Communiqué de Campagne Québec-Vie sur le Synode sur la famille et la question du divorce
Sur le site du Journal de Montréal du 26 septembre 2014, nous lisons que le Cardinal Marc Ouellet se prononce contre l'admission à la communion des « divorcés remariés » :
(Georges Buscemi, président de CQV)
l’ancien archevêque de Québec a publié plus tôt cette semaine, dans la revue catholique Communio, une opinion selon laquelle il est impossible de concilier les divorcés remariés avec la communion, puisque la communion, avance-t-il en traçant un parallèle, symbolise le mariage mystique de Jésus avec l’Église, une union indissoluble.
«Une telle possibilité (la communion pour les divorcés remariés) contredirait directement l’engagement irréversible du mariage mystique du Christ (…)»
Dans la même optique, Campagne Québec-Vie présente aujourd'hui, par la bouche de son président, son point de vue sur le Synode sur la famille, ainsi que sur la question du divorce et de la communion aux soit-disant « divorcés remariés » :
Déclaration de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie, sur le Synode des familles et sur la question des « divorcés-remariés ».
Au cours d'une prochaine rencontre à Rome nommée « le Synode sur la famille », des cardinaux et des évêques du monde entier discuteront de certaines approches pastorales vis-à-vis le mariage et la famille, un enjeu au centre des préoccupations de Campagne Québec-Vie.
Malheureusement, après avoir étudié le texte de préparation de ce synode et après avoir lu des commentaires de personnes de confiance, je ne peux me soustraire à ma responsabilité, comme président d’un organisme faisant la promotion de la Vie et de la Famille, d’exprimer mes inquiétudes profondes face à ce que je vois se profiler à l’horizon.
Je m’explique : bien que divers enjeux seront discutés par les évêques lors de cette réunion extraordinaire, la question qui semble dominer, peut-être parce qu’elle est artificiellement amplifiée par des médias de masse qui travaillent pour la plupart à nuire à l’Église, est celle de savoir si l’on permettra ou non aux « divorcés-remariés » de communier. Et il y aurait, paraît-il, des voix parmi les futurs participants au synode qui prônent l’accès à l’eucharistie aux « divorcés remariés ».
Bien que je ne sois qu’un simple laïc, étant donné la tâche de président de CQV qui m'est confiée, je me dois d’apporter ma petite contribution au synode en exprimant le plus respectueusement possible ma conviction que d’accorder aux divorcés-remariés le droit de communier serait trahir la parole de Dieu et s’attaquer à la famille et à la morale en général. Ce qui reste de cette lettre servira à justifier cette conviction qui m’habite.
La question du mariage et du divorce n’est pas neuve – en fait, elle date du début des temps quand Dieu « les fit Homme et Femme. » Jésus est très clair lorsqu’il affirme aux Pharisiens : « C’est en raison de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes (de divorcer). Mais au commencement, il n’en était pas ainsi. » (Matthieu 19,8) Depuis le début des temps, Dieu créa le mariage et affirma que le divorce était impossible – mais l’homme, par la dureté de son cœur, a toujours tenté de contourner cette vérité.
Or, lors de ce synode, on ne tentera probablement pas de changer la doctrine sur le divorce, car c’est une voie impraticable, la parole de Dieu étant trop nette à cet égard. Par contre, sans ouvertement nier la doctrine, il est fort possible que certains participants au synode tentent d’instaurer des pratiques « pastorales » qui, en réalité, rendraient caduque la doctrine et permettraient à des catholiques séparés et en lien avec de nouveaux partenaires de prendre part à la communion et ainsi de proclamer leur pleine communion avec Dieu en dépit de leur situation que Jésus, sans détour, caractérise « d’adultère » (dans Luc 16,18 il est écrit « Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère. »)
Concrètement, parmi les « solutions » envisagées pour le problème des personnes en union irrégulière, deux ont l’air de vouloir s’imposer : 1) permettre aux conférences épiscopales de chaque pays de modifier radicalement les procédures canoniques pour faciliter le constat de nullité de mariage (établissant, dans les faits, un « divorce » catholique) ou, 2) autoriser les curés de paroisse à accorder aux « divorcés-remariés » la communion, sans constat de nullité, mais seulement après une cérémonie quelconque où le couple démontrerait regretter sincèrement s’être retrouvé dans une telle situation.
Ici, il faut s’attarder un moment sur le drame vécu par plusieurs catholiques blessés par leurs époux. Imaginons, par exemple, une femme abandonnée, sans qu’elle en soit responsable, par un époux infidèle. Si son mariage est valide (c’est-à-dire dans le cas où cette femme n’obtient pas l’annulation du mariage), est-elle condamnée à une vie de solitude ? Et dans l’hypothèse où cette femme aurait des enfants de ce mari irresponsable, sera-t-elle en plus condamnée à une vie précaire, en proie à la pauvreté ? Voilà un exemple parmi tant d’autres qui en incite plusieurs à rechercher des solutions pastorales.
