Un incroyable tollé : après un accommodement raisonnable, des réactions insensées
Quand l’enseignement religieux a été banni de nos écoles privées et publiques québécoises, il y a eu un véritable concert d’applaudissements : la gauche politique, syndicale et médiatique gloussait à gorge déployée ! Pendant tout ce temps, nos catholiques ont regardé passer le train.
Quand le gouvernement a introduit dans les écoles primaires et secondaires le fameux Cours d’éthique et de culture religieuse obligatoire pour tous, un sentiment d’inquiétude s’est fait sentir, sans pour autant créer une panique généralisée.
Enfin, la religion semblait bel et bien éradiquée définitivement de tous nos établissements scolaires. Grâce au CÉCR la dictature du relativisme pourrait faire son entrée officielle par la grande porte.
Par contre, certaines communautés culturelles n’ont jamais accepté de se faire enfoncer dans la gorge la nouvelle religion d’État décrétée par le gouvernement. Une réaction, possiblement néfaste, se pointait à l’horizon… il fallait agir. Certaines écoles juives violaient les prescriptions du régime pédagogique en négligeant les matières de base au profit d’un enseignement intensif de la religion. La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a obtenu de ces écoles qu’elles se conforment au régime pédagogique officiel, « en échange de quoi elle les autoriserait à poursuivre l’enseignement la fin de semaine ». (La Presse, le 12 février 2010).
Un incroyable tollé s’est abattu sur la belle province ! Était-ce justifié ? André Pratte écrivait dans La Presse du 12 février 2010 : « En effet, n’en déplaise aux croisés de la laïcité absolue, cet accommodement est non seulement raisonnable, il est à l’avantage de la société québécoise ». Les écoles juives pourront désormais donner des cours les fins de semaine. Cela ne dérange personne, mais révolte au plus haut point les grands ténors de la laïcité absolue qui souffrent d’une allergie incurable face aux « épouvantables » religions qu’il faudrait éliminer à la grandeur de la planète pour les satisfaire pleinement. Cette croisade « relève d’une tentative de laïciser non seulement l’État, mais toute la sphère publique pour reléguer la religion à la seule vie privée ». (La Presse, André Pratte, le 13 février 2010).
Pourquoi vouloir empêcher à tout prix l’enseignement d’une religion ? Nos croisés de la laïcisation tous azimuts rêvent de la mort imminente de Dieu ! Ils font peur au bon peuple en leur disant que cet « infâme » amendement au régime pédagogique mènera à l’école la fin de semaine pour tous les enfants du Québec. Une énormité complètement fausse !
Les parents du Québec ont des droits fondamentaux ; qu’ils soient catholiques, évangéliques, protestants, musulmans ou juifs, ils ont le droit de donner à leur progéniture l’éducation religieuse qui leur convient. La Ministre a décidé de leur faciliter la tâche.
On a créé un tsunami dans un verre d’eau. Pour plusieurs communautés culturelles, la formation religieuse des jeunes est quelque chose de vital et prioritaire. Bravo ! Ça va à contre-courant. Nos parents chrétiens auront-ils le même courage ?
Égards 20 : contre le cours éthique et culture religieuse
Le numéro 20 de la revue Égards, paru en cet été 2008, s’attaque au cours syncrétiste et relativiste éthique et culture religieuse, cours qui sera imposé à tous les élèves québécois en septembre 2008 depuis la première année du primaire jusqu’à la cinquième année du secondaire. Nous sommes fiers de mener le combat intellectuel et spirituel contre ce cours totalitaire. Sous une apparence gentille et douce, le gouvernement du Québec, par la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne, se comporte comme le pire des gouvernements totalitaires en imposant ce cours contre la volonté des parents.
Les courageux parents de la Coalition pour la liberté en éducation, que nous appuyons totalement, veulent retirer leurs enfants des écoles durant ce cours qui veut enseigner le contenu doctrinal et culturel de six religions en même temps à des enfants aussi jeunes que six ou sept ans! C’est clairement du lavage de cerveau. Nous félicitons entre autres les parents de Valcourt, menés par Sylvain Lamontagne : ce sont des héros que les évêques du Québec devraient appuyer.
