Le Sénat du Wisconsin approuve un projet de loi autorisant la dissolution des corps et leur envoi aux égouts

Par Raymond Wolfe — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pxfuel
Madison, Wisconsin, 13 mai 2021 (LifeSiteNews) — Les sénateurs du Wisconsin ont approuvé plus tôt cette semaine un projet de loi permettant de dissoudre les cadavres dans un bain chimique et de les jeter comme des eaux usées.
Le projet de loi, Senate Bill 228, autorise une pratique appelée hydrolyse alcaline, ou « crémation à l’eau », qui liquéfie le corps humain en utilisant un mélange d’eau, de chaleur et d’agents chimiques, ne laissant que les os. Le liquide est ensuite déversé dans le réseau d’égouts ou éliminé par ébullition, et les os peuvent être broyés et déposés dans une urne.
Le Sénat, dirigé par les républicains, a adopté la loi sans débat mardi, malgré l’objection des évêques catholiques du Wisconsin.
« L’enseignement catholique est centré sur la vie et la dignité de la personne humaine parce que chaque personne est créée à l’image et à la ressemblance de Dieu », a écrit Kim Vercauteren, directrice générale de la Conférence catholique du Wisconsin, à la commission sénatoriale de la santé. « Le cœur, l’esprit, la chair, les os et même l’ADN d’une personne humaine sont tous les éléments d’une création unique qui doit être honorée même après la mort. »
« Notre préoccupation est qu’avec l’hydrolyse alcaline, les restes sont déversés dans un système d’eaux usées comme si le corps créé par Dieu n’avait jamais existé », a ajouté Vercauteren. « Les eaux usées n’honorent pas le caractère sacré du corps, et ne permettent pas aux endeuillés d’honorer les morts après leur décès. »
Lire la suiteDeux Montréalais veulent mourir par euthanasie même s’ils ne sont pas en fin de vie
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Deux Montréalais fortement handicapés veulent voir le jour de leur mort plus rapidement arriver par le biais de « l’aide médicale à mourir, » c’est-à-dire l’euthanasie, seulement, comme ils ne sont pas en fin de vie, ils n’ont pas accès à l’euthanasie. C’est pourquoi ils contestent les lois devant les tribunaux. D’après le Journal de Montréal :
« Je ne suis pas suicidaire, je n’ai pas de maladie psychiatrique, je veux continuer à contrôler ma destinée », a affirmé avec détermination Nicole Gladu, en sortant de la salle d’audience au palais de justice de Montréal, lundi.
Contrôler sa destinée… Cela ne devrait pas primer sur la protection de la vie. Comme si on contrôlait la plupart des facteurs qui influent sur notre « destinée, » c’est Dieu qui dirige notre « destinée, » bien qu’il nous laisse faire des choix, heureux… ou malheureux. En tout cas, vouloir mettre fin à ses jours est une attitude suicidaire.
Mais à 73 ans, et avec des problèmes de santé qui lui causent de la souffrance physique, elle a décidé qu’elle voulait mourir dans la dignité, avec un verre de champagne et un canapé de foie gras, et surtout avec l’aide d’un médecin.
C’est dire si l’évocation d’une coupe de champagne ou d’un canapé de foie gras fait surgir en moi des images de dignité… Ce n’est pas dans les objets extérieurs que l’on trouve la dignité ni dans le confort, mais dans notre conduite et en Dieu.
Lire la suiteLe député Stephen Woodworth dépose une nouvelle motion
Sur le site du journal Le Devoir du 9 avril 2014 :
(Photo : wikimédia sans copyright)
La motion du député conservateur Stephen Woodworth demandant que toutes les lois canadiennes soient interprétées de manière à reconnaître « la valeur égale et la dignité » de tout être humain sera mise aux voix ce jeudi. (...)
Voilà qui mettra les pendules à l'heure! Qui osera avouer qu'il fait de la discrimination en considérant les enfants à naître, indéniablement des êtres humains, comme n'ayant pas le droit d'avoir une valeur égale et une dignité égale à celle de tout autre être humain?
Nouvelle motion contre l'avortement du député conservateur Stephen Woodworth, pour le respect de tout être humain
Sur le site du journal Le Devoir du 21 novembre 2013 :
(Photo : dierk Schaefer sur flickr.com, licence Creative commons)
(Si tout être humain naît libre et égal, cela signifie clairement qu'il est un être humain dès avant la naissance...)
(...)
La motion ne fait pas référence à l'avortement spécifiquement, mais demande à ce que «toute loi canadienne soit interprétée de manière à reconnaître l'égalité de la valeur et la dignité de quiconque qui est dans les faits un être humain».
(...)
C'est une évidence, mais aujourd'hui, ce qui est évident ne l'est plus pour tout le monde...
Cet article du journal Le Devoir du 22 novembre 2013 met bien cela en évidence...
Les animaux avant les hommes...
Sur le site du journal La Presse du 23 juillet 2013, cet article du professeur de philosophie François Doyon:
(Certains humains sont considérés par certaines personnes et philosophes, comme Peter Singer, comme des sous-personnes, alors que des animaux auraient une plus grande dignité en raison d'un état d'auto-conscience plus élevé qu'un bébé, par exemple...)
(...)Je trouve étrange de voir les droits des animaux plus âprement défendus que les droits de la personne. Sommes-nous en train de devenir antihumanistes?La lutte contre la cruauté envers les animaux est une bonne chose. Mais nous aurions pu espérer que le militantisme pour la reconnaissance de droits aux animaux s'accompagne d'une plus grande sollicitude à l'égard des humains.On observe malheureusement que l'humanisation des animaux s'accompagne d'une inquiétante animalisation de l'être humain. Nous sommes devenus matérialistes, le but de la vie semble être la poursuite de tous les plaisirs possibles, et notre système économique nous considère comme des ressources plus exploitables qu'humaines.Au sein de cette société, plusieurs intellectuels se croient progressistes en militant pour l'abandon de la consommation de viande et l'abolition de toute forme d'exploitation animale. La cause est noble, mais comment se fait-il qu'il n'y ait pas un plus grand empressement à mettre un terme une fois pour toutes à l'exploitation humaine? Aurait-on intériorisé l'éthique matérialiste de l'idéologie capitaliste?On dénonce Stéphane Gendron sur les médias sociaux avec des appareils dont les écrans tactiles sont fabriqués avec des minerais extraits par des enfants esclaves sans même savoir que les profits réalisés par l'exploitation de ces minerais financent des guerres sanglantes en Afrique, des guerres dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. Pourquoi l'opinion publique ne se soulève-t-elle pas contre cette situation?(...)La défense des animaux nous offre une façon commode de soulager notre conscience sans remettre en question les fondements de notre dysfonctionnel système économique.Je ne suis pas contre la défense des animaux, mais je pense qu'une société qui juge la souffrance animale plus scandaleuse que la souffrance humaine est une société qui a un énorme problème.
Effectivement, une société qui accorde plus de protection et de valeur à un embryon de boeuf ou d'aigle qu'à un enfant à naître est inhumaine, de plus en plus animale, sauvagement.