L’U.S. Navy retire son interdiction de participation aux services religieux
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie)
Le corps de marine américain, l’U.S. Navy avait récemment interdit aux militaires en service, sous prétexte de coronavirus, de se rendre à des services religieux, ordre qui a été retiré face aux nombreuses protestations qu’il avait soulevées, selon LifeSiteNews :
L’U.S. Navy a révisé sa politique interdisant à ses membres en service d’assister en personne à des services religieux. Ceux qui désobéissaient et assistaient aux services religieux risquaient la cour martiale.
[...]
Ce changement vient quelques jours seulement après que le First Liberty Institute eût envoyé une lettre au nom de l’officier Daniel Schultz et de plusieurs autres militaires concernés par l’ordonnance, demandant à l’U.S. Navy de leur accorder un accommodement afin qu’ils pussent assister à des services religieux intérieurs.
Ce recul survient également après la pétition lancée par LifeSiteNews le 30 juin dernier, recueillant rapidement plus de 18 000 signatures demandant au président Donald Trump, qui avait précédemment déclaré que les services religieux étaient essentiels, d’intervenir.
L’archevêque Timothy Broglio, archevêque des forces armées des États-Unis, a publié le 5 juillet une déclaration dans laquelle il qualifie l’interdiction d’« odieuse pour les catholiques ».
Le 24 juin, la marine avait émis un ordre interdisant aux troupes d’assister à des services religieux intérieurs, bien que d’autres actes tels que l’emploi des transports en commun, l’organisation de rassemblements sociaux de toute taille et la participation à des manifestations fussent autorisés.
L’ordre stipule spécifiquement qu’« il est interdit aux membres du service de visiter, de fréquenter ou de participer à des services religieux intérieurs ».
La marine militaire a maintenant annulé l’ordonnance, qui, selon les défenseurs de la liberté religieuse, constituait un abus flagrant de la liberté de culte des militaires.
Un mémorandum du sous-secrétaire d’État à la Marine Gregory Slavonic envoyé au commandant du corps des Marines et au chef des opérations navales a donné de nouvelles indications concernant l’ordre, déclarant que rien de ce qui figurait dans les instructions précédentes « ne doit être interprété comme limitant la fréquentation des lieux de culte où les participants peuvent appliquer de manière appropriée les mesures de réduction de la transmission COVID-19, en particulier la distanciation sociale et l’utilisation du couvre-visage ».
Les marins peuvent à nouveau aller à la messe, mais je crains pour eux qu’il ne leur faille supporter encore les simagrées covidiennes…
Un prêtre et des catholiques protègent la statue de saint Louis assiégée par les Black Lives Matter

Par Pierre-Alain Depauw (Medias-Presse.info) — Photo : Joel Currier/Twitter/capture d'écran vidéo
Etats-Unis – Un prêtre catholique du Missouri s’est adressé à des centaines de manifestants Black Lives Matter alors qu’il défendait une statue de Saint-Louis dans la ville américaine nommée d’après le saint roi français, entouré de catholiques priant autour de la statue et la protégeant du vandalisme des manifestants.
Le père Stephen Schumacher, prêtre de l’archidiocèse de Saint-Louis, a rejoint samedi les catholiques qui se sont placés entre la statue déjà vandalisée et des militants Black Lives Matter appelant à sa démolition.
Tentant d’informer les manifestants Black Lives Matter du caractère et de la vertu de Saint-Louis, le Père Schumacher a déclaré : « Saint Louis était un homme qui voulait utiliser sa royauté pour faire du bien à son peuple. »
Umar Lee, l’un des organisateurs des manifestations Black Lives Matter, avait annoncé plus tôt dans la journée que la statue « allait tomber », comme l’a rapporté Joel Currier du St. Louis Post-Dispatch.
Cet agitateur inculte avait prétendu que Saint Louis « représente la haine et nous essayons de créer une ville d’amour ».
« Nous essayons de créer une ville où la vie des Noirs compte », avait-il poursuivi. « Nous essayons de créer une ville où il n’y a ni antisémitisme ni islamophobie… ce n’est pas un symbole de notre ville en 2020. »
« C’est une révolution », avait ajouté un autre manifestant bien conscient de son acte, Moji Sidiqi du Regional Muslim Action Network, au journal local.
