, il ne s’agit nullement d’une première en France. La loi légalisant l’IVG en était un autre, et elle a bien fait huit millions de victimes au moins à ce jour — des victimes qui, elles, n’ont jamais eu leur mot à dire sur leur propre sort, même si le problème principal n’est pas là.
Lire la suiteLes demandes anticipées d’euthanasie sont illégales au Canada, des centaines de personnes en ont quand même signé

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
26 mai 2025 (LifeSiteNews) — À l’automne 2024, le Québec a autorisé les « demandes anticipées » d’euthanasie. Du 30 octobre au 17 avril, près de 650 Québécois ont rempli un formulaire autorisant leur mort par injection létale ultérieurement, lorsqu’ils seront incapables de donner leur consentement en raison d’une maladie avancée ou de déclin mental. Le Comité des Nations unies sur les droits des personnes handicapées a demandé au Canada de cesser de laisser cette pratique avoir lieu ; le Canada n’a pas encore répondu.
Les médias peuvent réagir à cette pratique de deux manières. La première est de souligner les conséquences horribles de cette pratique. Aux Pays-Bas, par exemple, une femme atteinte de démence a été maintenue physiquement par sa famille et s’est fait injecter une dose mortelle par un médecin après que le tranquillisant qui avait été glissé dans son café n’ait pas réussi à la rendre inconsciente. Elle menait une vie heureuse dans sa maison de retraite et n’avait aucune idée de ce qui se passait lorsqu’elle a été tuée. Sa famille affirme que c’est ce qu’elle aurait voulu. Le médecin a été mis hors de cause.
Une grande partie de la presse canadienne adopte l’approche inverse et publie plutôt le genre d’articles que Mourir dans la dignité souhaite si désespérément nous faire lire (en fait, je ne serais pas surpris qu’elle ait facilité beaucoup ou la plupart de ces histoires). Un grotesque article publié récemment par City News illustre cette approche.
Lire la suiteDeux commentateurs québécois suggèrent publiquement l’euthanasie des handicapés

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
20 mai 2025 (LifeSiteNews) — Le gouvernement du Québec a ouvert une enquête après qu’une femme de 24 ans souffrant d’une déficience intellectuelle et ayant les capacités mentales d’un enfant ait été emprisonnée en isolement à l’Établissement de détention Leclerc, une prison pour femmes, pendant huit jours. Le scandale a été révélé par La Presse ; le gouvernement se déclare « profondément choqué ».
Mais la réaction de Luc Ferrandez, ancien maire du Plateau-Mont-Royal, et de Nathalie Normandeau, ancienne vice-première ministre du Québec, est plus grave encore. Selon le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec, dans une missive furieuse publiée le 18 mai, les deux anciens politiciens ont suggéré, lors d’une conversation radiophonique, que l’euthanasie pourrait être la meilleure « solution » à la situation de cette femme [Le cas de « Florence » a été l’occasion pour les commentateurs de parler du manque de moyens du système de santé et de suggérer l’euthanasie des personnes handicapées prises dans ce système — et non tellement de suggérer l’euthanasie de « Florence » elle-même. Ce qui demeure honteux quand même !]*
« Nous sommes ébranlés. Nous sommes indignés. Et surtout, nous refusons de nous taire », écrit le RAPLIQ dans un communiqué de presse intitulé « Complices d'une pensée eugéniste – La honte sur nos ondes – Écœurés. Dégoûtés. En colère. »
« Cette semaine, au 98,5 FM, Luc Ferrandez et Nathalie Normandeau ont franchi une ligne rouge. Devant la situation tragique de Florence [nom fictif], une jeune femme présentant une déficience intellectuelle et emprisonnée faute de ressources adéquates, ces deux ex-politiciens devenus commentateurs ont sérieusement envisagé — à voix haute — que la “solution” pourrait être... la mort. »
Lire la suiteLe pape Léon XIV affirme la dignité des enfants à naître et des personnes âgées, et l'importance de la famille