Or, charité et vérité vont de pair : bien qu’il faille toujours affirmer la miséricorde de Dieu, il ne faut jamais lâcher l’autre bout de la chaîne et nier la vérité de Sa Loi. Nous sommes tous pécheurs, à notre façon, et Jésus nous pardonne tous comme il l’a fait pour la femme adultère quand il lui dit : « Va, et désormais ne pèche plus. » (Jean 8, 11) Qu’importe le péché – avortement, euthanasie, adultère, etc.— et qu’importe la situation dans laquelle il fut commis (un avortement à la suite d’un viol, la participation active à une euthanasie d’une personne frappée par une grave maladie dégénérative, l’adultère à la suite de la trahison d’un époux, etc.), la route vers le pardon et la pleine communion avec l’Église est toujours un chemin de croix qui nécessite que l’on s’engage à ne plus commettre le péché qui nous a séparés de Dieu.
Ainsi, présentement, un couple en situation irrégulière dont le premier mariage est valide qui veut communier doit vivre « comme frère et sœur », c’est-à-dire sans relations sexuelles. Et cela a été et, selon moi, doit demeurer l’unique solution pastorale de l’Église. Car toute autre solution ouvrirait la voie à une tolérance laxiste du péché au nom de la miséricorde, car si une personne « adultère » pour des motifs « acceptables » peut s’approcher de la Communion, pourquoi pas un avorteur qui ne commet des avortements qu’en des cas exceptionnels (comme le viol ou la difformité du fœtus), pourquoi pas l’euthanasiste qui tue seulement les patients très malades qui réclament la mort, etc. ?
La conscience du péché dans le monde d’aujourd’hui est presque complètement dissoute. Ne faisons-nous pas fausse-route en l’obscurcissant davantage ? Si l’Église se met à tolérer, au nom de la miséricorde, le péché de l’adultère –ne serait-ce que pour des raisons « graves » – cela aura de très sérieuses conséquences partout dans le monde.
Je vous écris car vous avez peut-être une voix et des contacts. Si vous partagez mes préoccupations, merci de vous en servir pour implorer ceux qui peuvent faire quelque chose de le faire, et rapidement. Si vous n’avez que votre chapelet, implorez le Bon Dieu pour que Sa volonté soit faite. Pour la Vie !
Georges Buscemi, Président
Déclaration sur Justin Trudeau et le Parti libéral du Canada
Voici une déclaration, que nous faisons nôtre, de Jim Hughes, président de Campaign Life Coalition, la coalition nationale pro-vie au Canada dont Campagne Québec-Vie fait partie, sur la nouvelle politique "pro-choix" du Parti libéral sous Justin Trudeau:
(Photo : Justin Trudeau sur flickr.com, licence creative commons)
Beaucoup d'entre vous m'ont demandé ce qu'il faut faire en ce qui concerne le Parti libéral du Canada, maintenant que son leader, Justin Trudeau, a explicitement interdit aux personnes qui ont des opinions pro-vie de se porter candidats pour le parti lors de la prochaine élection en 2015.
Historiquement, Campaign Life Coalition n'a pas supporté un parti spécialement, mais plutôt, les candidats individuels qui sont pro-vie. C'est pourquoi, lorsque le Nouveau Parti démocratique a déclaré comme dogme officiel que personne ne serait accepté comme candidat s'ils étaient pro-vie (ils ont déclaré, à moins d’être pro-choix) et que tous les députés seraient tenus de voter « pro-choix » sous peine d'expulsion du caucus et de ne pas avoir leur acte de candidature signé par le chef pour la prochaine élection, nous ne pouvions plus supporter ce Parti, en aucune façon.
Depuis que le Parti libéral, en vertu de son chef actuel, contrairement à tous ses dirigeants précédents, prend maintenant effectivement la même position, nous ne pouvons plus conseiller aux pro-vie de demeurer impliqués dans le Parti libéral.
Comme aucune personne pro-vie ne sera acceptée comme candidat du Parti libéral, et depuis que le Parti est maintenant, selon les termes utilisés par son chef, « résolument pro-choix », je n'ai pas d'autre choix que de conseiller à toute personne qui a des croyances pro-vie de ne pas soutenir un candidat à la députation sous la bannière du Parti libéral, ni soutenir le parti, financièrement ou autrement.
