Un nouveau centre de soins palliatifs du Québec comprend un programme d'euthanasie pour ses patients

Par Clare Marie Merkowsky — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Shutterstock
4 septembre 2025, Saint-Charles-Borromée, Québec (LifeSiteNews) — Le plus récent centre de soins palliatifs du Québec met en lumière la crise de l’euthanasie et le vieillissement de la population dans la province.
Le 28 août dernier, un nouveau centre de soins palliatifs a ouvert ses portes à Saint-Charles-Borromée, au Québec. Il se targue d’offrir le suicide assisté ou ladite « aide médicale à mourir » (AMM), à ses patients les plus vulnérables.
« Le Pavillon offrira 10 nouveaux lits de soins palliatifs, en plus d’un volet d’aide médicale à mourir (AMM), qui viendront s’ajouter à l’offre existante dans la région », indique un communiqué de presse.
Cet établissement est l’un des premiers au Québec à combiner soins palliatifs et suicide assisté. Le projet est financé par les réseaux de santé publics et privés, y compris le gouvernement du Québec.
« Le Pavillon accueillera des personnes en fin de vie, dont le pronostic est d’environ 3 mois, lorsque le maintien à domicile n’est plus possible », indique le communiqué de presse.
Lire la suitePays-Bas : 517 personnes ont été euthanasiées sans consentement en 2021

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : CasanoWa Studio/Adobe Stock
Les Pays-Bas ont un problème avec l’euthanasie non consentie et la sous-déclaration des cas d’euthanasie depuis l’entrée en vigueur de leur loi sur l’euthanasie.
Tous les cinq ans, le gouvernement néerlandais commande une étude pour déterminer le nombre de décès dus à des décisions médicales et de fin de vie. L’étude est réalisée par des chercheurs qui envoient des questionnaires aux médecins afin de déterminer comment une personne choisie au hasard est décédée au cours d’une année donnée.
Les questions visent à déterminer le nombre de décès toutes causes confondues, y compris l’euthanasie, le suicide assisté et la suppression de la vie sans demande explicite. Les questionnaires permettent au médecin de répondre de manière anonyme, et les données permettent de découvrir le nombre réel de décès assistés au cours d’une année donnée.
L’étude néerlandaise 2021 (parue un an plus tard que d’habitude) a révélé qu’il y avait eu 9 799 décès assistés, soit 9038 décès par euthanasie, 245 décès par suicide assisté et 517 cas où on a mis fin à la vie sans demande explicite.
Je suis opposé à l’euthanasie et au suicide assisté, mais je reconnais que le fait de tuer une personne sans sa demande ou son consentement reste un homicide criminel dans presque toutes les juridictions, même lorsqu’il est toléré.
L’étude de 2021 indique qu’il y a eu 517 euthanasies non consenties aux Pays-Bas, ce qui représente environ 0,3 % de tous les décès ou 5,2 % de tous les décès assistés.
Lire la suiteLe régime canadien d’euthanasie tue déjà les personnes handicapées — il est sur le point d’empirer

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : prostooleh/Freepik
8 juillet 2025 (LifeSiteNews) — Au Canada, nous tuons les handicapés. Plus de 90 % des bébés diagnostiqués de la trisomie 21 dans l’utérus sont avortés ; les enfants à naître diagnostiqués d’autres handicaps subissent généralement le même sort. Mais pendant des décennies, notre capacitisme mortel de type nazi s’est limité à ceux qui n’étaient pas encore nés.
Avec l’élargissement de l’admissibilité à l’euthanasie aux personnes souffrant uniquement d’un handicap ou d’une maladie mentale, qui devrait entrer en vigueur en 2027, cette situation est destinée à changer. Les groupes de défense des personnes handicapées ont été presque unanimes dans leur condamnation de ce plan, qui a été retardé à deux reprises par le gouvernement libéral en raison de l’opposition de l’ensemble de la société canadienne — mais qui n’a pas été complètement annulé.
Même le Comité des droits des personnes handicapées des Nations unies, qui a examiné la conformité du Canada avec les conventions des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées au début de cette année, a conclu que le Canada s’engageait dans un « eugénisme parrainé par l’État » et a appelé le gouvernement canadien à abandonner ces plans et à faire marche arrière sur l’expansion du régime d’euthanasie. Le groupe de défense des droits des personnes handicapées Inclusion Canada, ainsi que plusieurs autres, avait écrit au comité pour tirer la sonnette d’alarme au sujet des politiques d’euthanasie du Canada.
Lire la suiteLe député conservateur Tamara Jansen dépose le projet de loi C-218 visant à interdire l'euthanasie pour seule cause de maladie mentale

