Manifestation pour la Messe devant l’Assemblée nationale du Québec le 20 février

Participants de l’une des deux manifestations pour la messe à Québec.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Mise à jour : 9 février 2021
La manifestation devant avoir lieu le samedi 13 février a été reportée au samedi 20 février à la même heure, de 13 h 30 à 14 h 30.
Le samedi 20 février 2021, de 13 h 30 à 14 h 30, aura lieu un chapelet tenu devant l’Assemblée nationale du Québec, en signe de protestation contre la forte limitation à laquelle la messe est soumise dans la province. La manifestation est organisée par la Milice de Marie.
Un événement semblable avait eu lieu le 9 et le 31 janvier au même endroit, plus précisément devant la Fontaine de Tourny.
C’est par la prière que nous retrouverons la sainte messe.
Québec — le retour de l’absolution collective au détriment de la confession

Par François Gilles (Campagne Québec-Vie) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Wikimedia Commons
Quelle est la situation du sacrement du pardon au Québec ? Il faut rappeler que la situation particulière dans laquelle nous sommes ne peut être évoquée pour établir des règles permanentes. On ne réglemente pas les sacrements selon les rares périodes d’épidémie.
Dans les grandes villes, il est relativement facile de se confesser au Québec. Que ce soit à Montréal, à Québec, à Trois-Rivières par exemple, on retrouve des sanctuaires, des basiliques et cathédrales qui offrent la confession quotidiennement. Et il est à remarquer que l’on y répond bien à la demande, même en période de plus grande affluence que sont les périodes du carême et de l’Avent. Dans chacune des villes hôtes d’un évêché, on retrouve normalement cette possibilité de se confesser quotidiennement.
Dans chaque diocèse donc, si par malheur, on ne pourrait trouver un prêtre dans les paroisses avoisinantes pour se confesser, le pèlerinage une fois par mois, à 2 heures de route, vers le sanctuaire ou la basilique est toujours une option qui peut se planifier. C’est d’ailleurs la pratique courante des fidèles d’aller vers ses sanctuaires, que ce soit l’oratoire St-Joseph à Montréal et le Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs, ou le Sanctuaire de la Réparation, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap près de Trois-Rivières, ou le Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré près de Québec.
À remarquer, comme cela est normal, les fidèles préfèrent aller dans ses sanctuaires plutôt que de devoir prendre rendez-vous, ce qui est toujours pour eux, une démarche à la fois moins discrète, on a le droit d’être gêné d’aller se confesser, et surtout, une procédure qui implique que l’on va déranger le prêtre dans son horaire, lui prendre du temps qu’il n’avait pas prévu pour une confession…
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Par Pierre-Alain Depauw (Médias Presse Info)
Ce dimanche 31 janvier, une manifestation se déroulait devant le Parlement du Québec pour réclamer de pouvoir à nouveau assister à la Messe. À l’heure actuelle, il est interdit que plus de dix personnes assistent simultanément à un office religieux.
Reportage de notre correspondant sur place.

Comme pour les saints Innocents, commémorer les 40 à 50 millions de bébés avortés chaque année

Le massacre des saints Innocents par Guido Reni.
Par Paul-André Deschesnes ― Photo (côtés flous rajoutés) : Web Gallery of Art/Wikimedia Commons
Dans notre monde moderne, c’est devenu de plus en plus important de déterminer au calendrier une date pour commémorer une cause ou un évènement.
Le 28 décembre, au calendrier liturgique, c’est la fête des saints Innocents assassinés par le roi Hérode. Les catholiques commémorent avec raison ce drame historique.
Dans le bulletin Campagne Québec-Vie et sur son site internet du 13 janvier 2021, on nous informait qu’au niveau mondial, il y a annuellement 42 millions d’avortements.
Ne faudrait-il pas demander à nos autorités religieuses et politiques de décréter une journée de commémoration pour tous ces bébés (de véritables personnes humaines) avortés au cours de l’année ?
Je suggère donc une date et je demande l’appui de toutes les organisations pro-vie. Alors, je demande au Vatican de décréter que, dans la commémoration du 28 décembre soient inclus, avec les saints Innocents, tous les bébés avortés de toute la planète, car ce sont eux aussi de saints innocents.