Compte tenu de notre longue association avec les membres du Parti libéral, ses candidats pro-vie, et ses députés passés pro-vie, ce conseil vous est donné avec un coeur lourd.
Nous devons continuer à travailler pour les candidats et les futurs candidats qui sont prêts et capables de prendre la parole pour les plus innocents et vulnérables d'entre nous, les enfants à naître. Malheureusement, du moins pour l'instant, nos choix sont gravement compromis. Nous devons travailler pour le jour où le Canada retourne à une époque où les croyances morales fondamentales d'une personne ne le disqualifient pas de chercher un poste politique à travers un parti politique reconnu.
Jim Hughes
Président national
Campaign Life Coalition
Communiqué: Refus des candidatures pro-vie au Parti libéral du Canada : un « choix » dictatorial
Le chef du Parti libéral du Canada, M. Justin Trudeau, a déclaré :
« J'ai clairement indiqué que les futurs candidats doivent entièrement comprendre que l'on s'attendra d'eux qu'ils votent pro-choix sur toutes les lois ».
Cette déclaration fut faite la veille du plus grand rassemblement annuel sur la colline parlementaire à Ottawa, la Marche pour la Vie. Plus de 23 000 personnes se sont rassemblées pour témoigner que l’enfant à naître, comme toutes les autres personnes humaines, a droit à la vie et personne n’a le droit de toucher à son intégrité physique.
C’est à ce droit que s’attaque le chef du Parti libéral, transformant son parti en secte dictatoriale par le fait même. Plus aucun catholique ni chrétien ne pourra se présenter pour le Parti libéral du Canada.
Nous ne pouvons que reprendre ici les termes utilisés par Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada : « Nous avons ici un homme qui voudrait être premier ministre un jour, qui dicte aux membres du parti qu'ils doivent voter contre les droits fondamentaux de l'homme ».
C’est bien de cela qu’il s’agit. Et le fait que le Nouveau Parti Démocratique et le Bloc Québécois choisissent également de ne laisser personne ayant à cœur la sauvegarde des droits des enfants à naître se porter candidat, n’enlève rien au caractère despotique de cette mesure.
Campagne Québec-Vie demande à M. Justin Trudeau de reconsidérer sa décision, de réfléchir au fait qu’elle viendrait censurer le nécessaire débat voulu par la grande majorité des Canadiens sur l’avortement sélectif des filles et les avortements tardifs, jusqu’à la naissance, des enfants à naître.
Lettre de Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie, parue sur le site du Huffington Post
(lettre parue sur le site du Huffington Post du 8 mai 2014)
Aujourd'hui (le 8 mai 2014), des milliers de Canadiens sont à Ottawa pour manifester pour le droit de tous les êtres humains de vivre, et spécialement pour ceux qui vivent en ce moment dans le ventre de leur mère. Or, ici au Québec plusieurs ont tendance à se méfier des « pro-vie ». Aussitôt le sujet du droit à la vie évoqué, les clichés fusent de toutes parts. Les uns évoquent l'occasionnel hurluberlu qui assassine un avorteur. Les autres les soi-disant fondements « religieux » des arguments pro-vie. Bref, le message pro-vie ne semble pas avoir la cote.
Pourtant, c'est la position à la fois la plus raisonnable et la plus progressiste dans ce débat. Je m'explique.
La position pro-vie est à la fois raisonnable, claire et simple : l'être humain est présent, avec tous les droits inaliénables qu'il possède, dès la conception, c'est-à-dire dès la fécondation de l'ovule par le sperme. Dès ce moment-là, nous ne faisons plus affaire à deux cellules en provenance des parents, mais à un nouvel être unique dans le monde, vivant et ... humain. L'argument se poursuit : si nous choisissons quand même de nier l'humanité de l'être ainsi formé (et le droit à la vie qu'il possède), nous tombons dans l'arbitraire, c'est-à-dire que nous définissons l'être humain (et nous lui accordons ou lui retirons des droits) à partir de critères injustement discriminatoires.
Premier critère injuste : l'âge ou le degré de développement. Certains diront que le développement devrait déterminer si l'être qui se trouve dans le ventre de la femme est un humain. Mais là, nous faisons face à un critère arbitraire et injuste, car le droit à la vie d'un bébé de deux semaines qui est incapable de marcher, de parler, de réfléchir, de manger tout seul, etc. n'est pas inférieur au droit de vivre de son père de 32 ans qui lui, est en pleine possession de ses facultés. Donc à quel titre pouvons-nous dire que le bébé de deux semaines, très peu développé par rapport à son père, a des droits, tandis que l'être dans le ventre de sa mère n'en a pas, bien que son niveau de développement ne soit qu'à quelques semaines de retard par rapport à celui du bébé?
