La vie avant la naissance : le statut de personne de l’enfant à naître

Par Liam Gibson (Voice of the Family) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : SciePro/Adobe Stock
Dans un geste politique destiné à faire avancer la campagne pour la dépénalisation de l’avortement jusqu’à la naissance en Angleterre et au Pays de Galles, le Royal College of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG) a publié le 25 janvier 2024 un document intitulé Involvement of the police and external agencies following abortion, pregnancy loss and unexpected delivery guidance for healthcare staff (Implication de la police et des agences externes à la suite d’un avortement, d’une fausse-couche ou d’un accouchement inopiné). Ce document, rédigé avec la participation de l’industrie de l’avortement, indique au personnel médical que, quelles que soient les circonstances ou le stade de la gestation, « il n’est jamais dans l’intérêt public d’enquêter sur une patiente soupçonnée d’avoir mis fin à sa propre grossesse ». [1] Il menace ensuite de sanctions disciplinaires toute personne qui, sans raison valable, informe les autorités d’un cas potentiel d’avortement illégal, en déclarant :
« Lorsqu’il s’agit de déterminer s’il existe une justification valable pour rompre la confidentialité afin de protéger la sécurité d’autrui, la “sécurité du fœtus” n’est pas une raison valable, car, en droit, le fœtus n’a pas le statut de personne ». [2]
Pour illustrer la dissonance cognitive qui s’est emparée de la vie publique au Royaume-Uni, quatre semaines plus tard, le 22 février, le ministère de la Santé et des Affaires sociales a lancé un programme visant à offrir des « certificats de perte de bébé » aux parents d’enfants décédés avant d’avoir atteint la 24e semaine de grossesse. Il était déjà possible d’enregistrer comme mort-nés les enfants nés d’une fausse-couche après ce stade. Bien qu’un certificat de perte de bébé ne soit pas un document légal, ce programme signifie qu’il existe désormais une reconnaissance officielle, tout au long de la grossesse, « d’une vie perdue » [3], ce qui contredit manifestement l’affirmation du RCOG selon laquelle « le fœtus n’a pas le statut de personne ».
Bien entendu, cette tentative de nier l’humanité des enfants à naître n’est que le dernier exemple en date de l’utilisation de la sémantique pour justifier la violence meurtrière à l’encontre d’un groupe vulnérable. Avant que l’État nazi n’ait déclaré que les Juifs ne sont pas des personnes, le juriste Karl Binding et le psychiatre Alfred Hoche avaient publié conjointement Die Freigabe der Vernichtung lebensunwerten Lebens — « La permission de détruire la vie indigne de la vie » [4] — qui justifiait, d’un point de vue compassionnel et économique, l’utilisation du terme « mort mentale » pour justifier le meurtre des personnes profondément handicapées en les qualifiant de « leere menschliche Ärmel » — « manches humaines vides ». [5] La désignation moderne d’« état végétatif persistant » est à peine moins déshumanisante. Bien qu’elle soit censée faire référence à leur état de conscience, elle est fréquemment utilisée pour décrire les patients. En 1993, dans l’affaire qui a autorisé les médecins britanniques à affamer et à déshydrater leurs patients, l’équipe médicale de Tony Bland a fait valoir que la nourriture et les liquides qui lui étaient administrés artificiellement constituaient un traitement médical futile, incapable d’inverser la lésion catastrophique de son cerveau. La Chambre des Lords a consciencieusement accepté, le juge Hoffman décrivant le jeune Bland, âgé de 22 ans, comme « grotesquement vivant ». [6]
Mis à part les tests fastidieux de la « personnalité », un observateur impartial n’aurait aucune difficulté à reconnaître que le fœtus est pleinement vivant, conscient et qu’il est un être humain à part entière.
Lire la suiteElon Musk : « Les enfants à naître n’ont pas de voix »
Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie
5 décembre 2023 (LifeSiteNews) — Elon Musk a déclaré que « les enfants à naître n’ont pas de voix » en réponse à une vidéo de Jane Goodall, contributrice au Forum économique mondial (WEF) et partisane du contrôle de la population.