Ce révolutionnaire musulman revendiquait également que la ville de Saint-Louis soit renommée « pour célébrer la diversité raciale, ethnique et religieuse de la ville. »
Jusqu’à présent, les manifestants n’ont pas été en mesure de démolir la statue et les catholiques du groupe de la Coalition du chapelet pour Saint Louis ont nettoyé les graffitis qui recouvraient son socle et organisé des veillées de prière quotidiennes sur le site.

Le gouvernement communiste chinois supprime la pension d’une veuve pour avoir refusé de renoncer au Christ
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Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo (rognée) : Canon EOS 5d Mark II/Maxpixel
Fuzhou, Chine, 23 juin 2020 (LifeSiteNews) — Une veuve catholique de la ville de Fuzhou, dans la province du Jiangxi, s’est vu retirer sa pension parce qu’elle avait refusé de renoncer à sa foi.
Selon un article publié dans Bitter Winter (Amer hiver), la femme âgée recevait une petite subvention depuis le décès de son mari survenu en 2018. Fin 2019, les autorités locales ont menacé de mettre fin à cette subvention si elle ne retirait pas les images de Jésus présentes dans sa maison. « Parce que le parti communiste vous nourrit, vous devez seulement croire en lui, pas en Dieu », lui ont-ils dit. Refusant d’ôter les images de Jésus, ils ont supprimé la pension. « Il est devenu difficile de maintenir la foi en Dieu à cause des persécutions religieuses », confia-t-elle à Bitter Winter.
Reggie Littlejohn, fondatrice et présidente de Women’s Rights Without Frontiers, déclare : « C’est bouleversant et scandaleux que les veuves et autres personnes âgées soient obligées de renoncer à leur foi pour recevoir des allocations. Nombreuse d’entre elles peuvent avoir besoin de ces fonds pour survivre. C’est un acte de lâcheté pathétique que de forcer des veuves désespérées à choisir entre leur survie et leur Dieu. Cette veuve, qui a refusé de renoncer à sa foi dans l’expectative d’une pauvreté abjecte, est héroïque. »
« Cette forme de persécution religieuse », poursuit Littlejohn, « s’accroît dans cette région de Chine où nous tenons notre Save a Widow Campaign (Campagne sauvez une veuve). Je viens d’être informé que dans notre région, un fonctionnaire du gouvernement a donné pour instruction à nos veuves de rester chez elles le dimanche et de ne pas aller à l’église. Il a également tourné Jésus en dérision, disant : “Le gouvernement chinois vous donne 160 RMB [environ 23 dollars US]. Combien d’argent Jésus-Christ vous donne-t-il ?” »
« Heureusement pour les veuves de notre région, elles ont une réponse toute prête », ajoute Littlejohn. « Nos travailleurs locaux apportent amour et compassion aux veuves, ainsi qu’aide pratique : un subside mensuel de 25 dollars qui fait une énorme différence dans leur vie, leur fournissant nourriture et chaleur. Nos travailleurs locaux encouragent ces veuves dans leur foi, et beaucoup ont trouvé un nouvel espoir qu’il y a un Dieu qui les aime ».
La Chine a également un taux de suicide chez les personnes âgées qui monte en flèche. La politique de l’enfant unique a détruit la structure familiale chinoise. Dans le passé, les Chinois jouissaient de familles nombreuses et ce n’était pas un fardeau pour les enfants et les petits-enfants de soutenir les personnes âgées. Aujourd’hui, de nombreuses personnes âgées sont complètement abandonnées et démunies, en particulier les veuves âgées. Et la triste solution pour beaucoup d’entre elles est de mettre fin à leur vie. « Nous offrons une bouée de sauvetage aux veuves abandonnées, qui seront éternellement reconnaissantes de cette aide », assure Littlejohn.
Voici la vidéo Save a Widow et de l'information sur la Save a Widow Campaign.
Californie : des émeutiers abattent les statues de saint Junipero Serra

Saint Junipero Serra.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : Burkhard Mücke/Wikimedia Commons
Soit à cause de leur ignorance crasse, ou de leur haine pour ce qui est catholique, des émeutiers « antiracistes », des « Antifas », ont renversé deux statues de saint Junipero Serra, missionnaire franciscain du XVIIIe siècle.