Certains parleront de la taille : encore, discrimination injuste. Car un nain a-t-il moins de droit à la vie qu'un joueur de basket? Si non, la taille n'a alors rien à voir avec le droit à la vie.
Certains diront que l'enfant à naître n'est pas humain ou n'a pas des droits, car il est à l'intérieur du ventre de sa mère. L'emplacement physique serait donc un critère valable, selon eux. Mais c'est tout comme dire que les droits de l'Homme dépendent de l'emplacement de l'homme, comme si les Pakistanais, par exemple, auraient plus ou moins de droits que les Québécois, ce qui est faux. Donc c'est tout aussi injuste de retirer, pour cause de situation physique, les droits des humains qui vivent dans le ventre de leur mère.
Finalement, on dit que l'être qui dépend de sa mère pour vivre n'a, par ce fait même, aucun droit absolu à la vie. On pourrait aussi bien dire la même chose au sujet du bébé de deux semaines, qui sans sa mère ou une autre personne, ne vivrait pas plus d'une journée. Mais le droit de vivre du bébé de deux semaines est absolu. Pourquoi donc pas celui du bébé dans le ventre de sa mère?
On voit facilement comment la position pro-vie est progressiste, car elle étend le droit à la vie - un droit fondamental s'il y en a un- qui est aujourd'hui, au Canada, de plus en plus l'exclusivité des bien-portants et des forts, à une population qui est faible et sans défense : les enfants à naître.
Au cours de l'histoire, le progrès en matière de droits heurtait souvent les détenteurs du pouvoir, c'est-à-dire ceux chez qui l'on reconnaissait déjà les droits à la vie. C'est la même chose pour l'enfant à naître. Pour véritablement progresser comme société, il n'est jamais bon d'ignorer l'existence ou le sort des personnes plus faibles (comme jadis les femmes et aujourd'hui les enfants à naître), mais de reconnaître leur pleine humanité et de tout faire pour qu'elles se développent à leur plein potentiel.
Campagne Québec-Vie dénonce une volonté d’imposer les avortements de dernier trimestre au Québec
En réaction à un reportage de Mme Héloïse Archambault, paru dans le Journal de Montréal du 11 novembre 2013, qui informe la population que des médecins avorteurs de dernier trimestre désirent être soustraits de toute pression de comité d’éthique et protégés de la désapprobation du personnel médical les entourant, Mario Richard, directeur-général de Campagne Québec-Vie, annonce son soutien à ces comités d’éthique.
« Nous tenons à soutenir le personnel médical, administratif et éthique qui s’oppose à ces avortements tardifs. Bien que le vide juridique canadien permette d’éliminer l’enfant à naître jusqu’au moment de l’accouchement à terme, la très grande majorité des Québécois refusent ces procédures barbares visant à tuer un enfant » de dire Mario Richard.
Malheureusement, pour Mario Richard, le personnel médical refusant de participer à un avortement est toujours tenu de référer, selon le guide du Collège des médecins, une patiente le demandant, à un collègue pratiquant ce type d’avortement.
« Campagne Québec-Vie demande que soit respectée la liberté de conscience du personnel médical, ce qui implique la liberté de ne pas collaborer à ces avortements en servant d’intermédiaire dans ce processus décrié. »
En plus de reconnaître l’objection de conscience, Campagne Québec-Vie, de la bouche de son directeur, demande que cesse le financement des avortements au niveau provincial.
« Nous demandons que le ministre de la Santé reconnaisse que la réprobation du personnel médical, administratif et de la population en général de la pratique de l’avortement tardif est fondée et que le gouvernement québécois cesse le financement des avortements, notamment de dernier trimestre, que ce soit aux États-Unis ou au Québec. »
Campagne Québec-Vie règle hors-cours avec l'abbé Raymond Gravel
Comme vous le savez bien, Campagne Québec-Vie est un organisme d’inspiration chrétienne pour la défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle.
Nous considérons qu’il nous faut souvent défendre avec vigueur les enfants à naître et les personnes vulnérables menacées par l’euthanasie en dénonçant des propos publics qui, selon nous, perpétueraient la discrimination injuste à leur égard.
Par contre, nous croyons que l’avènement d’un Québec qui respecte, accueille et défend la vie humaine à toutes ses étapes nécessite une conversion en profondeur, c’est-à-dire une transformation radicale des cœurs des Québécois par l’amour du Christ.
Et nous comprenons que, lorsque nous nous présentons en tant que chrétiens, mais que nos propos, par leur ton ou leur contenu, ne sont pas parfaitement exemplaires, nous obscurcissons la face de Dieu et nous retardons le jour où les enfants à naître et les autres personnes vulnérables seront protégés par les lois et les coutumes de notre pays.
