Financiers potentiels du Pacte pour l’éducation du pape François selon Jeffrey Sachs : ONU, FMI, UE, Bill Gates et autres

Jeffrey Sachs.
Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) — Photo (rognée) : G20 Argentina/Flickr — Une petite remarque incidente, je me demande si la corrélation qu’établissent les malthusiens entre éducation et réduction du nombre d’enfants ne serait pas tout simplement fausse ou exagérée, pour la bonne raison que l’éducation, qu’ils promeuvent dans les pays pauvres, est flanquée d’une « éducation sexuelle » qui comprend la contraception, l’avortement et autres comportements contre nature et infertiles (sans les deux premiers l’« éducation sexuelle » en question ne serait pas terriblement efficace pour éviter la grossesse aux adolescentes, notamment, bien au contraire…), pratiques qui, elles, réduisent à coup sûr la natalité. D’ailleurs, on n’a qu’à regarder les pays occidentaux pour se convaincre du manque de corrélation entre l’éducation, ou même l'« éducation sexuelle », et le fait d’être enceinte, vu qu’on y perpètre des avortements à tour de bras, et que des femmes hautement instruites ont heureusement une nombreuse famille (l'« éducation sexuelle » n'ayant rien à voir avec ce dernier cas). Peut-être faut-il comprendre que pour le malthusien « éducation » veut dire enseigner le malthusianisme. — A. H.
L’économiste américain, Jeffrey Sachs, partisan avoué du contrôle de la population, a annoncé au Vatican le nom de certains partenaires financiers potentiels du Pacte mondial pour l’éducation que le pape François lancera le 14 mai prochain en vue de créer un « nouvel humanisme ». Sur la liste — présentée sur écran lors d’un atelier sur ledit Pacte organisé à l’Académie pontificale des sciences les 6 et 7 février derniers — figurent le milliardaire américain Bill Gates, le magnat des affaires le plus riche de Chine, Jack Ma, Mukesh Ambani, patron de la plus grosse société pétrochimique de l’Inde et l’homme le plus riche d’Asie, l’UNESCO et plusieurs autres agences des Nations Unies, ainsi que la Banque islamique de développement.
Une grande partie des informations et des développements de cet article sont repris dans l’excellent article publié hier par Diane Montagna sur LifeSiteNews, en particulier le compte-rendu de son très révélateur entretien avec Mgr Sanchez Sorondo, organisateur de l’atelier.
Entre l’éducation et la réduction de la fertilité, il y a un lien que les malthusiens contemporains soulignent volontiers. Le propre chancelier de l’Académie pontificale des sciences, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, avait affirmé lors d’un précédent colloque sur la biodiversité — où il n’avait pas hésité à inviter des partisans de premier plan de la contraception et de l’avortement — que les femmes ayant un plus haut degré d’instruction ont en moyenne moins d’enfants que les autres. Il présentait cela comme une sorte de solution éthique pour que les femmes « aient un ou deux enfants au lieu de sept ».
Notez qu’un tel taux de fécondité serait globalement suicidaire : pour remplacer les générations dans les pays développés, il faut 2,1 enfants par femme, nettement plus dans les pays pauvres. Même là où mortalité maternelle et infantile sont peu importantes, ce sont les familles nombreuses qui doivent compenser l’absence d’enfants chez les femmes qui pour diverses raisons ne peuvent ou ne veulent en avoir.
Sachs et plusieurs de ces bailleurs de fonds potentiels mettent également l’éducation en avant comme un moyen essentiel pour réduire à terme la population mondiale, au motif que les couples — et surtout les femmes — instruits ont des bébés plus tard et comprennent l’avantage matériel qu’il peut y avoir à avoir moins d’enfants.
Les ambitions du Pacte mondial pour l’éducation sont extrêmement élevées. Jeffrey Sachs a ainsi déclaré qu’il avait « parlé avec certaines des personnes les plus riches du monde » : il se dit convaincu de la possibilité de faire abonder un fonds pour l’éducation à hauteur de 26 milliards de dollars par an.