« Elle a tout faux », écrit Elon Musk sur X, l’ex-Twitter. « Argumenter en faveur de la réduction de l’humanité, c’est argumenter en faveur du génocide. Les enfants à naître n’ont pas de voix. »
Les commentaires de Musk ont été faits en réponse à un extrait vidéo d’une ancienne entrevue publié par « Wide Awake Media », dans laquelle Goodall plaide en faveur de la réduction de la population humaine.
« Si j’étais autorisée à changer certaines choses, si j’avais ce pouvoir magique, j’aimerais, sans causer de douleur ou de souffrance, réduire le nombre de personnes sur la planète parce que nous sommes trop nombreux », a déclaré Mme Goodall. « C’est une planète dont les ressources sont limitées, et nous les épuisons. »
Lire la suiteAprès une fausse-couche, une mère partage les photos de son bébé de 9 semaines pour montrer « la créativité et la merveille de Dieu »

Par Priscilla et Reed J (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Priscilla J
Note de la rédaction : Récemment, la fondatrice et présidente de Live Action, Lila Rose, a écrit un courriel en l’honneur du Mois de la sensibilisation à la grossesse et à la perte d’enfant, dans lequel elle racontait l’histoire de sa propre fausse-couche au début de l’année 2021. Une mère endeuillée lui a répondu en partageant des photos de son enfant. Voici quelques pensées et sentiments exprimés dans ce courriel, qui sont uniquement ceux de l’auteur.
Quelque chose dans mon cœur me dit de répondre à ce courriel — premièrement — pour vous dire merci, merci, merci d’avoir exprimé si éloquemment une expérience que tant de gens vivent. Deuxièmement, parce que cela est si récent pour moi... Il y a quelques semaines, le 6 octobre, j’ai accouché naturellement pendant 4 heures à la maison et j’ai donné naissance à notre bébé, lors d’une fausse-couche à 11,5 semaines de grossesse, mais le bébé avait la taille d’un petit de 9 semaines.
Cela fait un moment que j’envisage d’envoyer un courriel à Live Action, car cette expérience traumatisante, mais révélatrice s’est produite alors que je vous suivais depuis un certain temps. Si vous vous sentez à l’aise pour les ouvrir et les voir, j’ai joint des photos en noir et blanc de notre adorable bébé d’un pouce. Je crois qu’elles sont une preuve que ce que la société considère comme un « amas de cellules » est en fait un miraculeux petit être humain aux traits complexes. Chaque fois que je montre ces photos de notre adorable bébé, les gens sont extrêmement surpris et disent qu’ils n’ont jamais rien vu de tel auparavant (y compris mon obstétricien-gynécologue et d’autres professionnels de la médecine).
Lire la suiteLe Canada abandonne-t-il ses femmes enceintes ?

Par Liana Gordon (The Interim) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Unsplash
Arianna Goberdhan avait 27 ans lorsqu’elle a été brutalement assassinée par son mari à Pickering, en Ontario. Elle était enceinte de neuf mois de leur bébé, Asaara, le premier petit-enfant de Sherri Goberdhan. Selon elle, Asaara avait de longs cils et des cheveux noirs, tout comme sa mère. Bien qu’elle repose dans les bras de sa mère, la loi canadienne reconnaît qu’une seule victime a été enterrée ce jour-là.
Cette histoire s’est répétée au moins 80 fois dans l’histoire récente du Canada.
Le corps de Carolyn Marie Sinclair, enceinte, a été découvert dans un sac à ordures à Winnipeg. Bien qu’il ait tué deux femmes — dont l’une était enceinte — et qu’il ait été condamné à 99 reprises, son meurtrier ne fait face qu’à 18 ans de prison.
