Des règles plus sévères en Inde contre l'avortement sélectif qu'au Québec...
L'Inde peut faire la leçon au Québec. Là-bas on tente d'instaurer l'interdiction des avortements faits selon le sexe de l'enfant. Le site du journaldesfemmes.com du 6 avril 2012 nous apporte cette nouvelle (via le Salon Beige):
Dans le nord de l'Inde, PLAN a mis en œuvre, pendant neuf mois, un programme afin de renforcer les actions en cours au sein de 5 districts de la région de Bihar (Nalanda, Vaishali, Gaya, Saran et Madheypura).
Le présent projet part du constat que l'enregistrement des nouveaux nés s'avère être un outil utile pour suivre le taux de répartition entre les sexes, l'administration locale ne possédant aucune archive sur le fœticide et la diminution du nombre des filles.
Un groupe de travail a alors analysé les données liées à l'enregistrement des naissances et les a utilisé comme instrument de mise en œuvre de la Loi sur le Diagnostic Pré Natal dans les régions où le taux de répartition entre les sexes est en baisse.
La loi sur le Diagnostic Pré Natal rend l'avortement illégal en cas de sélection par le sexe : un amendement du Parlement a bannit toute forme de test propre à déterminer le sexe de l'enfant. Sa mise en vigueur est cependant complexe dans la mesure où les services d'échographie sont très sollicités et une surveillance policière difficile à mettre en place.
Bannir toute forme de test propre à déterminer le sexe de l'enfant, n'est-ce pas ce qu'un médecin canadien d'origine indienne voulait instaurer, jusqu'à la 30e semaine de grossesse, et que certaines féministes extrémistes ont refusé?
3 articles dans le Devoir sur l'avortement sélectif (selon le sexe) que vous pouvez commenter
Le Devoir du lundi 23 janvier publie une nouvelle et deux éditoriaux sur l'avortement des enfants à naître de sexe féminin. Nous vous invitons à intervenir dans le débat.
Voici les articles : -"Éduquer pour contrer le foeticide en fonction du sexe"
-"La sélection prénatale - Un enjeu qui dépasse l'éthique médicale"
-"Avortement en fonction du sexe - Près de chez vous"
L'actualité nous apprenant parfois des nouvelles de plus en plus abominables, cela a pour effet d'éveiller certaines consciences endormies. Elles "prennent conscience" des terribles dérives et folies d'un monde qui veut pratiquer l'eugénisme dans la reproduction.
La Chine est un exemple frappant de l'une des conséquences de l'avortement sélectif:
"PEKIN (NOVOpress) – En 2020, plus de 24 millions de Chinois en âge de se marier ne pourront le faire en raison du manque de femmes. La raison ? Les avortements sélectifs et les infanticides, subis par des millions de petites filles dans le ventre maternel ou dès leur naissance, ont provoqué un déséquilibre dans le rapport filles/garçons des naissances.
Dans l’empire du milieu, l’avortement sélectif a débuté dans les années 1980. Avec l’essor des écographies, les couples ont pu connaître le sexe de leur enfant. Dès 1982, le déséquilibre des sexes a démarré avec 108 garçons pour 100 filles. Dix ans plus tard, la disproportion passait de 111 garçons pour 100 filles. Puis, en 2000, elle a atteint le rapport 116/100 et actuellement celui de 119/100.
Conséquences directes de cette industrialisation de l’avortement : « une rupture dans la généalogie » des Chinois va survenir, particulièrement dans les milieux ruraux où les couples préfèrent avoir un garçon pour travailler la terre, selon le chercheur Wang Yuesheng de l’Académie chinoise des sciences sociales. Autres méfaits : la difficulté à trouver l’âme soeur provoque déjà des enlèvements de femmes, des mariages forcés et le développement de la prostitution." (Source Novopress info, 2010)