Par Antonino Cambria — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wavebreak3/Adobe Stock
16 mai 2025, Cité du Vatican (LifeSiteNews) — Lors de son premier discours au Corps diplomatique du Vatican vendredi, le Pape Léon XIV a noté que la définition traditionnelle du mariage est le fondement de la famille et a souligné la dignité humaine des enfants à naître et des personnes âgées.
Dans son discours inaugural au Corps diplomatique du Vatican le 16 mai, le Pape Léon XIV, tout en évoquant la nécessité de construire une société pacifique et juste en investissant dans la famille, a souligné que la famille est fondée sur un « l’union stable entre un homme et une femme » et que chaque individu, y compris les enfants à naître et les personnes âgées, jouit d’une égale dignité humaine. Dans son discours, le Saint-Père a également insisté sur la nécessité de défendre la vérité chrétienne et a appelé à la paix dans le monde, en particulier dans les régions du Moyen-Orient et de l’Ukraine déchirées par la guerre.
Le Pape Léon XIV a d’abord souligné que les chefs de gouvernement devaient œuvrer à la construction de sociétés pacifiques, puis il a expliqué comment on pouvait y parvenir en investissant dans la famille, dont le fondement est l’union d’un homme et d’une femme.
« Il incombe à ceux qui ont des responsabilités gouvernementales de s’efforcer à construire des sociétés civiles harmonieuses et pacifiées. Cela peut être accompli avant tout en misant sur la famille fondée sur l’union stable entre un homme et une femme, “une société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile” », a déclaré le souverain pontife.
Lire la suiteComment on évalue, au Royaume-Uni, l’impact économique du suicide assisté et de l’euthanasie

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : George Hodan/PublicDomainPictures
La loi sur l’aide à mourir n’est pas encore passée depuis l’adoption historique du projet en novembre dernier, porté par la députée travailliste Kim Leadbeater, mais un tout récent document remue les esprits outre-Manche : il s’agit de l’étude d’impact sur l’égalité du projet de loi sur les adultes en fin de vie (Terminally Ill Adults “End of Life” Bill), publiée par le gouvernement. Autrement dit : ce que va coûter, mais surtout ce que va faire économiser au National Health Service, à l’Etat, la légalisation de l’aide médicale à mourir, c’est-à-dire du suicide assisté et de l’euthanasie des personnes « en phase terminale » qui les désirent.
Pas d’argument éthique et philosophique, mais une analyse froide et mécanique des chiffres qui a fait réagir un certain nombre de Britanniques, à commencer par « l’évêquesse » anglicane de Londres. Des millions de livres sterling contre le sacrifice de vies humaines ? Mais ce macabre matérialisme pragmatique choquera-t-il tant que cela les députés ? Nous sommes désormais à huit jours du prochain débat à la Chambre des communes.
Lire la suiteLe Père Robert Prevost, maintenant Pape Léon XIV, dénonçait la « sympathie » des médias pour « l’avortement »

Le Pape Léon XIV.
Par l’équipe de LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Edgar Beltrán/The Pillar/Wikimedia Commons
Note de l’éditeur : Le texte suivant est une transcription des remarques faites en 2012 par le Père Robert Prevost, aujourd’hui Pape Léon XIV, sur les défis de la diffusion de l’Évangile dans un monde où les médias sont souvent hostiles à son message salvateur.
12 mai 2025 (LifeSiteNews) — Les médias occidentaux sont extraordinairement efficaces pour susciter au sein du grand public une énorme sympathie pour des croyances et des pratiques qui sont en contradiction avec l’Évangile.
Par exemple, l’avortement, le mode de vie homosexuel, l’euthanasie.
Dans le meilleur des cas, la religion est tolérée par les médias de masse comme une chose banale et désuète lorsqu’elle ne s’oppose pas activement à des positions, sur des questions éthiques, que les médias ont adoptées comme étant les leurs.
Toutefois, lorsque des voix religieuses s’élèvent pour s’opposer à ces positions, les médias peuvent prendre la religion pour cible, la qualifiant d’idéologique et d’insensible aux soi-disant besoins vitaux des gens dans le monde contemporain.
Lire la suiteEnquête du procureur sur l’euthanasie d’un homme souffrant d’une terrible plaie de lit acquise à l’hôpital

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shmeljov/Adobe Stock
Le 12 avril 2024, Rachel Watts a rapporté à CBC News qu’un homme quadriplégique, Normand Meunier (66 ans), est mort par euthanasie (Aide médicale à mourir ou AMM) après avoir développé une grave escarre à l’hôpital de Saint-Jérôme, au Québec. Meunier avait subi une tragique blessure à la moelle épinière en 2022. Il est décédé par euthanasie le 29 mars 2024.
Gordon Friesen, président de la Coalition pour la prévention de l’euthanasie, a réagi au décès de Meunier en déclarant :
Lire la suiteEn janvier 2024, Normand Meunier s’est rendu au service des urgences d’un grand hôpital régional de la province de Québec, la juridiction où le taux d’euthanasie est le plus élevé au monde.
Meunier se plaignait d’une infection respiratoire potentiellement mortelle qui a été traitée avec succès pendant son séjour. Pourtant, avant même d’être officiellement admis à l’hôpital, ce patient a passé 95 heures sur une civière dans le couloir des urgences ; [cette immobilité] lui a causé une grave escarre qui l’a finalement décidé à mettre fin à ses jours en consentant à l’aide médicale à mourir.
Une femme autiste d’Alberta est à nouveau approuvée pour être euthanasiée