Liana White avait 29 ans et était enceinte de quatre mois de son deuxième enfant lorsqu’elle a été assassinée à Edmonton. Son meurtrier a bénéficié d’une libération conditionnelle partielle sous la forme de multiples permissions de sortir sans surveillance après avoir purgé 15 ans de prison et a obtenu une libération conditionnelle totale en juin.
Cheryl Bau-Tremblay avait 28 ans lorsqu’elle a été assassinée par son ex-mari à Belœil, au Québec. Bien qu’elle ait été enceinte de cinq mois, aucune charge supplémentaire n’a été retenue contre son meurtrier pour la mort de son enfant à naître. Son meurtrier a été condamné à 12 ans de prison sans possibilité de libération conditionnelle.
Lire la suitePour la première fois, des médecins réussissent une opération au cerveau chez un bébé à naître
Par Cassy Fiano-Chesser (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie
Des médecins de Boston ont récemment pratiqué une incroyable opération du cerveau sur un enfant à naître, alors qu’il était encore dans l’utérus, afin de lui sauver la vie. D’autres interventions chirurgicales ont été réalisées in utero, mais c’est la première fois que cette procédure particulière est effectuée.
Les détails de l’opération ont été publiés cette semaine dans la revue médicale Stroke. Une malformation de la veine de Galien (VOGM) a été diagnostiquée chez la petite fille à 30 semaines, une malformation rare des vaisseaux sanguins à l’intérieur du cerveau. Environ la moitié des enfants diagnostiqués avec une VOGM ont une malformation qui ne peut pas être corrigée, ce qui entraîne la mort peu après la naissance. Cependant, pour les enfants dont la malformation peut être traitée, le pronostic est très bon.
Selon la MIT Technology Review, les parents de la petite fille se sont inscrits à un essai clinique après avoir reçu le diagnostic dans l’espoir de lui sauver la vie.
« Avec le temps, la veine se gonfle comme un ballon », explique Darren Orbach, radiologue à l’hôpital pour enfants de Boston (Massachusetts), qui traite les bébés nés avec cette maladie. « Tout d’un coup, le cœur du nouveau-né est soumis à un énorme fardeau. La plupart des bébés atteints de cette maladie deviennent très malades, très rapidement ».
Mario Ganau, neurochirurgien consultant à l’hôpital universitaire d’Oxford, au Royaume-Uni, explique également : « Le sang est volé au reste de la circulation. » Dans la plupart des cas, les médecins tentent de corriger la malformation après la naissance ; malheureusement, il est alors parfois trop tard.
Lire la suiteUn politicien manitobain veut protéger les avorteurs tuant des enfants à naître provenant d’États où l’avortement est illégal

Par Pete Baklinski — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : DCStudio/Freepik
Le 28 avril 2023 (Coalition nationale pour la Vie) — Un projet de loi choquant a été récemment introduit dans la province canadienne du Manitoba qui protégerait les avorteurs provinciaux contre les poursuites étrangères s’ils avortaient un bébé américain provenant d’un État où l’avortement est illégal.
Ce projet de loi permet aux avorteurs manitobains de cibler et de détruire des bébés destinés à devenir des citoyens américains et de ne pas subir de répercussions juridiques de la part de ces États pour avoir assassiné des personnes étrangères.
Le projet de loi 211 a été présenté par la députée néo-démocrate Nahanni Fontaine en novembre de l’année dernière. Il a été débattu à l’assemblée législative le 27 avril, où il a été présenté en deuxième lecture. Mme Fontaine a déjà parrainé des projets de loi visant à priver les défenseurs de la vie de leur liberté d’expression lorsqu’ils mènent des actions de sensibilisation à proximité de lieux où des avortements sont pratiqués. Jusqu’à présent, ses efforts ont été vains.
