Le « bioéthicien » antinataliste Matti Häyry défend l’extinction de l’espèce humaine, en toute « humanité »

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Selcuk/Adobe Stock
Il donne des cours de philosophie morale, politique et de bioéthique philosophique à l’université d’Aalto à Helsinki. Mais Matti Häyry est aussi un fervent défenseur d’une vision résolument antinataliste. Et la très honorable revue Cambridge Quarterly of Healthcare Ethics lui a ouvert ses colonnes, début janvier, pour un long article qu’il faut approcher l’esprit déjà clair — il en sortira moins dérangé. Il y analyse plusieurs approches philosophiques de l’extinction humaine, souhaitable en tant que telle, la sienne étant, bien évidemment, la meilleure.
Inaudible, il y a encore quelques décennies, la cohorte des antinatalistes est l’héritière des malthusiens, puis des néo-malthusiens qui font de la limitation des naissances un droit et un même devoir humains (The Population Bomb de Paul Ehrlich, en 1968). Mais avec eux l’objectif change de nature et, de pragmatique, devient fondamental : c’est la souffrance même qu’il faut éliminer — or la vie est souffrance. C’est la négation pure et simple de la condition humaine imposée par Dieu après le péché originel, à savoir la souffrance vécue par l’homme, de sa naissance à sa mort, dans le but de s’associer à celle du Christ Rédempteur qui souffre pour nous sauver.
Lire la suiteDécès de Mélanie Lachance

Lâcher de ballons en hommage à Mélanie Lachance sur le terrain de l'église de Saint-Georges Ouest en Beauce.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : BeauceTV/Facebook
Mélanie Lachance, surnommée la « Fée Orange » par les nombreuses personnes qui la connaissaient, est décédée le 13 janvier 2024. Atteinte d'une récidive de cancer, elle aurait bien été euthanasiée à 13 h ce samedi comme elle l’avait planifiée longtemps d’avance, selon un message publié sur Facebook par une de ses filles, et selon ce qu’en rapporte Cool FM dans ses nouvelles en Beauce.
Dans son message, la fille de Mélanie Lachance, Elsy Nunez, adresse un adieu touchant à sa mère, lui disant combien elle l’aime et combien elle respecte sa décision. Cependant, elle exprime également son regret qu’elle soit partie et son désir qu’elle eût changé d’avis.
Et c’est bien là l’un des aspects pervers de l’euthanasie. Quand une personne meurt naturellement, c’est-à-dire des causes de sa maladie, les proches du défunt sont devant un fait qui ne pouvait être évité, la mort de l’être cher n’aura pas été de son fait ni du fait de personne, l’être aimé aura été là aussi longtemps que la vie lui permettait et ne laissera pas le sentiment d’avoir retranché de son temps à ses proches.
Lire la suiteMalgré les incitations gouvernementales, les gens n’ont toujours pas plus d’enfants

Par Nancy Flanders (LiveActionNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : BGStock/Adobe Stock
Partout dans le monde, les nations mettent en place des mesures incitatives pour encourager les citoyens à avoir plus d’enfants, mais leurs stratégies ne semblent pas fonctionner. Vox affirme : « On ne peut même pas payer les gens pour qu’ils aient plus d’enfants ». Mais les gens choisissent-ils de ne pas avoir d’enfants parce qu’ils n’en veulent pas ou parce qu’ils ne veulent pas ce qu’ils ont été conditionnés à croire que les enfants sont ?
Vox rapporte que Taïwan a dépensé plus de 3 milliards de dollars pour tenter de convaincre ses citoyens d’avoir plus d’enfants. Cette somme comprend l’ajout de six mois de congé parental rémunéré, remboursé à 80 % du salaire du parent, ainsi qu’une prestation en espèces et un allégement fiscal pour les parents de jeunes enfants.
En Hongrie, si une femme a quatre enfants ou plus, elle n’est plus tenue de payer l’impôt sur le revenu — pour le reste de sa vie. Le pays accorde également un prêt d’environ 30 000 dollars aux jeunes mariés. S’ils ont trois enfants ou plus, la dette est effacée. Le taux de natalité de la Hongrie en 2023 a augmenté d’environ 0,65 % par rapport à 2022.
Lire la suiteL’antinatalisme : la fin des problèmes humains par l’extinction de l’humain

