15 mai, date limite pour devenir membre électeur du Parti conservateur pour l’élection du chef

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pxfuel
Le 15 mai prochain est la date limite pour s’inscrire en tant que membre du Parti conservateur du Canada et pouvoir voter lors de l’élection du chef du parti.
Des quatre candidats en lices, deux sont pro-vie, Derek Sloan, avocat et député conservateur ontarien à la Chambre des communes et Leslyn Lewis, également avocate. Les deux autres candidats, Erin O’Toole et Peter MacKay sont notoirement pro-avortement.
Derek Sloan disait tout récemment dans un courriel envoyé aux membres du parti « Je n’ai pas caché le fait que je suis une personne pro-vie » :
Je suis aussi « pro-débat » et « pro-discussion ».
Et contrairement à ce que l’élite libérale continue de vous dire, non, la question de la protection de l’enfant à naître n’est pas une « question réglée ».
Comment pourrait-elle l’être ?
Ce débat est attendu depuis longtemps au Canada. Depuis trop longtemps nous avons entendu que « le débat est clos », mais la vérité pure et simple est que nous n’avons jamais eu de débat.
Pour toutes ces raisons, je vais encourager les débats parlementaires et les votes sur l’avortement ainsi que les questions reliées à l’avortement.
Je ne me fais pas d’illusions sur les perspectives que toute législation pro-vie soit adoptée bientôt au parlement, mais les cœurs et les esprits ne sont pas gagnés par le silence total.
Nous ne pouvons pas continuer à avoir peur d’avoir ces discussions, et ce publiquement.
Depuis 2005 le Parti conservateur a instauré une politique de non-appui aux lois visant l’avortement :
Selon la politique 70 de l’Énoncé de politique du PCC, « Un gouvernement conservateur ne soutiendra pas de loi visant à régir l’avortement ». Cette résolution a été adoptée lors du congrès de fondation du parti en 2005.
Cette résolution a eu l’effet de fournir une « couverture » pour les personnes pro-avortement, à l’intérieur du parti. Tout comme ils soutiennent que nous ne pouvons pas avoir un débat ou une discussion sur la question.
Échouer à imposer le silence aux conservateurs sociaux
Communiqué de presse de REAL Women of Canada
Les journalistes ne cachent pas leur parti pris en faveur des torys rouges dans leurs reportages sur la course à la direction du Parti conservateur. Leur objectif est d’éliminer la vision sociale conservatrice au Canada, qu’ils trouvent détestable, voire déplorable. Ils considèrent avoir le droit d’éliminer un à un les candidats sociaux conservateurs dans la course à la direction du parti conservateur en détruisant leur crédibilité. Ils veulent que les cinq [grands] partis excluent les valeurs sociales traditionnelles de leurs politiques et ne représentent que les opinions socialistes de la gauche. Il en résulterait un affaiblissement notable de la démocratie.
Le chef conservateur Andrew Scheer a été poursuivi sans relâche par les médias qui ont souligné ses prétendus défauts, le plus flagrant étant ses convictions catholiques romaines sur lesquelles il a fondé ses opinions [personnelles — pour ce que ça veut dire...]* sur le mariage et l’avortement.
Le candidat à la direction du parti, Richard Décarie, a été attaqué pour avoir tenu une position particulière sur les attirances envers le même sexe, contraire aux opinions des militants LGBTQ. Les opinions de M. Décarie peuvent toutefois être étayées par des études scientifiques pertinentes.
Il est significatif que ces journalistes aient décidé que le fait de défiler à la Gay Pride de Toronto constituât un test décisif pour accéder à la direction d’un parti conservateur possédant de nombreuses politiques familiales établies démocratiquement. Pourquoi les médias ne se préoccupent-ils pas des autres parades culturelles des minorités, comme le populaire Festival Caribana qui a lieu chaque été à Toronto ? Pourquoi cette discrimination ?
Le Comité organisateur de l’élection du chef du Parti conservateur (COEC) a rejeté la candidature de M. Décarie sans donner de raison.