Le fléau mondial de l’avortement doit être souligné de façon officielle à chaque année.
Qu’en pensez-vous chers lecteurs et lectrices ?
Devons-nous refuser les vaccins fabriqués à partir de cellules dérivées de fœtus humains avortés ?

Par Jeanne Smits (Le blog de Jeanne Smits) ― Photo : Freepik
Il y a des raisons de croire que la méthode d’extraction des cellules fœtales à laquelle le texte fait allusion soit exacte, selon cette source, par exemple. ― A. H.
Le texte que je vous propose aujourd’hui est plein de cœur et de raison. De cœur, parce qu’il est le cri d’une mère, la mise en perspective précise et sensible de ce que l’on devrait ressentir en se rendant compte de ce que signifie l’exploitation utilitariste de bébés avortés, avortés à des fins de recherche et d’utilisation comme l’a montré la chercheuse Pamela Acker (voir ici). De raison, parce qu’à travers le cri du cœur, pointe la réalité analysée avec rigueur. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que cette mère qui s’exprime avec une telle compassion pour les bébés assassinés dans le ventre maternel est aussi une catholique, qui aborde le problème moral de l’utilisation de cellules fœtales prélevées sur des bébés avortés avec cette fin en vue, et qui le fait d’un point de vue surnaturel.
Ce texte est fort. Il interpelle et oblige à la réflexion. Un immense merci à Karen Darantière, cette mère catholique, de m’avoir autorisée à publier ici ces lignes d’abord écrites pour ses proches, qui ne comprenaient pas de quoi il retournait. N’hésitez pas à le partager. J.S.
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Devons-nous refuser les vaccins fabriqués à partir de cellules dérivées de
fœtus humains avortés ? Cherchons la réponse de notre Mère.
« Car c’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te célébrerai pour tes terribles merveilles ; merveilles, que tes œuvres ! » (Psaume 139, 13-14)
L’avortement est le Massacre des Innocents des temps modernes. Avant de nous demander si nous serions complices en acceptant des vaccins fabriqués à partir de cellules dérivées de fœtus humains avortés, contemplons un instant une œuvre d’art qui illustre magnifiquement le caractère sacré de la vie humaine dans le sein maternel. « Avant de te façonner dans le ventre maternel » (peint en 2012) est un tableau de l’artiste pro-vie Ron DiCianni, dont l’intention était de « déclarer que chaque vie est précieuse pour Celui qui l’a créée, à savoir Dieu. Aucune vie n’est un accident et chacune a un but. Pour moi qui devais être avortée, cela a été ma propre histoire ainsi que la promesse que nous recevons dans les Écritures… Je voulais clairement montrer trois choses. Remarquez le Christ qui tend la main pour toucher à la fois la mère et l’enfant... Regardez l’ombre projetée par le pouce du Christ, voyez comment elle complète la Croix. Le Christ est mort pour chacun de nous, ceux qui sont morts depuis longtemps et ceux qui n’ont pas encore été conçus... Enfin, notez l’étoile à l’endroit où la main du Christ touche la mère, ce moment de Présence Divine touchant la vraie chair. Je crois que si nous pouvions tirer le rideau pour pouvoir contempler ce que nos yeux humains sont incapables de voir, nous verrions cette puissante main de Dieu en train de “tricoter” ensemble chaque enfant dans le ventre de sa mère. »
Lire la suiteLa véritable Charité selon Jésus

Le retour du Fils prodigue par Leonello Spada.
Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Septuagésime) ― Photo (côtés flous rajoutés) : www.pintura.aut.org/Wikimedia Commons
La crise affreuse que connaît présentement l’Église est autant une crise de la charité qu’une crise de la foi. La foi catholique n’a jamais été autant bafouée, parce qu’on en a perdu le sens, en lui ôtant son origine divine, qui est le Verbe de Dieu, incarné en Jésus-Christ. En en faisant une croyance comme les autres, qui sont toutes d’origine humaine, on lui enlève son caractère de vérité absolue. « Les gens fidèles disparaissent d’entre les enfants des hommes, on ne fait que mentir, chacun à son prochain, lèvres trompeuses, langage d’un cœur double », gémissait jadis le Psalmiste. (Ps 12 2). Combien plus aujourd’hui les vérités les plus sacrées sont perverties, parce qu’on n’a plus guère le souci de la sainteté de la foi, parce que bien peu ont l’amour ardent de la vérité, première expression de la charité. On parle cependant beaucoup de charité, d’amour du prochain, mais très souvent cet amour du prochain se confond avec un vague humanitarisme qui ne dépasse pas celui des païens de l’Antiquité. L’amour du prochain est alors sentiment et parole, et il tend à se manifester extérieurement en une vaste action sociale philanthropique sans lien réel avec l’amour de Dieu.
