Les premiers députés d’un parti chrétien et pro-vie

Santiago Abascal, chef du Parti Vox.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Contando Estrelas/Flickr
Vox, parti espagnol formé le 12 décembre 2013 par d’anciens membres du Parti Populaire dont ils se sont séparés, a récolté ses premiers députés en Espagne le 2 décembre, et 12 d’un coup (mieux que le petit tailleur), au Parlement d'Andalousie, lors d'élections régionales.
Le Parti Vox, dirigé par Santiago Abascal, prône entre autres, d’après Wikipédia, « la monarchie, la démocratie chrétienne et les valeurs de la famille traditionnelle, » ce qui est déjà pas mal pour un parti politique. En outre, « Vox se distingue d’autres partis d’implantation récente comme UPyD, Podemos et Ciudadanos par sa position totalement hostile à l’avortement. » Santiago Abascal a d’ailleurs participé, si l’on en croit encore Wikipédia, à des Marches pour la Vie d’Espagne. Enfin, Vox est pour « la promotion de la natalité moyennant des aides familiales. » Le parti se fait bien sûr étiqueter « extrême droite » par les journalistes des grands journaux. Extrait du Journal de Montréal :
Un petit parti d’extrême droite Vox, a fait son entrée dimanche dans un parlement régional, une première en Espagne, en remportant 12 sièges aux élections en Andalousie et mis fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays […]
Après dépouillement de plus de 99 % des bulletins de vote, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) enregistre le pire résultat de son histoire en Andalousie, une région méridionale de 8,4 millions d’habitants.
Il tombe de 47 à 33 sièges (sur 109). Ceux obtenus par ses alliés de la gauche radicale ne lui suffiront pas pour parvenir à la majorité absolue de 55 sièges sur 109 et donc pour former un gouvernement.
Le PSOE dirige l’Andalousie, seul ou en coalition, depuis 1982 mais n’a pas réussi à faire reculer le chômage et a été éclaboussé par un vaste scandale dans lequel sont impliqués deux anciens présidents de la région […]
Vox, né en 2013 et opposé à l’immigration illégale et à l’indépendantisme catalan, a dépassé les prévisions des sondages qui le créditaient au mieux de cinq sièges.
[…]
Mathématiquement, en s’alliant à Vox, les deux partis de droite auraient une majorité de gouvernement avec 59 sièges. Aucun parti n’a exclu cette alliance sans précédent.
Le Vatican pourra-t-il protéger Andorre de l’avortement ?
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Il est amusant de savoir que les présidents de la République française et les évêques d’Urgell sont aussi coprinces de la Principauté d’Andorre, petit pays dans les Pyrénées entre la France et l’Espagne, qui fonctionne avec le régime de coprincipauté parlementaire. Les fonctions de coprinces sont essentielles dans le système d’Andorre et la démission de l’un d’eux le remettrait en question. En tout cas, espérons que l’Église tiendra ferme pour garder intact l’un des derniers pays d’Europe avec le Vatican, Malte et Saint-Marin où l’avortement est interdit. Extrait du Salon Beige :
… Le coprince espagnol est actuellement Mgr Joan-Enric Vives i Sicília et le coprince français est actuellement Emmanuel Macron. Le pouvoir exécutif est assuré par le chef du gouvernement, actuellement Antoni Martí.
Depuis quelques semaines, le débat sur l’avortement fait rage en Andorre. Des manifestations se sont déroulées pour la première fois fin septembre.
Le Saint-Siège a adressé une mise en garde aux autorités andorranes. Le souverain pontife a téléphoné au chef du gouvernement Antoni Martí : si l’avortement est légalisé, le Vatican ordonnera l’abdication de l’un des deux coprinces d’Andorre, l’évêque de la Seu d’Urgell.
Une solution a été imaginée par certains élus : que l’on fasse comme dans les années 90 où seul le coprince français avait signé la légalisation du divorce. L’évêque d’Urgell s’était en quelque sorte abstenu. Mais sur l’avortement, pas question de répéter ce scénario a prévenu le pape François.
Espagne : Danger d'imposition d'une éducation sexuelle selon l’idéologie du genre aux enfants de 6 ans
Par Jeanne Smits (Réinformation.TV)
Le journal du parti socialiste espagnol OkDiario vient de révéler que la proposition de loi de défense des « droits » homosexuels présentée par l’extrême gauche Podemos, progresse actuellement aux Cortes en Espagne grâce au soutien apporté par le PSOE qui est même en train de la radicaliser par le biais d’une aggravation des sanctions proposées. Les socialistes sont également prêts à imposer l’endoctrinement des enfants dès l’âge de six ans : ils doivent apprendre à s’incliner devant l’idole « LGBT » qui n’est autre que mot de ralliement des partisans de l’inversion totale de la loi naturelle et divine. L’idéologie du genre doit s’inculquer aux enfants dès le primaire pour mieux réaliser cette révolution infernale.
