Le ressac antifrançais

Par l’historien Jean-Claude Dupuis Ph. D. — Photo : RogerMosley/Pixabay
Si les Canadiens-français avaient continué d’avoir leur natalité d’antan, s’ils n’étaient pas tombés dans les divorces religieux et matrimonial et s’ils ne s’étaient pas adonnés à la contraception et à l’avortement, ils seraient un peuple florissant et le gouvernement (qui serait alors sans doute tout autre) n’aurait pu faire entrer autant d’immigrants. — CQV
Les coupures budgétaires du gouvernement de l’Ontario dans les services en français et les préjugés francophobes qui animent le nouveau gouvernement du Nouveau-Brunswick soulèvent la question de la place du bilinguisme au Canada. Le discours méprisant, voire raciste, de certains anglophones envers la minorité française nous rappelle les sombres heures de l’abolition des écoles bilingues de l’Ontario par le Règlement 17 (1912) ou des écoles franco-catholiques par les Common School Act au Nouveau-Brunswick (1871) et au Manitoba (1890).
André Laurendeau, le coprésident de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme (1963-1968) qui a recommandé l’adoption de la loi fédérale sur les langues officielles (1969), a dit un jour qu’il avait été surpris de découvrir le poids politique disproportionné de la communauté anglo-québécoise dans la fédération canadienne. Les Anglo-Québécois, disait-il, se sentaient menacés par la montée du nationalisme canadien-français. Ils voulaient donc imposer le bilinguisme à tout le Canada pour empêcher l’unilinguisme français de triompher au Québec. L’histoire a confirmé la prédiction d’André Laurendeau. Pierre Elliott Trudeau aura été essentiellement le défenseur des Anglais de Montréal. Sa Charte des Droits et Libertés (1982) visait d’abord à contrer la Loi 101.
Lire la suiteQuelques mythes sur la fécondité en Afrique — ou l’alarmisme trompeur de l’ONU
Par Jeanne Smits (Réinformation.TV)
C’est un lieu commun que d’affirmer que l’Afrique subsaharienne souffre d’une surpopulation « insoutenable », annonciatrice d’un tsunami migratoire inouï vers l’Europe dans les décennies à venir, liée à une pauvreté et un sous-développement causés par la fécondité des Africaines. Du côté de l’ONU, les rapports abondent qui dénoncent la lenteur de la « transition démographique » d’Afrique Noire, annonçant périodiquement un relèvement des estimations de la population africaine pour 2050. Mais cette hausse inexorable est avant tout liée à un certain nombre de mythes auxquels souscrivent les statisticiens, de telle sorte que l’alarmisme de l’ONU se révèle trompeur, selon une étude réalisée par Lyman Stone de l’Institute for Family Studies.
Les réévaluations à la hausse sont dues selon lui au fait que les démographes ont, par le passé, systématiquement surestimé la baisse de la fertilité en Afrique. A quoi s’ajoutent des projections à long terme : de nombreux chercheurs évoquent une population de 4 milliards d’âmes en Afrique à l’horizon 2100, alors que la marge d’erreur à prendre en compte sur 80 ans est d’une « importance phénoménale ». Elle est même si grande qu’il faudrait tout simplement ignorer les prédictions sur des dates aussi lointaines.
La fécondité en Afrique n’est pas aussi importante que le prétend l’ONU
Les projections de l’ONU indiquent une remontée progressive du taux de fécondité en Afrique au fil du temps. De quoi croire que la fertilité continue de remonter. Mais c’est le contraire qui est vrai : en Afrique subsaharienne, le nombre attendu d’enfants par femme en âge de procréer a plafonné aux alentours de 6,5 jusqu’en 1985 environ, et ne cesse de descendre depuis lors pour atteindre en 2016 environ 4,5 enfants par femme. En clair : en moyenne, les familles africaines comptaient typiquement six ou sept enfants pendant les années 1960, contre quatre ou cinq aujourd’hui, et la courbe continue de baisser.
