Comment le contrôle du discours restreint le débat sur l’euthanasie au Canada
Par Alicia Duncan et Kelsi Sheren (Alician Duncan), republié par la Coalition pour la prévention de l’euthanasie — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : AMARYAN/Adobe Stock
Le prix de la certitude
Le régime canadien d’aide médicale à mourir (AMM) repose sur une promesse qui est essentielle pour garder la confiance du public : celle de garantir que les personnes souhaitant bénéficier d’une aide à mourir puissent le faire dans un cadre doté de garanties rigoureuses protégeant les personnes vulnérables tout en respectant leur autonomie.
Je me suis intéressée à cette question non par idéologie, mais par expérience. En octobre 2021, ma mère est décédée en Colombie-Britannique après avoir eu recours à l’aide médicale à mourir (AMM), à la suite d’un déclin rapide marqué par une perte de poids importante, des douleurs chroniques, une détérioration de son état psychiatrique, des troubles alimentaires et un profond désespoir. Ma famille estimait que ces circonstances soulevaient de sérieuses questions concernant la vulnérabilité, la capacité de discernement, ainsi que la question de savoir si son désir de mourir reflétait une autonomie durable ou les distorsions d’une souffrance mentale non traitée.
Les questions que j'ai posées au lendemain de ces événements ont changé le cours de ma vie. Ce qui n'était au départ qu'une tentative pour comprendre comment cela avait pu arriver s'est transformé en des années d'enquête ponctuées de demandes d'accès à l'information, de plaintes auprès des autorités de régulation, et de ce qui est devenu la première enquête policière au Canada sur un décès lié à l'aide médicale à mourir. Ce travail m’a finalement amenée à témoigner à deux reprises devant des commissions parlementaires et à participer à des discussions avec des décideurs politiques au Royaume-Uni et en Écosse. Il a également servi de base à mon prochain livre, The Other Side of the Straitjacket : A Daughter’s Story of Mental Illness and Assisted Dying.
Lire la suiteUn jeune homme handicapé demande l'euthanasie faute de logement adapté
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : serhii/Adobe Stock
Joey St-Jean est en CHSLD depuis quatre ans. Il souffre d’amyotrophie spinale, une maladie génétique qui entraîne la perte progressive du contrôle des muscles du corps. Lourdement handicapé, il a besoin d’aide pour les tâches de tous les jours.
Avant d’entrer en CHSLD, il vivait chez ses grands-parents. « Avant d’entrer en hébergement, j’étais heureux, motivé et déterminé. J’avais des projets de vie, d’études, de travail. J’avais des rêves », confie-t-il à La Presse.
Placé dans une « ressource intermédiaire », Joey St-Jean ne s’y sent pas heureux, le personnel n’a pas le temps d’adapter les soins aux préférences des patients : « On doit s’adapter continuellement au personnel, parce qu’il ne va pas nécessairement prendre le temps ou n’a pas le temps de parler avec nous et de s’adapter à notre situation, à nos préférences et nos besoins. »
Dans cette situation, il se sent déshumanisé et seul : « Je me sens comme un numéro. Je ne me sens pas aimé, je ne me sens pas vivant ».
Pour se sortir de là, Joey a lancé une campagne de financement sur GoFundMe et a réussi à récolter 22 000 $. Malgré cela, ses démarches pour se payer un appartement hors du système gouvernemental et afin d’embaucher une personne pour ses soins n’ont débouché sur rien.
Lire la suite« À l’aide ! » : une euthanasie ratée met à nu l’horrible réalité qui se cache derrière « l’aide médicale à mourir »
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : wirestock/Freepik
Les défenseurs de l’euthanasie détestent ce genre d’histoires, car elles permettent au public de découvrir sans fard ce qui se cache derrière tout ce discours apaisant et médicalisé : le fait de tuer des gens.
13 juin 2026 (LifeSiteNews) — La grande victoire des militants en faveur du suicide assisté a été de « blanchir » et de « médicaliser » le fait de tuer des êtres humains. Nous ne pouvons plus utiliser des mots comme « suicide » ou « meurtre » ; nous devons au contraire recourir à un langage fallacieux et propagandiste comme « aide médicale à mourir » ou, de préférence, à l’acronyme à consonance officielle « AMM ». Le suicide et le meurtre nous mettent toujours mal à l’aise ; c’est pourquoi ces termes ont été soigneusement écartés de notre champ de vision.