Jim Karahalios a été le prochain candidat à être ciblé, sa candidature a également été rejetée, sans raison. M. Karahalios a fait appel de ce rejet devant la Cour supérieure de l’Ontario, sa plaidoirie devant être entendue le 15 mai 2020.
Un autre candidat social conservateur, Leslyn Lewis, est une avocate noire, ce qui place les médias dans une position délicate, puisque toute critique à son égard pourrait être considérée comme sexiste, raciste ou misogyne. C’est pourquoi elle a été épargnée par les médias.
Lire la suiteOù en est la course à la direction du Parti conservateur du Canada ?

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : taniadimas/Pixabay
Où en est rendue la course à la chefferie du Parti conservateur, seul grand parti canadien à tolérer (plus ou moins bien) les pro-vie et pro-famille en son sein ?
Si on remonte un peu dans le temps, vers le début de la course, Jean Charest, ex-premier ministre libéral et ex-chef du Parti progressiste-conservateur du Canada (PPCC—qui s’est fondu avec l’Alliance canadienne pour devenir le Parti conservateur du Canada—PCC), avait fait l’annonce de son intention d’embarquer dans la course à la chefferie. Du coup, le Québécois pro-vie Richard Décarie, qui a été impliqué pendant un certain temps dans les mécanismes du Parti, s’était lancé dans la course pour faire obstacle à M. Charest. Bien que ce dernier se soit désisté parce que le parti contenait, disait-il, trop de gens opposés à l’avortement et au « mariage gay », M. Décarie a continué dans la course.
À un point crucial de la course, la remise de 25 000 $ et 1000 signatures de membres du parti, conditions que M. Décarie remplissait, le comité organisateur l’a exclu sans explication, rejetant ainsi le pro-vie le plus expressif de la piste. Par la suite, ce même comité a exclu un autre candidat qui avait de quoi satisfaire aux exigences du parti lors de la dernière étape d’admission de la course, 300 000 $ et 3000 signatures : Jim Karahalios, dont on disait qu’il était pro-vie.
Maintenant, il ne reste plus dans la course que le député pro-vie Derek Sloan, l’avocate pro-vie Leslyn Lewis, le pro-avortement Erin O’Toole, et pro-avortement Peter MacKay (ex-chef du Parti progressiste conservateur du Canada). Tous ont rempli les exigences du parti et seront les seuls à paraître sur le bulletin de vote (à moins que les démarches de Jim Karahalios en cour pour se faire restituer sa place dans le course ne portent fruit, ou qu’il n’y ait d’autres exclusions surprises…).
Le comité organisateur de la course a pris plusieurs décisions pour faire face aux difficultés du dérangement coronaviresque. Il a tout suspendu, interdisant par exemple aux candidats de recevoir des dons jusqu’au 1er mai, date à laquelle il se penchera à nouveau sur la question de la course, afin de déterminer de nouvelles dates, reportant la date limite d’admission de membres électeurs du parti au 15 mai. Par contre, il n’a pas précisé si le vote (par la poste) serait reporté et si l’annonce de l’élection du chef ne serait pas tout simplement reportée à une date ultérieure au 27 juin, c’est-à-dire, en attendant que les bulletins de vote puissent être compilés, vérifiés, contrôlés, etc., ce qui fait dire à Derek Sloan, dans l’un de ses courriels aux membres du parti :
Si le parti s’attend à ce que les candidats cessent leur campagne et si le parti va empêcher les candidats de lever des fonds, eh bien le parti doit s’engager fermement par écrit que le vote sera vraiment retardé ! Jusqu’à maintenant, il n’y a pas d’engagement de leur part à retarder le vote.
Toutes ces manœuvres n’amèneront-elles pas Peter MacKay au pouvoir ?
Pour empêcher cela, il faut devenir membre du parti Conservateur du Canada avant le 15 mai. Si ce n'est pas déjà le cas, faites-le dès aujourd'hui.