Ces dégradateurs de monuments n’ont pas grand-chose à reprocher à ce prêtre zélé pour le salut des âmes : il aurait participé à l’anéantissement de la culture amérindienne, selon CNA :
A Los Angeles et San Francisco, des manifestants ont abattu cette fin de semaine deux statues de saint Junipero Serra, un prêtre missionnaire franciscain du XVIIIe siècle qu’ils accusent d’avoir contribué à la destruction de la culture amérindienne en fondant les neuf premières missions de Californie.
Cette accusation est par ailleurs assez stupide si l’on considère que très souvent les missionnaires, apprenant les dialectes locaux, écrivaient des dictionnaires, ce qui a permis de conserver la langue desdites cultures. Mais je devine que ce qu’on reproche à saint Junipero c’est d’avoir évangélisé les peuplades de la côte ouest, les incitant à rejeter leur paganisme pour embrasser le christianisme.
Car c’est bien le désir de sauver les âmes qui a poussé tant d’hommes et de femmes consacrés à risquer leur vie pour les indigènes. Et ils auraient été racistes !
Saint Junipero naquit en Espagne :
Né sur l’île de Petra Mallorca en Espagne en 1713, Serra rejoignit les Franciscains et se fit rapidement remarquer en tant qu’érudit et professeur.
Puis il choisit d’abandonner sa carrière académique pour devenir missionnaire sur le territoire de la Nouvelle Espagne, dans lequel les colonisateurs espagnols étaient déjà actifs depuis plus de deux siècles.
Il bâtit neuf missions en l’actuelle Californie :
« Serra écrivait avec enthousiasme qu’il avait enfin trouvé la vocation de sa vie, et qu’il donnerait sa vie pour ces gens et leur salut », déclare le Dr Reuben Mendoza à CNA, archéologue et professeur à l’université d’État de Californie — Monterey Bay.
Voyageant presque toujours à pied et pratiquant diverses formes de mortification, Serra fondit des missions tout le long de la côte, les neuf premières des vingt et une missions dans ce qui est aujourd’hui la Californie.
Nombre de ces missions ont formé le noyau de ce qui est aujourd’hui les plus grandes villes de l’État, telles que San Diego, San Francisco et Los Angeles.
À bien des égards, les missions étaient une entreprise commune aux frères et aux chefs autochtones, explique Mendoza. Les soldats étaient généralement logés dans une garnison située juste à l’extérieur de l’enceinte. L’enceinte elle-même comprenait des zones de travail, comme une forge et des lieux d’artisanat et de tissage.
Les Européens enseignèrent aux autochtones de nouvelles techniques agricoles, et les instruisirent dans la foi, effectuant des milliers de baptêmes.
Un groupe pro-avortement financé par le gouvernement Trudeau voudrait l’interdiction de la Marche nationale pour la Vie

Par Lianne Laurence — Traduit par Campagne Québec-Vie — Photo : Pete Baklinski/LifeSiteNews
Ottawa, 11 juin 2020 (LifeSiteNews) — Un blogueur pro-vie a découvert qu’un groupe pro-avortement, qui [... voudrait*] mettre fin à la Marche pour la Vie canadienne ayant lieu chaque année, reçoit des millions de dollars de nos impôts de la part du gouvernement.
« Cette année, le [confinement**] COVID-19 a annulé cet événement de présence réelle, comme beaucoup d’autres. Mais que faudra-t-il faire pour annuler définitivement la Marche pour la Vie », s’interrogeait Sandeep Prasad, directeur d’Action Canada pour la santé et les droits sexuels, dans un article publié sur rabble.ca.
« Une organisation caritative qui reçoit des millions de dollars en subventions provenant des poches des contribuables devrait-elle militer pour l’abrogation des droits garantis par la Charte aux organisations pro-vie », riposta Patricia Maloney sur son site Run With Life.
Matthew Wojciechowski, vice-président de Campaign Life Coalition, groupe canadien d’influence politique pro-vie et organisateur de la Marche pour la Vie, le plus grand événement pro-vie annuel du pays et généralement le plus grand rassemblement annuel de la Colline du Parlement, fit écho à ces propos.