Par Pauline Mille (reinformation.tv) — Photo : Alexey Pelikh/Adobe Stock
Deux spécialistes finlandais de la bioéthique ont écrit une tribune dans Bioethics, l’une des revues de bioéthique les plus prisées dans le monde, où ils préconisent tranquillement la fin de l’humanité : « En adoptant l’antinatalisme jusqu’à l’extinction de l’humain, tous les problèmes de l’humanité pourraient être résolus. » Un moyen radical qui n’est hélas pas un canular, et qui est même logique : quand l’euthanasie est recommandée pour l’individu, pourquoi ne pas appliquer le suicide assisté à toute l’espèce ?
Plus d’enfants, plus de problème !
L’argumentation de Joona Ränäsen et Matti Häyry est simple : plus d’enfants, plus de problèmes ! « Des problèmes graves comme le changement de climat trouveraient leur solution si les humains cessaient d’exister, ce qui éliminerait les destructions de l’environnement. Il paraît clair aussi que les nombreux problèmes qui sont la plaie de l’humanité — guerres, famines, crimes, discriminations, maltraitance des animaux — disparaîtraient si les humains n’existaient pas. L’adoption de l’antinatalisme résoudrait ainsi vraiment “tout”. »
Lire la suiteLa Marche pour la Vie à Cologne bloquée par des pro-avortement
Par Angelika de Poncharra de Choisir la vie - France
En même temps que la 19e marche allemande pour la vie dans la capitale, Berlin, le « Collectif fédéral pour le droit à la vie » (« Bundesverband Lebensrecht ») avait organisé, avec les « Jeunes pour la Vie », une première marche pro-vie à Cologne sur le Rhin samedi 16 septembre 2023. Dans la matinée, deux messes étaient célébrées pour le respect de la vie dans deux églises de la ville, dont une a été taguée dans cette métropole, haut lieu des LGBT en Allemagne.
La préfecture avait autorisé la marche, mais aussi curieusement la contre-manifestation annoncée sur la même place du « Marché aux foins » près de la cathédrale gothique à 13 h. Sur grand écran, le discours de la présidente du Collectif, Alexandra Linder, fut transmis de Berlin. Elle a dénoncé l’augmentation constante du nombre d’avortements et de suicides, depuis que la peur de l’avenir progresse et que la publicité pour l’avortement est autorisée en Allemagne. L’État allemand ne s’attaque pas aux racines de ces dérives et protège de moins en moins la vie humaine.
Sur l’estrade de Cologne, le président des « Médecins pour la Vie » (« Ärzte für das Leben ») en Allemagne, Prof. Paul Cullen, a insisté sur le tout premier droit de l’homme, celui à la vie, au début, au cours et à la fin de toute existence humaine, sans exception aucune. Ce droit fondamental est plus que jamais menacé. Les médecins subissent des pressions terribles, mais ils doivent défendre leur liberté de conscience et « ils doivent être toujours pour la vie, et jamais pour la mort ! »
Lire la suiteCélébrer ses propres funérailles