Plusieurs, parmi vous, savent qu’en décembre 2010, l’abbé Raymond Gravel, prêtre du diocèse de Joliette, nous a poursuivis ainsi que le site Web LifeSiteNews.com pour diffamation pour une somme de 500 000$. Nous comptions nous défendre en cour, mais, même à ce jour, aucune date de procès n’était encore fixée. Les procédures judiciaires s’éternisant, nous avons finalement décidé de passer à autre chose et de régler à l’amiable, pour le bien de la cause.
Nous vous présentons dans le bulletin deux textes, l’un de Campagne Québec-Vie, l’autre de Raymond Gravel, qui découlent des termes de notre entente.
Nous, à Campagne Québec-Vie, reconnaissons qu’au-delà de toute loi humaine à laquelle nous aurions pu contrevenir, certains textes que nous avons rédigés concernant l’abbé Raymond Gravel contrevenaient à une loi plus importante, celle de l’amour. Dans certains de nos textes, on pouvait déceler un ton méprisant envers sa personne, ce que nous regrettons.
Cependant, nous croyons qu’il demeure entre l’abbé Raymond Gravel et nous de graves divergences d’opinion. Bien que nous ayons accepté de régler à l’amiable, il reste que nous ne sommes pas d’accord avec l’abbé Gravel sur ses prises de positions par rapport à l’avortement, au mariage et à plusieurs autres sujets.
D’ailleurs, nous avons abordé à maintes reprises par le passé ce que nous croyons être l’essentiel des arguments que Monsieur l’abbé présente dans ce bulletin. Vous pouvez consulter nos réponses à ses arguments et plusieurs autres à cette adresse : www.AvortementNon.ca.
Nous réitérons par ailleurs notre engagement à continuer de défendre vigoureusement sur la place publique l’enfant à naître, la famille et les personnes vulnérables visées par l’euthanasie. Le dialogue engagé, non seulement avec l’abbé Gravel, mais avec plusieurs autres Québécois de toutes tendances, nous aura aidés à trouver le ton le plus adéquat pour continuer avec détermination à bâtir la culture de vie que nous voulons tous.
À vous, nos fidèles membres du mouvement Campagne Québec-Vie, nous vous remercions du fond du cœur pour votre appui durant cette épreuve difficile. Nous en sortons maintenant plus expérimentés et plus conscients des obstacles formidables auxquels nous faisons face. Cherchant toujours à adapter nos moyens à la culture dans laquelle nous vivons, nous envisageons d’apporter des changements à Campagne Québec-Vie pour interpeller davantage une société fortement paganisée. Si tout se passe comme prévu, nous pourrons vous préciser ces changements dès décembre.
*******
Toujours est-il que tant qu’il y a de la vie, il y aura toujours de l’espoir. Je suis fier de vous annoncer que notre famille s’est encore une fois élargie, avec la naissance d’Athanase Buscemi le 18 septembre.

Un beau bonjour à vous de Maximilien, Joseph-Benoît, Athanase, Natalia et moi-même !
Georges Buscemi, président de Campagne Québec-Vie
Textes publiés selon l'entente entre CQV et l'abbé Raymond Gravel
TEXTE DE CAMPAGNE QUÉBEC-VIE AU SUJET DE L’ABBÉ RAYMOND GRAVEL
Nous reconnaissons que certains des textes que nous avons publiés au sujet de l’abbé Raymond Gravel dans le passé utilisaient, à l’occasion, un langage abusif. Nous désirons maintenant rétracter tous les propos à caractère diffamatoire que nous aurions pu publier à son sujet. D’ailleurs nous lui accordons l’occasion de faire valoir son point de vue en publiant avec la présente son texte. Enfin, nous nous engageons, envers l’abbé Gravel et envers tous, de critiquer dorénavant, s’il y a lieu de le faire, de façon constructive, respectueuse et surtout charitable.
TEXTE DE L’ABBÉ RAYMOND GRAVEL
Depuis 2004, une série d’articles reflétaient de manière inexacte ma position sur l’avortement et sur la vie humaine. Cela m’a valu des mises en garde et des semonces de la part des autorités religieuses. Suivant la publication de ces articles, j’ai reçu des menaces et des injures. Plusieurs personnes ont écrit aux autorités religieuses pour me dénoncer.
Ma mise au point vise à rétablir les faits et à exposer ma position sur les questions de l’avortement, de la vie humaine et de l’homosexualité.