« Voici où nous allons trouver les fonds », a-t-il proclamé en présentant une diapositive intitulée « Partenaires pour le Pacte mondial pour l’éducation et un nouveau fonds pour l’éducation ». En voici la transcription :
- Gouvernements donateurs
- L’Union européenne
- Les grands philanthropes (Bill Gates, Jack Ma, Mukesh Ambani)
- Banque islamique de développement
- UNESCO, UNICEF, autres agences des Nations unies
- Fonds monétaire international
- Les promoteurs des ODD du Secrétaire général de l’ONU
- L’ONG Global Citizens
- « Youth for the Future »
La catastrophe du «contrôle de la population»

Par Jeanne Smits (Le blogue de Jeanne Smits) — Photo : Maurício Mascaro/Pexels
J’ai été indignée, mais non stupéfaite, de trouver sur Boulevard Voltaire du 25 janvier un entretien de Nicolas Gauthier avec Alain de Benoist où celui-ci se fait le chantre de la dépopulation. Non pas stupéfaite, parce que ce discours malthusien et fondamentalement raciste sied bien à la « Nouvelle Droite » dont Alain de Benoist est aujourd’hui l’un des maîtres à penser (comme le temps passe !). Indignée, parce que contrairement au mot que l’on prête à Voltaire, je ne crois pas en la liberté de tout dire (qui aboutit toujours à faire taire ceux qui ne disent pas n’importe quoi). Mais puisque la liberté d’expression existe, et que vous êtes ici sur un blog pro-vie, allons-y pour une petite mise en lumière de ce que dit et sous-entend le propos d’Alain de Benoist.
⁂
« Passé un certain seuil, toute augmentation en nombre entraîne un “saut qualitatif” qui se traduit par un changement de nature. Comme chacun le sait, la population mondiale augmente régulièrement, mais, surtout, elle augmente de plus en plus vite. Vers 1700, on comptait moins de 700 millions d’habitants sur Terre. En 1900, on en était à 1,6 milliard. Aujourd’hui, avec plus de 250 000 naissances par jour, on a dépassé les 7,7 milliards », affirme-t-il.
Admettons qu’il puisse exister un saut qualitatif lié au nombre : il reste tout de même à déterminer le seuil où celui-ci se constate. Alain de Benoist ne s’y risque pas. Il ne nous dit même pas ce qui aurait changé, ou va changer, de nature. L’homme lui-même ? Sa manière de vivre ? Sa valeur intrinsèque ? Sa morale ? Son éthique ? Sa place relative dans l’univers du vivant ?
Et relevons une erreur, et un non-dit. L’erreur est d’affirmer que la population mondiale augmente « de plus en plus vite ». En 1927, elle était de 2 milliards. Depuis, même si les chiffres augmentent, avec aujourd’hui l’ajout d’un milliard à peu près tous les quinze ans, la croissance n’est pas exponentielle. Elle est passée de 2,1 % par an en 1968 à 1,1 % aujourd’hui : autrement dit, elle a été divisée par deux.
La proportion de l’augmentation ne cesse de se réduire… tout comme le taux de fécondité mondial. Celui-ci était de 5 enfants par femme en 1965 ; en 2010 il n’était plus que de 2,5 enfants par femme, et il ne cesse de tomber : 2 432 enfants par femme en 2017. C’est à peine plus que le taux de remplacement des générations : 2,1 enfants par femme. Encore cela ne vaut-il que pour les pays développés. Dans les pays non développés, où la mortalité maternelle et infantile et celle des jeunes sont importantes, le taux effectif de remplacement des générations peut atteindre les 3,5 enfants par femme.
Aujourd’hui, 80 % de la population mondiale vit dans des pays où l’on compte moins de 3 enfants par femme, et une personne sur deux vit dans un pays où le renouvellement des générations n’est pas assuré.

Quant au non-dit, il tient au fait qu’une part non négligeable de la croissance globale est imputable au vieillissement de la population, lui-même lié à l’amélioration de l’espérance de vie (qui soit dit en passant met en évidence que globalement, on vit aujourd’hui dans de meilleures conditions de santé et d’environnement que lorsque l’humanité était moins, beaucoup moins nombreuse). Nous sommes aussi nombreux non parce que la procréation croît de façon exponentielle, mais parce que nous ne mourons plus comme des mouches. En 2018, pour la première fois de l’histoire, le nombre de personnes âgées de plus de 64 ans a dépassé celui des enfants âgés de moins de 5 ans au niveau global. Globalement, le nombre des jeunes devrait rester stable ou décroître d’ici à 2100, tandis que celui des 25-64 ans augmentera modérément, et que celui des 65 ans et plus progressera nettement plus vite. Le problème principal sera d’ailleurs la diminution de la part de la population active par rapport à cette masse de « retraités ».