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : maxbelchenko/Adobe Stock
Un homme du Lac-Saint-Jean, Éric De Launière, atteint d’un cancer aux intestins métastasé n’en a plus longtemps à vivre et a fait une demande d’euthanasie. Désirant rassembler sa famille et ses amis une dernière fois avant sa mort prévisible (puisqu’anticipée), il a organisé une fête, qu’il considérerait comme ses propres funérailles selon une proche parente, dans l’aréna de Chambord. Deux cents personnes se sont présentées à l’événement, durant lequel la joie des retrouvailles s’est mêlée aux larmes du décès prochain.
Marie-Ève Tremblay, qui a une lointaine parenté avec Éric De Launière, a invité sa petite cousine Valérie à raconter sur les ondes de 98,5 le singulier événement. Selon Valérie, Éric voulait éviter à sa femme et ses enfants d’avoir à affronter seuls le poids et le souci des funérailles... en célébrant en quelque sorte ses propres obsèques de son vivant.
Selon Marie-Ève Tremblay, ce genre d’événements aurait lieu de plus en plus fréquemment — ce qui n’est pas sans rappeler les fêtes dans les salons funéraires où le futur défunt fait ses adieux avant de recourir à l’euthanasie.
Dans la seconde partie de l’émission de Marie-Ève Tremblay et Philippe Cantin, la parole est donnée à Jean-Marc Barreau, professeur à l’Université de Montréal, titulaire de la chaire de recherche Jean-Monbourquette sur le soutien social des personnes endeuillées. Ce dernier fait judicieusement remarquer que ce phénomène est en partie dû à l’éloignement de la population québécoise par rapport à la religion, et que n’ayant plus recours aux cérémonies religieuses, ils éprouvent le besoin de réaliser un « rituel ». Il fait également remarquer que ce nouveau genre de cérémonies ne peut subvenir au besoin du deuil qui survient au décès de la personne.
Cette affaire est assez triste, non seulement du fait qu’un homme soit proche de la mort, mais aussi qu’il ait décidé de recourir à l’« aide médicale à mourir » — ce qui met une note malsaine au tout.
En effet, pourquoi ne pas rassembler comme il l’a fait la famille autour d’un être cher qui va mourir prochainement ? Ce désir n’est pas condamnable. Ce geste cependant ne nécessite pas que la personne mette fin à ses jours avec l’euthanasie, au contraire, combien parmi sa famille et ses amis désapprouvent sa décision ?
Il est affligeant de constater à quel point le Québec a perdu la foi.
Mgr Viganò : l’interdiction de l’avortement est essentielle pour arrêter le « nouvel ordre mondial soumis à Satan »
Traduction de Campagne Québec-Vie
(LifeSiteNews) — Voici le texte écrit d’un sermon donné par Mgr Carlo Maria Viganò, archevêque, le 11 septembre 2023.
L’avortement, sacrement de Satan
On peut aller en prison à cause de l’avortement : la prison est la peine infligée dans certains pays à ceux qui s’arrêtent en prière silencieuse devant une clinique où l’on tue des enfants. Mais vous n’allez pas en prison si vous tuez une créature innocente.
Vous pouvez être victime de discrimination à cause de l’avortement : la discrimination est la stigmatisation sociale de ceux qui se préoccupent de la vie de l’enfant tué dans l’utérus, qui est considéré comme « un amas de cellules » jusqu’au moment où il naît, et pour certains meurtriers de nos gouvernements, il est encore considéré comme tel même après sa naissance.
Ils ne parlent pas d’avortement, mais de « santé reproductive », d’« interruption de grossesse ». C’est l’obligation imposée par le politiquement correct et son jargon orwellien. Et ceux qui dissimulent ce crime horrible contre des vies innocentes derrière une expression aseptisée sont également en faveur de la mutilation des personnes — jusqu’aux enfants prépubères — pour les faire ressembler à ce qu’elles ne sont pas au moyen d’amputations et de traitements destructeurs : ils appellent cela la « transition de genre ». Les partisans de l’avortement et de la mutilation des enfants sont aussi partisans de tuer les malades, les personnes âgées, les déments, les handicapés et tous ceux qui, à tout âge, sont jugés indignes de vivre par l’État ou l’individu : on ne parle pas de meurtre légalisé, mais d’« euthanasie », d’« aide médicale à mourir ». Pendant la farce de la psychopandémie, un pays d’Europe du Nord a aussi invité les personnes âgées à ne pas encombrer les services de santé en leur envoyant à domicile un kit pour les aider à « s’en aller » sans déranger personne et en leur assurant que l’État prendrait en charge leurs funérailles.
Lire la suiteDeux gays laissent mourir le bébé prématuré dont la mère porteuse est atteinte de cancer

Par Emilly Glover (LifeNews) — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : paulaphoto/Adobe Stock
Brittney Pearson, enceinte, a reçu un diagnostic de cancer du sein et a accouché à 25 semaines, mais les deux hommes qui l’avaient engagée comme mère porteuse ont ordonné que l’enfant soit privé de soins médicaux essentiels, ce qui l’a tué.
Deux hommes ont engagé Brittney Pearson comme mère porteuse pour créer leur « famille de rêve », écrit sur Twitter Lila Rose, présidente de Live Action. « À la fin du processus, un petit garçon de 25 semaines a été assassiné ».
« Brittney a reçu un diagnostic de cancer du sein pendant sa grossesse et a décidé d’accoucher prématurément, à 25 semaines, afin de recevoir la chimiothérapie nécessaire à sa survie et de donner à l’enfant les meilleures chances de survie. Elle a dit que sa pensée était “Je veux garder ce bébé en sécurité et l’amener du côté de la terre” », écrit Rose sur Twitter.
Le couple qui a acheté l’enfant à Brittney a déclaré qu’il « ne voulait pas payer Brittney pour un bébé né avant 38 semaines en raison des problèmes de santé potentiels d’un bébé prématuré », selon Rose.
Le couple a insisté pour que l’enfant soit « immédiatement éliminé ».
Selon son oncle, Brittney était « en plein désarroi ». Elle a proposé d’adopter l’enfant, mais le couple a refusé sa demande, réclamant plutôt un certificat de décès. L’oncle de Brittney a même déclaré : « Je prendrais le bébé si on me le permettait ».
Lire la suiteUn homme se disant femme déclare vouloir être « la première femme transgenre à avorter »

