Les démocrates échouent à faire adopter au Sénat un projet de loi imposant l’avortement illimité dans tout le pays

Par Calvin Freiburger — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Chr. Offenberg/Adobe Stock
11 mai 2022, Washington D.C. (LifeSiteNews) — Ce 11 mai 2022, le Sénat américain a voté, avec 49 voix pour et 51 voix contre, sur un projet de loi démocrate visant à inscrire l’avortement à la demande dans la loi fédérale ; ce projet de loi cherchait à forcer les États à laisser la pratique de l’avortement se poursuivre pratiquement sans réglementation, en réponse à la fuite d’un projet d’avis indiquant que la Cour suprême pourrait finalement être prête à renverser Roe v. Wade.
La semaine dernière, Politico a publié une ébauche de l’opinion majoritaire du juge conservateur Samuel Alito dans l’affaire Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, qui concerne l’interdiction de l’avortement à 15 semaines dans le Mississippi. Le projet déclare que « Roe était une erreur flagrante dès le départ » et qu’il est donc « temps de tenir compte de la Constitution et de renvoyer la question de l’avortement aux représentants élus du peuple ». En réponse, la Cour a annoncé que le projet était authentique mais « ne représente pas une décision définitive de la Cour ou la position finale d’un membre sur les questions de l’affaire ».
On ne sait toujours pas si le projet d’Alito représente une décision finale d’annuler Roe, s’il s’agit d’une décision provisoire susceptible d’être modifiée, s’il a été préparé en prévision d’une majorité portée à l’annulation ou s’il a été rédigé dans l’espoir de persuader les collègues d’Alito de signer. Quoi qu’il en soit, la fuite a provoqué une onde de choc à travers le spectre politique, les partisans de la vie se réjouissant provisoirement, les politiciens et les militants pro-avortement manifestant leur colère, et beaucoup spéculant que la fuite pourrait avoir été destinée à faire pression sur les juges pour qu’ils changent leur vote, ou à inciter à la haine et aux menaces contre eux.
En réponse, les dirigeants démocrates du Sénat ont prévu un autre vote sur le projet de loi dit de protection de la santé des femmes (WHPA), qui a été introduit à plusieurs reprises au fil des ans, sans succès, mais que le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, a présenté comme une occasion de mettre les positions des républicains sur le tapis.
Le projet de loi, qui a été adopté par la Chambre des représentants en septembre et qui a le soutien du président Joe Biden, établit un droit statutaire fédéral de pratiquer et d’obtenir des avortements, y compris après l’âge de viabilité du fœtus (sous la large couverture de la « santé »), et interdit spécifiquement aux États de soumettre l’avortement à des exigences d’échographie (même si celles-ci sont standard pour discerner l’âge du fœtus), à des périodes d’attente obligatoires, à des exigences de consentement éclairé et à d’autres règlements de santé et de sécurité, tel que le privilège d’admission.
Lire la suiteDes pro-avortement manifestent devant la maison du juge Alito
Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie
10 mai 2022, Alexandria, Virginie (LifeSiteNews) — Des militants pro-avortement sont descendus hier soir au domicile du juge Alito de la Cour suprême, scandant des slogans et prononçant des discours.
Lundi en début de soirée, une foule d’environ 200 personnes a défilé dans la rue en direction de la maison du juge de la Cour suprême Samuel Alito. Certains ont utilisé des mégaphones pour entraîner la foule à crier des slogans comme « Vous ne vous souciez pas de la mort des gens » et « Mon corps, mon choix ». Cette manifestation s’inscrivait dans le cadre d’une vague de protestations publiques contre une éventuelle annulation de l’arrêt Roe v. Wade, un événement suscité par une fuite du projet d’opinion majoritaire de la Cour suprême.
Criant « justice », la foule a menacé : « Si nous ne l’obtenons pas, brûlez tout ». Les manifestants pro-avortement se sont rassemblés en réponse à la fuite d’un projet d’opinion du juge Alito, qui indique qu’une majorité de juges la Cour suprême pourrait être prête à annuler la décision Roe v. Wade, vieille de près de 50 ans, qui a imposé l’avortement sur demande dans les 50 États.
« Lorsque le droit à l’avortement est attaqué, que faisons-nous ? Levez-vous, ripostez », a scandé la foule, dont la plupart portaient des masques. La manifestation était menée par le groupe anti-établissement « ShutDownDC », qui a accusé Alito de vouloir « supprimer nos droits. Mais nos droits sont à nous, fondamentalement. Nous nous montrons pour le lui dire en personne ».
Après avoir demandé à Alito de « garder l’avortement sûr et légal », la foule s’est rassemblée devant sa maison pour prononcer des discours préparés. Un orateur a affirmé que « forcer les gens à mener à terme des grossesses non désirées causera des morts inutiles et des blessures à vie, tant physiques que mentales ».
Margaret Mary Olahan, du Daily Wire, a enregistré de brèves images de quelques manifestants entièrement vêtus de noir, portant des cagoules et des casquettes de baseball, qui dénonçaient ce qu’ils décrivaient comme de la « torture » fournie par les centres de grossesse pro-vie.
Lire la suiteUne fuite de l’opinion majoritaire montre que la Cour suprême pourrait renverser Roe v. Wade