C’est notre ami sociologue Gary Caldwell, ancien commissaire dissident des États généraux sur l’éducation de 1995-1996, qui attaque ce cours dans un long article d’Égards qui explique pourquoi ce cours est si néfaste pour les jeunes Québécois : « Bâtir sur du sable ou les vices cachés du programme d’éthique et culture religieuse ». Il présente les dix raisons pour lesquelles ce cours va nuire aux élèves québécois et va les détourner de leur héritage chrétien en les coupant de leurs racines spirituelles : le relativisme religieux (1 et 2), le manque de maturité des jeunes enfants (3), le constructivisme social (4 et 5), l’étatisme pédagogique (7), l’usurpation du droit des parents (8 et 9), le faux consensus social (10).
Vous trouverez également dans ce riche numéro de la revue une critique forte et équilibrée du féminisme par la célèbre journaliste du National Post Barbara Kay : « Qui opprime qui? Une réflexion sur le féminisme ». De nombreux autres auteurs éclairent l’actualité dans une perspective conservatrice, occidentale et judéo-chrétienne : Martin Poëti (sur le mépris de la famille par l’État québécois), Maurice G. Dantec, Jean-Charles Chebat (sur la propagande arabe), Richard Bastien (sur la décadence avancée du Québec par rapport au reste du Canada), William Gairdner (sur le multiculturalisme), Matthieu Lenoir (sur Berlusconi), Jean Renaud (sur Barrès et Drieu La Rochelle), Luc Gagnon (sur l’ancien député créditiste Fabien Roy).
Vous pouvez vous procurer ce numéro (de 115 pages) pour un don de 15$ auprès de Campagne Québec-Vie (voir le coupon réponse). Vous pouvez aussi vous le procurer à la librairie Ville-Marie de Montréal (5173, Côte-des-Neiges, local 5, près de l’Oratoire Saint-Joseph – ouverture du mardi au samedi de 12h à 17h – tél. : 514-344-2687). Vous pouvez également vous abonner par le site Web : www.egards.qc.ca ou au téléphone.
On a lancé la serviette : les évêques et le cours éthique et culture religieuse
À l’émission « Gauthier en direct » à TQS, le 18 mars 2008 à 12h30, l’animateur recevait le président de l’Assemblée des Évêques catholiques du Québec. Mgr Martin Veillette, évêque de Trois-Rivières, expliquait la position de l’épiscopat sur le cours d’éthique et de culture religieuse qui sera obligatoire dans toutes les écoles du Québec en septembre 2008.
Les évêques ont été consultés sur le contenu de ce cours. Ils ont donné leur avis au gouvernement; celui-ci a tenu compte des remarques formulées et des propositions des évêques pour rendre ce cours acceptable à leurs yeux.
Mgr Veillette émet certaines réserves sur la formation des enseignants et sur les outils pédagogiques appropriés pour donner aux élèves un enseignement de qualité. Quant à la demande d’exemption formulée par certains parents, le président de l’AECQ n’est pas d’accord. Il affirme plutôt que ce cours est excellent, qu’il va « aider les jeunes à bien saisir le phénomène religieux dans la vie sociale et qu’il leur permettra de mieux vivre en société. »
L’évêque de Trois-Rivières s’est montré très optimiste, car « ce cours n’a pas pour objectif de former des croyants, mais bien de permettre aux élèves de mieux connaître et respecter les autres religions. » Enfin, le porte-parole des évêques du Québec a dit très clairement que le débat est clos.
Maintenant que le gouvernement a décidé que les écoles publiques du Québec sont neutres et laïques, « il faut bien se conformer à cette décision et l’accepter. » La position de nos évêques est limpide. Person-nellement, je pense qu’ils ont lancé la serviette un peu trop vite et qu’ils ont été récupérés par une certaine intelligentsia de gauche très pressée d’en finir une fois pour toutes avec la confessionnalité scolaire au Québec. Je ne fais pas la même lecture jovialiste de ce cours fourre-tout que l’AECQ.
On juge un arbre à ses fruits. J’ai bien hâte de voir d’ici quelques années les fruits produits par ce fameux cours auprès de nos élèves du primaire et du secondaire.