M. Garrison de South Park semble être devenu un modèle pour certains...
Par Jonathon Van Maren — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : capture d'écran vidéo/YouTube/South Park
12 juillet 2023 (LifeSiteNews) — Le sinistre réalisateur John Waters, connu pour ses films cultes transgressifs, a un jour résumé la place centrale de l’avortement dans le progressisme en une seule citation. « Parfois, j’aimerais être une femme, a-t-il dit, juste pour pouvoir avorter ».
Ce genre de sentiment ouvertement pro-avortement n’est pas aussi rare que certains lecteurs pourraient le croire. En tant que militant pro-vie, j’ai entendu des féministes désinvoltes et des partisans de l’avortement en colère dire à maintes reprises qu’ils dédieraient leur « prochain avortement » aux pro-vie pour avoir eu l’audace de s’exprimer en faveur des enfants à naître.
À notre époque progressiste, l’avortement est considéré, à bien des égards, comme un élément central de l’identité féministe — et donc de ce que signifie être une femme post-moderne, libérée des contraintes de la famille, des enfants et de la nature elle-même. De nombreuses penseuses féministes, notamment Gloria Steinem, ont fait référence à leurs avortements comme à des moments cruciaux de leur libération et donc de leur identité, une sorte de baptême du sang pervers.
Il n’est donc pas surprenant qu’un homme s’identifiant à une femme puisse vouloir non seulement devenir enceint — et des chercheurs médicaux tentent déjà de mettre au point des procédures permettant de transplanter des utérus dans des hommes biologiques, dans le but évident (bien que probablement inatteignable) de faciliter la grossesse masculine — mais aussi se faire avorter. (Oui, je suis conscient du caractère insensé de cette phrase. Voilà où nous en sommes).
Lire la suiteAu Canada, des personnes à la retraite, en bonne santé, reçoivent un courriel promouvant l’euthanasie

Par Clémentine Jallais (reinformation.tv) — Photo : Vadim Pastuh/Adobe Stock
Bienvenue en retraite ! Mais réfléchissez quand même… vous pouvez l’écourter, si besoin. C’est un peu le message reçu par toutes ces personnes âgées, avec le terrible diaporama envoyé par l’une des autorités de santé les plus importantes du Canada. Sous prétexte d’information, on promeut et on exploite les difficultés physiques ou mentales de chacun, existantes ou à venir — et il n’est plus question de mort « raisonnablement prévisible » comme cela était spécifié dans la loi originelle.
Le Canada est le théâtre d’une offensive radicale en vue de l’élargissement de l’euthanasie, y compris vers les enfants : les hôpitaux catholiques pourraient même se voir bientôt contraints de la proposer.
« Vouloir mourir » en un mois et demi ou moins, à l’âge de la retraite
Le diaporama PowerPoint dont il est question proviendrait de la Fraser Health Authority qui est l’une des autorités sanitaires les plus importantes du Canada : elle gère 12 hôpitaux en Colombie-Britannique et fournit des soins de santé à plus de 1,8 million de personnes. Insérées dans un bouquet d’informations sur le régime de retraite, ces images ont fait activement la promotion de l’euthanasie, auprès d’un groupe de patients en bonne santé. Le Daily Mail l’a obtenu et nous en a donné un rapport détaillé le 1er juillet.
Quels peuvent être leurs arguments ?! C’est toujours le même mirage qu’on fait miroiter : l’idée de liberté et de volonté personnelles. Le suicide médical peut « favoriser un sentiment de contrôle », peut-on lire. C’est une simple question de « vouloir mourir ».
Le courriel évoque un « système de suivi » qui énonce les options possibles pour l’euthanasie, lorsque la mort naturelle est « raisonnablement prévisible » ou même lorsqu’elle est « non raisonnablement prévisible ». Pour les personnes qui ne sont pas en fin de vie, mais souffrent de symptômes variés tels que douleur chronique et fibromyalgie, les patients ne subissent que 90 jours d’évaluations selon l’agence de santé. Pour les autres, il n’y a pas de période d’attente : il est indiqué que le processus de suicide « peut prendre un jour », une fois la demande déposée.
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