Le nouveau projet de loi de Mme Fontaine modifierait la « loi sur l’exécution réciproque des jugements » en y ajoutant un nouvel article intitulé « Le jugement étranger relatif à l’interruption de grossesse n’est pas exécutoire ». Le nouvel article se lirait comme suit : « Le jugement d’un tribunal de première instance situé à l’extérieur du Manitoba concernant la prestation de services médicaux légaux au Manitoba pour l’interruption de grossesse, y compris la prescription, la délivrance ou l’administration d’un médicament pour interrompre la grossesse, est réputé contraire à l’ordre public. »
Lire la suiteDes pays d’Amérique du Sud célèbrent la Journée de l’enfant à naître par des marches pro-vie le jour de la fête de l’Annonciation

Marche pour la Vie au Pérou.
Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : David Lizarzaburo/Marcha por la Vida
30 mars 2023 (LifeSiteNews) — Des pays d’Amérique du Sud, l’Argentine, l’Équateur et le Pérou, ont célébré la fête de l’Annonciation le 25 mars comme la Journée de l’enfant à naître avec de grandes marches pro-vie.
Samedi, 20 000 personnes ont participé à la Marche pour la vie à Buenos Aires, en Argentine, où la Journée de l’enfant à naître a été célébrée pour la première fois en 1999 à la suite d’une déclaration présidentielle du président argentin Carlos Menem. Son décret indiquait que « selon notre constitution et notre législation civile, la vie commence au moment de la conception », une position dont la législature argentine s’est tragiquement écartée depuis.
À l’époque de son institution, la Journée de l’enfant à naître a reçu le soutien du pape Jean-Paul II, qui a écrit dans une lettre : « J’espère que chacun profitera de la Journée internationale de l’enfant à naître pour sensibiliser davantage à la dignité de la vie humaine, pour prier afin que cessent les crimes violents contre la vie naissante, pour la guérison de ceux qui ont provoqué un avortement, qui l’ont encouragé ou qui y ont participé, pour que chaque vie, sans exception, soit chérie et aimée, pour tous ceux qui travaillent inlassablement à défendre et à servir la vie, et pour que notre nation devienne une véritable culture de la vie. »
En 2020, le législateur argentin a légalisé l’avortement sur demande dans tout le pays jusqu’à 14 semaines de grossesse. Parlant de l’espoir d’abroger la loi sur l’avortement, la dirigeante pro-vie argentine Ana Belén Marmora a déclaré à propos des marches organisées dans tout le pays : « Cela est important, car si nous voulons vraiment abroger la loi désastreuse sur l’avortement, plus que jamais, nous devons montrer clairement que ce n’est pas fini et que personne ici n’abandonne ».
D’autres marches ont eu lieu samedi en Argentine dans les villes de Salta, Tucumán, Bahía Blanca, Corrientes, Mar de Plata, Córdoba et Santiago del Estero.
De même, des milliers de pro-vie ont défilé dans les villes équatoriennes de Quito, Guayaquil et Cuenca. La Journée de l’enfant à naître a été instituée en Équateur par le président Alfredo Palacios González par un décret de 2006 qui reconnaît l’enfant conçu comme une personne. Ce décret garantit « le droit à la vie, en reconnaissant expressément le bébé comme un être humain vivant et une personne juridique qui ne peut faire l’objet d’aucune discrimination en raison de son état d’enfant à naître ».
Lire la suiteUne petite fille à naître meurt dans l’accident de voiture causé par une célébrité française dopée à la cocaïne

Pierre Palmade.
Par Jeanne Smits — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (côtés flous rajoutés) : Georges Biard/Wikimedia Commons /Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 (non transposée)
16 février 2023, Paris (LifeSiteNews) — L’acteur comique français Pierre Palmade, 54 ans, fait l’objet d’une enquête pour homicide involontaire après la mort d’un enfant à naître dans un grave accident de voiture survenu vendredi dernier lorsque sa voiture a quitté sa voie sur une petite route de campagne au sud de Paris et a percuté un véhicule venant en direction opposée.