Lire la suiteEspagne: la natalité à son plus bas niveau

Naissance au premier semestre de chaque année (2011-2019)
Par le blogue Pour une école libre
Un total de 170 074 bébés ont vu le jour au premier semestre 2019 en Espagne, soit le niveau de natalité le plus bas enregistré dans le pays ibérique depuis 1941, indique, mercredi, l’Institut national de la statistique (INE). Le nombre des naissances a reculé de 11 292 bébés au premier semestre de l’année en cours, soit une baisse de 6,2 % par rapport à la même période de 2018, précise l’INE.
En 2018, l’indice de fécondité en Espagne était de 1,26 enfant par femme (1,59 au Québec). Le taux de remplacement est fixé, rappelons-le, à 2,1 enfants par femme. La seule communauté autonome avec une fécondité supérieure à ce taux de remplacement est celle de Melilla, sur la côte marocaine.
Lire la suiteAugmentation de 20 % des mariages en Hongrie

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : a4gpa/Flickr
Suite aux subventions que le gouvernement hongrois avait annoncées en juillet pour les mariés, on a pu constater une augmentation de 20 % des mariages dans le pays. Le système d’avantages fiscaux, mis en place pour combattre la dénatalité sans passer par l’immigration, présente plusieurs aspects, selon Valeurs Actuelles :
Un nouveau système offre aux couples qui se marient avant le 41e anniversaire de la femme des prêts subventionnés, pouvant atteindre 10 millions de forints, soit 30 500 euros. Un tiers de cette dette sera annulée si le couple a deux enfants et la totalité s’ils en ont trois. Selon le bureau central des statistiques (KSH), le nombre de personnes mariées a ainsi déjà augmenté de 20 % au cours des neuf premiers mois de cette année. Le nombre de mariages enregistrés est le plus élevé depuis 1990. Pour le seul mois de septembre 2019, la Hongrie a enregistré 29 % de mariage de plus que l’année précédente sur la même période.
Par contre, il est trop tôt pour pouvoir dire si la politique familiale du Premier ministre Orbán fonctionnera. Les nouveaux mariés auront-ils plus d’enfants ? Toujours est-il que le taux d’enfants par femme est passé de 1,49 à 1,48 depuis le début de l’année.
Petteri Taalas, responsable de l’Organisation météorologique mondiale : « Arrêtez de vous inquiéter, faites des bébés »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pixabay
Au milieu de la crainte grandissante des réchauffistes devant ce qu’ils appellent le « changement climatique anthropique » et des gestes absurdes posées par plusieurs gouvernements (comme la taxe carbone), une voix plus raisonnable s’élève pour calmer les esprits. Petteri Taalas, chef de l’agence des Nations Unies consacrée au climat affirme que le « changement climatique » est moins calamiteux que ne le prétendent les alarmistes de tous poils. Par conséquent, pour M. Taalas, les gens ordinaires ne devraient pas s’adonner à des restrictions drastiques devant prétendument sauver la planète, comme ne pas avoir d’enfants, selon Acton Institute :
Le changement climatique est peut-être un problème, mais il ne détruira pas le monde. C’est ce qu’affirme le chef de l’agence des Nations Unies consacrée au climat. Il ajoute que les jeunes gens ne doivent pas arrêter d’avoir des enfants. Selon lui, la rhétorique alarmiste des « catastrophistes et extrémistes » selon laquelle les bébés vont détruire la planète « ressemble à l’extrémisme religieux » et « fera peser un poids supplémentaire » sur les jeunes femmes en « provoquant de l’anxiété ».
