Les pro-vie veulent offrir de l’aide aux femmes près des avortoirs

Brian Jenkins dans le parc Lahaie, en face de la clinique Morgentaler qui était de l'autre côté du boulevard Saint-Joseph.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Campagne Québec-Vie
Campagne Québec-Vie (CQV) est actuellement en procès contre les zones-bulles de 50 m entourant les lieux où les avortements sont opérés, qui interdisent de « tenter de dissuader une femme » d’obtenir un avortement, afin de pouvoir offrir de l’aide à ces femmes enceintes qui, parfois, pensent qu’elles n’ont pas d’autres choix que de recourir à l’avortement.
Georges Buscemi et Brian Jenkins de CQV ainsi que la Dre Roseline Lebel Caron ont contesté la semaine dernière devant la juge Lysane Cree de la Cour supérieure du Québec la loi québécoise établissant les zones-bulles.
Comme je le disais plus haut, ce que nous demandons, c’est de pouvoir proposer aux femmes se rendant à la clinique d’avortement de l’aide. Pourquoi donc, diront certains ? Parce que l’avortement est un geste terrible où l’on met fin à la vie d’un enfant à naître, un geste qui va à l’encontre de la nature même de la femme et qui peut entraîner de vifs regrets, ainsi que des séquelles physiques et psychologiques. Certaines femmes d’ailleurs désireraient pouvoir garder leur enfant : c’est pour cela que nous voudrions être là pour les y aider.
Or, à 50 m du lieu où sont opérés les avortements, beaucoup moins de femmes auront la chance de voir notre message. D’ailleurs, c’était l’intention du législateur Gaétan Barrette, alors ministre de la Santé, de nous éloigner afin que nous ayons moins d’impact, négatif selon lui, mais positif selon nous.
Lire la suiteAvortement : Lettre ouverte au ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette

Assez récemment, Campagne Québec-Vie rapportait que les pro-vie de Montréal avaient reçu une injonction leur interdisant de s'approcher de plus d'une certaine distance des cliniques d'avortement. Puis le 6 décembre 2016 l'Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi nº 92, dont l'auteur est Gaétan Barrette, étendant cette interdiction à toute la province. La présente lettre, écrite par Norman W. Lower, aborde un aspect de cette loi.
Monsieur Barrette,
Le titre modifié du projet de loi nº 92 (loi adoptée le 6 décembre dernier) contient les mots suivants: « service d'interruption volontaire de grossesse. »
Hein? Comment? Je sais ce que veulent dire « service » et « volontaire », mais « interruption de grossesse »? Ça signifie quoi ça, Gaétan? De quoi s'agit-il exactement?
D'abord c'est un fait scientifique, que tout le monde sait vraiment, que la vie commence à la conception.
Ensuite, selon le Reader's Digest Great Encyclopedic Dictionary (édition 1975), grossesse - "pregnancy" - veut dire: "The state or quality of being pregnant" - l'état ou la qualité d'être enceinte. Alors le terme « interruption de grossesse » doit signifier l'élimination d'une vie humaine à naître (ou de deux vies dans le cas de jumelles/-jumeaux, ou de trois...), tandis que le terme « interruption volontaire de grossesse « doit signifier l'élimination volontaire d'une vie humaine à naître (ou de deux vies ou de trois...).
En d'autre mots, « interruption volontaire de grossesse » veut dire un avortement provoqué. Suis-je correct jusqu'ici?
Cependant - et soyons honnête - le terme « interruption de grossesse » n'est-il pas un euphémisme qui adoucit/cache une très dure réalité (où « tout le monde n'en parle pas »* n'ose pas en parler)? « Appelons les choses par leur nom, » disait le chroniqueur Richard Martineau. Alors l'avortement provoqué, en toute réalité, c'est « l'infanticide prénatal, » ou l'euthanasie assistée d'un enfant à naître, » ou pire encore, « le massacre d'un bébé à naître, » ou encore « un acte de terrorisme. »
Concernant ce dernier, voici ce que j'ai écrit dans une lettre au rédacteur de la revue Catholic Insight (Toronto) et publiée dans le numéro de février 2015:
Le terrorisme actuel met en évidence une terrible contradiction au sein même de notre société: tout en condamnant les attaques terroristes, et ce à juste titre, les Canadiens commettent chaque année 100 000 actes de terrorisme au moyen de l'avortement (résultat: 100 000 morts). À mon avis, le mot de Shakespeare « Oh comme nous sommes fous nous mortels » pourrait s'appliquer à nous: « Oh comme nous sommes hypocrites nous Canadiens. » [ Traduction libre] .