Par Jack Bingham — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Freepik
2 mai 2022, Washington, D.C. (LifeSiteNews) — Selon un premier projet d’opinion majoritaire qui a fait l’objet d’une fuite et qui aurait été rédigé par le juge Samuel Alito et obtenu par Politico, la Cour suprême des États-Unis a voté à 5 contre 4 pour annuler sa décision Roe v. Wade, vieille de près de 50 ans, qui a imposé l’avortement sur demande dans tout le pays.
Comme le rapporte Politico, l’avis est « une répudiation totale et sans faille de la décision de 1973 qui garantissait les protections constitutionnelles fédérales du droit à l’avortement [sic] », marquant une victoire gigantesque pour le mouvement pro-vie. La fuite d’un projet d’avis est sans précédent dans l’histoire de la Cour suprême et envoie des ondes de choc dans le monde juridique ce soir.
Il est impossible de surestimer le séisme que cela va provoquer au sein de la Cour, en termes de destruction de la confiance entre les juges et le personnel. Cette fuite est le péché le plus grave, le plus impardonnable.
— SCOTUSblog (@SCOTUSblog) 3 mai 2022
« Roe était une erreur flagrante dès le départ », écrit Alito dans le document qui, s’il était officiellement publié par la Cour, constituerait une victoire monumentale pour le mouvement pro-vie. « Nous soutenons que Roe et Casey doivent être annulés », ajoute l’opinion majoritaire.
« Il est temps de tenir compte de la Constitution et de renvoyer la question de l’avortement aux représentants élus du peuple », a souligné Alito.
Lire la suiteLes réactions « abominables » des pro-avortements canadiens

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : F8/Adobe Stock
Devant la nouvelle du possible renversement de Roe vs Wade aux États-Unis les réactions s’affrontent. Les pro-vie se réjouissent. Les pro-avortements protestent et réaffirment leurs positions. Et les conservateurs sont réduits au silence ayant été priés « de ne pas commenter la décision à venir de la Cour suprême des États-Unis ».
Quant au Bloc Québécois, sa motion « reconnaissant le “libre choix en matière d’avortement pour quelque raison que ce soit” qui requérait l’unanimité de la Chambre pour être adoptée a été bloquée par quelques voix émanant des banquettes conservatrices », rapporte Le Journal de Québec. Décidemment, « quelques voix » pro-vie peuvent avoir un impact décisif, un impact non prévu par les bloquistes pro-avortement...
À l’Assemblée nationale, les motions passent mieux car selon Le Devoir, elle « a adopté à l’unanimité une motion d’appui aux femmes américaines, en proclamant leur droit de recourir à l’avortement. »
Les médias de masse déplorent tous la nouvelle du document fuité du juge Alito qui dévoile dans ses 96 pages le renversement possible de Roe vs Wade.
Dans un éditorial intitulé Une abomination annoncée, le journaliste Guy Taillefer trahit visiblement sa position 100 % pro-avortement en qualifiant le contenu du document d’« abominable ». Selon lui, « La posture de la Cour suprême annonce une régression sociétale épouvantable. Concrètement, le jugement se trouverait à démolir le droit à l’avortement en renvoyant à l’échelle des États la responsabilité de légiférer en la matière. »
Ce que l’éditorial nomme une régression n’est-il pas plutôt une avancée significative, un bond de géant dans la lutte pour les droits de l’enfant à naître ? Car l’avortement, cet acte que notre vice-premier ministre Chrystia Freeland a appelé hier « droit fondamental », ne se résume-t-il pas à la violation du droit fondamental à la vie ?
Un renversement radical de Roe vs Wade à l’horizon ?

