Interview de Stéphane Mercier, licencié par l’université catholique belge UCL pour son argumentation contre l’avortement
Par Jeanne Smits (reinformationTV)
Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement, est désormais sous le coup d’une sanction prononcée par la direction : licenciement pur et simple à effet immédiat au 1er avril. Stéphane Mercier avait bien voulu donner une longue interview à reinformation.tv quelques jours avant que tombe cette sanction, nous livrant dans le même temps le portrait d’un homme engagé et conscient des responsabilités propres à notre époque. La voici.
RITV : Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement pro-vie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?
Stéphane Mercier : A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.
Lire la suiteUn professeur en Colombie-Britannique licencié pour son opposition à l'avortement
(Pour une école libre) Un enseignant a été congédié, il y a une semaine, par une prestigieuse école secondaire privée de Colombie-Britannique après qu’une étudiante s’est plainte qu’il avait exprimé son opposition personnelle à l’avortement lors d’un cours de droit.
Le récit des derniers jours de cet enseignant anonyme dans une école privée « chic » a été raconté mercredi dans le National Post par la chroniqueuse Christie Blatchford.
À la lecture de cet article, John Hof de l’organisme pro-vie, United for Life BC, a déclaré : « C’est atroce. Cela dépasse les bornes du bon sens. Il prive ce gars de ses libertés fondamentales. Il s’agit d’un exemple extrême de rectitude politique ».
John Carpay du Centre juridique pour les libertés constitutionnelles a ajouté : « Bien qu’une école privée puisse décider de ses propres règles internes, je me demande ce que les parents qui envoient leurs enfants à cette école pensent de cette réaction extrême. Est-ce qu’ils veulent vraiment que leurs propres enfants soient élevés dans de délicats cocons qui les protègent de toute idée contrariante et qu’ils se mettent à crier “on me provoque” dès qu’ils entendent des propos qui leur déplaisent ? »
Nouveau cas de censure à Radio-Canada d'un conférencier « gravitant dans l'orbite de l'Opus Dei »
(Photo de Denis Florent par Paristocrate sur wikimédia.org, licence creative commons)
Lorsqu'il s'agit de l'Opus Dei, la paranoïa s'installe à Radio-Canada, comme s'ils avaient eux-mêmes fini par croire aux bêtises mensongères du Code Da Vinci... Sur le site du journal Le Devoir du 6 novembre 2014 :
(...)La direction de Radio-Canada a mis fin à une série de conférences commandées à un consultant français après la dénonciation par des employés de certaines de ses opinions jugées réactionnaires. (...)
Le « pure player »Rue89, lié au magazine Le Nouvel Observateur, a établi que ce Denis Florent Cheyrouze, sans en être un membre actif, est « une figure importante gravitant dans l’orbite de l’Opus Dei ». (...)
Pire, certains membres de Radio-Canada iraient jusqu'à le soupçonner de catholicisme...
Naturellement, le journal Le Devoir applaudit à cet exercice de censure. De même que La Presse du 5 novembre 2014 :
La Première chaîne de Radio-Canada a embauché un conférencier aux positions anti-gais et anti-musulmans pour donner des ateliers de formation à ses employés ces derniers jours.
Lorsque l'information à son sujet - qu'on peut trouver facilement sur l'internet - est venue aux oreilles de la direction mardi, les conférences ont été annulées in extremis.
La réplique de Denis Florent ? Dans le Journal de Montréal du 5 novembre 2014 :
(...)Je me sens donc très privilégié d’avoir pu côtoyer les magiciens et les fées qui concoctent chaque jour les programmes de Radio-Canada. Notre échange, court, fut passionnant et intellectuellement enrichissant.»
Quelques minutes plus tard, il publiait la locution latine suivante sur Twitter et Facebook : «Cogitationis poenam nemo patitur.» Traduction : Personne ne peut être puni pour ses idées.
Ah mais, pour ne pas punir quelqu'un pour ses idées, il faut avoir une certaine ouverture d'esprit...
Censure du mot avortement chez Apple?
Sur le site de 20min.ch du 17 juillet 2013:
L'outil de correction automatique de mots sur l'iOS 6 ignore désormais arbitrairement certains mots dans la langue de Shakespeare.La dernière version du système d'exploitation mobile d'Apple refuse délibérément de corriger certaines fautes de frappe de son utilisateur et de proposer le mot adéquat. Inutile de s'attendre à voir s'afficher des mots comme «avortement», «virginité», «viol», «marijuana», «balle» ou encore «munitions», selon une étude empirique publiée sur le site The Daily Beast. A l'aide d'un logiciel automatisé, des journalistes du site d'opinion ont testé deux fautes d'orthographe différentes sur quelque 250'000 mots anglophones. Ils ont constaté que l'outil de correction automatique se refusait dans certains cas à proposer le mot le plus proche, même lorsqu'une seule lettre avait été mal orthographiée.«Par exemple, en tapant le mot avortement à une lettre près, le logiciel ne vous suggère pas de le corriger comme il le ferait pour 150'000 autres mots», ont constaté les auteurs du test qui se sont servi d'un terminal réinitialisé sous iOS 6. (...)La plupart des mots désormais ignorés par l'outil de suggestion de correction de frappes ne l'étaient dans la version précédente de l'iOS. (...) Apple s'est lui refusé à tout commentaire. Directrice de l'EFF, le lobby pour la liberté d'expression sur le net, Jilian York a rappelé qu'Apple était l'une des sociétés les plus actives en matière de censure. «J'ai horreur de le dire, mais je pense que cela ne surprendra personne», a-t-elle commenté.