La propagande sans cesse diffusée auprès du public consiste à faire croire qu’une mort par injection létale est non seulement moralement acceptable, mais aussi belle et sereine. À l’inverse, mourir de manière naturelle est présenté comme sinistre, douloureux et horrible, tant pour la personne en fin de vie que pour sa famille. La CBC et d’autres médias ont systématiquement présenté les restrictions en matière d’euthanasie comme des mesures cruelles qui obligent les gens à endurer d’atroces souffrances.
De temps à autre, on entrevoit la vérité. « En Ontario, un homme a gémi, grimacé et répété “aidez-moi” alors qu’il subissait une mort assistée par un médecin, car un des médicaments n’avait pas produit le niveau de sédation escompté, si bien qu’il était encore conscient », rapporte Sharon Kirkey dans le National Post du 3 juin.
Lire la suiteLe Québec a mené le Canada vers l'euthanasie. Il peut le ramener à la vie.
Il y a dix ans demain, le 17 juin 2016, la loi canadienne sur l'euthanasie recevait la sanction royale, et le pays inscrivait la mort administrée dans le droit du territoire. Mais l'horloge de la mort s'était mise en marche plus tôt au Canada. Des mois avant Ottawa, dès décembre 2015, le Québec avait déjà ouvert la porte, premier endroit au Canada à inscrire l'euthanasie dans la loi et à l'appeler « soin ». Le Québec a devancé le Canada. Le Québec a montré la voie ; le pays a suivi. Et une décennie plus tard, le Québec ne fait pas que devancer le Canada. Il devance le monde entier.
Vous avez peut-être vu le New York Times cette semaine. Le journal le plus influent du monde a présenté le Québec comme la capitale mondiale de l'aide médicale à mourir : 8 pour cent de tous les décès dans la province, et dans une région, Lanaudière, plus de 13 personnes sur 100 meurent désormais de cette façon. Le journaliste a visité les pièces aménagées à cet effet, lambrissées comme des chambres d'hôtel-boutique, payées par des donateurs locaux qui ont réuni les millions sans difficulté.
Comment le berceau du catholicisme au Canada est-il devenu le chef de file mondial de la mise à mort de ses malades et de ses vieillards ?
Nous approchons de la fin de notre campagne de financement estivale. Notre objectif est de 20 000 $ et, au moment où je vous écris, nous en avons atteint 77 pour cent, soit 15 400 $. Il reste donc 4 600 $ à recueillir, et seulement deux jours, aujourd'hui et demain, pour y parvenir. Faites un don aujourd'hui >>
Lire la suitePour la seule province de l'Ontario, 428 euthanasies irrégulières ont été signalées

Par Jeff Gunnarson (Coalition nationale pour la vie) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
Pour la seule province de l'Ontario, 428 euthanasies irrégulières ont été signalées
Si vous estimez que la loi doit s’appliquer à tous – surtout lorsque des vies humaines sont en jeu –, ce que vous allez lire devrait vous glacer le sang.
En 2024, un rapport a révélé que les autorités de régulation de l’euthanasie de l’Ontario avaient recensé 428 signaux d’alerte concernant d’éventuelles violations du Code criminel ou de graves manquements à la conformité en matière d’« aide médicale à mourir » entre 2018 et 2023.
Et ce, rien qu’en Ontario.
Et pas un seul cas n’a été signalé aux forces de l’ordre.
PAS UN SEUL.
Ce rapport a été publié il y a près de deux ans.
Pour être clair, certains de ces signaux d’alerte semblent n’être que le résultat d’une mauvaise gestion administrative : des dossiers incomplets, des cases non cochées, ou des documents soumis après le décès du patient. Mais d’autres soulèvent des questions bien plus inquiétantes quant au respect effectif des garanties juridiques.
Quelles que soient les erreurs commises, nous avons besoin de réponses.
Voilà pourquoi la Coalition nationale pour la vie se prépare à lancer une pétition nationale officielle exhortant le procureur général du Canada à ordonner un examen public indépendant de la surveillance de l'« aide médicale à mourir », des possibles violations du Code criminel et du non-respect des garanties existantes.