La commission de l’Egalité du congrès espagnole, chargée de faire passer les étapes parlementaires à cette fameuse « Loi LGBTI », se réunit précisément cette semaine pour accélérer le processus après avoir été interpellée par diverses associations se plaignant des « retards » pris. Il y a un an, en septembre 2017, c’est le congrès réuni qui a approuvé la mise du texte à l’ordre du jour ; après divers amendements il est passé en février devant la commission de l’Egalité présidée par une socialiste, Pilar Cancela.
Lire la suitePromouvoir la famille pour assurer la survie de la nation : la politique nataliste de la Hongrie
Par Olivier Bault (Reinformation.tv)
Avoir plus d’enfants est la seule manière d’assurer notre survie en tant que société, a expliqué Katalin Novák, secrétaire d’Etat à la famille et à la jeunesse en Hongrie, dans un entretien au journal espagnol ABC. Ce discours inspirera-t-il une inflexion des politiques de l’autre côté des Pyrénées ? Il serait grand temps, car le taux de fécondité en Espagne continue de baisser et n’était plus que de 1,33 en 2016. Certes, le gouvernement hongrois ne peut pas non plus crier victoire avec un taux de 1,5 enfant par femme, mais à l’inverse de l’Espagne et de la plupart des pays européens, la tendance est à la hausse. Les Hongroises n’avaient plus que 1,23 enfant en moyenne avant l’arrivée du Fidesz au pouvoir en 2010 ! Depuis la fin 2015, la Pologne dirigée par le PiS prend exemple sur les politiques natalistes hongroises, ce qui s’est traduit par une inversion modeste de tendance, puisque le taux de fécondité des Polonaises est passé en peu de temps de 1,28 enfant par femme à 1,36 parallèlement à une hausse de la part des dépenses pour les politiques familiales de 1,8 % à 3,1 % du PIB. La Hongrie, elle, y consacre désormais 5 % de son PIB. Soutenir la famille, explique Katalin Novák dans le grand quotidien espagnol de centre-droit, c’est renforcer la nation.
Avoir plus d’enfants, la seule solution pour assurer la survie de la nation
« C’est la seule voie viable pour survivre en tant que société. Il n’y a pas d’alternative. Si nous continuons ainsi, si nous sommes toujours moins nombreux, nous allons voir tout simplement les nations disparaître », a-t-elle prévenu sans ambages ses interlocuteurs espagnols. Une déclaration qui fait écho au discours sur l’état de la nation prononcé dimanche dernier par le Premier ministre Viktor Orbán. Un Viktor Orbán qui prédit la chute prochaine des nations de l’ouest du continent sous l’effet du remplacement de population en cours. « Le christianisme est le dernier espoir », a notamment clamé l’homme d’État en dénonçant le danger que font courir à toute l’Europe les politiques menées à Bruxelles, Berlin et Paris.
Lire la suiteLa réalité de l’avortement : un terrifiant suicide démographique
Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)
Tragique, la réalité de l’avortement en Espagne s’accompagne d’une baisse continue des naissances qui fait du pays l’un de ceux qui se dépeuplent le plus en Europe. Les chiffres révélés par l’office national des statistiques attestent d’un suicide démographique bien réel.
Les données officielles du ministère de la santé parlent de 93.131 avortements volontaires en Espagne en 2016, ce qui représente un taux d’avortements de 10,36 pour 1.000 femmes entre 15 et 44 ans, une proportion en hausse à la suite de l’adoption de la loi Aido qui a institué l’avortement libre jusqu’à 14 semaines de grossesse.
Les chiffres de l’avortement en Espagne : 255 morts par jour
A raison de plus de 255 interventions par jour, le massacre a touché près de 65.000 enfants à naître au cours des 8 premières semaine de grossesse, 22.407 entre la 9e et la 14e semaine, et 5.533 entre la 15e et la 22e semaine. 216 « IVG » ont frappé des tout-petits âgés de 23 semaines ou davantage.
On apprend aussi que près de 800 femmes en étaient en 2016 à leur 6e avortement ou davantage. Et plus de 33.000 femmes avaient subi entre deux et cinq avortements.