« Action Canada était autrefois un ensemble de groupes marginaux dont les idéologies sectaires étaient ignorées par les Canadiens », déclara Wojciechowski à LifeSiteNews.
« Aujourd’hui, les contribuables devraient être profondément indignés par le fait que Justin Trudeau soutienne financièrement ce groupe radical avec des millions de dollars, ce qui augmente leur influence au Canada, et aux Nations Unies où ils rencontrent d’autres mondialistes et marxistes culturels à nos dépens ».
Le groupe pro-avortement met en garde contre la dangereuse « suprématie chrétienne »
L’article de Prasad était truffé d’avertissements sur les dangers que représenterait la Marche pour la Vie, et ce qu’il appelle la « suprématie chrétienne ».
Les Marche pour la Vie du Canada et des États-Unis « communiquent des objectifs communs, comme la suppression de l’accès à l’avortement, qui aurait pour conséquence d’abroger l’autonomie corporelle et de réduire les droits de nombreuses personnes au Canada », écrit-il. [Pourquoi n’écrit-il pas « femmes », puisque les personnes dont il s’agit en sont exclusivement ?**]
De plus, ceux qui soutiennent la Marche pour la Vie « soutiennent également la thérapie de conversion et s’opposent au mariage homosexuel ». Ils « s’opposent également au droit de mourir et aux lois qui protègent les personnes transgenres contre la discrimination » et « font partie de ces mêmes groupes qui ont lutté contre le programme d’éducation sexuelle en Ontario », lâcha-t-il.
Prasad fit référence à la Soulforce du Texas, « une organisation à but non lucratif LGBTQ+ travaillant à mettre fin à la violence idéologique de la suprématie chrétienne qui est utilisée pour nuire aux gens marginalisés », pour étayer son point de vue.
Lire la suiteMgr Carlo Maria Viganò s’exprime sur le Concile Vatican II

Mgr Carlo Maria Viganò.
C’est avec plaisir que je publie ci-dessous la version française revue et autorisée par Mgr Carlo Maria Viganò de son Excursus sur Vatican II sur chiesa et postconcilio, à la suite de la publication par LifeSiteNews d’un texte de Mgr Athanasius Schneider (version française ici) au début du mois sur le thème du Document d’Abu Dhabi et du concile Vatican II.
N’ayant pas eu moi-même le temps de faire la traduction du texte ci-dessous je signale que je me suis servie de la version française publiée par le site benoit-et-moi que je remercie par la même occasion.
Voilà que les « discussions doctrinales » sur la liberté religieuse prennent le devant de la scène, là où on ne les attendait peut-être pas… Plus que jamais d’actualité ! — J.S.
*
J’ai lu avec grand intérêt le texte de S.E. Athanasius Schneider publié dans LifeSiteNews le 1er juin dernier et intitulé There is no divine positive will or natural right to the diversity of religions [la diversité des religions n’est pas le résultat d’un vouloir divin positif ni l’objet d’un droit naturel, NdT]. L’étude de Son Excellence résume, avec la clarté qui distingue les paroles de celui qui parle selon le Christ, les objections sur la prétendue légitimité de l’exercice de la liberté religieuse que le Concile Vatican II a théorisée, contredisant le témoignage de la Sainte Écriture, la voix de la Tradition et le Magistère catholique qui est le fidèle gardien de l’une et de l’autre.
Le mérite de ce texte réside tout d’abord dans le fait d’avoir su saisir le lien de causalité entre les principes énoncés ou sous-entendus par Vatican II et l’effet logique qui en résulte dans les déviations doctrinales, morales, liturgiques et disciplinaires qui sont apparues et se sont progressivement développées jusqu’à ce jour. Le monstrum engendré dans les cercles modernistes pouvait d’abord être trompeur, mais en se développant et en se renforçant, il se montre aujourd’hui pour ce qu’il est vraiment, dans sa nature subversive et rebelle. La créature, alors conçue, est toujours la même et il serait naïf de penser que sa nature perverse puisse changer. Les tentatives visant à corriger les excès du Concile — en invoquant l’herméneutique de la continuité — ont abouti à une faillite : Naturam espellas furca, tamen usque recurret (Épître d’Horace. I, 10, 24) [Chassez le naturel, il revient au galop]. La Déclaration d’Abou Dhabi et, comme le fait remarquer à juste titre Mgr Schneider, ses prodromes du panthéon d’Assise, « a été conçue dans l’esprit du Concile Vatican II » comme le confirme fièrement Bergoglio.