En effet, il ne s’agit pas seulement d’un problème ontarien.
L’Alberta montre la voie en prenant des mesures pour bloquer l’Aide médicale à mourir de la voie 2 — l’euthanasie pour les personnes dont la mort naturelle n’est pas raisonnablement prévisible — ainsi que l’euthanasie pour les personnes souffrant uniquement de troubles mentaux, l’euthanasie pour les mineurs et d’autres extensions dangereuses.
Mais qu’en est-il de la Nouvelle-Écosse ou de la Colombie-Britannique ? Et qu’en est-il du Québec, où le nombre de décès par euthanasie est l’un des plus élevés au Canada et où l’on s’inquiète sérieusement du respect de l’obligation d’obtenir l’accord d’un deuxième médecin ?
L’euthanasie est moralement répréhensible dans tous les cas. Dès lors que nos législateurs l’ont légalisée, nous savions que le processus finirait par présenter des failles et que les meurtres deviendraient incontrôlables.
La Coalition nationale pour la vie avait mis en garde contre cette pente glissante il y a dix ans.
Personne n’a écouté.
Depuis sa légalisation en 2016, le Canada a enregistré plus de 100 000 décès par euthanasie… Autrement dit, 100 000 personnes vulnérables ont été empoisonnées à mort par l’État.
Malgré des récits choquants, des problèmes de non-conformité récurrents et des enquêtes qui n’ont souvent lieu qu’une fois le patient décédé, nous ne constatons toujours pratiquement aucune responsabilisation.
Cela ne peut plus durer.
Nous devons agir, mais lancer une campagne de pétition nationale nécessite des ressources.
Pour faire simple, je ne peux pas faire avancer ce projet sans l’aide des meilleurs partisans de la Coalition nationale pour la vie.
Les Écritures nous rappellent de « prendre la défense de ceux qui ne peuvent parler pour eux-mêmes » et de défendre les faibles et les démunis.
Aidez-nous, s’il-vous-plaît, à faire briller la lumière de la transparence dans les recoins les plus sombres du régime d’euthanasie canadien.
Merci pour votre aide urgente
– et que Dieu vous bénisse !
Cordialement,
Jeff Gunnarson, Président de la Coalition nationale pour la vie
70 000 personnes appelant la ligne de prévention du suicide ont mentionné le « suicide assisté » comme option
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Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixel-Shot/Adobe Stovk
Dans près de 70 000 appels à la ligne de prévention du suicide 9-8-8, les personnes affirmant avoir des pensées suicidaires mentionnent également envisager le « suicide assisté », ce qui représente 7 % des 900 000 appels que la ligne a reçus.
Le Dr Allison Crawford, médecin-chef de la ligne 9-8-8, a témoigné de ces nombres devant le « Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir », ajoutant que « lorsque les personnes évoquent l'AMM [euthanasie], elles présentent un niveau de tendances suicidaires nettement plus élevé que les personnes qui appellent ou envoient des SMS sans évoquer l'AMM ».
Et on va étendre quand même l'euthanasie aux personnes souffrant de maladie mentale uniquement ? Les pro-vie le disaient dès le début : lorsque l'euthanasie aura été légalisée, les barrières sauteront les unes après les autres.
Notons aussi que 90 organismes de soutien aux personnes handicapées ou souffrant de maladie mentale ont signé une lettre demandant au gouvernement libéral de Mark Carney d'abroger l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale — qui entrera en vigueur le 17 mars 2027.
Lire la suiteUne lettre d’une psychologue contre l’euthanasie pour les personnes souffrant de maladie mentale

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : lightfield studios/Adobe Stock
Dans une lettre ouverte publiée dans le Quotidien, la psychologue Georgia Vrakas, professeur agrégé au Département de psychoéducation et travail social de l’Université du Québec à Trois-Rivières, souligne pourquoi l'extension de l'euthanasie aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale (qui entrera en vigueur le 17 mars 2027) est une mauvaise idée.
