Homélie pour la fête du Christ-Roi par Mgr Carlo Maria Viganò
Par Carlo Maria Viganò (Médias-Presse-Info)
Regnum ejus regnum sempiternum est, et omnes reges servient ei et obedient.
Son règne est un règne éternel, et toutes les puissances le serviront et lui obéiront [Daniel 7.27]
Il était une fois un roi. C’est ainsi que commençaient les contes de fées que nous entendions dans notre enfance, quand l’endoctrinement idéologique n’était pas encore venu corrompre les enfants dans leur innocence et que nous pouvions parler sereinement de rois, de princes et de princesses, et qu’il était normal de penser qu’au moins dans le monde des contes de fées, il pouvait y avoir un ordre social qui ne soit pas renversé par la Révolution. Les royaumes, les trônes, les couronnes, l’honneur, la loyauté, la chevalerie étaient des références qui allaient au-delà du temps et des modes, précisément en raison de leur cohérence avec le cosmos divin, avec la hiérarchie éternelle et immuable des ordres célestes.
Il y avait aussi des rois dans les paraboles avec lesquelles le Seigneur instruisait ses disciples, et Lui-même devant Pilate se proclama Roi, revêtu par moquerie d’une robe de pourpre, couronné d’épines, et avec un roseau au lieu du sceptre. Les scélérats se moquèrent de Lui en tant que Roi, et en tant que Roi, Il fut reconnu par le gouverneur de Judée lorsqu’il fit apposer sur la Croix l’écriteau indiquant la raison de sa condamnation à mort : Jesus Nazarenus Rex Judæorum. Le Sanhédrin aurait voulu corriger cette inscription : « N’écrivez pas : “Le roi des Juifs”, mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs” » (Jn 19, 21). Et aujourd’hui encore, il y a ceux qui veulent refuser à Notre-Seigneur ce titre qui dérange tant Ses ennemis, pour tout ce qu’il implique. Mais au moment même où les impies secouent le joug suave du Christ et déclarent ouvertement leur rébellion contre Son autorité souveraine, ils sont forcés de combler ce vide, tout comme ceux qui nient le vrai Dieu finissent par adorer des idoles. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Mais ils s’écrièrent : « Ôte ! Ôte ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les chefs des prêtres sacrificateurs répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jn 19, 15). Il est bien triste de voir comment des esprits égarés, pour ne pas reconnaître une réalité évidente et salvifique, préfèrent se rendre esclaves d’une puissance bien inférieure, comme celle de l’État, et d’un État envahisseur. D’autre part, ceux qui servent Satan sont également prêts à servir l’Antéchrist en tant que roi et à reconnaître son royaume, dont le Nouvel Ordre Mondial est un prélude inquiétant. Mais n’est-ce pas, en fin de compte, ce que nous faisons chaque fois que nous désobéissons à Dieu ? Ne refusons-nous pas à Celui qui la détient, par droit divin et de conquête, cette seigneurie universelle et absolue, pour ensuite l’attribuer aux créatures ou l’usurper pour nous-mêmes ? Ne nous érigeons-nous pas en législateurs suprêmes, chaque fois que nous prétendons prendre la place de Celui qui, sur le Sinaï, a donné à Moïse les tables de la Loi ? Nos premiers parents n’ont-ils pas fait de même lorsqu’ils ont écouté les séductions du Serpent et qu’ils ont enfreint le commandement du Seigneur en mangeant le fruit de l’arbre ? Ou les Hébreux dans le désert, quand ils adoraient le veau d’or ?
Lire la suiteUne Action de grâce pour quoi, et pour qui ?
Nous savons tous que nous célébrons aujourd’hui la fête de l’Action de grâce, mais de quoi sommes-nous reconnaissants au juste, et envers qui ?
Loin d’être anodine, cette question est fondamentale.
Il semble qu’il y ait deux façons de répondre à cette question. La première est le nihilisme. Elle consiste à dire qu’en réalité, il n’y a personne à remercier et qu’il n’y a donc aucune raison d’être reconnaissant. Notre monde a commencé par une explosion absurde dont les fragments, d’une manière ou d’une autre, se sont coalisés pour donner les fleurs, les oiseaux, les arbres, les bâtiments et les personnes que nous voyons autour de nous aujourd’hui. Il pourrait sembler y avoir de belles choses pour lesquelles nous pourrions être « reconnaissants », mais en réalité elles ne sont rien d’autre que le produit d’un hasard aveugle et d’une sorte de chaos qui est d’autant plus cruel qu’il semble, pendant un certain temps, manifester une certaine forme de belle harmonie et d’ordre. Mais cet ordre est une illusion, dit le nihiliste, car il est sous-tendu par un sombre désordre et le néant.