Lire la suiteLe gouvernement hongrois demande l'avis des familles sur ses politiques familiales
Billet de blogue d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Voilà un gouvernement qui a soin de sa population. Extrait de Church Militant :
La Hongrie intensifie sa lutte contre le déclin démographique et le remplacement de la population
Cette semaine [dernière], le gouvernement hongrois a lancé une consultation nationale sur la manière dont les citoyens réagissent aux politiques profamille du Premier ministre Viktor Orbán. Dans les prochains jours, plus de huit millions de ménages à travers le pays recevront un document en 10 questions appelé « Défense des familles » demandant leur opinion sur l’approche de l’administration face aux défis démographiques de la Hongrie.
Commentant cette initiative, le secrétaire d’État de la Famille, de la Jeunesse et des Affaires internationales, Katalin Novak, a affirmé sans ambages : « L’Europe est le continent des berceaux vides, il n’y a pas assez d’enfants. »
Depuis son arrivée au pouvoir en 2010, Orbán s’est battu pour inverser des décennies de déclin démographique en mettant en place de nouvelles mesures pour stimuler le taux de natalité en Hongrie, au lieu d’ouvrir les portes du pays aux vagues de migrants musulmans, comme l’ont fait les pays d’Europe occidentale.
« En dépit de l’importante migration massive entrant en Europe, la Hongrie veut compter sur ses ressources internes », a déclaré Mme Novak. « Nous voyons l’avenir dans les enfants hongrois. »
[...]
Le questionnaire demande aux personnes interrogées si elles sont d’accord pour dire que « le déclin de la population ne devrait pas être combattu par l’immigration, mais par un soutien plus fort aux familles ». Parmi les autres questions posées, l’une d’elles demande si le rôle de mère de famille devrait être reconnu comme un emploi à temps plein, si le droit des enfants à une mère et à un père doit être protégé par la Constitution et si « le développement intellectuel, spirituel et physique des enfants est une valeur que l’État doit défendre ».
Politique nataliste en Italie : un lopin de terre offert à la naissance du troisième enfant
Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info)
Italie – Le gouvernement italien est bien décidé à mettre en place une nouvelle politique nataliste. Le ministre de la Famille (Ligue), catholique assumé, a l’intention d’offrir un terrain agricole aux familles qui auront un troisième enfant entre 2019 et 2021. L’enjeu démographique est très important : l’Italie est l’un des pays européens où la natalité est la plus faible, avec 1,35 enfant par femme.
Les conditions fixées par le gouvernement italien pour se voir offrir un tel cadeau sont doubles : il faut être marié et vivre depuis au moins dix ans en Italie.
Il n’en fallait pas plus pour que les journalistes de la presse européenne de gauche y voient une discrimination envers les étrangers et les homosexuels. Les médias du système ne craignant aucun excès, ils ont été plusieurs à trouver que cette politique nataliste du gouvernement italien rappelait celle de Mussolini.
Il est vrai que ces médias coupés du réel préfèrent la PMA et la GPA.
La dénatalité est causée par la contraception et l'avortement

Voici une lettre de Solange Viau à M. Richard Latendresse, auteur de l'article « Eh, tout le monde, vous êtes où? » dans le Journal de Montréal. — Photo : PxHere
Bonjour M. Latendresse!
Merci et félicitations pour cette chronique très intéressante.
Toutefois, je ne peux m’empêcher de répondre à votre question de la manière suivante :
Question : Eh, tout le monde, vous êtes où?
Réponse : Dans les déchets médicaux des cliniques d’avortement, des hôpitaux et dans nos systèmes d’égouts!
En effet, probablement qu’il n’y a jamais eu autant d’enfants conçus mais aussi détruits par les pilules du lendemain et l’avortement.
(Et au cas où vous ne le sauriez pas, même la pilule contraceptive ordinaire possède un mécanisme d’action qui nuit à l’épaississement de la paroi de l’utérus, ce qui a pour conséquence de nuire à la nidation de l’ovule fécondé s’il y a lieu).