Batinse, Gaétan, le Québec a-t-il un avenir? Le Saint pape Jean-Paul II disait: « Un peuple qui tue ses enfants n'a pas d'avenir. »
Mais « tout le monde n'en parle pas » n'ose pas en parler.
Semble-t-il que l'infanticide prénatal volontaire est maintenant considéré un peu partout dans le monde comme un droit fondamental d'une maman, et que ce droit a la préséance sur le droit à la vie inaliénable de son enfant à naître.
Ben coudonc...
Bien à vous,
Norman W. Lower
*« Tout le monde en parle » est le titre d'un talk show (du bavardage à ne plus finir, rarement instructif) à la télé de Radio Canada.
Lettre ouverte d'un pro-vie à une journaliste du Plateau Mont-Royal
Chère journaliste du Plateau Mont-Royal,
Je me présente : mon nom est Georges Buscemi. Je suis président de l’organisme Campagne Québec-Vie, voué à la défense de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle, ce qui signifie, selon vous, que j’ai le désir irrépressible de contrôler votre utérus. J’ai lu avec intérêt votre billet dans lequel vous exprimiez votre désaccord avec notre activité de conseiller de trottoir, activité à laquelle le ministre Gaétan Barrette veut mettre un terme, en imposant un périmètre de 50m autour des avortoirs du Québec. D’ailleurs, vous avez raison de vous révolter contre nous. Il faut de la mauvaise volonté pour défendre une cause « jurassique » comme la nôtre – Je vous écris donc pour me repentir.
Vous avez raison : un être humain enfoui dans le cachot humide d’un goulag –ou le cachot humide du goulag qu’est devenu le ventre d’une mère qui choisit l’avortement— n’a de ce fait plus aucune valeur, et doit donc être privé de tout droit, jusqu’à être démembré, jeté dans les déchets biologiques et incinéré sans cérémonie.
Lire la suiteLe ministre Barrette qui prône l'euthanasie manifeste son âgisme...
Sur le site du Journal de Montréal du 10 juillet 2014 :
(Le père de l'assurance-maladie, s'est vu mettre au placard par le père de l'euthanasie...)
(Photo : Christophe Laborderie sur wikimédia.org, licence creative commons)
Le père de l’assurance-maladie Claude Castonguay est trop vieux pour donner son opinion sur les affaires publiques, estime Gaétan Barrette, qui considère que sa lettre ouverte pour demander la tête du ministre Bolduc est de la «foutaise.»
«S’il n’est pas capable de prendre sa retraite, Claude Castonguay, quelqu’un devrait peut-être lui dire de la prendre», a lancé le ministre de la Santé Gaétan Barrette mercredi à l’entrée du conseil des ministres.
(...)
Gaétan Barrette a fait preuve «d’âgisme» en demandant à Claude Castonguay de prendre sa retraite, affirme le réseau FADOQ.
«Je pense qu’il a voulu discréditer les propos de M. Castonguay en montrant son âge. C’est épouvantable. Un représentant du peuple, ministre de la Santé en plus, qui dit ça… ce n’est vraiment pas un bon exemple», a dénoncé Lyne Rémillard, directrice adjointe du Réseau FADOQ, lors d’une entrevue téléphonique avec le Journal.
La Fédération de l'âge d'or du Québec s'indigne avec raison de l'attitude du Ministre Barrette. Cette attitude dénote un manque de considération évident envers les personne âgées. Pas étonnant que c'est ce ministre qui a repris le cheval de bataille de l'euthanasie...