Loin d’être reconnaissants, les partisans du nihilisme (s’ils sont honnêtes avec eux-mêmes — ce qu’ils ne sont guère, car pourquoi le seraient-ils ?) vivent dans un état perpétuel de ressentiment et de colère. Leur mode d’être fondamental est la vengeance. Comme le fils abandonné par son père, toujours rancunier et en colère d’avoir à fixer de son regard le trou vide dans son cœur où devrait se trouver l’amour pour son père, le nihiliste passe sa vie à piller le monde de ses richesses et à le dépouiller de sa beauté. Tout ce qu’il fait est une feinte ou un prétexte pour sa « volonté de puissance », son désir de contrôler le monde en l’engloutissant, d’être le dieu qu’il croit inexistant. Mais une société guidée par le nihilisme ne sera pas l’empire totalitaire nazi que certains pourraient croire qu'il serait, parce que, encore une fois, il n’y a aucune raison pour que le nihiliste soit constamment dévoué à son nihilisme. Une société nihiliste est donc beaucoup plus proche de ce vers quoi nous nous dirigeons aujourd’hui : une société peuplée de personnes sans intégrité dont le mal banal (adultère, sodomie, etc.) et les meurtres sordides (avortement, euthanasie) sont imposés comme « la nouvelle normalité ». En d’autres termes, une société tiède, comme un cadavre.
Ensuite, il y a ceux que les nihilistes détestent : les croyants.
Les croyants savent que le chaos pur ne se transforme pas en fleur ou en cheval, et encore moins en bébé ou en femme en robe de mariée, quel que soit le nombre d’années qui s’écoulent entre l’explosion et le mariage. Les croyants savent que l’ordre, et non le chaos, est la caractéristique fondamentale de la réalité. Ils savent également que l’ordre a un auteur, Dieu, qui a créé ce monde ex nihilo — à partir de rien — et qui est donc tout-puissant, qui sait tout et, puisqu’il est l’auteur de toute beauté (et qui peut regarder le visage d’un bébé et dire que la beauté n’existe pas !), est la Beauté elle-même. Contrairement au nihiliste, le croyant vit dans un état de gratitude. S’il en tombe par accident, après avoir succombé à une tentation dans un moment de faiblesse, il a à la fois une raison de se relever et les moyens de le faire : un sauveur qui s’appelle Jésus-Christ. Une société construite par des croyants est une société rythmée par des jours saints où l’on prend le temps de remercier l’Auteur de la vie. Toute la vie dans une telle société aura le modèle d’une vie d’Action de grâce, une vie joyeuse de gratitude pour les dons reçus et l’aide accordée lorsque la tentation ou la tragédie frappe. Des crimes se produiront, mais ils seront l’exception et non la règle. Ils seront combattus. L’avortement, l’euthanasie, la sodomie, la mutilation sexuelle des enfants, l’endoctrinement des enfants, tout cela sera combattu et finalement interdit, car ce sont des réponses totalement indignes à la générosité somptueuse de notre Dieu.
Alors, quelle voie emprunter, homme moderne ? Vers le nihilisme banal ou vers la gratitude joyeuse ?
À Campagne Québec-Vie, nous avons choisi la voie de la joie. Nous refusons la voie du ressentiment, du désespoir et de la vengeance, car en tant que croyants, nous savons qu’une vie vécue de cette façon est une réponse inadéquate à la générosité de Dieu. Nous combattons joyeusement les maux de notre époque, comme l’avortement, l’euthanasie et l’idéologie LGBT, parce que la vie est un grand don et que seule une vie bien vécue, en combattant le mal et en faisant le bien, et vivifiée par la foi en Jésus-Christ, est un remerciement juste envers Dieu.
Au nom de toute l’équipe de Campagne Québec-Vie, nous vous souhaitons non seulement une bonne journée d’Action de grâce, mais une vie entière passée dans l’Action de grâce sous le regard aimant de Dieu.
