Le gouvernement philippin, tout comme le gouvernement québécois, veut freiner la hausse de sa population par la contraception...
Sur le site de genethique.org du 18 décembre 2012:
Ce lundi, "les députés philippins ont voté [...] en faveur d'une loi autorisant la contraception gratuite et l'éducation sexuelle". Cette loi, qui ne nécessite plus que la signature du président Benigno Aquino pour entrer en application, "prévoit la mise à disposition de contraceptifs gratuits (préservatifs et pilules) au sein des centres de santé gouvernementaux à travers tout le pays, la mise en place de cours d'éducation sexuelle dans les écoles et une formation à la limitation des naissances pour le personnel de santé des établissements publics". Pour le gouvernement et le président, "cette loi freinera la hausse de la population de ce pays pauvre d'Asie du sud-est, et réduira la pauvreté et la mortalité maternelle".
Des mesures qui semblent tout droit sorties des directives de l'ONU.
Ces pressions sur la population, comme cela se fait au Québec par les gynécologues et infirmières de CLSC, permettent de limiter le taux de fécondité à un seuil inférieur à 2,1, et cela, tout en laissant croire à une population qu'elle est libre et non conditionnée. Pour constater que le contrôle de la population est bel et bien volontaire au Québec, une analyse publiée par les Presses de l'Université du Québec est révélatrice.
La fondation Bill et Melinda Gates favorable au contrôle des populations
Sur le site de C-FAM du 20 avril 2012, on retrouve cette information:
NEW YORK, 20 avril (C-FAM) Melinda Gates, coprésidente de la Fondation Bill & Melinda Gates est de confession catholique. Pourtant, elle a demandé aux gouvernements de mettre de coté le lien controversé qui est fait entre la contraception et le contrôle des populations. Ce faisant, elle a explicitement rejetté la doctrine sociale de l’Eglise. Son discours est celui de la campagne de cette Fondation financée à hauteur de milliards de dollars et intitulée « NoControversy ». La campagne a pour but faire de l’accès universel aux moyens de contraception une priorité dans les pays en voie de développement.
Dans un discours prononcé à la Conférence TedxChange à Berlin, Mme Gates affirmait que la question de la contraception avait malencontreusement été associée au contrôle des populations, à l’avortement, et au péché mortel. Elle a insisté que ces questions étaient des « problèmes secondaires » qui avaient été attachées à l’idée de base selon laquelle les hommes et les femmes devraient pouvoir décider de quand ils veulent avoir un enfant »
Cependant, Mme Gates a elle-même admis que pendant des années, le contrôle des populations et la contraception ont été appliqués en parallèle dans les pays en voie de développement. Par exemple, dans les années soixante, l’Inde avait inclues dans ses «programmes de planning familial de malheureuses mesures incitatives et contraignantes ». Dans les années 90, les femmes indigènes péruviennes avaient été « anesthésiées et stérilisées sans le savoir ».
Bien que ces pratiques coercitives ne soient plus bien considérées aujourd’hui, il devrait être bien difficile pour des organisations telles la Fondation Gates de complètement séparer leur propre campagne de contraception de la question du contrôle des populations.
Dans sa Lettre Annuelle pour 2012, la Fondation Gates établit un lien direct entre une augmentation de la population « non durable » et la pauvreté, et présente la contraception comme un instrument essentiel pour faire en sorte que « la croissance des populations de pays comme le Nigeria soit significativement inférieure aux prévisions. »
Le contrôle des populations s'exerce toujours en Chine et dans plusieurs autres pays de la planète.
La "liberté" de la mentalité contraceptive...
Dans les sociétés occidentales, il est de bon ton de parler de la liberté apportée par les moyens contraceptifs… Liberté?La citation est tirée de : CHARTON, Laurence, LÉVY, Joseph Josy, (dir.). La contraception: Prévalence, prévention et enjeux de société, éd. Presses de l'Université du Québec, Québec, 2011, 270 pages.
Mario Roy de la Presse et le "contrôle" des naissances
Le journaliste Mario Roy, dans la Presse du 23 août 2011, reconnaît que la terre est capable de loger et nourrir une population atteignant bientôt 7 milliards d’êtres humains. Il reconnaît aussi que le taux de croissance de la population mondiale a chuté de moitié depuis 50 ans, s’établissant à 1,1% aujourd’hui (et l’on peut raisonnablement croire que cette chute va s’accentuer au fur et à mesure que les pays plus pauvres vont se développer). Il admet également que sur de larges parties de la planète, la population est en nette décroissance sans l’apport de l’immigration. On pense ici à l’Europe et à l’Amérique du Nord.