Souffrant elle-même de bipolarité, elle explique combien l'accès à diverses choses comme le logement, le travail ou des soins adéquats peut-être difficile pour les personnes atteintes de maladie mentale. Elle s'étonne que l'on veuille tant étendre l'euthanasie à ces personnes sous prétexte d'"égalité" alors qu'il y a beaucoup de travail à faire dans la société pour qu'elles soient moins discriminées dans la vie. Selon le Quotidien :
"Elles constituent des groupes les plus stigmatisés, les plus discriminés et les plus marginalisés de la société. Cela m’amène à une réflexion: on se déchire la chemise pour ne pas discriminer les personnes vivant avec une maladie mentale face à la mort, mais qui se déchire la chemise lorsqu’on nous discrimine quotidiennement alors qu’on est encore en vie? Veut-on vraiment que l’AMM devienne notre choix par défaut?"
Louant le travail des organismes de prévention du suicide, dont elle a elle-même bénéficié par le passé, elle s'inquiète de l'impact qu'aura cette extension sur la prévention du suicide. Elle souligne avec justesse qu'il n'y a pas de réelle différence entre le "suicide assisté" (ou euthanasie) et le suicide, elle se demande également s'il y a une réelle différence entre la souffrance d'une personne qui a recours au suicide et celle d'une personne qui a recours à l'euthanasie :
"Utilisons les vrais mots. Dans les deux cas, il s’agit de poser intentionnellement un geste visant à mettre fin à la souffrance par la mort."
"La différence entre les deux réside dans la personne qui pose le geste. La souffrance est-elle la même ou différente entre les deux? Nous ne le savons pas, car, à ce jour, il n’existe aucun outil validé nous permettant de distinguer la souffrance d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par suicide de celle d’une personne vivant avec une maladie mentale qui veut mourir par l’AMM."
"Pour moi, l’aide médicale à mourir pour la maladie mentale va directement à l’encontre de la mission de la prévention du suicide. Que se passera-t-il si la loi change? Est-ce que les personnes suicidaires se tourneront vers l’AMM plutôt que les centres de prévention du suicide? Je ne sais pas. À la lumière des connaissances actuelles et de notre responsabilité collective, ne faisons pas de l’aide médicale à mourir le choix par défaut des personnes vivant avec une maladie mentale. Un choix qui, en réalité, n’en est pas un."
Allocution de Georges Buscemi à la conférence de presse du 12 mai à Ottawa

De gauche à droite, Georges Buscemi de Campagne Québec-Vie, Jack Fonseca, Josie Luetke, Pete Baklinski et Brandan Tran de la Coalition nationale pour la vie, et Aleš Primc du Movement for children & families.
Georges Buscemi, président de Campagne Québec‑Vie
Mesdames, messieurs, bonjour.
Je m'appelle Georges Buscemi, je suis président de Campagne Québec‑Vie.
En 2025, le Québec est devenu, officiellement, le champion mondial de l'euthanasie. 6 268 Québécois sont morts par « aide médicale à mourir » l'an dernier — 7,9 % de tous nos décès. Trente‑six pour cent des morts par AMM au Canada surviennent chez nous, alors que nous ne représentons que vingt‑deux pour cent de la population canadienne. Et en mars 2027, on étendra cette « aide » aux personnes souffrant uniquement de maladie mentale.
Comment en sommes‑nous arrivés là?
Je tiens d'abord à rappeler deux voix québécoises — qui ne sont pas les miennes. Denise Bombardier, peu avant sa mort, s'étonnait que le seul consensus politique au Québec se forme autour d'une loi sur la mort, et elle posait la question franchement : « Le poids d'une culture de mort pèse‑t‑il sur nous? » Patrick Lagacé, dans La Presse en avril dernier, écrivait noir sur blanc que le Québec est « champion du monde » de l'AMM, et il appelait cela « un angle mort » qu'il faut regarder en face.
Pourquoi nous, et pas les autres?
En 2010, j'ai déposé devant la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité un mémoire intitulé Une fausse liberté : les 50 ans d'euthanasie au Québec. J'y prédisais un scénario : désespoir institutionnalisé, cercle vicieux, une société qui finirait par éliminer la pauvreté en éliminant les pauvres, la maladie en éliminant les malades. On m'a traité d'alarmiste. Quinze ans plus tard, je vous laisse juger.