Nous sommes entrés dans la deuxième semaine de notre campagne de financement de l’automne 2023. Nous ne pouvons faire notre travail qu’avec votre fidèle soutien ! Merci de nous soutenir en nous envoyant un don.
Notre objectif est de 12 000 $. À ce jour, nous avons amassé 3500 $. Il nous reste donc 8500 $ à recueillir. J’espère que vous pourrez nous aider à atteindre cet objectif d’ici la fin de notre campagne.
Pour la Vie,

Georges Buscemi
P.S. : Merci de donner dès aujourd’hui, si vous le pouvez. Nous avons grandement besoin de votre soutien pour continuer à travailler au Québec pour la foi, la famille et la vie, de la conception à la mort naturelle.
Mgr Strickland réaffirme que les homosexuels impénitents et les adultères ne peuvent pas recevoir la communion
Par l’équipe de LifeSiteNews — Traduit par Campagne Québec-Vie
12 septembre 2023, Tyler, Texas (LifeSiteNews) — Mgr Joseph Strickland, évêque de Tyler au Texas, a publié une nouvelle lettre pastorale le 12 septembre 2023. En voici le texte intégral.
Mes chers fils et filles dans le Christ:
Je vous écris aujourd’hui pour discuter plus en détail de la deuxième vérité fondamentale dont j’ai parlé dans ma première lettre pastorale publiée le 22 août 2023 : « L’Eucharistie et tous les sacrements sont divinement institués, et non pas élaborés par l’homme. L’Eucharistie est vraiment le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité du Christ, et le recevoir dans la Communion de façon indigne (c’est-à-dire dans un état de péché grave et impénitent) est un sacrilège dévastateur pour l’individu et pour l’Église » (1 Cor 11, 27-29).
Les sacrements sont des éléments essentiels de la plénitude de la vie dans le Christ et sont, avant tout, une histoire d’amour divin. Les sacrements sont les canaux de la grâce divine de Dieu qui coule du Christ lui-même, l’amour incarné parmi nous, et qui sanctifie chacun d’entre nous sur son chemin vers le Ciel. Ils sont les signes visibles de l’amour de Dieu pour nous. Par la réception digne des sacrements, la grâce surnaturelle de Dieu se manifeste sous une forme visible et tangible, et l’œuvre du salut de Dieu se manifeste en chacun de nous. Comme l’affirme le Catéchisme de l’Église catholique : « Les sacrements sont des signes efficaces de la grâce, institués par le Christ et confiés à l’Église, par lesquels la vie divine nous est dispensée. Les rites visibles sous lesquels les sacrements sont célébrés, signifient et réalisent les grâces propres de chaque sacrement. Ils portent fruit en ceux qui les reçoivent avec les dispositions requises. » (CEC 1131)
Il y a dans l’Église catholique sept sacrements : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la réconciliation (confession), l’onction des malades, le mariage et les ordres sacrés. Les sacrements ne sont pas isolés les uns des autres, mais sont au contraire tissés ensemble dans une unité de vie divine qui reflète et nous relie au ministère de Jésus-Christ et de son Église. Les saints et les docteurs de l’Église nous ont donné de nombreuses et belles réflexions à méditer sur l’origine des sacrements. Saint Thomas d’Aquin a dit que du côté transpercé du Christ « ont jailli les sacrements de l’Église, sans lesquels il n’y a pas d’entrée dans la vie qui est la vraie vie. C’est ce sang qui a été versé pour la rémission des péchés ; c’est cette eau qui compose la coupe salutaire ».
Lire la suiteCardinal Müller : de « faux prophètes » tenteront d’utiliser le Synode sur la synodalité pour faire avancer l’Agenda 2030 de l’ONU
Par Michael Haynes — Traduit par Campagne Québec-Vie
13 septembre 2023, Citée du Vatican (LifeSiteNews) — L’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Gerhard Müller, a affirmé à propos du Synode sur la synodalité que de « faux prophètes » cherchent à transformer l’Église « en une organisation d’aide pour l’Agenda 2030 ».
Le cardinal Müller s’est déjà montré très critique à l’égard du synode sur la synodalité, étant l’un des rares prélats de l’Église à avoir publié des déclarations critiques concernant l’initiative du pape. Dans une récente entrevue accordée au journal espagnol InfoVaticana, le cardinal Müller a développé ses idées sur la réunion du synode en octobre 2023, réunion à laquelle il a été personnellement invité par le pape François.