La preuve en est qu’on ne se préoccupe pas d’offenser gravement Dieu sous prétexte d’amour du prochain. La charité à l’égard des personnes homosexuelles exigerait qu’on considère l’homosexualité active comme un comportement normal et même pouvant être agréable à Dieu, alors que ce très grave péché mène directement en enfer, à moins qu’il y ait sérieuse conversion et pénitence. Par ailleurs, la charité sociale justifierait aujourd’hui le contrôle des naissances par un recours systématique aux moyens anticonceptionnels. Et on a comblé d’honneurs certains milliardaires qui se sont faits les promoteurs de la contraception et ont cherché à faire imposer une politique contraceptive à des populations pauvres. La charité à l’égard des femmes ne désirant pas les enfants qu’elles ont conçus légitimerait le crime abominable de l’avortement. De même, la charité à l’égard des vieillards et des grands malades voudrait qu’on abrège leurs souffrances en leur faisant la faveur d’une aide médicale à mourir… Bientôt, ce sera toute personne handicapée ou atteinte de maladies dites incurables qu’on supprimera « par compassion », malgré elle.
La déviation humanitaire de la charité est beaucoup plus grave lorsqu’elle s’exerce sur le plan de l’éducation, de la vie spirituelle et religieuse. Que de désastres cause aujourd’hui cette fausse charité qui ne corrige pas les enfants de leurs défauts pour ne pas leur faire de peine ou les frustrer ! Quel tort immense et souvent irréparable font les supérieurs religieux aux âmes qui leur sont confiées en ne redressant pas ce qui aurait besoin d’être redressé en elles ! Et quelle aberration, chez les pasteurs, de ne pas condamner fermement les vices et les erreurs qui répandent dans l’Église le poison hautement contagieux de l’ivraie de Satan. Aux plus grands pécheurs repentants, que soit accordée une miséricorde sans bornes, certes, comme nous l’enseigne Jésus, mais ne devons-nous pas aussi imiter Jésus, Lumière des intelligences et des cœurs, dans sa très nette opposition à tous les vices et dans sa condamnation sans équivoque des doctrines erronées, toujours promues hypocritement par le Père du mensonge ?
J.-R.B.
La Victoire de l’Amour

Lapidation de saint Étienne, le protomartyr.
Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le 3e dimanche après l’Épiphanie) ― Photo (modifiée) : Notre Dame de Paris/Wikimedia Commons
Nous sommes tous, un jour ou l’autre, confrontés au problème du mal. S’il s’agit d’un mal qui afflige la société et y engendre le désordre, on le déplore, on le condamne, on réclame des autorités civiles que justice soit faite, que l’ordre soit rétabli. Mais s’il s’agit d’un mal qui nous afflige personnellement, comme une grave injustice par exemple, notre réaction naturelle est habituellement d’exiger réparation immédiate, sinon de nous venger, de répondre au mal par le mal, en appliquant la loi du Talion : « œil pour œil, dent pour dent ». Mais que résulte-t-il de cette attitude de stricte justice ? La plupart du temps, une haine réciproque qui s’envenime, une guerre froide toujours prête à éclater. La haine est incapable de construire la paix véritable. Du reste, elle ne peut rien construire de positif.