Palmade conduisait sous l’emprise de la cocaïne et d’autres drogues, ont révélé les tests médicaux. Selon le procureur de la République, Jean-Michel Bourlès, l’acteur avait probablement consommé des drogues « chemsex » avant l’accident. Les rapports qui ont suivi l’accident ont affirmé que le comédien avait organisé une orgie de 24 heures à son domicile avec quatre jeunes hommes et qu’il avait pris le volant pour aller acheter de la nourriture dans un supermarché voisin.
Si, dans un premier temps, de nombreux Français ont été choqués d’apprendre que l’humoriste luttait pour sa vie à l’unité de soins intensifs, leur choc s’est transformé en colère lorsqu’ils ont appris les détails tragiques et troublants de l’accident, en particulier la mort d’un enfant à naître de six mois, qui a été largement commentée dans les médias français.
Deux jeunes hommes dans la vingtaine et la trentaine qui se trouvaient dans la voiture de Palmade au moment de l’accident ont été vus en train de fuir les lieux. Ils ont depuis été arrêtés et sont interrogés ; l’un d’eux est un trafiquant de drogue connu.
Quatre personnes, dont Palmade, ont été gravement blessées dans l’accident. Un homme de 38 ans et son fils de 6 ans, gravement défiguré, sont toujours aux soins intensifs à l’heure où nous écrivons ces lignes, tandis que la belle-sœur de l’homme, âgée de 27 ans et enceinte de six mois de son premier enfant, est hors de danger.
La femme a pu sortir de la voiture juste après la collision et on l’a entendue crier à plusieurs reprises : « Mon enfant, mon enfant ! » Les témoins de l’accident ont commencé à fouiller le champ voisin, pensant qu’elle cherchait un enfant qui avait été éjecté de la voiture. Mais c’est le sort de son bébé à naître qui a plongé la pauvre jeune mère dans un état de panique.
Après l’accident, elle a subi une césarienne pour sauver son bébé, mais malheureusement, la petite fille qu’elle portait est morte. Le calvaire de cette femme n’est pas terminé : en raison des lois et de la jurisprudence françaises — qui ont évolué sous la pression de ceux qui ont peur de porter atteinte au « droit » à l’avortement —, son bébé doit subir une autopsie pour déterminer s’il était « viable » et s’il a respiré en dehors du ventre de sa mère. Si ce n’est pas le cas, et même si Palmade est jugé et reconnu pénalement responsable de l’accident et condamné pour conduite dangereuse sous l’emprise de stupéfiants, il n’y aura pas de condamnation pour « homicide involontaire » car un enfant à naître n’a pas de statut juridique et n’obtient la reconnaissance de sa personnalité que lorsqu’il peut être démontré qu’il n’est pas mort alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère.
Lire la suite« La complainte de l’embryon »
Par le Père Augustin-Marie Aubry (chemere.org)
Nous reproduisons ici, avec la permission du site chemere.org, « La complainte de l’embryon » qui met en valeur l’enfant à naître dont la vie sera brutalement enlevée par l’avortement. A.H.
Je ne vois pas encore le jour. Je suis au creux de ma mère, lové tout au centre de celle qui me porte. Je suis minuscule, en moi se concentre toute la puissance de ce qui deviendra un homme. Je suis un embryon. L’homme et la femme qui m’ont conçu, mon père et ma mère, ont été embryon avant moi. Un embryon est fait pour grandir, devenir homme ou femme. Devenu grand, je pourrai à mon tour concevoir des embryons. Je suis un maillon dans la chaîne de l’existence.
Ma vie ne tient qu’à un fil, ma vie ne tient qu’à ce cordon qui me relie à ma mère. Par ce fil, je reçois tout. Comme un poisson dans un aquarium, je vis et flotte dans un liquide qui me protège. Je suis en sécurité, recroquevillé au creux de ma mère.