Derek Sloan franchit la seconde étape de la course à la chefferie du Parti conservateur

Derek Sloan, député conservateur de Hastings—Lennox and Addington à la Chambre des communes et candidat à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : dereksloan.ca — Mise à jour (20 mars 2020) : Jim Karahalios est bien pro-vie et pro-famille, je retire donc de l'article, « il n'est pas si pro-famille que ça ».
Le candidat pro-vie à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, Derek Sloan, député d’Ontario franchit l'étape lui permettant d’accéder à la liste des membres du parti. M. Sloan a remis au parti ce qu’il fallait pour atteindre 150 000 $ et 2000 signatures, selon LifeSiteNews :
Le député conservateur pro-vie Derek Sloan est devenu « candidat autorisé » dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada après avoir remis les 150 000 dollars requis au parti et 2000 signatures vérifiées de membres du parti.
« Avec tous les dons et les signatures qui affluent dans cette campagne, j’ai atteint une nouvelle étape dans le parcours que je suis afin de représenter les véritables idées conservatrices dans la course à la direction du PCC », déclara M. Sloan dans un courriel adressé à ses partisans.
Rappelons que Derek Sloan est soutenu par Richard Décarie, ex-candidat à la présente course. Le pro-vie Richard Décarie s’était fait mettre hors course par le comité organisateur, et ce, sans aucune explication.
L’étape finale avant le vote :
Lire la suiteLes candidats à la direction du Parti conservateur du Canada ont jusqu’au 25 mars pour soumettre la somme de 300 000 $ et 3 000 signatures afin de rester dans la course et de se présenter au scrutin. Il reste donc à Sloan 150 000 dollars à réunir et à soumettre, ainsi que 1 000 signatures supplémentaires pour devenir un candidat officiel « vérifié».
Jusqu’à présent, il n’y a que deux candidats « vérifiés ». Six autres candidats travaillent afin de figurer sur le bulletin de vote.
4 pro-vie sur les 9 candidats de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada

Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : ilovehz/freepik
La date limite pour présenter sa candidature à la course à la direction du Parti conservateur tombait hier, trouvant neuf candidats à posséder au moins le minimum requis pour passer la première étape : 1 000 signatures de membres du parti et un dépôt de 25 000 $.
Trois candidats pro-vie ont été admis à participer à la course, Derek Sloan, Jim Karahalios et Leslyn Lewis. Le Devoir rapporte :
Il s’agit de la députée ontarienne Marilyn Gladu, de l’homme d’affaires Rick Peterson (qui est arrivé 12e sur 14 candidats en 2017), et des candidats anti-avortement Derek Sloan (député ontarien), Leslyn Lewis (une avocate torontoise) et Jim Karahalios (un avocat et militant contre la taxe carbone fédérale).
Le quatrième candidat pro-vie (mais je dirais plutôt le premier) Richard Décarie a lui aussi rempli les conditions numériques de cette étape, il lui reste cependant à passer l'épreuve du comité organisateur qui doit (en principe) vérifier que les aspirants candidats adhèrent aux principes du parti. Depuis les propos forts conservateurs de M. Décarie sur l'avortement et le « mariage gay », plusieurs personnalités et même candidats ont réclamé qu'il soit éliminé de la course sans autre forme de procès. Espérons que le comité aura assez de jugeote pour ne pas confondre les principes du parti avec sa possible orientation actuelle, comme le semble penser le journaliste du journal Le Devoir :
Deux autres candidats ont remis leur dossier de candidature dûment rempli et leur premier versement, mais leur candidature n’est pas encore confirmée, car ils doivent d’abord subir l’entrevue prévue avec le comité organisateur afin de s’assurer qu’ils partagent et respectent les positions politiques du PCC. Il s’agit de l’adjoint politique Rudy Husny (qui a travaillé pour le chef Andrew Scheer et des ministres de Stephen Harper) et l’organisateur québécois Richard Décarie.
Comme cet article ne dit pas grand chose sur les antécédent de M. Décarie, disons en substance qu'il a été entre autres « directeur de cabinet adjoint au Cabinet du chef de l’opposition officielle de Stephen Harper » lorsque celui-ci « était chef de l’Alliance canadienne et du nouveau Parti conservateur. M. Décarie a également été « organisateur en chef de la campagne du Québec pour leadership gagnant du Parti conservateur du Canada », d'après son site de campagne.