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Pxfuel
Les États-Unis sont en tumulte. Un document divulgué hier changera peut-être radicalement le cours de l’histoire américaine de l’avortement.
Dans un article publié le 2 mai, Politico rapporte avoir obtenu un document rédigé par le Juge Samuel Alito. Selon l’article, « Le projet d’avis est une répudiation complète et sans faille de la décision de 1973 qui garantissait les protections constitutionnelles fédérales du droit à l’avortement et une décision ultérieure de 1992 — Planned Parenthood v. Casey — qui maintenait largement le droit. »
La fuite d’un document de la Cour Suprême est une nouvelle presqu’inconcevable. Est-elle légitime ?
Alito aurait écrit dans le document que « Roe s’est complètement trompé dès le départ. Son raisonnement était exceptionnellement faible et la décision a eu des conséquences dommageables. Et loin d’aboutir à un règlement national de la question de l’avortement, Roe et Casey ont enflammé le débat et approfondi la division. »
Sous le titre « Opinion de la Cour », il aurait affirmé « Nous estimons que Roe et Casey doivent être annulés. La Constitution ne fait aucune référence à l’avortement, et aucun droit de ce type n’est implicitement protégé par une disposition constitutionnelle... »
Ce sont de mots extrêmement puissants. Des mots qui changeraient drastiquement le futur pro-vie américain.
Politico affirme que, « Le renversement de Roe conduirait presque immédiatement à des limites plus strictes sur l’accès à l’avortement dans de larges pans du sud et du Midwest, avec environ la moitié des États prêts à imposer immédiatement de larges interdictions à l’avortement. »
Des points d’interrogation majeurs restent à être résolus dans cette nouvelle renversante, mais pour l’instant le mouvement pro-vie espère que les vies de millions d’enfants à naître pourront être sauvés.
Le Sénat confirme la candidate de Biden, Ketanji Brown Jackson, à la Cour suprême des États-Unis

Ketnaji Brown Jackson et Joe Biden.
Par Ashley Sadler — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : The White House/Flickr/Wikimedia Commons
7 avril 2022, Washington, D.C. (LifeSiteNews) — Le Sénat américain a voté jeudi la confirmation de la candidate de Biden, Ketanji Brown Jackson, à la Cour suprême des États-Unis, après un processus de confirmation controversé au cours duquel les sénateurs républicains ont examiné le dossier judiciaire de l’ancienne juge de la Cour de circuit et ont critiqué ses peines prétendument clémentes pour les délinquants de pornographie infantile.
Le Sénat a voté 53-47 jeudi après-midi pour confirmer Jackson, avec l’aide des sénateurs républicains de gauche Susan Collins (Maine), Lisa Murkowski (Alaska) et Mitt Romney (Utah).
La présidente du Comité national républicain (RNC), Ronna McDaniel, a publié une déclaration immédiatement après la confirmation du choix du président américain Joe Biden pour la Cour suprême, qualifiant Jackson de « juge radical et activiste ».
« Le choix de Biden, Ketanji Brown Jackson, est un juge radical et activiste, qui n’a pas répondu à des questions simples sur son dossier, y compris son indulgence envers les délinquants pédophiles et son soutien à la Théorie critique de la race », a déclaré Mme McDaniel. « Jackson a prouvé qu’elle était en phase avec l’agenda politique d’extrême gauche, refusant même de définir ce qu’est une femme. Le RNC demandera des comptes aux démocrates en novembre pour avoir soutenu le choix radical de Biden. »
Mme Jackson remplacera le juge libéral et pro-avortement Stephen Breyer à la Cour, qui a annoncé son intention de prendre sa retraite au début de l’année. Breyer, 83 ans, a toujours voté avec les libéraux de la Cour et s’est opposé à plusieurs reprises à la législation pro-vie.
Au cours des audiences de confirmation, qui ont débuté le 21 mars, Mme Jackson a exprimé sa gratitude d’avoir été proposée pour ce rôle et a signalé son intention de suivre les traces de son prédécesseur.
« C’est une grande leçon d’humilité que d’être proposée pour le siège du juge Breyer, et je sais que je ne pourrai jamais le remplacer. Mais si ma candidature est confirmée, j’espère perpétuer son esprit », a déclaré Mme Jackson, qui a travaillé comme assistante juridique pour M. Breyer en 2000, lorsqu’il s’est prononcé contre une loi pro-vie du Nebraska qui aurait interdit les horribles avortements par naissance partielle.
Lire la suiteLe Sénat américain confirme Ketanji Brown Jackson comme première femme noire à la Cour suprême des États-Unis
– Bloomberg (@business) 7 avril 2022
Les juges imposent l’avortement en tant que « droit fondamental » au Kenya

Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : hin255/Adobe Stock
Le 25 mars, méprisant le droit fondamental à la vie, « la Haute Cour de Malindi a jugé que l’avortement est “un droit fondamental en vertu de la Constitution du Kenya” » rapporte une synthèse de presse de Généthique. Ainsi les « arrestations de patientes ou de prestataires pratiquant des avortements sont … “illégales” ».
Se faisant, les juges s'érigent en législateurs puisque, selon Le Blog d’Yves Doudal, « dans la Constitution l’avortement est interdit sauf si la vie de la mère est en danger ».
La décision de la Cour a affirmé que : « La protection de l’accès à l’avortement a un impact sur les valeurs constitutionnelles vitales, notamment la dignité, l’autonomie, l’égalité et l’intégrité corporelle. » L’impact de l’avortement se résume en effet à un déni complet de la dignité de l’être humain dès sa conception, et une violation de l’égalité entre tous les êtres humains.
Sur simple base d’âge, l’enfant à naître est considéré inférieur aux enfants nés et égal à un objet jetable, alors que même scientifiquement, il est distinctivement supérieur aux objets. « L’embryon, comme tout être humain, a en lui-même le principe de son changement. En cela, il se distingue totalement d’un objet, qui ne change que par une intervention extérieure (Fondation Jérôme Lejeune). »
Quant à l’intégrité corporelle, le processus d’avortement est loin d’être un processus qui respecte le corps de la femme et de son enfant que ce soit l’avortement médical, par aspiration, par démembrement, ou par induction. Tout avortement est un irrespect moral et physique envers la vie, la dignité, et la liberté de l’enfant à naître.
La loi protégeant les bébés dès que leurs battements de cœur sont détectables gagne à la Cour suprême du Texas

Par LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pxfuel
11 mars 2022, Austin, Texas — Aujourd’hui, la Cour suprême du Texas a dit « non » à l’affirmation des avorteurs selon laquelle les fonctionnaires de l’État ont un rôle à jouer dans l’application de la loi texane des battements de cœur — mais ce n’est pas ainsi que la loi est conçue. Le juge Jeff Boyd a écrit que le fait d’accorder le pouvoir d’application aux fonctionnaires de l’État va à l’encontre du langage clair de la loi, qui exige spécifiquement que la loi soit appliquée par des citoyens privés et interdit son application par le gouvernement.
« Une fois de plus, la loi texane sur les battements de cœur l’a emporté devant les tribunaux — non seulement devant la Cour suprême des États-Unis, mais maintenant devant la Cour suprême du Texas », a déclaré Jonathan Saenz, président et avocat de Texas Values. « La haute cour a rejeté l’interprétation erronée que les groupes d’avortement font de cette loi pro-vie et, par conséquent, cette affaire de vie ou de mort devrait être rejetée. Les bébés gagnent à nouveau ».
Dans son avis, la Cour a conclu :
[La loi texane sur les battements de cœur] prévoit que ses exigences peuvent être appliquées par une action civile privée, qu’aucun fonctionnaire de l’État ne peut intenter une telle action ou y participer en tant que partie, qu’une telle action est le moyen exclusif d’appliquer les exigences, et que ces restrictions s’appliquent nonobstant toute autre loi. Sur la base de ces dispositions, nous concluons que la loi du Texas n’accorde pas aux cadres de l’agence d’État désignés comme défendeurs dans cette affaire le pouvoir de faire appliquer les exigences de la loi, que ce soit directement ou indirectement. Nous répondons à la question certifiée du Cinquième Circuit : non.
« La décision d’aujourd’hui est une grande victoire pour le Texas Heartbeat Act, qui sauve des vies », a déclaré Kimberlyn Schwartz, directrice des médias et des communications pour Texas Right to Life. « Nous avons dit depuis le début que la poursuite des avorteurs devait être rejetée. Il est clair que la législature n’a jamais voulu que les agences de l’État participent à l’application de la loi Texas Heartbeat, et la Cour suprême du Texas en a convenu. Ce n’est pas la dernière étape du voyage, car l’affaire va maintenant retourner devant la Cour d’appel du cinquième circuit, mais elle affirme une voie positive pour cette loi historique. Nous sommes reconnaissants au Texas Heartbeat Act de continuer à sauver des milliers de vies, et nous espérons que la justice ouvrira bientôt la voie à la protection de tous les enfants à naître en annulant Roe v. Wade. »
Lisez le jugement au complet ici (en anglais).
La Cour suprême des É.-U. refuse d’intervenir dans un procès entre un collège chrétien et un professeur pro-LGBT