Cet « esprit du Concile » est le certificat de légitimité que les novateurs opposent aux critiques, sans se rendre compte que c’est précisément en confessant cet héritage, que se confirme non seulement le caractère erroné des déclarations actuelles, mais aussi la matrice hérétique qui les justifierait. À y regarder de plus près, jamais dans la vie de l’Église il n’y a eu un Concile qui ait représenté un événement historique au point de le rendre différent des autres : il n’y a jamais eu « l’esprit du Concile de Nicée », ni « l’esprit du Concile de Ferrare-Florence », et encore moins « l’esprit du Concile de Trente », tout comme il n’y a jamais eu de « post-Concile » après Latran IV ou Vatican I.
La raison en est évidente : ces conciles étaient tous, sans distinction, l’expression de la voix à l’unisson de la Sainte Mère l’Église, et pour cela même de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est significatif que ceux qui soutiennent la nouveauté de Vatican II adhèrent également à la doctrine hérétique qui voit le Dieu de l’Ancien Testament opposé au Dieu du Nouveau, presque comme s’il pouvait y avoir une contradiction entre les Personnes Divines de la Très Sainte Trinité. Il est évident que cette opposition presque gnostique ou kabbalistique sert à légitimer un nouveau sujet délibérément différent et opposé à l’Église catholique. Les erreurs doctrinales trahissent presque toujours aussi une hérésie trinitaire, et c’est donc en revenant à la proclamation du dogme trinitaire que les doctrines qui s’y opposent peuvent être vaincues : ut in confessione veræ sempiternæque deitatis, et in Personis proprietas, et in essentia unitas, et in majestate adoretur æqualitas. Professant la divinité véritable et éternelle, nous adorons le caractère propre des Personnes divines, l’unité dans leur essence, l’égalité dans leur majesté.
Lire la suiteLe diocèse de Madison menace de poursuites les autorités: moins de gens permis dans une église que dans un cinéma

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo : Pxfuel
Le diocèse de Madison menace de poursuite les autorités de la ville de Madison et du compté de Dane et Madison qui emploient deux mesures différentes en ce qui concerne les rassemblements dans les églises et les autres lieux, tels que les cinémas, salles de sport ou de quilles, ou les bars : 50 personnes uniquement dans les lieux de culte contre 25% de capacité pour les autres établissements. Quant aux manifestations, aucune limitation n’a été décrétée… selon LifeSiteNews :
Le diocèse catholique de Madison a averti les autorités civiles qu’il était prêt à les poursuivre en justice si leurs protocoles de réouverture discriminatoires n’étaient pas modifiés immédiatement. Ces protocoles permettent à un grand nombre de personnes de fréquenter les centres commerciaux, les restaurants et les bars, mais pas les églises.
Hier, les avocats du diocèse de Madison ont envoyé une lettre au maire de Madison, Satya Rhodes-Conway, à l’administrateur du compté de Dane, Joe Parisi, et au directeur de la santé publique du compté de Madison et Dane, Jahnel Heinrich. Ils ont déclaré que leur décret de santé publique limitant les rassemblements religieux à seulement 50 personnes était discriminatoire.
Le décret publié le 22 mai, qui décrit le plan de déconfinement de la ville et du comté, permet à plusieurs établissements publics de fonctionner à 25 % de leur capacité. La limite de 50 personnes imposée aux lieux de culte ne s’applique pas aux centres commerciaux, aux bars, aux restaurants, aux spas, aux salles de sport, aux salons, aux musées, aux cinémas, aux centres communautaires, aux salles de quilles, aux patinoires, aux parcs de trampoline et à de nombreux autres lieux publics.
Le maire Rhodes-Conway a également déclaré qu’il n’y aurait pas de restrictions gouvernementales sur les manifestations publiques.