Lire la suiteL’évêque d’Almeria refuse de réembaucher une enseignante d’instruction religieuse divorcée et remariée, malgré une injonction judiciaire
Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)
Mgr Gonzalez Montes, évêque d’Almeria en Andalousie a fait savoir lundi qu’il refusera d’approuver la réembauche d’une enseignante d’instruction religieuse divorcée et remariée, Resurrección Galera, qui a obtenu la reconnaissance de l’illégalité de son licenciement pour ce motif devant les tribunaux. « Il y a des sentences qu’il est impossible de respecter », a expliqué le prélat lundi, invoquant la liberté religieuse garantie par la constitution de l’Espagne en tant que droit fondamental. « Personne ne peut m’obliger à accorder une permission religieuse d’enseigner la religion », a-t-il déclaré à propos de cette femme « remercier » en l’année scolaire 2001-2002 alors qu’elle venait d’épouser civilement un homme divorcé. Face à une résistance exemplaire du diocèse d’Almeria, la première chambre sociale du tribunal de la ville vient de publier une nouvelle injonction judiciaire obligeant lesdits diocèses, ainsi que le ministère de l’éducation et la junte d’Andalousie de réinstaller l’enseignante à son poste dans les cinq jours suivant la sentence.
Lire la suiteDoublement du nombre de changements de nom et de sexe en Espagne
Par Jeanne Smits (reinformationtv)
Depuis que l’état civil en Espagne a été soumis aux règles de l’idéologie du genre, le nombre de changements de nom et de sexe a doublé au cours de ces cinq dernières années. Un doublement qui cache un déséquilibre : ces changements ne concernent pas l’ensemble de la population mais, en priorité, les hommes et les personnes de moins de 30 ans.
Ces statistiques ont été rendues publiques par le gouvernement espagnol à la suite d’une demande du député socialiste Antonio Hurtado.
Elles portent sur les années 2012 à 2016, révélant que si 280 Espagnols ont changé de sexe et de nom au début de la période, ils ont été 459 à modifier leur état civil en 2016. Cela reste bien sûr marginal par rapport à la population espagnole mais il n’empêche: ce sont autant de dossiers qui signent la soumission de ce pays naguère chrétien aux fictions idéologiques du genre.
Lire la suiteDes centaines de milliers d'espagnols ont manifesté pour les droits des enfants à naître
Sur le site Le Salon Beige du 22 novembre 2014 :
Suite à la trahison du gouvernement du Parti Populaire sur la réforme de la loi sur l'avortement, plus de 140 associations familiales, confessionnelles et pro vie, ont appelé à manifester aujourd'hui pour protester contre l'abandon de cette promesse électorale. (...)
Sur le site de TVA, on peut trouver une vidéo de cette manifestation. À voir.
Le témoignage de l'ancien ministre de la justice espagnol sur le retrait du projet de loi protégeant les enfants à naître
Sur le site de chretiente.info du 18 novembre 2014 :
(Photo : wikimédia sans copyright)
L’ancien ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon affirme que le retrait de la réforme de la loi sur l’avortement pour laquelle il démissionna le dégoûte :
« Peu m’importe que ce soit arrivé parce qu’un lobby économique a fait pression ou parce que quelqu’un aurait pu penser que c’est un bénéfice électoral, cela m’est égal. Que ce soit pour une raison ou pour une autre, la seule chose que je ressens est du dégoût ».
Des « Ponce Pilate » il y en aura toujours...
Durs combats sur l'avortement en Espagne et en Andorre
Sur le blog de Jeanne Smits du 23 septembre 2014 :
(Gador Joya, porte-parole de Droit de vivre)
(Photo : HazteOir.org sur flickr.com, licence creative commons)
L'avant-projet de loi organique sur la protection de l'enfant conçus et les droits de la femme enceinte a été officiellement retiré en Espagne, ainsi que je le prévoyais ici le 13 septembre. Le Premier ministre Rajoy trahit ainsi ses engagements envers bon nombre de ses électeurs qui avaient clairement demandé la fin du « droit à l'avortement » et qui l'ont répété massivement lors d'une soixantaine de manifestations ce dimanche. (...)
Au cours d'une conférence de presse, la porte-parole de Derecho a Vivir (Droit de vivre), Gador Joya,
a rappelé que la modification de la loi était une « promesse électorale » et que le président du gouvernement espagnol « n'est pas fiable » : il vient de « donner la preuve qu'il est incapable d'être à l'origine du changement social ».
(Mgr Joan Enric Vives)Lire la suiteLe site hispanophone ReligionDigital annonçait lundi comme certaine l’abdication de l’archevêque d’Urgell, capitale d’Andorre, si la principauté devait légaliser l’avortement. Mgr Joan Enric Vives se refusera en tout état de cause à apposer sa signature sur une telle loi.
Andorre est un des derniers Etats d’Europe à ne pas avoir légalisé l’avortement, à l’instar de Malte ou de l’Etat du Vatican. Si ce pays possède un Parlement et élit son président, le pouvoir y est partagé historiquement entre deux coprinces, le président de la République française et l’archevêque d’Urgell, dont la signature est nécessaire pour la promulgation des lois. (...)