Par contre, la charité qui, dans la mesure où elle est vraie, dispose toujours au pardon des offenses, a pour effet immédiat d’éteindre le feu de la colère. Seul l’amour surnaturel du prochain. — amour prenant sa source dans la vive flamme d’amour du Cœur de Jésus — est capable d’apaiser totalement les réactions naturelles de colère, et de vaincre par le bien le mal qui nous a été fait. La charité authentique ne se lasse jamais de vouloir du bien au prochain. C’est précisément ce qui la définit. Aimer vraiment son prochain, c’est lui vouloir du bien, quel qu’il soit et en toutes occasions. Si mon prochain s’est comporté envers moi en ennemi, en salaud, s’il m’a fait gratuitement du mal, et que je lui réponds en lui voulant toujours du bien et en ne cessant de lui en faire plutôt qu’en me vengeant, j’ai remporté une grande victoire sur lui, et sans doute d’abord sur moi-même : la victoire de l’amour. J’ai vaincu le mal par le bien, au lieu d’étendre le règne du mal en me vengeant. Si je me venge, le mal que m’a fait mon ennemi entre d’une certaine façon dans mon cœur et m’enlève la paix. En pardonnant à mon prochain et en répondant au mal reçu de lui par le bien, je n’ai pas permis au mal d’entrer dans mon cœur, qui est devenu un foyer rayonnant d’amour, ne faisant plus qu’un avec le Cœur de Jésus. C’est la magnifique leçon que nous donne aujourd’hui saint Paul, qui nous assure que la sagesse chrétienne consiste à triompher en toutes circonstances du mal par le bien, en somme que l’amour est et sera toujours plus fort que la haine.
Faisons donc du bien à tous. Aimons en Jésus, dans une union intime à son Cœur, ceux qui nous haïssent. Avec Jésus, bénissons ceux qui nous maudissent. Que la colère et la vengeance soient à jamais bannies de nos cœurs !
O Jésus, grand Dieu d’amour, inspirez-moi votre esprit de douceur et de pardon, afin qu’imitant votre charité sans bornes, je participe à la glorieuse victoire de votre amour sur le mal !
J.-R.B.
Les Noces royales du divin Époux

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le deuxième dimanche après l’Épiphanie) ― Photo : Wikimedia Commons
Jésus-Christ, le divin Roi, est venu sur la terre pour épouser l’humanité. C’est ce grand mystère du Verbe de Dieu fait chair que nous célébrons dans le temps de Noël. Si Dieu en son Fils bien-aimé épouse ainsi l’humanité au point de ne plus faire qu’un avec elle, ce n’est pas parce qu’elle en serait digne, mais uniquement en vertu d’un amour incompréhensible et absolument gratuit.
Le Roi immortel et invisible des siècles, annoncé par les prophètes, s’est rendu visible à nos yeux sous l’aspect d’un tout petit enfant, pour qu’en le contemplant, nous apprenions en quoi consiste l’amour véritable. Le propre de l’amour étant de s’abaisser, il ne peut y avoir d’amour vrai sans humilité. Dieu nous a manifesté son immense amour en s’humiliant, en renonçant à sa gloire divine, pour nous en revêtir. Les apôtres, et particulièrement saint Jean et saint Paul, ont été saisis de la plus profonde admiration devant la manifestation, si touchante parce que si humble, de la bonté infinie de Dieu pour nous, pauvres pécheurs, en Jésus, l’Homme-Dieu.
Le saint Jour de la Nativité de notre divin Sauveur fut la première grande manifestation extérieure de la bonté miséricordieuse de Dieu à l’égard des hommes soupirant après la délivrance de tous leurs maux, causés par le péché.
Aux rois mages venus d’Orient pour reconnaître en Jésus le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, Dieu manifesta, par l’apparition d’une étoile plus brillante qu’une vive flamme, que Jésus est la Lumière venant éclairer de l’intérieur tous les cœurs.
Lire la suiteL’Anti-Église est là ― les fidèles catholiques ne doivent pas avoir peur

Le P. Linus F. Clovis, prêtre de l’archidiocèse de Castries, Sainte Lucia dans les Antilles.
Par le Père Linus F. Clovis (LifeSiteNews) ― Traduit par inquisition.ca ― Photo : Steve Jalsevac/LifeSiteNews
Le pape François ayant annoncé vouloir remettre de l’avant son exhortation apostolique Amoris Lætitia en cette année 2021, par conséquent tout ce qu’elle contient d'erroné, nous publions le présent texte du P. Linus Clovi, lu lors d’une conférence donnée au Rome Life Forum en 2017, qui, entre autres, soulignent les graves erreurs que promeut Amoris Lætitia et ses dangers pour l’Église, ainsi que pour la cause de l’enfant à naître. C’est aussi un document très pertinent au sujet de la crise actuelle que subit l’Église. ― A. H.