À la question de savoir s’il y a « quelque chose à craindre » au synode, le cardinal Müller a répondu :
Oui, les faux prophètes qui se présentent comme des progressistes ont annoncé qu’ils transformeraient l’Église catholique en une organisation d’aide pour l’Agenda 2030.
De l’avis de ces personnes, a soutenu le cardinal Müller, « seule une Église sans Christ a sa place dans un monde sans Dieu ».
Il a fait de nombreuses références aux récentes Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne — un événement marqué par des aspects particulièrement controversés, dont la promotion de l’Agenda 2030 de l’ONU en faveur de l’avortement — en disant que « de nombreux jeunes sont revenus de Lisbonne déçus que l’accent ne soit plus mis sur le salut dans le Christ, mais sur une doctrine mondaine du salut ».
Lire la suiteUn évêque du Massachusetts interdit aux élèves de répandre l’idéologie LGBT dans les écoles catholiques
Par Emily Mangiaracina — Traduit par Campagne Québec-Vie
22 août 2023, Worcester, Massachusetts (LifeSiteNews) — Un évêque catholique du Massachusetts a interdit aux élèves des écoles du diocèse de Worcester d’adopter des comportements de changement de sexe et d’exprimer ou de célébrer une « attirance pour le même sexe ».
Mgr Robert McManus a officiellement publié le 29 juin une politique imposant aux élèves de porter des uniformes adaptés à leur sexe, d’utiliser les salles de bain et de jouer dans les équipes sportives correspondant à leur sexe biologique.
Les règles interdisent également aux élèves « d’exprimer, de célébrer ou de défendre “l’attirance pour le même sexe d’une manière qui pourrait causer de la confusion ou de la distraction” », a rapporté le Daily Mail.
Selon le Patch, Mgr McManus a expliqué dans un mémo qu’embrasser l’attirance pour le même sexe ou la dysphorie de genre revient à rejeter la vérité sur la façon dont Dieu nous a créés.
« Nous ne servons le bien de personne en falsifiant la vérité, car seule la vérité nous libère pour la vie pleine que Dieu offre à chacun d’entre nous », a-t-il écrit. « Ainsi, lorsqu’une personne éprouve une attirance pour le même sexe ou une forme de dysphorie de genre, ces luttes ne changent pas le fait biologique de la façon dont Dieu a créé cette personne, et il serait mensonger pour l’Église catholique ou nos écoles catholiques de prétendre le contraire ».
Cette politique, qui prend effet dès la prochaine année scolaire et s’applique à 21 écoles du diocèse, s’est déjà heurtée à la résistance des ordres religieux qui dirigent deux écoles catholiques de Worcester.
Lire la suiteSynode sur la synodalité : Mgr Joseph Strickland exhorte les fidèles à rester fermes dans la foi, au risque de se voir taxer de schisme
Par jeanne Smits (reinformation.tv)
A l’approche du synode sur la synodalité qui doit se tenir à Rome en octobre 2023 et octobre 2024, l’évêque de Tyler, Texas aux Etats-Unis, Mgr Joseph Strickland, vient de publier une lettre à tous les fidèles de son diocèse les exhortant à rester fermes dans la foi à un moment qui s’annonce des plus périlleux pour l’Eglise. En vérité, vu la gravité du ton et les risques qui concernent chaque fidèle attaché à la foi, à la doctrine, à la morale de l’Eglise catholique, on peut dire que chacun est concerné. Le prélat ne cache rien de sa préoccupation, allant jusqu’à dire qu’il est possible que les catholiques fidèles ne se voient demain accusés de schisme précisément en raison de leur fidélité à l’enseignement du Christ.
Il est facile de comprendre que Mgr Strickland — lui-même objet d’une « visite apostolique », le plus vraisemblablement en raison de son caractère traditionnel, dans son diocèse où la pratique catholique demeure bien plus importante qu’en d’autres lieux aux Etats-Unis — craint une attaque frontale contre la foi à l’occasion de ce synode, une attaque venue des hautes sphères de l’Eglise car pouvant accuser laïcs et clergé de schisme et les menacer sous ce prétexte. « Soyez assurés, cependant, qu’aucun de ceux qui restent fermement attachés aux fondements de notre foi catholique n’est un schismatique », affirme le courageux prélat.