Par Alex Schadenberg (Coalition pour la prévention de l’euthanasie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : anetlanda/Adobe Stock
J’ai de bonnes nouvelles.
Le 20 juin 2025, Tamara Jansen (député de Cloverdale – Langley City) a présenté à la Chambre des communes le projet de loi d’initiative parlementaire C-218 visant à interdire l’euthanasie pour cause de maladie mentale en excluant les troubles mentaux de la définition des « problèmes de santé graves et irrémédiables » à fin d’euthanasie. S’il était adopté, personne ne serait admissible à l’euthanasie pour seule raison de maladie mentale.
Le projet de loi C-218 fera probablement l’objet d’une première heure de débat en novembre 2025.
Lorsque le Canada a élargi la loi sur l’euthanasie en mars 2021 en adoptant le projet de loi C-7, l’un des élargissements de la loi autorisait l’euthanasie pour maladie mentale uniquement. À l’époque, le gouvernement a approuvé l’euthanasie pour seule raison de maladie mentale, avec un moratoire de deux ans pour donner le temps de s’y préparer.
Après deux reports, le gouvernement a de nouveau retardé l’an dernier la mise en application de l’euthanasie pour seule raison de maladie mentale jusqu’au 17 mars 2027.
Lire la suiteRoger Foley a besoin d’être nourri

Roger Foley.
Pétition par la Coalition pour la prévention de l’euthanasie — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/YouTube
Madame la ministre de la Santé, l’honorable Sylvia Jones, et le service des relations avec les patients du LHSC,
Roger Foley n’a pas mangé depuis le 6 mai 2025. Roger a besoin d’être nourri.
Roger Foley vit au London Health Sciences Centre (LHSC) depuis plus de neuf ans. Il est atteint d’une ataxie spino-cérébelleuse de type 14, une maladie neurologique dégénérative. Cette maladie provoque chez Roger une grave photosensibilité à l’éclairage normal, ce qui l’oblige à garder la lumière de sa chambre d’hôpital éteinte. Il y a plusieurs années, l’hôpital lui avait fourni un éclairage spécial, mais au début du mois de mai (2025), cet éclairage a été supprimé. Comme Roger a besoin d’un éclairage limité dans sa chambre, le personnel de l’hôpital a décidé qu’il ne pouvait pas le nourrir en toute sécurité. Roger a donc accepté d’être nourri par voie intraveineuse (IV) tout en continuant à demander l’installation d’un éclairage adapté.
L’alimentation par voie intraveineuse n’est pas une solution à long terme, car elle ne fournit pas une nutrition adéquate et peut éventuellement conduire à l’affaissement de ses veines. Il a déjà eu des problèmes avec la ligne intraveineuse.
Roger a acheté une paire de lunettes pour protéger ses yeux de la lumière et permettre un éclairage adéquat pour le nourrir. Après qu’il se soit habitué aux lunettes, l’hôpital a décidé qu’il fallait plus de lumière pour le nourrir.
Lire la suiteUn tribunal québécois confirme l’amende infligée à un bénévole faisant de la prévention du suicide