Par Alex Schadenberg (Coalition nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Kittiphan/Adobe Stock
Unheard a publié le 3 mai 2025 un article d’Alexander Raikin racontant l’histoire, avec des pseudonymes, de la famille albertaine dont la fille autiste a été approuvée pour l’euthanasie. En raison d’une interdiction de publication, il est impossible de communiquer les noms réels.
Cette histoire revêt une importance particulière, car Marge (MV est le nom utilisé par le tribunal) a de nouveau été approuvée pour être euthanasiée. Raikin écrit :
Lire la suiteLe 31 janvier 2024, le temps presse pour Wade. Il a tout essayé pour persuader sa fille de 28 ans, Marge, qu’elle peut aller mieux. Mais le suicide assisté de Marge avait été programmé pour le lendemain, à 14 heures, dans la maison familiale d’Alberta, au Canada. Il était horrifié. Marge était autiste, vulnérable et ne souffrait d’aucune maladie physique diagnostiquée. Son autisme la rendait différente de ses pairs — et solitaire, sans aucun doute — mais Wade savait que ce n’était pas une raison pour mettre fin à une jeune vie.
Il devait faire quelque chose. Il a donc saisi les tribunaux. La plainte qu’il a déposée en ce jour glacial d’hiver a mis Wade sur la voie d’une quête qu’aucun père ne devrait avoir à entreprendre : sauver la vie de sa fille face à un système de santé canadien qui semble parfois plus enclin à donner la mort qu’à protéger la santé. En intentant une action en justice, il a réussi à retarder la mort de Marge pendant un certain temps. Mais il est peut-être sur le point de perdre la bataille.
Soutien public à l’euthanasie : une question de vie ou de mort éternelle

Par John Smeaton (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
Le jour du vendredi de Pâques, des fidèles catholiques se sont rassemblés devant le Parlement pour une récitation publique du Rosaire, en réponse à l’appel de Voice of the Family. Cet événement marquait le point médian d’une croisade de 54 jours contre l’euthanasie, qui menace d’être légalisée par le Parlement britannique par le biais du projet de loi sur les adultes en fin de vie (Terminally Ill Adults (End of Life) Bill). Un débat décisif aura lieu le 16 mai, les députés votant pour la lecture finale du projet de loi soit à la même date, soit le 13 juin (bien que ces dates puissent changer).
Nous nous sommes retrouvés en face des Chambres du Parlement, à côté de la statue du roi George V (1910-1936), dont le médecin a admis plus tard l’avoir euthanasié. Des frères Franciscains de Marie et un frère dominicain du sanctuaire de Notre-Dame-du-Rosaire sont venus de Portsmouth, de Dundee et du nord de Londres pour se joindre aux laïcs dans une prière sincère, sous la bannière de Notre-Dame de Guadalupe, la patronne des enfants à naître et des Amériques, où les batailles contre la légalisation de l’euthanasie et de l’avortement continuent de faire rage.
Nos voix ont résonné au-dessus du brouhaha de la circulation et des touristes de Westminster, tandis que nous chantions le Regina Cæli et récitions le Rosaire, suppliant Notre Dame d’écraser la tête de l’ancien serpent et de tuer le « géant de l’euthanasie » comme David a tué Goliath, et de donner une nouvelle force aux évêques catholiques pour exclure les parlementaires catholiques de la Sainte Communion s’ils osent soutenir publiquement le projet de loi de quelque manière que ce soit.
Lire la suiteUn autre vétéran en difficulté affirme qu’Anciens Combattants Canada lui a proposé l’euthanasie

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : angelov/Adobe Stock
25 avril 2025 (LifeSiteNews) — Un autre vétéran canadien s’est manifesté, révélant que lorsqu’il a cherché de l’aide, on lui a plutôt proposé l’euthanasie.
David Baltzer, qui a servi deux fois en Afghanistan dans le régiment Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, a révélé au Toronto Sun qu’on lui avait proposé l’euthanasie le 23 décembre 2019, ce qui fait de lui, comme l’a noté le Sun, « l’un des premiers soldats canadiens à qui le gouvernement fédéral a proposé le suicide thérapeutique. »
Baltzer était alors en désaccord avec son assistant social, lorsque le suicide assisté a été évoqué au cours d’un appel avec un autre agent d’Anciens Combattants Canada.
« Je me suis demandé s’ils étaient vraiment là pour nous aider ou s’ils nous préparaient lentement à nous entendre dire “voilà une solution, tu n’as qu’à te suicider” », a déclaré Baltzer au Sun. « J’étais au plus bas, c’était juste avant Noël. Il m’a dit : “J’aimerais te faire une suggestion. Garde l’esprit ouvert, réfléchis-y, tu as essayé tout cela et rien ne semble fonctionner, mais as-tu pensé au suicide médicalement assisté ?” »
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