1. Je suis prêtre catholique depuis 25 ans. J’ai toujours été fidèle à l’enseignement du Magistère de l’Église qui s’exprime d’abord par mon supérieur immédiat, l’évêque de mon diocèse et à travers l’Assemblée des Évêques Catholiques du Québec, dont le président actuel est Mgr Martin Veillette. Il m’est arrivé d’exprimer des opinions personnelles sur des sujets d’actualité, comme l’homosexualité, l’avortement, la laïcité, l’enseignement religieux dans les écoles, etc… Je l’ai toujours fait de bonne foi, tout en respectant mon engagement comme prêtre et mon appartenance à l’Église catholique.
2. Je suis contre l’avortement. Je considère que la vie humaine est sacrée et que l’avortement est toujours un drame dans nos sociétés contemporaines. Nous devons tout faire, dans le respect des personnes concernées pour réduire le nombre d’avortements pratiqués au Québec et au Canada et pour promouvoir la vie.
3. Je crois sincèrement que la vie humaine commence dès la conception et même avant, au moment où le couple désire un enfant. Le processus est déjà enclenché. Il est désolant de constater le nombre élevé d’avortements. Il faut pouvoir nommer les causes pour y proposer des solutions : l’ignorance sexuelle, la pauvreté, la violence, les carences affectives, l’absence de valeurs… pour n’en nommer que quelques-unes.
4. Ce n’est pas en recriminalisant l’avortement qu’on peut espérer apporter des solutions aux problèmes énumérés ci-haut, car, bien avant la légalisation de l’avortement, de nombreuses femmes, au risque de leur santé et même de leur vie, se sont avortées elles-mêmes ou ont eu recours à des charlatans pour le faire. Des études montrent que plus de 70,000 femmes meurent, à chaque année, dans le monde, à cause d’avortements clandestins, et ce, dans des pays où l’avortement est un crime.
5. C’est par l’éducation, la responsabilisation, la transmission des valeurs : la lutte contre la pauvreté, le respect et la dignité des personnes, l’égalité entre les sexes, le combat pour la justice, l’accompagnement et le soutien des femmes enceintes, que nous pouvons espérer diminuer et même enrayer l’avortement. Un médecin m’a dit : « Avec tous les moyens dont nous disposons maintenant, il ne devrait plus y avoir de d’avortements. Mais encore, faudrait-il en faire la promotion de ces moyens, ce que de nombreuses institutions religieuses se refusent de faire, encore aujourd’hui ».
6. J’accepte aussi de l’Église son refus de célébrer des mariages gais. Par ailleurs, l’Église affirme en même temps, de respecter les homosexuels, de ne pas les ostraciser, afin d’éviter toute marque de violence à leur endroit. C’est pourquoi, comme prêtre, j’accompagne les homosexuels dans leur cheminement de foi et j’essaie de les réconcilier avec l’Église dans laquelle ils se sentent rejetés, condamnés et exclus. Dans ma pastorale auprès des homosexuels, j’applique les principes évangéliques d’accueil, de tolérance, de pardon, de miséricorde, d’amour à la manière du Christ.
7. Comme prêtre catholique, dans mon expérience pastorale, j’ai appris que c’est par l’accueil, l’ouverture à l’autre, le non-jugement, le dialogue, la communication, la miséricorde, le pardon, l’amour inconditionnel et le témoignage de ma foi que je peux changer les choses et non pas par des règles, des lois, des punitions ou des semonces, des exclusions ou des condamnations qu’on peut y arriver.
Je terminerais en reprenant une phrase de saint Vincent de Paul, l’ami des pauvres et des malheureux qui disait : « Vaut mieux se tromper en libérant 20 coupables qu’en condamnant un innocent! »
Raymond Gravel ptre Diocèse de Joliette
L'État ne peut être neutre : réflexion de Campagne Québec-Vie sur l'euthanasie et la « charte des valeurs québécoises »
Nous croyons que la volonté du gouvernement québécois de légaliser l’euthanasie et de promulguer une « charte des valeurs québécoises » manifeste l’un et l’autre un mal identique qui ronge la quasi-totalité des pays occidentaux : le libéralisme.
Le libéralisme : coquille vide, idole muette
Le libéralisme moderne est né à la suite des guerres des religions d’Europe. Il s’est nourri par la suite des progrès fulgurants de la science expérimentale. Les dirigeants des diverses nations européennes souhaitaient mettre de côté leurs différends théologiques et moraux pour miser plutôt sur l’ordre et la paix temporels, quitte à laisser indéfiniment en suspens des débats fondamentaux. En même temps, les progrès de la science expérimentale donnaient à espérer que tout problème pourrait se résoudre par les moyens de plus en plus puissants de la technique.