Tout concentré, les yeux fermés, les poings serrés, je me déploie lentement, minute par minute. Peu à peu, je sens, j’entends ce monde qui entoure le ventre de ma mère. Mystérieusement, je grandis dans cette chambre secrète, silencieuse, où tous les sons me parviennent assourdis comme si je vivais dans du coton. Je distingue déjà des sons graves, des sons aigus. Il y a un monde au-dehors et je me prépare à le conquérir. Je grandis pour le découvrir.
Mais le fil de ma vie est trop ténu, mon existence est trop secrète, ma présence est trop cachée. Je ne peux me défendre avec mes yeux fermés et mes petits poings serrés. Je ne peux crier. Je suis trop petit, je suis minuscule, je ne suis qu’un embryon.
Je suis là, mais on ne me voit pas. Je suis là, mais on ne veut pas de moi. Je ne blesse personne, mais on en veut à ma vie. Je ne fais rien et je suis déjà un danger. Je suis innocent, mais je suis déjà condamné.
Le monde du dehors a décidé que moi au-dedans je n’étais pas attendu, que je n’étais pas le bienvenu. Je suis là, dedans, mais dehors personne ne veut s’occuper de moi. On ne veut pas de moi. Je suis minuscule, mais je dérange. Je ne crie pas, je ne fais pas de bruit, je ne bouge presque pas, mais je gêne déjà.
Ma vie va s’arrêter à l’intérieur. L’extérieur m’est interdit. On va m’éliminer. On va me tuer. Je ne sais pas pourquoi. Je n’ai pas demandé à venir à l’existence. Maintenant que j’existe, on veut me faire retourner au néant. On veut briser la chaîne. Je ne comprends pas. Je ne suis qu’un embryon, dont le monde ne veut pas. Je vais rester dans la nuit. Je ne verrai pas le jour.
Aidez-moi !
Père Augustin-Marie Aubry
Actuailes n° 86
Cathay Wagantall dépose un projet de loi pour protéger davantage les femmes enceintes

Cathay Wagantall, député conservateur à la Chambre des communes.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : parlvu.parl.gc.ca
Le député conservateur, Cathay Wagantall, a déposé le projet de loi C-311, Loi modifiant le Code criminel (violence envers les femmes enceintes), le 31 janvier 2023 à la Chambre des communes du Canada.
Mme Wagantall déclare dans un communiqué de presse vouloir protéger les femmes enceintes, et leur enfant à naître, des violences conjugales dont un certain nombre d’entre elles ont été victimes récemment au Canada, selon le site du député Cathay Wagantall :
Lire la suite« C’est un honneur de présenter un projet de loi qui contribuera grandement à lutter contre la violence à l’égard de certaines des personnes les plus vulnérables de notre société : les femmes enceintes et les enfants qu’elles portent à terme », a déclaré Mme Wagantall. « Les femmes sont plus exposées à la violence de leur partenaire intime lorsqu’elles sont enceintes, mais les conséquences auxquelles leurs agresseurs font actuellement face ne répondent pertinemment pas aux crimes commis. »
Une fois adopté, le projet de loi C-311 ajoutera deux nouvelles circonstances aggravantes au Code criminel du Canada. Les crimes consistant à agresser sciemment une femme enceinte et à causer des dommages physiques ou émotionnels à une femme enceinte seront pris en compte par les juges en fonction de leur gravité au cours du processus de détermination de la peine.
La Loi sur la violence envers les femmes enceintes intervient à la suite de plus de quatre-vingts cas récents au Canada de femmes qui ont été tuées, alors qu’elles étaient enceintes, par des hommes qui savaient qu’elles l’étaient. Selon Mme Wagantall, les meurtriers ont intentionnellement cherché à faire du mal à la mère ou, dans de nombreux cas, à mettre fin à la grossesse.
« Le Canada laisse tomber ses femmes enceintes et leurs enfants à naître », a poursuivi Mme Wagantall. « Les peines prononcées par nos tribunaux devraient être proportionnelles au crime. Notre pays a besoin de cette loi pour garantir que les criminels qui attaquent ou tuent une femme enceinte soient condamnés de manière appropriée par nos tribunaux. »