L’heure est venue de fourbir les armes de la foi, de prier pour l’Eglise comme jamais, de demander la force de résister.
Nous vous proposons ci-dessous la traduction intégrale de sa lettre, publiée ici en anglais. — J.S.
Lire la suiteLe prochain synode sur la synodalité a dans la mire les enseignements du Christ et de son Église
Par Steven Mosher — Traduit par Campagne Québec-Vie
8 août 2023 (LifeSiteNews) — Steven Mosher a récemment réalisé un entretien avec le président de l’Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille (JAHLF), le Dr Thomas Ward. La JAHLF a été créée il y a sept ans à la suite de la « réinvention » de l’Académie pontificale pour la vie (PAV), fondée à l’origine par le pape Jean-Paul II. Le Dr Ward lui-même, ainsi qu’un certain nombre d’autres membres ouvertement pro-vie de la PAV, ont été priés de quitter l’Académie par le nouveau président, Mgr Paglia, qui a depuis pris une direction très différente de celle voulue par le pape Jean-Paul II. En 2017, à la suite de ces licenciements, l’Académie Jean-Paul II pour la vie humaine et la famille a été fondée pour servir les mêmes objectifs que l’Académie pontificale pour la vie d’origine, à savoir l’étude interdisciplinaire et la défense de la vie humaine à tous ses stades. Ils poursuivent leur travail aujourd’hui, pleinement fidèles au magistère authentique et à la doctrine pérenne de l’Église catholique.
Steven Mosher : Dr Ward, en tant que président de l’Académie JPII pour la vie humaine et la famille, comment vous et les autres membres de l’Académie considérez-vous le prochain Synode sur la synodalité, qui se tiendra à Rome du 4 au 29 octobre ?
Thomas Ward : Comme beaucoup d’autres membres de notre Académie, je crains que le Synode sur la synodalité ne soit utilisé pour opérer un changement radical de paradigme dans la morale catholique sur la vie et la famille.
Steven Mosher : C’est une affirmation audacieuse qui va en choquer plus d’un. Pouvez-vous l’étayer ?
Dr Ward : Oui, je le peux. Permettez-moi de citer les paroles d’ecclésiastiques de haut rang qui travaillent ouvertement à ce changement radical de paradigme dans la morale catholique, à commencer par l’archevêque Vincenzo Paglia, que le pape François a nommé à la tête de l’Académie pontificale pour la vie (PAV). Selon les termes de l’archevêque Paglia, le rôle de la PAV est :
Lire la suite« d’accepter l’invitation contenue dans le paragraphe 3 de sa Constitution apostolique Veritatis Gaudium (la Constitution apostolique sur les universités et les facultés ecclésiastiques) à un changement radical de paradigme dans la réflexion théologique.
... rendre service au Magistère en ouvrant un espace de dialogue qui rende possible et encourage la recherche. C’est ainsi que nous concevons le rôle de l’Académie, que le Pape François lui-même a également voulu en première ligne sur des questions délicates à traiter par une approche transdisciplinaire. »
La Hongrie illumine Budapest d’une croix lumineuse
Par Pierre-Alain Depauw (Médias-Presse-Info)
La Hongrie a célébré ses fêtes patriotiques pour la fête nationale de la Saint-Étienne. Après les cérémonies institutionnelles et religieuses habituelles, l’armée hongroise a utilisé des drones à la nuit tombée pour tracer une croix au-dessus du parlement de la nation.
Des drones militaires ont formé une croix pour terminer les célébrations nationales. La Hongrie est un pays chrétien et en est fière. Elle demande sans honte que Dieu bénisse et garde cette terre et son peuple.
La Hongrie ne prétend pas seulement être un pays chrétien. La politique du gouvernement de Viktor Orbán en faveur de la famille et de la natalité dans la nation magyare a produit des résultats spectaculaires. En dix ans, le nombre de mariages a doublé, le taux de divorce a diminué et les avortements ont été divisés par deux.
Les thèses du Nouvel ordre mondial en faveur de l’idéologie du genre ont également été combattues, ce qui a suscité une controverse au sein de l’Union européenne.
Orbán lui-même avait indiqué en septembre 2021 que les Hongrois ne peuvent survivre qu’en étant chrétiens et que chaque nouvelle église construite dans le pays est un rempart dans la lutte de la nation pour sa liberté et sa grandeur.