Par Anthony Murdoch — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Sebastian Duda/Adobe Stock
Waterloo, Québec (LifeSiteNews) — Un tribunal canadien a confirmé une contravention donnée à un homme pour avoir fait du bénévolat pour un groupe de prévention du suicide, le Groupe Jaspe, en faisant du porte-à-porte pour diffuser le message de la vie.
L’affaire concerne le fondateur du Groupe Jaspe, Claude Tremblay, qui a créé le groupe en 1999 après le suicide de son fils. M. Tremblay souhaite transmettre un message d’espoir aux personnes ayant des idées suicidaires. L’un de ses objectifs est de frapper à toutes les portes des 1 000 villes et villages du Québec.
Depuis, lui et son équipe de 70 bénévoles ont frappé aux portes de plus de 770 villes de la province.
Le 30 octobre 2024, cependant, la ville de Waterloo a donné une contravention à l’un des bénévoles du Groupe Jaspe pour avoir fait du porte-à-porte sans permis. Selon la ville, le bénévole avait enfreint un règlement municipal imposant l’obtention d’un permis pour la sollicitation.
Le Centre de justice pour la liberté constitutionnelle (JCCF) a aidé Le Groupe Jaspe à contester la contravention, en affirmant que les droits religieux du bénévole avaient été violés en vertu de l’article 2 (a) de la Charte canadienne des droits et libertés. L’affaire a été entendue par le tribunal municipal de Waterloo le 10 février 2025.
Lire la suiteLes établissements de soins catholiques britanniques pourraient fermer si le projet de loi sur l’euthanasie est adopté

Par Robert Jones — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : DC Studio/Freepik
27 mai 2025, Liverpool, Angleterre (LifeSiteNews) — Les hôpitaux et les maisons de soins catholiques de Grande-Bretagne pourraient être forcés de fermer si le Parlement légalise le suicide assisté, a averti Mgr John Sherrington, archevêque de Liverpool.
« Si la loi est adoptée, il sera pratiquement impossible pour les institutions confessionnelles de fonctionner sans compromettre leurs valeurs fondamentales », a déclaré l’archevêque Sherrington à Zenit.
Le prélat a supervisé les questions de vie pour les évêques d’Angleterre et du Pays de Galles. Il décrit la proposition comme une menace directe pour l’identité catholique dans le domaine des soins de santé, citant l’absence de protection de la conscience institutionnelle.
« Ce projet de loi ne contient aucune garantie solide », a-t-il déclaré, « et le fait de ne pas inclure de protection de la conscience pour les institutions est à la fois peu clairvoyant et dangereux ».
Il a également exprimé son inquiétude quant aux droits de conscience des professionnels. Bien que le projet de loi prévoie des clauses de non-participation individuelles, l’archevêque Sherrington a mis en garde contre le fait que ces clauses s’érodent souvent avec le temps : « Leur option de retrait est ensuite restreinte car l’accès aux services devient prioritaire. »
Lire la suiteL’Assemblée nationale valide l’assassinat en « fin de vie »

Par Jeanne Smits (reinformation.tv) — Photo : Freepik
Il faut appeler les choses par leur nom. En adoptant, par 305 voix contre 199, la proposition de loi Falorni sur le « droit à l’aide à mourir », l’Assemblée nationale a validé mardi soir le meurtre prémédité de personnes répondant aux critères flous de « l’affection grave et incurable… en phase avancée ». Le massacre légal s’étend : après avoir été doté d’un permis de tuer les enfants à naître en 1975 en votant l’« interruption volontaire de grossesse », le corps médical s’apprête à être mobilisé pour mettre fin à la vie des personnes « en fin de vie », directement ou par voie de complicité de suicide, par le biais de leur assassinat consenti. La victime du suicide assisté devra simplement « être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée ».
Nous aurons entendu les justes dénonciations de l’agression légale, psychologique, morale qui visera — si le parcours législatif du texte qui vient de passer sa principale étape en attendant son examen par le Sénat suit son cours — les plus fragiles, les plus vulnérables. Oui, c’est vrai : c’est un basculement civilisationnel qui aura lieu alors. Ne dit-on pas que la valeur d’une civilisation se mesure à l’aune de son attitude à l’égard des plus faibles ?
Mais il faut apporter deux précisions à ce jugement.
La première : si basculement il y a, il ne s’agit nullement d’une première en France. La loi légalisant l’IVG en était un autre, et elle a bien fait huit millions de victimes au moins à ce jour — des victimes qui, elles, n’ont jamais eu leur mot à dire sur leur propre sort, même si le problème principal n’est pas là.
Lire la suiteLes demandes anticipées d’euthanasie sont illégales au Canada, des centaines de personnes en ont quand même signé

