Des femmes au foyer heureuses répliquent au Conseil du statut de la femme
Sur le site du Journal de Montréal du 26 novembre 2014, un article à lire en entier, dont voici le début :
(Photo d'une mère ayant le temps de vivre... par ronin — cheyenne: licence creative commons)
Alors que le débat sur la hausse des tarifs en garderie fait rage, de jeunes mères au foyer épanouies déplorent qu’on considère l’avenue qu’elles ont choisie uniquement comme un recul.
«Je suis fière de mon choix, mais on est comme invisibles! (...)
Moins qu'invisibles, pour le Conseil du Statut de la femme et la fédération des femmes du Québec qui prétendent définir ce qu'est une femme, elles sont des parias.
Le Conseil du statut de la femme utilise vos impôts pour promouvoir le «droit» à l'avortement...

Sur le site du Conseil du statut de la femme, cet article que nous commentons:
(Julie Miville Dechêne, présidente du Conseil du Statut de la femme)
Le 28 janvier marque un anniversaire historique pour le droit des femmes à disposer de leur corps. 25 ans auparavant, jour pour jour, la Cour Suprême du Canada décriminalisait l’avortement, en concluant que forcer une femme à mener le fœtus à terme était une ingérence profonde à l’égard de son corps et donc une atteinte à la sécurité de sa personne. Des mots puissants, qui encore aujourd’hui doivent être martelés.
Récemment, j’ai participé à un débat un peu déstabilisant sur Matv, justement sur l’avortement, 25 ans après l’arrêt Morgentaler. Nous étions 8 femmes et 2 hommes, presque tous favorables au libre-choix des femmes. Et pourtant le ton a monté : plusieurs étaient campés sur leur position, n’écoutaient pas les autres, ou jugeaient que le seul fait de débattre de cette question était malvenu. Une intervention pacifique m’a marquée, celle de l’intellectuelle Rachida Azdouz qui, au contraire, soutenait qu’une société arrête de progresser quand elle refuse le débat. (À lire dans la Gazette des femmes : L’avortement — un droit en péril?)Le rôle du Conseil du statut de la femme en la matière est de défendre ce droit à l’avortement, gagné de haute lutte par les femmes, avec l’appui inestimable du docteur Morgentaler. Pour cette raison, nous publions aujourd’hui la brochure L’avortement : 25 ans de reconnaissance officielle qui se veut un historique factuel des étapes qui ont mené à la décriminalisation de l’avortement en 1988. Cette courte publication est destinée aux jeunes femmes et aux jeunes hommes. Nous voulons les sensibiliser au fait qu’il y a 25 ans, l’avortement était rien de moins qu’un acte criminel. Nous voulons leur faire comprendre que dans les années 60, les avortements clandestins étaient la principale cause d’hospitalisation des femmes au Canada. Bref, nous croyons qu’en connaissant mieux l’histoire des femmes, la jeune génération prendrait moins pour acquis que l’avortement est un service médical comme un autre. Il n’en a pas toujours été ainsi. Et dans de nombreux pays, les femmes mettent leur vie en péril en tentant de s’autoavorter ou en allant voir des charlatans. Chaque année, 47 000 femmes dans le monde meurent de complications consécutives à un avortement, particulièrement dans les pays où la procédure est illégale.
Défendre le droit à l’avortement, et en corollaire répéter aux pouvoirs publics que l’éducation sexuelle est la meilleure façon d’éviter des grossesses non désirées. Il faut réintroduire des cours d’éducation sexuelle dans les écoles, et pourquoi ne pas rendre la contraception gratuite pour les jeunes.
Et je vous rappelle qu’être pro-choix ne veut pas dire banaliser l’avortement. Non, il s’agit parfois d’un choix déchirant, nous en sommes conscientes, mais dans toutes les sociétés où l’avortement est illégal, les femmes sont souvent prêtes à mettre leur vie en jeu plutôt que de devoir mener une grossesse non désirée à terme.