Cette « tentation technicienne » à laquelle nous avons succombé a fait de nous (les Occidentaux), après 300 ans d’acculturation libérale, des génies en technique mais des idiots en morale, en théologie et en humanité. Nous savons peut-être comment faire, mais nous avons oublié ce que nous devons faire. Nous peinons à fonder un projet commun, car rien ne nous rassemble, aucune vertu, aucune notion du bien, sauf une dépendance à la technique (moyens de transport, gadgets électroniques, systèmes de communications, systèmes de gouvernance, etc.).
Aujourd'hui, l’idole du libéralisme, mélange d’indifférence au bien et de fétichisme de la technologie, déçoit de plus en plus. On la voit comme elle est: une idole muette, sans vie. Voilà pourquoi plusieurs s’efforcent de façonner une idole à leur convenance : la société se désagrège et chacun se rabat sur ses obsessions personnelles. Les uns tombent dans un hédonisme égoïste; les autres prônent l’indépendance ou un autre projet politique majusculaire pour se donner une espérance apte à remplir le vide qui les accable; un certain nombre se lance dans un activisme bourgeois, comme la défense des phoques ou des koalas. Tout pour combler ce vide causé par la répression de toute question portant sur le bien et son fondement, c’est-à-dire Dieu, répression qui prive la personne de ce qui est le plus précieux : ses raisons de vivre, ses responsabilités envers son Créateur.
Les hyper-libéraux
Toutefois, plusieurs parmi nous sont encore entichés de libéralisme. Comme les Aztecs qui, en constatant que leur culte à des dieux féroces ne donnait plus les résultats escomptés, multipliaient les sacrifices humains, ces hyper-libéraux, voyant les problèmes démographiques, économiques, sociétaux et existentiels s’aggraver, redoublent d’ardeur dans leur culte envers l’idole libérale. Ce qui se traduit par une fuite en avant, par le passage d’une mise entre parenthèses de la transcendance en une hostilité ouverte envers toute transcendance et toute loi qui pourrait encadrer ou limiter l’autonomie absolue de l’individu. Et le tout est doré d’un optimisme outrancier en la puissance salvatrice de la technique, qui saura, par quelque système miraculeux, fonder une société en harmonisant tous les intérêts divergents d'individus désormais purement autonomes.
L’euthanasie
On peut maintenant mieux comprendre l’empressement au Québec de légaliser l’euthanasie. C’est le libéralisme qui se manifeste par le culte simultané de l’autonomie individuelle et de la gestion. Comme le dit le rapport Ménard (qui, avec le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, présente divers arguments juridiques et philosophiques pour justifier la décision du gouvernement québécois de déposer le projet de loi 52 qui vise à dépénaliser l’euthanasie au Québec), l’autonomie de l’individu prime sur toute autre considération, sauf un prétendu « intérêt de l’État pour la vie ». Et c’est la technique administrative (l’application rigoureuse de balises) qui, comme par magie, préviendrait tout dérapage relié au fait de donner le droit de tuer aux employés de l’État.
« Charte des valeurs » : La tyrannie s’installe
Paradoxalement, la conséquence de l’hyper-libéralisme, ce culte voué à l’autonomie absolue de l’individu et de la technologie, sera la tyrannie. Car seule la tyrannie est en mesure d’encadrer des individus autonomes n’ayant en commun que le désir de faire ce qu’ils veulent. Le prétendu « intérêt de l'État pour la vie » déguise une réalité effrayante : l'État libéral, se considérant le garant de l'autonomie absolue de l'individu, se pose comme bien ultime, et s'arroge le titre de Dieu. Cette tyrannie, nous en voyons les prémices dans le projet de loi de la soi-disant « Charte des valeurs québécoises ».
Cette charte constitue une tentative de l'État pour refaire une société éclatée par l'exaltation de l'autonomie et le rejet de Dieu. Puisqu'il s'agit d'un État libéral qui ne prétend plus fonder ses lois sur une métaphysique et une théologie cohérentes, nous trouvons dans cette charte un ramassis de « valeurs » qui font l'objet d'un consensus mou où ne surnage qu’une conception abstraite de l’égalité. En même temps, des droits fondamentaux tels la liberté religieuse sont bafoués par l'interdiction des employés de l'État de porter des symboles religieux ostentatoires. Voilà donc les débuts de la tyrannie: le mépris de droits fondamentaux d’un État qui se prend pour un dieu.