Note du traducteur : Le Père Clovis a donné cette conférence au Forum de la Vie de Rome, le 18 mai 2017. J’ai copié et traduit la version sur LifeSiteNews.
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Les premiers mots du Pape saint Jean-Paul II, apparaissant sur le balcon de la basilique Saint-Pierre, le jour de son élection le 16 octobre 1978, furent « n’ayez pas peur ». Maintenant, trente-neuf ans plus tard, à la lumière des événements qui ont pris le contrôle du catholicisme contemporain, ses premiers mots semblent être non seulement prophétiques, mais bien plus : un appel aux armes en préparation pour la bataille [1 Co 14:8].
Chaque fois que le pendule de l’histoire humaine et du salut passe à travers une période de ténèbres et de turbulences envahissantes, Dieu inspire souvent des prophètes pour parler, afin que la lumière puisse resplendir pour dissiper les ténèbres, et que la tourmente puisse être atténuée par l’espoir. Ces prophètes en ont appelé à plus de confiance en la sollicitude active et affectueuse de Dieu pour son peuple [Jn 3 h 16]. Ainsi, par exemple, avec des supplications pour avoir confiance en la providence aimante de Dieu, Isaïe [Is 7:10-14] a supplié le roi Achaz de demander à Dieu un signe avant d’agir, et Jérémie [Jr 38-40] a prévenu que Dieu sauverait Jérusalem de la destruction totale seulement si la ville se rendait aux Babyloniens. L’Église elle-même n’a pas été privée des bénédictions de la grâce prophétique, comme le prouve grandement Dieu en suscitant des saints tels que Bernard de Clairvaux, François d’Assise, Catherine de Sienne, Marguerite-Marie Alacoque et, plus récemment, en envoyant Sa Sainte Mère à Lourdes, à La Salette et à Fatima.
Il y a un siècle, Dieu a envoyé la Reine des Prophètes à la Cova da Iria à Fatima, au Portugal, avec un double message pour notre monde contemporain. Tout d’abord, elle a prévenu que le monde était déjà confronté à un péril beaucoup plus destructeur que celui auquel Jérusalem avait dû faire face et, deuxièmement, elle a présenté une solution céleste, plus sage et plus prudente que celle offerte à Achaz, qui avait refusé de demander à Dieu un signe « aussi profond que le Shéol ou aussi élevé que le ciel » [Is 7:11]. Cependant la Vierge, par sollicitude maternelle, a établi la gravité et la véracité de son double message avec une vision et un signe. Le 13 juillet 1917, « aussi profond que le Shéol » a été illustré par une vision perturbante de l’Enfer. Quatre mois plus tard, le 13 octobre, « aussi élevé que le ciel » a été confirmé avec un signe, le miracle étonnant de la « danse du soleil » qui a été observé par plus de soixante-dix mille personnes.
Lire la suiteLa Mission Divine de la Famille

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Sainte Famille) ― Photo (côtés flous rajoutés) : Répertoire culturel du patrimoine du Québec
Le bon Dieu n’a rien fait de plus beau, dans l’ordre naturel, que la famille. Il a voulu, comme l’atteste la première page de la Genèse, que tous les hommes naissent au sein d’une famille, qu’ils y grandissent, s’y développent au point de vue physique, intellectuel, moral et religieux. Dans le plan de Dieu, c’est d’abord à la famille qu’est ordonnée l’union conjugale de l’homme et de la femme ; c’est avant tout à la grande mission de transmettre une vie nouvelle que sont appelés tous ceux qui s’engagent dans les liens du mariage. Transmettre la vie ne veut pas seulement dire être des collaborateurs de Dieu dans la formation du corps des enfants, cela veut dire, au-delà de la procréation : conduire les enfants vers la plénitude de la vie par l’éducation. Les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Leur mission d’éducation est absolument irremplaçable. C’est en tant qu’éducateurs que les parents exercent de la façon la plus excellente leur paternité et maternité. Sans la famille, aucune éducation humaine ne saurait être pleinement réussie. C’est au sanctuaire de la famille que se forment les convictions profondes, que se forgent les âmes bien trempées, droites, nobles, généreuses, conscientes d’abord de leurs devoirs envers Dieu et de leurs obligations envers leur prochain, avant de l’être de leurs propres droits. La famille est le milieu naturel le plus favorable à la santé physique et mentale des enfants. Elle est surtout leur première école de sainteté. La famille conçue selon Dieu, dont le suprême modèle est la sainte Famille de Nazareth, a un caractère essentiellement religieux, puisque Dieu seul est son auteur et la fin vers laquelle elle doit tendre et qui lui donne tout son sens. C’est pourquoi les Pères de l’Église définissaient la famille comme une petite « église domestique ».