Lire la suiteUn prêtre catholique s'est fait proposer deux fois l'euthanasie à l'hôpital général de Vancouver

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bonnontawat/Adobe Stock
Le Père Larry Holland, âgé de 79 ans, a été hospitalisé pour une fracture de la hanche, alors qu'il s'en remettait, l'euthanasie lui a été proposée deux fois, bien que son état ne fût pas terminal ; la première fois par un médecin, dans le cas où l'état du P. Holland déclinerait au cours de la convalescence ; la seconde fois, quelques semaines plus tard, par une infirmière, bien que le P. Holland eût affirmé qu'il était opposé à cette solution pour des raisons morales lors de la première proposition.
Le prêtre, « profondément choqué », qualifie ces démarches de « fausse compassion ». Reconnaissant avoir ressenti la tentation toute humaine de recourir à une solution rapide à ses douleurs, il affirme que de surmonter la souffrance peut être l'occasion de grandir spirituellement et humainement, ouvrant de « nouveaux horizons ».
Le système de santé de Vancouver a réagi en soulignant que le personnel soignant est autorisé à aborder la question de l'euthanasie avec les patients selon son « jugement clinique » (même semble-t-il, dans ce cas, si la personne a déjà dit qu'elle n'en voulait pas et qu'elle s'y opposait moralement...).
Le Père Larry Lynn, aumônier de l'archidiocèse de Vancouver, a déclaré que ce cas était sans doute « l'un des plus choquants de la nature coercitive et insensible du régime canadien d'euthanasie ».
Le P. Lynn relève d'ailleurs qu'une association pro-euthanasie, l'Association canadienne des évaluateurs et prestataires de l'AMM, avait publié un manuel conseillant de ne pas assumer que l'opposition d'un patient tenait à sa foi. Le document en question explique :
« Les professionnels de santé peuvent tirer des conclusions erronées quant à l'opinion d'une personne sur l'aide médicale à mourir ; par exemple, ils peuvent supposer qu'une patiente s'oppose à l'aide médicale à mourir parce qu'elle est une religieuse catholique, alors que des religieuses catholiques et d'autres personnes menant une vie fondée sur la foi ont sollicité l'aide médicale à mourir. »
Ce document insidieux toutefois ne propose pas de cas réels pour appuyer son énoncé. Ce document que le P. Lynn qualifie de « diabolique » a depuis été modifié, ne présentant plus l'« exemple » de la religieuse, mais faisant la même recommandation regardant les croyants.
La Colombie-Britannique a été le théâtre de combats juridiques entre le gouvernement provincial et des hospices catholiques qui s'opposent à ce que l'euthanasie soit pratiquée dans leurs murs, comme la Delta Hospice Society qui a été contrainte de céder son installation de Vancouver au système de santé publique.
Un adolescent néerlandais euthanasié pour autisme

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Canva
Si le Canada sert d'exemple repoussoir en France et en Grande-Bretagne en matière d'euthanasie, l'exemple des Pays-Bas devrait nous alerter en ce qui concerne la direction que prend le Canada.
Là-bas, un adolescent d'environ 17 ans a été euthanasié en raison de son autisme. Le jeune homme qui a demandé l'euthanasie se sentait « sans joie » et souffrait d'anxiété, de difficultés d'intégration et d'une hypersensibilité aux stimuli. Son médecin a dit n'avoir eu « aucun doute » quant à la capacité de l'adolescent à prendre une telle décision.
Eh oui, euthanasié pour cause d'autisme, alors qu'il avait la vie devant lui...
L'euthanasie pour raison de problèmes mentaux est légale depuis 2002 aux Pays-Bas et a été en pratique assez rare entre 2002 et 2010, raison pour laquelle le système néerlandais était présenté comme un modèle d'équilibre par les promoteurs de l'euthanasie, avant de grimper de façon fulgurante, notamment chez les jeunes adultes et plus récemment les mineurs.
Or, au Canada, où le nombre d'euthanasies est déjà très élevé, l'euthanasie pour seule raison de maladie mentale entrera en vigueur en mars 2027, avec des dispositions moins restrictives qu'aux Pays-Bas, ce qui laisse craindre que littéralement des milliers de personnes atteintes de problèmes mentaux demanderont la piqûre de la solution finale.