Je m’arrête un instant pour faire remarquer encore une fois l’étrange charabia moderne ; l’expression « extrémisme religieux » est employée ici comme référence du nec plus ultra des mentalités portant à poser des gestes inconsidérés, fanatiques et néfastes. En soi, être « extrémiste » ne devrait rien signifier de plus que d’être prêt à aller jusqu’au bout d’un raisonnement, d’être logique, rationnel et conséquent ; aller aux extrêmes. Ainsi l’« extrémisme » n’est pas en soi pernicieux, le mauvais « extrémisme » est celui qui contient une ou plusieurs erreurs à sa base, le conduisant ainsi à de mauvaises conclusions et à des gestes fâcheux. Inutile d’en dire beaucoup sur l’accolement du mot « religieux » à celui d’« extrémisme », comme si la religion était forcément dépourvue de raison (ce qui est largement le cas dans toutes les religions, sauf une). Par ailleurs, l’emploi du mot « extrémistes » dans son acception (tordue) moderne à propos des réchauffistes montre qu’il n’est pas l’apanage de la religion (à moins que le réchauffisme ne soit une religion).
Lire la suiteUne étudiante tombe dans le réchauffisme nihilisme : « Je ne voudrai jamais enfanter »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Dragana Gordic/freepik
Participant au prix René-Lévesque de la presse étudiante, organisé par Le Devoir et la Fondation René-Lévesque, Alexandra Hénault, étudiante du Cégep, a écrit un texte qui lui a valu d’être la lauréate dudit prix pour le niveau collégiale, texte qui a été publié dans Le Devoir. Hélas ! Si c’était là le meilleur texte envoyé par un étudiant du Cégep au jury du concours, je me demande combien d’autres navets ont été rejetés…
Ne soyons pas injuste, s’il manque d’appui à certains arguments, si quelques sophismes parsèment les paragraphes, s'il ne s’y rencontrait des illogismes, si enfin on ne rencontrait pas un rejet désespéré de la vie, proprement nihiliste, le seul style, à coup sûr, aurait valu la peine que l’on considérât l’éditorial, s’il ne se fût agit que de style. Il se trouve malgré tout parmi les lignes quelques mots justes.
La théorie du changement climatique
L’étudiante tient pour acquise cette théorie du changement climatique. Théorie qui manque de preuves et changement climatique, qui, s’il était réel, ne serait pas forcément liée à l’action anthropique. Tout le texte de l’estudiantine est basé sur l’idée que les hommes sont la cause des catastrophes qui lui enlèvent tout espoir pour enfanter un jour. Elle a pris la décision de ne jamais avoir d’enfant, car « La société se déprave, causant un avenir écologiquement invivable », rapporte Le Devoir. Je ne sais si par « société se déprave » elle entendrait en partie que la société pollue de plus en plus, mais une telle idée me paraîtrait étrange…
Individualisme
L’individualisme du monde actuel est tel pour la jeune femme que créer une « nouvelle vie » (procréer, plutôt : on ne peut créer une nouvelle vie sans Dieu) n’est pas un cadeau pour la société, tandis qu’elle se demande si, pour remplir son devoir social, il ne vaudrait peut-être pas « mieux de s’occuper des individus vivants ». Pourtant voilà où le bât blesse, la lauréate ne semble pas s’apercevoir que pour s’occuper des individus vivants, il faut au moins que les générations se renouvellent, sinon c’est toujours de plus en plus bas dans la dénatalité, un des vrais problèmes de nos sociétés, que nous tomberons. Moins il y aura de monde pour prendre soin des personnes âgées ou malades, ou pour soutenir le système de santé, moins on pourra espérer prendre soin des vivants. Sans compter que pour que se perpétue la lignée des vivants, il faut que nous continuions les générations, « créant une nouvelle vie » l’une après l’autre. Plus loin, elle va jusqu’à en appeler à la diminution de la population, solution propre à provoquer les problèmes susmentionnés.
La jeune femme se demande comment il est possible que des drames comme celui d’une fillette de sept ans morte d’un traitement barbare soient possibles dans un Québec supposé sécuritaire (par qui ?) Je rajouterais à sa place, « comment expliquer l’horreur de l’avortement ? » Je ne vois pas la portée de cet argument, s’il existe des vies malheureuses, il existe aussi du moins des vies, sinon heureuses, du moins normales. Mais la question à sa pertinence, à considérer pourtant à la lumière des causes qui produisent de tels drames, l’individualisme n’en est pas la seule, et ne pas avoir d’enfant n’en est pas la solution, cela risquerait plutôt d’augmenter cet individualisme. Car la famille est la base de la société et la société normalement l'extension de la famille.