D’après les statistiques officielles, on peut affirmer qu’il y a eu près de 3 millions de Canadiens tués par avortement depuis la légalisation de l’avortement au Canada en 1988.
Tous ceux qui ont fait la promotion du libre-choix depuis trente années au Canada (principalement tous les grands médias) sont les responsables de cet écueil démographique.
Aucun animal n’aurait eu l’idée saugrenue de détruire sa propre progéniture comme les humains l’ont fait depuis trente années au Canada, et de plus dans une société d’abondance.
Pour la survie des espèces, Dieu a doté les animaux de l’instinct et les humains du don de la liberté.
Dommage que ceux-ci n’aient pas encore compris comment bien l’utiliser…
Autant de mortalité infantile qu'au XVIIIe siècle
![]()
Blog d'Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Max Pixel
L'écrivain, chroniqueur en disgrâce et journaliste Eric Zemmour a dit avec justesse, lors d'une conférence donné à Versaille, qu'aujourd'hui en France à cause de l'avortement la mortalité enfantine actuelle est équivalente à celle du XVIIIe siècle.
Extrait de Pour Une École Libre :
Il y a 200 000 avortements par an. 1/5e des enfants à naître. C’est autant que la mortalité infantile au XVIIIe siècle. Tous les progrès médicaux pour supprimer la mortalité infantile sont supprimés par l’avortement.
Un vrai ministre de la famille : Lorenzo Fontana, le nouveau ministre italien pour la Famille et le Handicap
Blog d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Lorenzo Fontana est catholique et fréquente d’ailleurs la liturgie traditionnelle, qui a été celle de son mariage. Il a une fille.
Le site Rorate Cæli nous apprend, entre autres :
« Début 2018, il a publié le livre “Le berceau vide de la civilisation. Les origines de la crise” qu’il a rédigé avec la participation de l’ancien président de la Banque du Vatican, Ettore Gotti Tedeschi. Matteo Salvini, le chef de “La Lega”* et actuellement ministre de l’Intérieur du gouvernement italien nouvellement élu, a écrit la préface. Dans ce livre, Lorenzo Fontana explique que les Italiens sont en danger d’extinction en raison de la décision de combler le trou démographique par un flux continu d’immigrants. Fontana met l’accent sur un sujet qui lui est cher : la chute des taux de natalité. Il le relie au remplacement ethnique qui aurait pour résultat l’affaiblissement de l’identité italienne.
“D’une part [nous avons] l’affaiblissement de la famille et la lutte pour les unions homosexuelles, la théorie du genre dans les écoles ; d’autre part l’immigration massive que nous vivons et l’émigration connexe de nos jeunes à l’étranger. Ces questions sont toutes liées et interdépendantes, car ces facteurs signifient l’élimination de notre communauté et de nos traditions. Le danger est l’élimination de notre peuple.” M. Fontana a été impliqué dans différents événements pro-vie comme “La Festa per La Vita” à Vérone et “La Marcia per La Vita” qui a lieu à Rome chaque mois de mai.
*Maintenant appelé “La Lega”, car ce parti politique n’est plus limité au nord de l’Italie. Il forme maintenant le gouvernement de coalition actuel avec le parti populiste “Cinque Stelle”. »
L’ancien chef de la Banque du Vatican : Les auteurs de l’effondrement démographique influencent le Vatican

Ettore Gotti Tedeschi, ex-banquier en chef du Vatican.
Par Diane Montagna — traduit par Campagne Québec-Vie — Image : capture d'écran vidéo
Rome, 7 juillet 2018 (LifeSiteNews) — L’effondrement démographique de l’Occident survenu au cours des dernières décennies a été planifié afin de créer les conditions nécessaires à l’avènement d’un Nouvel ordre mondial, et les auteurs de cet effondrement influencent maintenant le Vatican aux plus hauts niveaux, déclara l’ancien président de la Banque du Vatican.