L’institution familiale, dans le plan de Dieu, jouit de telles prérogatives, elle est si importante par rapport au progrès de la véritable civilisation et aux destinées surnaturelles de l’humanité qu’il ne faut pas s’étonner que l’antique ennemi de la nature humaine, Satan, ait toujours cherché à la détruire. En s’attaquant à la famille, comme au fondement sacré de toute société, les instruments dont Satan se sert à cette fin portent radicalement atteinte à tout l’ordre naturel, dans lequel s’enracinent les droits humains fondamentaux, dont le droit primordial est celui de rendre à Dieu le culte qui lui est dû.
Une très grave injustice actuelle est la négation par l’État du droit premier des parents dans l’éducation de leurs enfants. L’imposition par l’État d’une éducation laïque, c’est-à-dire sans aucune référence à la Révélation divine, qui culmine dans l’Évangile de Jésus-Christ, doit être dénoncée comme une violation du droit naturel et premier des parents chrétiens, comme une violente attaque à leur liberté religieuse et à celle de leurs enfants, ainsi qu’à la liberté de conscience tout court.
Présentement, tous les parents ont un devoir primordial de résister fermement aux lois injustes de l’État en éducation, parce que ces lois s’opposent directement au bien de la famille qui, quoiqu’on en dise, demeure le principe le plus important du bien commun temporel. D’une manière spéciale, pour les parents chrétiens, le temps est venu de dire un non net et clair aux prétentions totalitaires de l’État quant à l’éducation de leurs enfants. S’il est une cause qui justifie pleinement l’objection de conscience à des lois injustes imposées par l’autorité politique, à quelque niveau que ce soit, c’est la cause de l’éducation chrétienne.
Aujourd’hui, à l’occasion de la « pandémie », que plusieurs autorités scientifiques et médicales dénoncent comme étant pour le moins très exagérée, le pouvoir des États, obéissant aux ordres de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) s’élargit au point de n’avoir plus rien de différent de celui des régimes communistes, qui ont fait couler tant de sang innocent. Nous entrons dans un communisme planétaire, dont on ne peut prévoir dans quel chaos il entraînera l’humanité. On doit y voir un châtiment pour les crimes les plus abominables qui se commettent partout dans le monde d’une façon politiquement correcte. Que faut-il faire ? D’abord ce que la sainte Vierge, Notre-Dame du Rosaire, a demandé au monde entier en 1917 à Fatima : prier et faire pénitence, c’est-à-dire cesser d’offenser Dieu et implorer sa miséricorde. Sans cette conversion spirituelle des individus et des nations, requérant la consécration de la Russie et de tous les pays à son Cœur immaculé, avertissait la très sainte Vierge, le communisme va répandre ses erreurs dans le monde ; ce qui causera partout d’immenses souffrances. Dans ce mouvement nécessaire de prière et de pénitence pour la paix universelle, les familles chrétiennes doivent voir à sauvegarder avant tout leur liberté religieuse en ne cédant ni à tout ce qui est abus de pouvoir de la part de l’État et de quelque autorité que ce soit, ni à la peur et à l’anxiété, mais en ayant plutôt une confiance sans bornes dans la protection assurée du tout-puissant Jésus notre divin Roi, et de Marie immaculée, Reine du ciel et de la terre, plus forte qu’une armée rangée en bataille.
J.-R.B.