Lire la suite11 000 scientifiques exigent un contrôle de la population pour «urgence climatique»

Par Claire Chretien ― traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Capture d'écran d'une vidéo du CELJ
5 novembre 2019 (LifeSiteNews) ― 11 000 scientifiques ont signé un article déclarant que « la population mondiale doit être stabilisée et, idéalement, progressivement réduite », car une « urgence climatique » menace « le destin de l'humanité ».
Rédigé par l'Alliance of World Scientists et rempli d'un langage alarmiste et apocalyptique, l'article a été publié aujourd'hui dans BioScience.
« Toujours augmentant d'environ 80 millions de personnes par an, soit plus de 200 000 personnes par jour... la population mondiale doit être stabilisée, et, idéalement, progressivement réduite, dans un cadre qui assure l'intégrité sociale », ont écrit les auteurs.
« Il existe des politiques éprouvées et efficaces qui renforcent les droits de l'homme tout en abaissant les taux de fécondité et en atténuant l'impact de la croissance démographique sur les émissions de gaz à effet de serre et la perte de biodiversité. Ces politiques rendent les services de planification familiale accessibles à tous, éliminent les obstacles à leur accès et accomplissent une pleine équité entre les sexes, y compris l'éducation primaire et secondaire comme norme mondiale pour tous, en particulier les filles et les jeunes femmes », poursuivaient-ils, citant une étude réalisée par John Bongaarts, un activiste en faveur du contrôle démographique qui a pris la parole au Vatican en 2017.
Le PDG et milliardaire de Tesla, Elon Musk, a cependant publiquement déclaré que le « plus grand problème » auquel le monde est confronté n'est pas l'explosion démographique, mais l'« effondrement de la population » dû à la chute libre des taux de natalité.
« La plupart des gens pensent que nous sommes trop sur la planète, mais en fait c'est une vision dépassée », déclarait M. Musk lors d'un débat en direct en direct le 19 août avec Jack Ma, président d'Alibaba Group Holding Ltd à la World Artificial Intelligence Conference de Shanghai.
Depuis des années déjà, les démographes mettent en garde les pays occidentaux, dont le taux de natalité est inférieur au taux de remplacement, contre ce que certains appellent « l'hiver démographique ». Dans un tel effondrement, les personnes âgées sont plus nombreuses que les jeunes, ce qui crée de graves déséquilibres. Les économies en souffrent. Certaines pourraient même s'écrouler. Le résultat pourrait avoir un impact négatif sur certaines des principales infrastructures — comme les systèmes financier et de soins de santé — qui contribuent à la vie de la démocratie occidentale.
Lire la suiteElon Musk: «L’effondrement de la population» est le «plus grand problème» auquel le monde est confronté
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Et quelles sont certaines causes qui devraient être pointées du doigt ? L’avortement, environ 50 millions d’avortements (connus) en 2018, la contraception, le divorce et le concubinage (les familles décomposées et recomposées ne sont pas favorables à la natalité). D’après LifeSiteNews, Elon Musk, PDG de la compagnie Tesla, dénonce l’implosion démographique :
Le « plus grand problème » auquel le monde est confronté n’est pas l’explosion de la population, mais « l’effondrement démographique », a déclaré le PDG de Tesla, le milliardaire Elon Musk.
M. Musk émit ce commentaire lors d’un débat en direct avec Jack Ma, président d’Alibaba Group Holding Ltd., lors de la World Artificial Intelligence Conference le 29 août à Shanghai.
Lorsque Ma fit une réflexion sur le faible taux de natalité en Chine, qui avait autrefois une politique de l’enfant unique, mais qui a maintenant une politique de deux enfants, Musk acquiesça qu’il y avait un problème de « taux de natalité ».
« La plupart des gens pensent que nous avons trop de gens sur la planète, mais en fait c’est une vision dépassée, » a déclaré Musk. [Une vision qui n’a en fait jamais été vraie.]
« En assumant que l’intelligence artificielle est correcte, nous supposons qu’il y a un avenir favorable avec l’AI [un avenir favorable ne dépendra sûrement pas de cet outil, qui n’est par ailleurs pas intelligent, qui n’apportera des bienfaits que s’il est manié à bon escient], je pense que le plus gros problème auquel le monde sera confronté dans les 20 ans à venir est l’effondrement démographique, » a-t-il poursuivi.