Lors de la première conférence internationale de l’académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille, l’économiste banquier italien Ettore Gotti Tedeschi affirma que les élites mondialistes ont déclenché une série de catastrophes économiques, géopolitiques et sociales prévisibles et voulues, destinées à « persuader » les peuples du monde entier à accepter une « vision politique » globale qui éliminerait la souveraineté nationale et instituerait « l’environnementalisme gnostique » comme sa « religion universelle ».
Les thèmes récurrents du pontificat actuel sont la pauvreté, l’immigration et l’environnement, et on nous amène à croire que ces problèmes sont causés par « l’avidité des banquiers », la guerre et l’homme, le « cancer de la nature », expliqua-t-il. Mais ce sont de « fausses nouvelles » selon Gotti Tedeschi. Pour lui, la cause de tous ces fléaux est « l’effondrement des naissances ».
Lire la suiteLes Québécois ont très peu d'enfants
Par Le Peuple — Sources de l’article : ISQ n˚ 1 (pp. 1, 2, 4) et n˚ 2
L’indice de fécondité a été de 1,54 enfant par femme en 2017. 63 % des enfants sont issus de parents non mariés.
Les Québécois ne se reproduisent pas beaucoup. En effet, selon les nouvelles données publiées par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), l’indice synthétique de fécondité au Québec a été de 1,54 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’un recul par rapport à 2016, où le taux de fécondité était de 1,59.
Si l’indice n’a pas atteint le creux de 2000 (1,45) ou de 1987 (1,36), il demeure largement inférieur à 2,1, qui permet le renouvellement de la population. C’est en 1969 que ce seuil minimal fut atteint pour une dernière fois alors qu’une femme avait 2,2 enfants. À titre comparatif, en 1951, une femme avait 3,8 enfants.
L’ISQ note qu’en 2017, 63 % des enfants sont issus de parents non mariés. Il nous révèle aussi que 32 % des enfants ont au moins un parent qui est né à l’étranger ; pour 21 % d’entre eux, c’est leurs deux parents qui ne sont pas nés au Québec.
Rappelons que lors de son conseil général en novembre, la Coalition Avenir Québec (CAQ) avait mis de l’avant des propositions en matière de politique nataliste. Parmi celles-ci figurent la bonification des allocations familiales, une aide pour le recours à la procréation assistée ainsi que du soutien pour les couples qui veulent adopter un enfant. Le parti propose aussi d’échelonner le congé parental sur une période de 18 mois, au lieu des 12 mois actuels.
Des femmes au travail se voient imposer un calendrier pour leur grossesse
Par Jeanne Smits (Reinformation.tv)
Il a fallu le courage du mari d’une Japonaise travaillant dans une garderie pour jeunes enfants pour révéler un scandale que sont venues confirmer des dizaines d’autres femmes qui jusque-là, n’osaient rien dire. Pour des raisons d’organisation du travail, elles se voient imposer par leurs employeurs un calendrier pour fixer les dates où elles pourraient éventuellement prendre un congé de grossesse, tandis que celles qui tombent enceintes à un moment inopportun sont harcelées sur leur lieu de travail.
Le premier cas révélé au Japon est donc celui d’une puéricultrice qui a subi des brimades et critiques de la part de son directeur parce que ce n’était pas « son tour » d’être enceinte. Cela faisait huit mois qu’elle était mariée, et lorsqu’elle s’est aperçue qu’elle attendait un enfant, sa première réaction avait été de panique. Elle savait fort bien que le directeur de sa garderie était celui qui fixait le tour de rôle et qu’aux termes d’une règle non écrite il n’était pas question de prendre la place d’une employée dans un grade plus élevé.
Le couple s’est même déplacé pour aller présenter ses excuses au directeur, qui a fait mine de les accepter mais a multiplié par la suite — selon le mari — les remarques désobligeantes, faisant comprendre à la jeune femme qu’elle était égoïste et qu’elle compliquait les conditions de travail de ses collègues.
Lire la suite