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
26 mai 2025 (LifeSiteNews) — À l’automne 2024, le Québec a autorisé les « demandes anticipées » d’euthanasie. Du 30 octobre au 17 avril, près de 650 Québécois ont rempli un formulaire autorisant leur mort par injection létale ultérieurement, lorsqu’ils seront incapables de donner leur consentement en raison d’une maladie avancée ou de déclin mental. Le Comité des Nations unies sur les droits des personnes handicapées a demandé au Canada de cesser de laisser cette pratique avoir lieu ; le Canada n’a pas encore répondu.
Les médias peuvent réagir à cette pratique de deux manières. La première est de souligner les conséquences horribles de cette pratique. Aux Pays-Bas, par exemple, une femme atteinte de démence a été maintenue physiquement par sa famille et s’est fait injecter une dose mortelle par un médecin après que le tranquillisant qui avait été glissé dans son café n’ait pas réussi à la rendre inconsciente. Elle menait une vie heureuse dans sa maison de retraite et n’avait aucune idée de ce qui se passait lorsqu’elle a été tuée. Sa famille affirme que c’est ce qu’elle aurait voulu. Le médecin a été mis hors de cause.
Une grande partie de la presse canadienne adopte l’approche inverse et publie plutôt le genre d’articles que Mourir dans la dignité souhaite si désespérément nous faire lire (en fait, je ne serais pas surpris qu’elle ait facilité beaucoup ou la plupart de ces histoires). Un grotesque article publié récemment par City News illustre cette approche.
Lire la suiteDeux commentateurs québécois suggèrent publiquement l’euthanasie des handicapés

Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
20 mai 2025 (LifeSiteNews) — Le gouvernement du Québec a ouvert une enquête après qu’une femme de 24 ans souffrant d’une déficience intellectuelle et ayant les capacités mentales d’un enfant ait été emprisonnée en isolement à l’Établissement de détention Leclerc, une prison pour femmes, pendant huit jours. Le scandale a été révélé par La Presse ; le gouvernement se déclare « profondément choqué ».
Mais la réaction de Luc Ferrandez, ancien maire du Plateau-Mont-Royal, et de Nathalie Normandeau, ancienne vice-première ministre du Québec, est plus grave encore. Selon le Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec, dans une missive furieuse publiée le 18 mai, les deux anciens politiciens ont suggéré, lors d’une conversation radiophonique, que l’euthanasie pourrait être la meilleure « solution » à la situation de cette femme [Le cas de « Florence » a été l’occasion pour les commentateurs de parler du manque de moyens du système de santé et de suggérer l’euthanasie des personnes handicapées prises dans ce système — et non tellement de suggérer l’euthanasie de « Florence » elle-même. Ce qui demeure honteux quand même !]*
« Nous sommes ébranlés. Nous sommes indignés. Et surtout, nous refusons de nous taire », écrit le RAPLIQ dans un communiqué de presse intitulé « Complices d'une pensée eugéniste – La honte sur nos ondes – Écœurés. Dégoûtés. En colère. »
« Cette semaine, au 98,5 FM, Luc Ferrandez et Nathalie Normandeau ont franchi une ligne rouge. Devant la situation tragique de Florence [nom fictif], une jeune femme présentant une déficience intellectuelle et emprisonnée faute de ressources adéquates, ces deux ex-politiciens devenus commentateurs ont sérieusement envisagé — à voix haute — que la “solution” pourrait être... la mort. »
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