Par Calvin Freiburger — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : hin255/Adobe Stock
1er mars 2022, Washington DC (LifeSiteNews) — La Cour suprême des États-Unis a refusé lundi de se saisir de l’affaire du droit d’un collège chrétien à prendre des décisions de promotion sur la base de l’adhésion ou non d’un employé aux principes chrétiens, concluant que l’intervention était prématurée alors qu’un litige inférieur était en cours.
Selon le Christian Post, l’affaire concerne le Gordon College dans le Massachusetts et l’ancien professeur associé Margaret DeWeese-Boyd, qui a poursuivi le collège en 2017 parce qu’il avait refusé de la promouvoir en raison de son plaidoyer contre les politiques de l’école sur les questions LGBT et les relations sexuelles extraconjugales.
Le Gordon College soutient que la décision relève d’une « exception ministérielle » aux règles de discrimination sur le lieu de travail, les institutions religieuses ayant le droit de décider qui transmettra la foi aux autres, sans interférence du gouvernement, même lorsque les employés en question ne sont pas des « ministres » au sens strict. L’avocat de Mme DeWeese-Boyd soutient que le sujet qu’elle enseignait, le travail social, étant strictement laïc, l’exception ministérielle ne devrait pas s’appliquer.
Le juge Jeffrey Karp, de la Cour supérieure du Massachusetts, s’est rangé du côté de Mme DeWeese-Boyd en 2020, tout comme la Cour judiciaire supérieure du Massachusetts en 2021, qui a estimé que « Mme DeWeese-Boyd était censée et tenue d’être une enseignante et une universitaire chrétienne, mais pas une ministre. Par conséquent, l’exception ministérielle ne peut s’appliquer comme défense à ses réclamations contre Gordon ».
La plus haute juridiction du pays a publié mardi 1er mars une liste d’ordonnances confirmant qu’elle n’examinera pas encore l’appel de Gordon College. La liste était accompagnée d’une déclaration du juge conservateur Samuel Alito, rejoint par les juges Clarence Thomas et Amy Coney Barrett, expliquant que, tout en reconnaissant que « la position préliminaire du litige compliquerait notre examen », il estime que « dans une affaire future appropriée, cette Cour pourrait être amenée à résoudre cette importante question de liberté religieuse ».
Lire la suiteKetanji Jackson : candidate pro-avortement à la Cour suprême des États-Unis

Ketanji Brown Jackson.
Par Geneviève De Vriendt (Campagne Québec-Vie) — Photo : Wikimedia Commons
La nouvelle candidate à la Cour suprême des États-Unis, Ketanji Brown Jackson, désignée par le président américain le 25 février, ne fait que porter le flambeau pro-avortement de son prédécesseur, le juge Stephen Breyen.
En vue de la décision cruciale de l’affaire Dobbs v. Jackson Women’s Health Organization, les combattants pro-avortement considèrent que cette nomination est une victoire.
Dans un communiqué, la présidente du plus grand fournisseur d’avortements aux États-Unis, Planned Parenthood, a déclaré que « Cette nomination arrive alors que nos libertés et nos libertés civiles sont en crise ». « Maintenant plus que jamais, nous avons besoin d’un juge de la Cour suprême qui comprend l’impact des décisions de la Cour sur les personnes — en particulier sur les droits reproductifs et LGBTQ + — et l’importance de protéger les libertés individuelles pour les générations à venir ».
La déclaration d’indépendance américaine ne dit-elle pas que, « tous les hommes sont créés égaux, qu’ils sont dotés par leur Créateur de certains Droits inaliénables, parmi lesquels figurent la Vie, la Liberté et la Recherche du Bonheur. » ? Ne précise-t-elle pas que le droit à la vie appartient à tous les hommes ? Les « libertés », entre autres celle de l’avortement, qu’Alexis McGill Johnson défend violent ce droit fondamental à la vie.
Marjorie Dannenfelser, la présidente de l’organisme pro-vie américain SBA List, a affirmé que « Ketanji Brown Jackson est soutenu par de nombreux groupes pro-avortement parmi les plus radicaux d’Amérique ».
Rien d’étonnant puisqu’« Elle s’oppose officiellement au droit à la liberté d’expression des défenseurs pro-vie qui plaident pour sauver des vies devant les centres d’avortement et soutient la fausse affirmation selon laquelle l’avortement est un “soin de santé”. » « Nous ne doutons pas qu’elle travaillera avec l’administration la plus pro-avortement de l’histoire pour enchâsser l’avortement dans la loi à l’échelle nationale », conclut Dannenfelser.