Lire la suiteL’étape des 1000 signatures et des 25 000$ de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : raulmorales/Pixabay
Le Parti conservateur du Canada est en effervescence depuis la démission de son chef Andrew Scheer, qui le remplacera ? Bientôt l’une des dates limites cruciales sera atteinte : le 27 février au plus tard, les aspirants candidats à la course à la chefferie devront avoir remis au parti 1000 signatures de membres du parti et un dépôt de 25 000 $.
Précisons que les 1000 signataires doivent en plus ou avoir renouvelé leur adhésion au parti depuis 21 jours avant la date butoir, ou être devenus membres depuis 21 jours avant la même date, soit le 6 février. On peut aider plusieurs candidats par les signatures, et il est important d’avoir plusieurs candidats pro-vie dans la course.
Jusqu’à maintenant, seulement 4 candidats ont vu leur candidature acceptée : Leslyn Lewis, Marilyn Gladu, Erin O’Toole et Peter MacKay.
Des 4 candidats approuvés jusqu’à ce point (car il y a d’autres étapes), Leslyn Lewis est le meilleur. Leslyn Lewis est avocate et directrice associée d’un cabinet d’avocats de services exhaustifs (Lewis Law professional corporation). Par ailleurs Mme Lewis est appuyée par Campaign Life Coalition (CLC), organisme pro-vie aux définitions sévères sur la question de l’avortement, on peut donc être sûr qu’elle a un bon fond moral. Cependant, elle essaierait de tenir une position centrale afin d’attirer le plus de votes possible au sein du parti, ce qui veut sans doute dire qu’elle serait favorable à des projets de loi contre l’avortement, le « mariage gay », ou du moins neutre sur ses questions. Jusqu’à maintenant, elle a décliné toute entrevue avec un des gros médias canadiens. Si vous voulez aider Mme Lewis, allez ici.
De Marylin Gladu, il ne sera pas nécessaire de dire plus que ceci : elle est pro-avortement, pro-LGBT et elle marchera à la parade gay du 28 juin, jour suivant celui de l’élection du chef du parti. Autrement, selon LifeSiteNews, « Mme Gladu a également déclaré qu’elle soutiendrait les projets de loi d’initiative parlementaire qui “restreindraient l’avortement” ».
Quant à Erin O’Toole (qui a copié le slogan « Vrai bleu » de Richard Décarie, pro-vie et aspirant candidat, en affichant un « True Blue Leadership » sur son site de campagne), lui aussi est pro-avortement, pro-LGBT, et marcherait bien à la parade gay, si ce n’était que les policiers en uniformes ne sont pas autorisés à parader avec le reste de la bande !
Et Peter MacKay, qui a siégé à plusieurs ministères et qui a été promu meilleur candidat par les médias et les potentats, est pro-avortement et pro-etc., et mènerait la course d’après un récent sondage. Avoir Peter MacKay à la tête du parti en ferait un autre Parti libéral d’après Richard Décarie, ainsi que de l’avis du pourtant « progressiste » Erin O’Toole, qui estime que M. Mackay transformerait le Parti conservateur en « Parti libéral rose » (Liberal-party lite). M. MacKay d’ailleurs dénigre les convictions dites conservatrices, selon LifesiteNews : « Le candidat MacKay a déclaré après l’élection [fédérale 2019] que les opinions socialement conservatrices du chef Andrew Scheer pendaient au cou de celui-ci comme un “albatros puant”. »
D’autres candidats ne s’étant pas encore qualifiés pour entrer officiellement dans la course se sont annoncés, travaillant cette tâche colossale que de ramasser les 1000 premières signatures et les premiers 25 000 $, ayant affiché ou non un site internet de campagne. Je ne retiendrais des divers concurrents que les 3 suivants : Richard Décarie, Derek Sloan et Jim Karahalios.
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