« Cela traite les intérêts religieux de manière inégale et injuste », a déclaré le cabinet d’avocats Sidney Austin, notant que « des centaines, voire des milliers » de personnes peuvent se rassembler pour des activités non religieuses si le lieu était suffisamment grand.
Surveillés :
Dans un communiqué de presse, le Becket Fund for Religious Liberty, qui représente également le diocèse, a révélé que les autorités civiles ont menacé d’espionner et d’infliger des amendes aux églises catholiques pour s’assurer de leur soumission.
« Depuis le 22 mai, le département de la santé du compté de Madison et Dane a appelé et visité à plusieurs reprises les responsables du diocèse et des paroisses pour les informer que des équipes de surveillance seraient envoyées dans les églises et que des amendes pouvant aller jusqu’à 1 000 dollars seraient imposées pour chaque cas où plus de 50 personnes seraient rassemblées pour la messe », indique le communiqué de presse.
La communauté réclame les secours spirituels de l'Église :
L’évêque Donald Hying de Madison, âgé de 56 ans, affirme que la communauté « réclame à grands cris » leur guérison spirituelle et que la limite de 50 personnes l’empêche de se faire.
L’Alberta propose un projet de loi reconnaissant le droit aux parents de choisir l’éducation de leurs enfants

Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) — Photo : bristekjegor/Freepik
Le projet de loi introduit par le ministre de l’Éducation d’Alberta montre un abysse de différences dans la façon de considérer la famille entre cette province, dirigée par le Parti conservateur uni, et le Québec, où le gouvernement aimerait bien que le moins d’enfants possible échappent à son cours d’« éducation sexuelle », ou le NPD qui dirigeait précédemment l’Alberta. Selon LifeSiteNews :
Le Premier ministre Jason Kenney a déclaré que la loi « consacre la croyance des Albertains en... la responsabilité parentale ».
« Parce que nous croyons que les parents savent mieux que les politiciens ou les bureaucrates ce qui est dans le meilleur intérêt de leurs enfants », a ajouté Kenney.
Un des apports du projet de loi, inscrit dans le préambule, soutien le droit des parents, selon la CBC :
Le premier ajouterait un nouveau considérant à la loi : « considérant que les parents ont le droit a priori de choisir le type d’éducation qui sera donné à leurs enfants » [...]
Le NPD d'Alberta est antichrétien, selon LifeSiteNews :
Cette évolution représente une nouvelle très positive, en particulier la reconnaissance explicite des droits des parents en matière d’éducation. Il est facile d’oublier à quel point le NPD avait eu l’impudence d’attaquer les valeurs des écoles religieuses, allant même jusqu’à s’opposer à l’inclusion de la déclaration suivante dans la politique « Safe and Caring » d’une école : « Nous croyons que les hommes et les femmes ont été créés à l’image de Dieu, selon Sa ressemblance, et qu’ils ont donc une valeur intrinsèque et transcendante ». Cette déclaration, avait tranché le NPD, violait la loi sur les écoles parce qu’elle était prétendument « inhospitalière, sans compassion ou irrespectueuse, ou les deux ». Le NPD est antichrétien, et dès qu’il eut pris le pouvoir, il cessa de prétendre qu’il ne l’était pas.
Les merveilles accomplies par l’Esprit Saint

Par l’Abbé J.-Réal Bleau (pour le dimanche de la Pentecôte) ― Photo : Bildindex der Kunst und Architektur/Wikimedia Commons
Lors de la Pentecôte, l’Esprit de Dieu, qui habitait en Jésus, manifesta d’une façon éclatante la divinité de sa personne et de sa doctrine, et mit le sceau de Dieu sur toute son œuvre rédemptrice. Aussi, le même Esprit divin, qui conduisait constamment le Christ à ne faire en toutes choses que la volonté du Père, devait-il être répandu sur son Église pour en être l’âme, la source perpétuelle de sa beauté et de sa fécondité, et pour la rendre victorieuse du combat qu’elle mène pour le triomphe de la vérité.
