Des parents amènent cinq de leurs enfants à la banque, quelqu’un appelle les services sociaux…

Par Jonathon Van Maren ― Traduit par Campagne Québec-Vie ― Photo : Angin Akyurt/Pexels
20 mai 2020 (LifeSiteNews) — Abuser du pouvoir chez le gouvernement est une chose. Des employés du gouvernement qui font de l’excès de zèle ou des forces de l’ordre agitées pendant une pandémie en sont une autre. Nous pouvons tolérer ces choses — du moins pendant un certain temps. Mais lorsque le gouvernement surgit comme une menace pour nos familles, c’est autre chose. C’est ce dont ont fait les cauchemars.
Cela m’amène à une histoire qui est arrivée au Kentucky, récemment rapportée par le libertaire Reason. Début mars, les parents de sept enfants qui venaient de déménager dans l’État de l’herbe bleue se sont rendus à la banque pour ouvrir un nouveau compte. Comme ils venaient d’arriver, ils ont emmené leurs enfants avec eux.
C’est alors que les ennuis ont commencé. Selon Jim Mason, de l’Association juridique pour l’école-maison, rapporte Reason, « lorsqu’ils sont rentrés chez eux après leur sortie, un représentant des services de protection de l’enfance et un agent des forces de l’ordre les attendaient à leur porte afin d’enquêter pour violences sur enfant ».
Mason pense que cette réaction étonnamment excessive est le fruit d’une peur généralisée entourant les règles de distanciation sociale mises en place pour la COVID-19, et Reason a obtenu une copie de la lettre des services de protection de l’enfance qui confirme l’histoire. Les parents, qui instruisent leurs enfants à la maison, ont laissé les deux plus âgés dans la voiture alors qu’ils se dirigeaient vers la banque avec les cinq autres ; la porte de l’établissement portait un panneau d’avertissement sur la COVID-19. Selon Jim Mason :
Lire la suiteLa caissière interrogea immédiatement Bill et Kristy sur la raison pour laquelle ils avaient amené cinq enfants en même temps dans la banque. La caissière leur dit qu’ils ne pouvaient pas s’approcher à moins de deux mètres d’elle et qu’ils devaient faire sortir les enfants. Kristy lui expliqua que les enfants étaient trop jeunes pour être laissés sans surveillance par un adulte, et que ni elle ni Bill ne pouvaient les emmener ailleurs parce que le couple ouvrait un compte commun, et que les deux devaient être présents.
Alors que Bill restait avec les enfants loin du comptoir, Kristy fit ouvrir le compte, se sentant gênée de ce que les employés chuchotassent entre eux en observant sa famille avec suspicion. Lorsque Bill se rendit au comptoir montrant sa carte d’identité new-yorkaise pour signer, le personnel de la banque lui demanda pourquoi les cartes d’identité de Bill et de Kristy provenaient d’États différents, ce que le couple leur expliqua.
De retour à la maison, les autorités interrogèrent Bill et Kristy, qui découvrir que quelqu’un les avait dénoncés anonymement, affirmant qu’une mère de cinq enfants les avait emmenés avec un homme qui n’était pas leur père, et que les enfants avaient des bleus sur les bras indiquant qu’on les avait empoignés brutalement.
Québec encourage la délation, le confinement pourrait « réduire considérablement le filet de sécurité entourant les enfants »

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : AdobeStock
Je ne sais si vous avez reçu comme moi dans ma boîte aux lettres un pamphlet gouvernemental s’intitulant Protégeons collectivement nos enfants et encourageant à la délation, comme si nous ne l’étions pas assez.
Cette écœurante circulaire, dépeignant les mesures du gouvernement face au coronavirus comme « nécessaires pour la santé de la population », nous assure de l’existence de ses conséquences qui ont des « impacts directs sur l’organisation familiale et peuvent réduire considérablement le filet de sécurité entourant les enfants les plus vulnérables ».
Pour commencer, si le gouvernement est inquiet du sort des enfants (qui ne sont pas les siens), il n’a qu’à lever son absurde confinement. En outre, s’il est vrai que le confinement et autres mesures ont des effets divers sur la famille, s’il s’agit bien de la famille (à moins que le gouvernement ne veuille entendre autre chose par son amphigourique terme d’« organisation familiale », se considérerait-il comme en faisant partie ?), les enfants ne sont-ils pas auprès de leurs parents ? Ne sont-ils pas précisément dans le lieu normalement le plus sécuritaire ? N’évitent-ils pas les abus dont ils sont victimes à l’école (par exemple) ? Niet tovaritch ! « cette période d’isolement peut augmenter les risques de maltraitances et de négligence auprès des enfants », comme quoi, tant que l’œil du gouvernement n’est pas constamment braqué sur votre enfant celui-ci n’est pas en sécurité, et vous êtes par défaut une brute potentielle. L’amour paternel n’existe pas et la tendresse maternelle est sans doute une construction sociale…

Non content de fournir une pelletée d’adresses pour dénoncer, il indique ses critères de base pour une bonne délation, « Soyons attentifs », déclare le pamphlet :
Quand faire un signalement ?
Pour faire un signalement au directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), vous n’avez pas à être absolument certain qu’un enfant a besoin de protection. Il suffit que vous ayez des motifs raisonnables de croire que cet enfant vit une situation de maltraitance ou de négligence.
Voilà bien le problème, si je ne suis pas absolument certain qu’un enfant est maltraité, quels sont ces motifs raisonnables ? Il faut un minimum de preuves.
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