Solution: Suprématie de Dieu et respect de la loi naturelle
Pour mettre à sa place l'État tyrannique et l'individu-roi, nous proposons une revalorisation du legs négligé qu’est le concept de loi naturelle, dont on peut dériver, sans besoin de se référer à la Révélation, les droits, les responsabilités et la finalité de l'homme. Cette revalorisation entraînera nécessairement une répudiation d'un principe fondateur du libéralisme : la mise entre parenthèses de la question politique de Dieu pour un temps indéfini, assurant la prétendue « neutralité » de l'État et l'autonomie absolue de l'individu. Cette réappropriation de la loi naturelle et de la suprématie de Dieu signalera aussi un retour à la réalité, car l'État n'a jamais été, n'est pas, et ne pourra jamais être « neutre », c'est-à-dire libre de toute conception du bien et de Dieu, et l'autonomie absolue est évidemment une chimère.
Mettre de côté la question de Dieu et de ses commandements par peur des frictions, c’est faire l'autruche. Une fois l'impossibilité d'une neutralité de l'État reconnue, il incombe aux dirigeants, par souci de promouvoir le véritable bien commun, de revisiter le concept de loi naturelle, seul capable d’établir un authentique vivre-ensemble, loin des tyrannies forgées en vue de contenir l'anarchie individualiste.
GEORGES BUSCEMI
Porte-parole et président de Campagne Québec-Vie
Comptant mille donateurs annuels issus de toutes les couches de la société québécoise, Campagne Québec-Vie est un organisme à but non lucratif qui a pour but de promouvoir la famille traditionnelle et le respect de la vie humaine de la conception à la mort naturelle.
Campagne Québec-Vie, mouvement pour la protection de toutes les femmes, a lancé une pétition contre l'avortement sélectif
Alors que des mouvements dits "féministes", s'arrogeant le droit de parler au nom de toutes les femmes, réclament le respect du "droit" de tuer les femmes à naître parce qu'elles sont des femmes, Campagne Québec-Vie, le véritable mouvement de défense des droits de toutes les femmes, pas seulement de celles qui ont le pouvoir de faire partie d'une petite association, de parler, de faire valoir "leurs" droits au détriment des femmes qui ne peuvent parler et se défendre, mais aussi de celles encore présentes dans le sein de leur mère, lance une pétition contre l'avortement sélectif. Pour plus d'informations et pour signer la pétition, cliquez ici.
Déjà 600 personnes ont apposé leur signature. La vôtre y sera-t-elle?
Nazisme, esclavagisme et avortement. Une comparaison de Stephen Woodworth qui tient la route!
Certains vont de nouveau crier au scandale. Il n’y a pourtant pas matière à s’offusquer. Dans les trois cas, une catégorie de personnes s’arroge le droit de décider de la vie ou de la mort d’autres personnes. Pour les nazis, les Juifs ne sont pas des êtres humains; pour certains Américains du Sud au 19e siècle, les noirs n’en sont pas, et pour certains médecins du 21e siècle, un enfant presque né dont le talon est toujours dans le ventre de sa mère n’est pas un être humain. Il n’est qu’un tas de cellules lucratives quand on les élimine… Parce que cet enfant peut déranger, il ne saurait être reconnu comme un être humain, avec les droits qui en découlent.
Campagne Québec-Vie approuve la comparaison tout à fait juste du député Woodworth. Il est profondément stupide de définir un être humain selon les désagréments qu’il peut apporter à une autre catégorie de personne. Ce n’est pas parce qu’une personne peut être déranger par votre présence que cela lui accorde le droit de vous définir, par conséquence, comme non-humain et demander votre élimination… Un être humain est un être humain ou il n’en est pas un, indépendamment de sa relation avec tout environnement ou avec les autres personnes de son entourage. Toute autre considération est du pur délire.
Il est temps de reconnaître les droits des enfants à naître, comme nous le faisons déjà pour les enfants prématurés, dès la 20e semaine de grossesse. Personne ne conteste leur humanité. Le fait qu’un enfant de 20 semaine de grossesse ne soit pas considéré comme un être humain parce qu’il réside au sein de sa mère est incohérent. Il est temps de réviser une loi vieille de 400 ans.
Et pour ceux qui aimeraient définir l’être humain à partir de la 20e semaine, il faut rappeler que cette limite n’est qu’une limite de nos appareils actuels pour permettre la vie et la croissance de cet enfant prématuré à l'extérieur de l'utérus. Quand nos prochains incubateurs permettront de sauver des enfants prématurés à la 12e semaine de la conception, des enfants de 12 semaines de grossesse auront les mêmes droits que tout autre être humain. Encore une fois, nous ne pouvons définir un être humain selon les capacités technologiques extérieures à cet être humain!
Campagne Québec-Vie félicite le député Stephen Woodworth pour son courage et son honnêteté intellectuelle, si rare dans un monde ou le discours politiquement correct envoie les enfants, sources de soucis, à l’abattoir.