Mais le Saint-Esprit ne peut exercer dans les membres du Corps mystique de Jésus-Christ — quelle que soit leur situation et leur fonction dans l’Église — sa merveilleuse action que s’il n’y rencontre aucune résistance. Or, on résiste ouvertement aujourd’hui au Saint-Esprit, par une mise en question audacieuse des vérités fondamentales de la foi, par une désobéissance généralisée aux commandements de Dieu, par une ouverture libérale à l’esprit du monde tout à fait contraire à celui de Jésus-Christ. D’où un manque d’esprit surnaturel omniprésent, beaucoup plus grave chez les pasteurs qui devraient être les modèles de leur troupeau, comme vient de le souligner Mgr Athanasius Schneider. Si le catholicisme n’était pas entravé aujourd’hui dans son rayonnement par tant de froideur, d’indifférence, d’absence de convictions profondes, et même de trahisons pour être bien vus des puissants qui contrôlent le monde ou pour obtenir quelque avantage temporel, aujourd’hui encore, des gens de toutes nations, races et langues pourraient dire avec étonnement des prédicateurs de l’Évangile : « nous entendons tous proclamer dans nos propres langues les merveilles de Dieu » (Ac 2 6-8).
Dans la crise actuelle de l’Église, il n’est pas rare que la divine doctrine de Jésus-Christ, les sacrements institués par Lui, les lois les plus saintes de la tradition catholique soient méprisés, foulés aux pieds. Ce ne peut être que le résultat d’une résistance massive au Saint-Esprit. Sous le prétexte de renouveler l’Église, on détruit souvent avec un zèle aveugle et impie les œuvres admirables que le Saint-Esprit y a produites au cours des siècles, notamment dans le domaine de la sainte liturgie tout ordonnée, principalement par la sainte messe et les sacrements, à la louange de Dieu et à la sanctification des âmes. Ce qui aggrave cette erreur est d’attribuer cette destruction au Saint-Esprit lui-même. Si on y réfléchit bien, laisser entendre que l’Esprit de vérité contredit aujourd’hui ce qu’il a dit dans le passé, qu’il démolit aujourd’hui ce qu’il a édifié hier, cela ne diffère nullement d’un blasphème. Car le même Esprit Saint, qui a parlé par les prophètes, et par-dessus tout par Jésus Christ, a parlé aussi par les Apôtres, les Pères et Docteurs de l’Église et tous les témoins authentiques de la doctrine de Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est pourquoi la grande tradition catholique, conçue comme la transmission fidèle de toutes les richesses spirituelles de l’Église, est infaillible, puisqu’elle est l’œuvre tout à fait merveilleuse de l’Esprit Saint, entièrement ordonnée au salut éternel de tous les hommes.
Lire la suiteDr Fauci : pas sécuritaire de distribuer la communion, mais les relations sexuelles avec des étrangers sont « votre choix »...

Dr Anthony Fauci.
Billet de blogue d’Augustin Hamilton (Campagne Québec-Vie) ― Photo (rognée) : The White House/Flickr
L’un des principaux conseillers de Donald Trump en matière de coronavirus, le Dr Anthony Fauci, tient des propos d’une contradiction flagrante, d’un côté il déconseille la distribution de la communion, mais dit que l’appréciation des risques encourus dans des relations sexuelles avec un étranger est à la discrétion de chacun. Parce qu’il y aurait moins de risque dans le second cas que dans le premier ? Comme eût dit Chesterton, c’est plutôt l’inverse qui est vrai. Selon LifeSiteNews :
Lire la suiteLe Dr Anthony Fauci, l’un des principaux conseillers du président Donald Trump en matière de coronavirus, a appelé l’Église [catholique] à ne pas distribuer la Sainte Communion durant la pandémie de coronavirus, mais a déclaré le mois dernier que les relations sexuelles avec des étrangers étaient acceptables « si vous voulez prendre des risques ».
À la question de savoir si l’Eucharistie pouvait être distribuée de manière sécuritaire, Fauci, le directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a répondu par un « non » catégorique.
« Je pense que pour le moment, il faut juste éviter cela », déclara M. Fauci à l’America Magazine lors d’une entrevue passée mardi.
« Cela dépend de l’endroit où vous vous trouvez », dit-il faisant marche arrière. « Si vous êtes dans une région, une ville, un comté, où il y a une quantité importante de personnes contaminées, je pense que la distribution de la Communion serait risquée. Je vous dis qu’en tant que catholique, ce serait risqué. »