Pierre-Alain Depauw
Les fidèles catholiques qui ont perturbé la « messe LGBT » lors des Journées mondiales de la jeunesse risquent un an de prison

Église Notre-Dame-de-l'Incarnation de Lisbonne.
Par Andreas Wailzer — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Wikimedia Commons
16 août 2023 (LifeSiteNews) — Des catholiques ayant protesté contre une « messe LGBT » pendant les Journées mondiales de la jeunesse à Lisbonne risquent jusqu’à un an de prison pour leur acte.
Douze catholiques traditionnels ont organisé une prière de réparation dans l’église Notre-Dame de l’Incarnation le 3 août pour protester contre une « messe LGBT » hétérodoxe qui se déroulait dans cette église catholique. La police a expulsé le groupe, et ses membres risquent désormais jusqu’à un an de prison pour avoir perturbé un culte.
Rafael da Silva, l’organisateur de la manifestation, a confirmé à LifeSiteNews que lui et ses 11 compagnons font l’objet de poursuites pénales pour leurs actions.
« Nous faisons l’objet d’une enquête criminelle », a déclaré Rafael da Silva à LifeSiteNews. « Nous sommes accusés d’avoir perturbé un culte ».
Il a précisé qu’ils ne savaient pas que leur protestation constituerait un crime.
Da Silva a signalé que certains médias ont affirmé à tort que le groupe avait « envahi » l’église pendant la messe. Or, son groupe était déjà à l’intérieur de l’église depuis un certain temps avant le début de l’office. Il a rappelé que lorsque le père James Alison, un prêtre ouvertement homosexuel, est entré dans l’église, ils ont « commencé à prier le rosaire en latin ».
Da Silva a expliqué à LifeSiteNews que la police et les services secrets portugais suivent désormais leurs « téléphones, leurs messages et leurs activités ». Cependant, il ne croit pas pour l’instant qu’ils seront emprisonnés. Il pense plutôt que la police essaie simplement d’effrayer les gens pour « empêcher le mouvement de s’étendre » et qu’ils se retrouveront avec une amende tout au plus.
Lire la suiteUn prélat s’élève contre l’« église synodale » : Je veux l’« Église catholique »

Mgr Charles Pope.
Par Louis Knuffke — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Franciscan Missionaries of the Eternal Word/YouTube
11 août 2023, Washington, D.C. (LifeSiteNews) — Monseigneur Charles Pope, connu pour sa franche défense de la messe latine traditionnelle et de l’enseignement catholique sur la sainteté de la vie et du mariage, a fortement critiqué les pressions exercées au sein de la hiérarchie de l’Église pour créer une « Église synodale », dénonçant l’agenda séculier du prochain Synode des évêques de Rome sur la synodalité et déclarant : « Je n’en veux pas... Je veux l’Église que Jésus a fondée ».
« D’après tout ce que j’entends sur cette “église synodale”, je n’en veux pas », a écrit Mgr Pope sur Facebook. « Je veux l’Église catholique. Je veux l’Église des martyrs, des saints. Je veux l’Église catholique, qui est une épouse, pas une veuve ; l’Épouse du Christ — pas un disciple du monde — qui a une orthodoxie joyeuse qui s’oppose au monde afin de le convertir ».
Mettant en contraste la mission divine de l’Église et le rôle de disciple du monde qui se manifeste dans l’ordre du jour du prochain synode — qui comprend des discussions sur une gouvernance féminine accrue, une plus grande acceptation des personnes LGBT comprenant l’accès aux sacrements, les prêtres mariés, la communion pour les divorcés et les remariés, et l’avenir de la gouvernance ecclésiastique — Mgr Pope a prié pour l’Église afin qu’elle soit purifiée « de l’amour du monde ».
« Oui, je veux l’Église que Jésus a fondée et chargée d’aller enseigner toutes les nations et de baptiser tous les peuples dans la vérité salvatrice et rayonnante de Jésus. Je veux une Église qui aime son époux Jésus, qui ne cherche pas désespérément l’approbation du monde et qui n’est pas éprise de lui. S’il vous plaît, Seigneur, purifiez votre Épouse, l’Église catholique, de l’amour du monde. Aidez-nous, sauvez-nous, ayez pitié de nous et gardez-nous par votre grâce ! »
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