« L’Effondrement : Je tiens à le souligner. Le plus grand problème dans les 20 ans à venir sera l’effondrement de la population, pas l’explosion, l’effondrement », a-t-il ajouté.
[...]
Dans un tweet de juillet 2017, Musk a noté que la population mondiale « accélère sa chute vers l’effondrement, mais peu de gens semblent le remarquer ou s’en soucier ».
Son commentaire se rapportait à un article du New Scientist, datant de novembre 2016, intitulé « The world in 2076: The population bomb has imploded » (Le monde en 2076 : La bombe démographique a implosé) qui prévoyait un déclin déterminé de la population mondiale au cours des 60 prochaines années, la moitié des pays du monde ayant des taux de fécondité inférieurs au taux de remplacement. Le taux de fécondité de remplacement est de 2,1 enfants par femme. La plupart des pays développés se situent bien en deçà de ce chiffre.
Dépénalisation de l’avortement adoptée en première lecture au Parlement de Nouvelle-Zélande

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Alexander Efimov/Wikimedia Commons
La Nouvelle-Zélande n’a pourtant pas intérêt à laisser sa natalité descendre encore plus bas, déjà qu’elle n’a que 1,87 enfant par femme, ce qui est déjà en dessous du seul seuil de renouvellement situé à 2,1. Extraits de la FSSPX.News :
Le Parlement de Nouvelle-Zélande a approuvé le 8 août 2019, en première lecture, un projet de loi présenté par le gouvernement visant à dépénaliser l’avortement. Si le texte franchit toutes les étapes du processus législatif, une femme pourra se faire avorter jusqu’au cinquième mois de grossesse, et même au-delà, sur simple avis médical.
[…] Jusqu’à présent, l’avortement est considéré comme un délit sur l’archipel, bien qu’un dispositif juridique permette à une femme d’avorter. Elle a besoin pour cela de la prescription de deux médecins attestant de l’existence d’un danger physique ou mental pour la mère de mener la grossesse à son terme.
Interdire les pro-vie d’autour des avortoirs :
De plus, le projet prévoit la création de zones d’exclusion de 150 mètres autour des avortoirs, dont l’accès serait interdit aux militants pro-vie […]
13 000 avortements en 2018 :
Selon des chiffres officiels, environ 13 000 avortements auraient été pratiqués en 2018 dans le pays, dont 57 après la vingtième semaine de grossesse […]
Fécondité du Québec : 1,59 enfant par femme en 2018, était de 1,60 en 2017

Par Pour une école libre au Québec ― Photo : John_loannidis/Pixabay
Le nombre d'enfants par femme est en-dessous du seuil de stabilité, si bien que les Canadiens Français ne tarderont pas à disparaître s'ils continuent dans la voie de la contraception et de l'avortement. — A. H.
On estime à 83 800 le nombre de naissances au Québec en 2018, un nombre semblable à celui enregistré en 2017 (83 855).
L’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,59 enfant par femme, en légère diminution comparativement à 1,60 en 2017, car la population du Québec a augmenté principalement par l’apport d’immigrants.
Les taux de fécondité poursuivent leur recul chez les femmes de moins de 30 ans et semblent se stabiliser au-delà de cet âge. À l’échelle régionale, la fécondité demeure la plus élevée dans le Nord-du-Québec (c’est la seule région avec une fécondité supérieure au taux de remplacement), tandis que les indices les plus faibles s’observent à Montréal et dans la Capitale-Nationale. C’est ce qui ressort de ce bulletin, qui accompagne la diffusion des données provisoires sur les naissances et la fécondité au Québec en 2018.
Il est né moins d’enfants au Québec en 2018 qu’en 1975 (96 298) alors que la population était alors de 6 330 303 alors que celle-ci est de 8 390 499 en 2018.
À titre comparatif, l’indice synthétique de fécondité était de 1,50 enfant par femme au Canada en 2017. Cette même année (dernière disponible dans la plupart des pays), l’indice était de près de 1,9 enfant par femme en France et se situait entre 1,7 et 1,8 enfant par femme aux États-Unis, dans plusieurs pays du nord de l’Europe (Suède, Danemark, Irlande), ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande. Il était de moins de 1,4 enfant par femme dans plusieurs pays du sud de l’Europe (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), de 1,43 enfant par femme au Japon et de seulement 1,05 enfant par femme en Corée du Sud.
Lire la suite